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Charlotte28
209 abonnés
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1,5
Publiée le 2 juillet 2026
Assez incohérente cette intrigue! Désireux de montrer les ravages d’un embrigadement sectaire où viol, fausse bienveillance, rapport perverti à la nature règnent, le récit choisit des scènes disparates, dépourvues de tout contexte psychologique, ne faisant pas ressentir suffisamment l’emprise du gourou (d’autant qu’il est assez facile de fuir, ainsi que le prouve la séquence liminaire) avant un rebondissement visant à justifier le traumatisme de l’héroïne mais ne cadrant guère avec son attitude. Car il semble peu probable que deux années loin d’une vie ordinaire fassent oublier toute bienséance, toute politesse basique, toute réalité pragmatique. Ainsi Martha apparait plus agaçante que pathétique, plus ingrate que souffrante, plus démente que perdue. Quant à l’habile montage, faisant alterner entre souvenirs, présent et hallucinations, il ne peut compenser un rythme très lancinant ni un enjeu assurément déterminant mais ténu, que la fin totalement ouverte laisse irrésolu! Très décevant!
Un drame d’une intensité remarquable, sur l’histoire d’une jeune fille trouvant refuge chez sa sœur après s’être enfuie d’une secte. Le réalisateur nous plonges dans son enfer au travers d’une mise en scène parsemé de flash-back. Le film est écrit et réalisé avec beaucoup d’intelligence et de finesse, de plus la réalisation est de grande beauté. L’ensemble repose également en partie sur son casting, avec notamment la magnifique interprétation d’Elizabeth Olsen, qui parvient parfaitement à montrer toute la fragilité et la complexité de son personnage. Une œuvre d’une immense qualité.
Un film intéressant sur la reconstruction d une femme échappée d une secte. On comprend le lavage de cerveau et la difficulté à retrouver les standards de la société. On apprécie beaucoup le jeu d'Elizabeth Olsen comme à chaque fois cependant, à côté de ça le rythme est lent et l'intrigue est assez mince qui rende ce film particulièrement ennuyeux.
Derrière la beauté apparente se dissimule parfois la laideur.
Martha, Marcy May, Marlene ; son titre énigmatique d'abord, sa sublime affiche ensuite. Rien n'est clair, tout est subtil.
Quel vertige que celui de m'être lancé aveuglément dans ce film. Une fois emporté, il faudra lire entre les lignes, au gré des non-dits. Savoir capter la portée des silences qui en disent plus que les dialogues. L'art de s'abandonner en totalité.
Sean Durkin, sème le long de son métrage le champ des possibles et évoque les tourments du quotidien, sans jamais les confronter de façon tapageuse dans toute leur profondeur et complexité et ce, malgré l'échelle en apparence resserrée du film.
Quelle est la place de l'individu ? À quels droits peut-il bien aspirer, si le Droit lui-même, ne fait plus corps dans cette vie autarcique sclérosée ?
Où peut bien se trouver la limite entre le retour à une forme beauté indomptée et la violence feutrée d'une société faussement désincarnée, dans laquelle finalement, seuls les rapports de forces dissimulés font loi ? Une communauté dans laquelle chaque éruption d'état de nature la confronte à ses propres limites et où l'autosuffisance catéchisée se nourrit pourtant dans les restes de l'assiette du monde abject qu'elle conspue tant.
Très vite, la frontière entre la vie providentielle idéalisée et le cauchemar s'amenuit. Nous assistons impuissants, en tant que spectateurs au morcèlement d'une jeune âme, brisée par le façonnement d'une main invisible.
Quand l'individu déraciné perd toute harmonie, écrasé par le poids des épreuves, fuguer semble la seule échappatoire. Le corps peut fuir mais l'âme n'en reste pas moins altérée. Une fois marginalisé, revenir à une vie codifiée semble plus ardu.
Le film nous convoque, sans jamais proposer de morale préfabriquée, à nous questionner et à placer nous-mêmes le curseur sur ce qui est acceptable ou non. Chaque modèle porte en lui ses failles, à nous de décider lesquelles nous sommes prêts à tolérer.
Quelle justesse aussi bien dans la forme que dans le propos pour un tout premier long métrage !
Le cinéma indépendant Américain dans toute sa vigueur.
Intéressant film sur la reconstruction d une femme échappée d une secte. On comprend le lavage de cerveau et la difficulté à retrouver les standards de la société. on apprécie le jeu juste de l actrice principale, néanmoins à côté de ça le rythme lent et l intrigue assez mince rende ce film particulièrement ennuyeux. Des prix pour ce film ? Ça me semble un peu exagéré au regard de ce que j en voit, pas franchement exceptionnel
les films sur le sectes son rares. Celui-ci a l'avantage de montrer le point de vue d'une adepte. Nous sommes très loin de l'horreur des affaires connues de Waco ou du Temple solaire. C'est une femme plongée au coeur d'une petite secte sans histoire. il n'y a pas vraiment de critique ou de démonstration du machiavélisme du gourou. Le film est assez contemplatif. Le rythme assez lent et pesant empêche de vraiment adhérer.
Film passionnant sur un sujet rare, le retour à la vie d'une jeune femme après avoir passé 2 ans au sein d'une secte poste hippie. Récupérée par sa sœur et son beau frère, Martha (Marcy May dans la secte) va se heurter à un monde dont elle n'a plus les valeurs. Intéressant de voir comment cette femme privée de sa volonté et de son libre arbitre, a perdu aussi le sens des réalité. Le film sensoriel passant sans cesse et sans prévenir d'une temporalité à l'autre. Les méfaits de la secte, à la fois rassurante et inquiétante, apparaissant de plus en plus. Les acteurs sont excellents, le chef de la secte dégage un vrai charisme, mais c'est l'interprétation d'Élisabeth Olsen, attachante et opaque, qui enlevé le morceau dans cet excellent film de Sean Durkins.
