Martha Marcy May Marlene
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ChroniqueMécanique
ChroniqueMécanique

353 abonnés 214 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2013
Il y a des coups d'essais qui ressemblent à des coups de maitre. "Martha, Marcy May, Marlene", premier film d'un jeune réalisateur de 30 berges, Sean Durkin, qui se révèle assurément comme un cinéaste à suivre de très près, en est un. Et c'est une autre inconnue à l'avenir également tout tracé, Elizabeth Olsen, qui porte cette petite réussite à l'écran. Si le nom de famille de cette jolie actrice vous est familier, ainsi que quelques traits de son visage enfantin, c'est parce qu'elle est la petite sœur des célèbres jumelles Olsen. Oui, rappelez-vous, deux gamines blondinettes qui jouaient dans des sitcoms à rires en boite et décors en plâtre, désormais devenues deux pétasses anorexiques sans autre talent que la fortune et la notoriété de leurs jeunes années... Et une chose est sûre, si la fortune et la notoriété chez les soeurs Olsen sont donc allées à Mary Kate et Ashley, Elizabeth a elle hérité du talent.
La jeune comédienne qui tient là son premier rôle étonne par la simplicité et la justesse de son jeu tout en finesse et en non-dit, dans la peau d'une adolescente instable tout juste échappée d'une communauté aux fortes allures de secte. Alors qu'elle tente de reprendre le cours d'une vie normale chez sa grande-sœur et son beau-frère à qui elle n'avait plus donner signe de vie depuis un long moment, celle-ci se retrouve assaillie par les visions de ce tortueux épisode de son passé, et la frontière entre réalité et cauchemars devient alors infime.
"Martha, Marcy May, Marlene" a été récompensé par le Prix de la mise en scène à Sundance, festival ultra-prisé du cinéma indépendant, est c'est on ne peut plus mérité : la caméra est contemplative, posée tel un œil voyeur qui fixerait l'action, ses mouvements sont très fluides (en témoigne les beaux mouvements de travelling et de panoramiques), la composition des cadres est soignée, et l'éclairage, très souvent naturel, est superbe. Sean Durkin passe sans cesse du présent au passé pour mieux nous faire perdre nos repères, au fur et à mesure que le personnage de Martha perd les siens. Il prouve par la même occasion une belle aptitude à créer des ambiances au cordeau lors de certaines séquences.
Un film beau, un film intelligent, un film intense, que je recommande très chaudement aux amateurs de drame psychologique et paranoïaque qui flirte avec les limites de la folie, comme on pu le faire, dans d'autres styles, Roman Polanski ou Darren Aronofsky. Une claque.
Retrouvez toutes mes critiques sur ma page Facebook, ainsi que sur mon blog ciné. Merci ! Chronique Mécanique.
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2013
Ce gentil film caractéristique du cinéma indépendant US, (image floue, sobriété de la mise en scène, pas d’effets spéciaux, personnes fragiles, quête d’un idéal, nature magnifiée…) nous laisse sur notre faim. L’Interprétation est irréprochable et le montage impeccable, mais le scénario manque de densité. Le récit, construit par petites touches et flashbacks, se limite à évoquer la confusion et les délires paranoïaques d’une jeune fille échappée d’une secte ou communauté d’illuminés en alternant les scènes réelles et les souvenirs. (« Comment on sait la différence entre le rêve et le souvenir » ?). Mais on ne sait rien des raisons qui l’ont amenée dans ce groupe, de la dimension psychologique que sous-tend l'enrôlement des jeunes filles retenues là, et l’évocation de la vie « communautaire » est vraiment simpliste. On attend plus sur un sujet aussi intéressant et ambitieux que celui des sectes et de leurs effets.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 25 janvier 2013
Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin. C'est long, c'est lent mais c'est pas mal.
Elizabeth Olsen joue extrêmement bien. L'histoire en elle même est plutôt classique mais le faite d'approfondir le coté psychologique du personnage devient plus intriguant, on se demande comment cela va finir (ça évite au film d'être un navet). L'autre surprise, quand on regarde l'affiche du film, on ne pense pas du tout à un film de ce genre. c'est assez surprennent ! Sinon c'est bien filmé, quelques effets de style intéressent. A voir pour les curieux.
Hastur64
Hastur64