6 233 abonnés
18 103 critiques
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1,0
Publiée le 15 juillet 2021
Une femme s'échappe d'une secte et craint les représailles des autres membres de la secte voilà votre histoire. Il y a tant de possibilités infinies et excitantes pour un réalisateur de faire quelque chose avec une telle histoire et pourtant ce qu'on nous présente est ceci. Martha Marcy May Marlene qui aurait aussi bien pu s'appeler mon dieu Martha vous n'êtes plus de la classe moyenne. Tout d'abord il ne s'agit pas d'un thriller psychologique comme on l'a décrit et en plus ce n'est même pas vraiment un drame. Il s'agit de deux heures d'observation de trois personnes dont l'une a récemment vécu l'expérience intéressante de rejoindre participer et s'échapper d'une secte mais nous n'obtenons jamais assez d'informations à ce sujet pour nous satisfaire. Elles mangent, elles boivent, elles dorment de nouveau elles cuisinent elles nettoient et font la conversation entrecoupées par le personnage principal irritant Martha qui montre des signes d'être profondément perturbée. Mais à l'exception du coup de pied donné à son beau-frère au milieu des escaliers la plupart de ces comportements soi-disant scandaleux sont en fait des faux peu subtils basés sur des clichés qui ne rendent pas exactement l'expérience de ce film intéressante...
Ce que Martha Marcy May Marlene réussit formidablement bien, c’est à penser la fracture familiale qui séparait jadis deux sœurs comme cadre capable d’extérioriser l’emprise sectaire, extériorisation qui ne passe pas par la parole mais qui s’exprime par un décalage comportemental et physique avec la norme : se baigner toute nue, venir déranger les amants en pleine besogne pour profiter de leur amour, mettre ses pieds nus sur le plan de travail dans la cuisine. Dit autrement, le choix d’un repli de la victime auprès de sa sœur aînée, avec qui elle n’a pas eu de contact pendant plus de deux ans, et de son époux révèle le déchirement du tissu communautaire et identitaire suite au départ de la ferme : la maison de Ted, qui a tout d’un eldorado, se transforme en territoire intermédiaire entre deux réalités, deux moments de l’existence, néanmoins unis par le conflit et les tensions intestines. Tout est soumis à la loi du miroir, du lac qui renvoie aux ébats des jeunes initiés à la préparation des repas. Ce faisant, le réalisateur aborde l’espace de la maison comme une terrifiante galerie des glaces dans lesquelles viennent se réfléchir les traumatismes d’un passé qui ne passe pas et toujours sur le point de revenir ; il légitime ainsi l’entrelacs du récit cadre et du récit enchâssé, sous la forme de flashbacks qui partent à chaque fois d’un élément du décor de la maison de Ted pour retrouver le chemin de la ferme communautaire, comme par fatalité. Sean Durkin compose ainsi un vaste labyrinthe du trauma qui tire sa force de la sobriété de sa mise en scène ainsi que de l’impossibilité de communiquer par les mots, de partager la douleur encore à l’état brut, occasionnant un divorce entre Martha et les siens qui va crescendo. Le long métrage évite ainsi le pathos et la simplification d’une crise individuelle, représente l’emprise comme un mal qui ronge l’âme, tourmente sa victime à la manière d’une possession diabolique. Il bénéficie, en outre, du talent de ses acteurs, tous excellents dans leur rôle, à commencer par Elizabeth Olsen, bouleversante de justesse. Martha Marcy May Marlene est un grand film sur un sujet complexe et délicat encore trop peu investi par le cinéma, alors qu’il continue aujourd’hui encore de tirer profit de la détresse des êtres.
Atmosphère étrange, pesante, intrigue très intéressante. L'héroïne du film est tourmenté par son passé. Les images du film sont super belles. Toutefois, les sons sont parfois très agaçants : voiture, le bruit d'une personne qui mâche etc... Elisabeth Olsen rayonne à l'écran de part sa beauté et son jeu. L'intrigue nous laisse perplexe, un conseil : lire le synopsis pour bien comprendre le film. Le suspense est parfaitement mis à l'honneur par les américains. J'ai adoré tout le comparatif passé/présent durant tout le long du film. Pour conclure, ce film est magnifique, très beau et étrange à la fois.
Il y a des films qui sont livrés avec un mode d'emploi, c’est-à-dire que la bande annonce, les articles promotionnels vont vous expliquer ce que vous devez voir. C'est effectivement très pratique quand un film n'a pas été capable de de se raconter tout seul ! Sauf que quand vous n'avez pas ce mode d'emploi vous n'y comprenez rien ou du moins vous comprenez trop tard et en attendant vous vous demandez ce que vous êtes en train de regarder, vous vous demandez quand tout ça va commencer et s'il n'y aurait pas deux belles actrices (Elizabeth Olsen, Sarah Paulson), vous seriez déjà ailleurs. Sinon, ben la mise en scène est basique abusant des plans fixes, malgré une photo parfois jolie. Et puis il y a la fin…la fin ? Quelle fin ?
Le genre de film qui m'agace au plus haut point ! C'est spécial, tordu, cela se veut inquiétant et poétique, les dialogues ne veulent rien dire, les personnages sont horripilants, le scénario n'a ni queue ni tête... bref un film à jeter ! J'ai perdu ma soirée et en plus j'en suis ressorti avec les nerfs en pelote ! Un fiasco !
Je ne suis pas adepte de ce genre de film mais le jeu des acteurs est très bon, et ELIZABETH OLSEN tient bien son rôle, un bon suspens, on ne sait jamais ce qu’il va arriver, l’ambiance est bizarre inquiétante dérangeante,