269 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2013
Sélectionné au Festival de Sundance et à celui de Canne, « Martha Marcy May Marlene » était précédé d’une flatteuse réputation due en particulier à la prestation de son actrice principale Elizabeth Olsen (oui la sœur des insupportables jumelles Olsen !). Autant dire dès maintenant que ces critiques plutôt élogieuses sont méritées. À l’image de son titre le personnage incarné par Elizabeth Olsen est multiple, fuyant une communauté au fonctionnement sectaire où elle était nommée Marcy May, Martha (son vrai prénom) se réfugie chez sa sœur et son mari ; deux ans de vie dans cette communauté ont malheureusement modifié sont sens de la sociabilité et cela va entraîner des frictions avec sa famille. Plus qu’un film sur les mouvements sectaires et leurs adeptes, le film est un drame qui matérialise la difficulté de réadaptation de ces derniers dans un monde où les lois de la communauté dont ils ont été prisonniers n’ont pas court. Le film rend bien compte de cette inadaptation au travers des réflexes de Martha qui se heurte à l’incompréhension de ceux qui l’hébergent et au travers des flashbacks de celle-ci où les pratiques du mouvement sont exposées. La peur de Martha de voir resurgir ses coreligionnaires, ainsi que la pression psychologique qu’exerce le gourou sur elle durant son séjour sont traités avec un angle de thriller paranoïaque qui sans montrer aucun danger fait, au travers de la musique et des plans, ressentir une angoisse au spectateur qui en un instant se retrouve au niveau de Martha/Marcy May et de la peur qui la paralyse. L’interprétation d’Elizabeth Olsen est vraiment réussie car toute en finesse et en sobriété. Elle formalise un personnage très renfermé, au point d’en agaçant, qui est incapable d’expliquer à sa famille où elle a passé ces deux années et ce qui lui fait peur, rend toute communication difficile. Un film sur la réadaptation des ex-membres de sectes qui montre bien l’angoisse du monde extérieur pour ces derniers et la difficulté de la famille à les aider tant cette expérience leur est inimaginable. À voir pour comprendre le pourquoi des 11 nominations que le film a reçu et profiter du meilleur du cinéma indépendant américain.
Angela Ki La
Angela Ki La

67 abonnés 586 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2013
Je ne m’y attendais pas, car on m’a mal prévenu. Je croyais voir un film sur une secte, faux ! C’est un film sur l’histoire d’une fille dont la psyché a éclatée en deux mille morceaux, et ceci suite à différents traumatismes. Les retrouvailles avec sa sœur donnent lieu à une lente reconstruction, et à un moment on se demande si elle va réussir à y arriver. J’ai aimé cette image au grain visible, on dirait du super 8, cette atmosphère empreinte de mystère, très poétique, ce film au rythme très lent, ne contient aucune dénonciation racoleuse, et a une fraîcheur totale malgré le propos anxiogène sous jacent. C’est le spectacle édifiant d’un désordre intérieur, vu à la loupe et accentué par des flash back fréquents et riches en enseignements, qui font fonctionner l’imagination, un montage invisible donc excellent. John Hawkes en gourou est d’un sang froid et d’une perversité à faire peur, et Elizabeth Olsen est magnifique dans tous les sens du terme. Si c’est vraiment un premier film, c’est une vraie réussite. Et je ne m’appesantirai pas sur la fin ouverte qui a déçu les fans des happy ends. Je vois ce film comme une tranche de la vie de Martha Marcy May Marlène M…dont le problème reste entier du début à la fin, et le cinéaste ne pourra rien faire pour l’aider.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 décembre 2012
Peu de films traitent des sectes et surtout de l'après, de la difficulté à se reconstruire, quand pendant des années on a renoncé à soi-même.
Difficile de ne pas remarquer la façon dont le réalisateur filme son actrice, il donnerait envie à n'importe quelle femme d'être regardée de cette façon.
Le cinéma indépendant américain a vraiment de très belles heures devant lui...
L'article lui étant consacré sur Ciné'Milie: http://cinemilie.blogspot.fr/2012/08/sortie-dvd-martha-marcy-may-marlene.html
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 décembre 2012
Marthy Marcy May Marlene. L'histoire d'une jeune femme (la dernière Olsen qui crève l'écran de par son excellent jeu) fuyant une secte dangereuse se trouvant dans l'état de New-York. Elle se réfugie alors chez sa soeur et son beau-frère en ne leur avouant rien de son mystérieux passé.
Très bien mis en scène, on remarque que le réalisateur a voulu montrer le fossé qui peut se creuser entre une vie normale et celle de personnes vivant dans une sorte de mystification et d'endoctrinement absolus. Les plans lents en moments de tension sont respectés ; ce qui provoque chez le spectateur un certain stress qui deviendra omniprésent durant les dernières scènes. L'on constate que cette secte détruit totalement Martha qui gardera, je pense, cet air effacé et tourmenté tout au long de sa vie future.
J'ai beaucoup aimé ce drame psychologique que je vous conseille grandement. En effet, rares sont les films dont le sujet principal concerne une secte.
Cependant, je ne vous cacherai pas que la fin m'a déçue du reste...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 décembre 2012
Un bon film qui m'aura tout de même déçu.
Commençons pas les bons points rapides ! La photographie du film et le jeu sublime de l'actrice principale, la dernière soeur Olsen.
Le film commence à la fuite d'une jeune fille, Martha Marcy May Marlene, d'une secte où l'avait entraîné son copain d'alors et se poursuit sur les premiers mois de son retour à la normalité auprès de sa soeur et de son beau-frère.
Le film est traité de façon relativement singulière, pêle-mêle de flash-back et du temps présent. C'est ce temps présent que j'ai trouvé intéressant et qui pour moi concentre l'intérêt du film. Pourquoi il ne suffit pas pour "Marcy May" de fuir sa secte pour se redevenir la "Martha" qu'elle était. En effet pour nous qui vivons dans la réalité, il nous paraît inconcevable de ne pas préféré le mode de vie dont nous jouissons à celui que l'on considère comme extrêmement contraignant des sectes. Parce qu'il met en avant l'après, les difficultés d'une jeune fille à s'intégrer dans une société dont elle ignore désormais les codes les plus élémentaires, Martha Marcy May Marlene mérite d'être vu. Une intégration d'autant plus difficile qu'elle est réalisée par sa soeur et son beau-frère qui sont malgré eux les étendards de la société de consommation égoïste qu'elle tentait de fuir en rejoignant sa "nouvelle famille".
Cependant et c'est là ma déception, j'ai été déçu par le traitement de la vie de Martha au sein du groupe, alors que les flash-back occupe presque les trois quarts du film. Beaucoup de scènes sont extrêmement lentes sans raison apparente. Finalement très peu d'explication sont fournies quant au motif et au style de vie de cette secte. Tous ce qu'on nous dit est que chacun doit trouver "sa place", mais alors qu'on s'attend à plus de profondeur psychologique, trouver sa place se résume bêtement à trouver qu'elle tâche ménagère chacun est capable d'accomplir. On en vient même à se demander si Martha n'est pas tout simplement folle et que cette secte qui semble l'avoir traumatisée n'est rien de plus qu'une joyeuse bande de hippie. Impression qui ne restera pas suite au tournant du film, la scène de cambriolage d'une demeure qui là encore aurait pu être mieux exploitée par la suite. Beaucoup de zones d'ombre sur les personnages ne sont pas expliquées, aussi bien sur la place des femmes que des hommes. Au vue de la qualité des scènes avec celui qui apparaît comme le chef du groupe, on regrette de ne pas en savoir plus sur lui. Bref, si le film rend hommage au talent de l'autre soeur Olsen, c'est à défaut d'oublier les autres acteurs.
Enfin, si comme beaucoup j'ai bondi lors de la scène finale, deux minutes plus tard je ne l'a trouvais pas si mal que ça. Elle laisse entrevoir qu'il ne suffira pas d'un film et d'une heure trente à Martha pour laisser de côté sa vie de Marcy May.
nathalie R
nathalie R

13 abonnés 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2013
C'est bien joué, bien filmé. La lumière est douce mais c'est angoissant. L'influence de la secte est bien traitée. En revanche, j'aurais bien
aimé une fin qui en soit une !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 décembre 2012
Rien que pour Elisabeth Olsen ont pourrait regarder le film ! Elle est juste epoustouflante ...
Le film lui est bien pas plus et il cerne pas un tres bon scenario , la photographie est tres bonne , la music aussi , les autres acteurs tiennent bien la route surtout Olsen mais aussi John Hawkes pour le peu de nombres de ses apparitions il est exellent ! La fin , j'ai lue beaucoup de critiques negatives sur elle mais perso j'ai vraiment bien aime ! La realisation en elle meme est vraiment bonne
Bref , je le conseille surtout Pour Elisabeth Olsen mais aussi pour la bonne ambiance du film et son scenario
annemasoeuranne
annemasoeuranne

5 abonnés 89 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2012
Elizabeth Olsen formidable. C'est tout ce qu'on retient de ce film car le reste est ennuie terrible et histoire très malsaine. La fin est mémorable, puisqu'il n'y a pas de fin : écran noir en plein milieu d'une scène ... on se moque du spectateurs ???? bref : à ne pas voir
BeatJunky
BeatJunky

198 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2012
Troublant je dirai et surtout grâce à son actrice principale qui transcende l'écran! elle incarne vraiment bien son personnage en décalage complet avec la réalité. La mise en scène est excellente, le scénario tout autant et l'interprétaion plus qu'à la hauteur puisqu'il n'y a que Olsen qui ressort vraiment de cette histoire. Ca fait assez peur de voir comment cet isolement avec des gens aussi en décalage peut vous rincer le cerveau et vous perturber en porofondeur. La pauvre fille à tout à réapprendre! La fin laisse un peu le spectateur sur sa faim en suggérant qu'elle n'en a peut-être pas fini avec son ancien "gourou".... A voir, au moins pour son actrice!
totoro35
totoro35

123 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2012
Primé à Cannes et à Sundance, "Martha Marcy May Marlene" est le premier film du prometteur Sean Durkin. A l'aide d'une mise en scène empreinte d'une certaine rigueur (beaucoup de plans fixes et très peu de musique) mais jamais pesante ou austère, il mélange passé et présent, confronte deux faces pas si opposées que ça de la notion de famille (l'une est libre et accueillante mais manipulatrice quand l'autre est étriquée mais sincère mais toute deux sont étouffante), parvenant à rendre palpable la solitude de son héroïne merveilleusement campée par Elizabeth Olsen, LA révélation du film (d'ailleurs très bien entourée par John Hawkes, Brady Corbett, Sarah Paulson ou encore Hugh Dancy), jeune femme complètement paumée et incapable de trouver sa place dans le monde. Fascinant malgré ses quelques longueurs et une fin abrupte, allant crescendo dans la tension, "Martha Marcy May Marlene" est une petite perle qu'il ne faut absolument pas rater.
msgr.clement
msgr.clement

18 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2012
Un premier essai qui s'en sort avec les honneurs grâce a un esthétisme efficace, et des acteurs excellents. Malheureusement avec une mise en scène trop hachée, le film n'est pas fluide, puis paradoxalement le film est dépourvu de toute réflexion morale. Alors que le sujet portant sur la secte aurait pu ammener une certaine tension psychologique sur les choix du personnage, son rapport à la réalité et à la socièté qui l'entoure, son choix d'une réalité parallèle, et enfin l'utopie qui s'effondre avec une secte tyrannique pour le profit d'un gourou malsain. Un personnage aurait pu aussi assumer son choix de la secte pour montrer l'ambiguïté de la chose et nous posez quelques interrogations sur notre monde, celui de la secte, et le passage de l'un à l'autre qui semble plus facile que l'on ne peut croire. On a juste le personnage principal qui semble perdu et qui semble avoir eût certains problèmes auparavant. Rien n'est insinué pour que l'on rentre en empathie avec le personnage principal. Donc un premier film intérréssant , avec un réalisateur et des acteurs à suivre. Mais du fait d'une mise en scène trop hachée , et certains oublis sur le sujet de la secte. Le film n'est pas aussi percutant qu'il aurait pu l'être
septembergirl

674 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2012
Un film indépendant qui doit surtout à l'interprétation remarquable de sa jeune actrice et au sujet rarement abordé des sectes. Grâce au talent de la troisième soeur Olsen, grâce à une mise en scène et une photographie soignées, on en oublie le scénario assez court et simpliste. Un film tout en longueur et en subtilité, à la tension omniprésente !
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