4865 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
157 critiques spectateurs
5
43 critiques
4
69 critiques
3
23 critiques
2
18 critiques
1
2 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 novembre 2009
Satoshi Kon signe un polar extrêmement noir, psychologique et surtout ultra réaliste sachant que ce n'est qu'un animé. Au niveau de l'animation, elle est tout bonnement excellente, les décors et les animations des personnages sont d'un réalisme époustouflant, et ce qu'il faut savoir c'est qu'il n'y a aucunes images de synthèses. Le scénario est digne des plus grands polars, et Kon plonge le spectateur dans une spirale infernal et place celui dans la confusion la plus totale pour terminer sur un final d'anthologie. Bref vous l'aurez compris Perfect Blue est un chez d'œuvre.
"Perfect Blue" prend, dans son début, des airs de thriller standard avec un harceleur et une harcelée, associant obsession et voyeurisme à l'image d'un Hitchcock ou d'un De Palma. Cependant, le film va plus loin, le spectateur se retrouve jeté dans un vortex psychologique à la Lynch où illusions et réalités s'entremêlent. Le film est surtout une critique du "star-system" et de l'engrenage pervers qui vient avec la célébrité. Il rend compte aussi d'une sexualisation de jeunes filles "pops" trop jeunes et trop naïves pour encaisser cette nouvelle image que les professionnels du milieu voudraient bien leur donner.
"Perfect Blue" m'a embarqué peu à peu dans son scénario vertigineux, liant rêve et vérité, et m'a carrément conquis par ses petites trouvailles qui frisent avec le génie. Ce magnifique anime japonais est maitre dans son domaine et parvient même a rivaliser avec les plus grands Hitchcock. J'ai passé un super moment et je vous recommande ce film vivement.
Un excellent film mêlant réalité et rêves, on voit que Satoshi Kon connaît très bien son sujet. Et malgré son âge, Perfect Blue reste un des must de la japanime : A voir donc.
Un film marquant - tellement que Black Swan l'aura adapté à sa sauce - une force intense pas encore explorée au moment de sa sortie au cinéma, qui a été une bombe dans le milieu a priori et à juste titre.
Ce film est génial, le scénario est simple mais son traitement est génial. Lorsque je l'ai viu la premiére fois il m'a dérangé, donc je l'ai reregardé! Pour saisir l'ensemble de l'intrigue. Ce film est digne des plus grands thrillers "live". Effrayant, beau, on en redemande. Et je maintiens l'animarion japonaise contient autant de perles que de bouses. Ne rangez jamais l'ensemble du genre dans le purin, vous perdriez de l'or:..
Très bon film qui à installé une ambiance très spéciale dés le début. Je me suis pas ennuyer du début jusqu'à la fin. Ce film fait beaucoup réfléchir sur le monde show-business et sur la personnalité de Mima. J'ai adoré!
Wahoo, quel film, quelle fin, quelle BO ! Je viens de me prendre une claque cinématographique ! A la lecture du synopsis et pendant le visionnage des 20 premières minutes du film, je dois avouer que j'étais dubitatif, j'avais tort. C'est un pur chef d'oeuvre, et ce n'est qu'à la fin qu'on peut vraiment se rendre compte de sa grandeur, je ne spoile pas mais j'étais sacrément sur le cul, comme je ne m'y étais pas retrouvé depuis longtemps, ça fait très plaisir de se faire surprendre à ce point par un film. La bande-son est excellente et colle parfaitement aux scènes (il y a des bouts de ce film qui sont des moments parfaits de synchronisation action/musique et qu'on a envie de se repasser une vingtaine de fois). Le traitement psychologique est génial, ça sonne vraiment très juste. Je crois d'ailleurs que c'est le meilleur film que j'ai vu s'agissant de l'exploitation de cet aspect de la personnalité (en comparaison, Blackswan, qui est très inspiré de Perfect Blue mais bien différent, est beaucoup plus convenu). Si je pouvais résumer : ceci n'est pas un film de J-pop (ce que j'ai cru un instant), c'est un vrai bon thriller psychologique, foncez !
Très bon film. L'animation est très bien. La palette de couleur sombre colle bien avec le film. Assez angoissant comme film. Un peu mindfuck sur la fin mais j'ai bien aimé. Très bonne mise en scène. Twist intéressant.
Critique acerbe de l'industrie du divertissement, Perfect Blue est un film visionnaire, bien maîtrisé, qui tient le spectateur en haleine jusqu'à la fin. Premier coup d'essai de Satoshi Kon...mais coup de maître assurément! une must de l'animation japonaise!
« De la fiction naît la réalité. » Cette dernière réplique d’un autre film (Paprika) de Satoshi Kon, maître de la jap animation, permet de mieux comprendre Perfect Blue. Si ce film nous plonge tout d’abord dans l’univers d’apparence rose bonbon de la Jpop, c’est pour mieux nous emmener dans un thriller psychologique sombre et perturbant. Ne vous laissez pas avoir par la réputation enfantine dont écopent les films d’animation. Regarder Perfect Blue, c’est s’embarquer dans une véritable expérience cinématographique vertigineuse et glaçante.
Membre d’un groupe de Jpop très girly, Mima décide de quitter le monde de la musique pour se lancer dans le cinéma. Elle rejette le caractère infantilisant de sa carrière passée, et cherche à s’affirmer dans sa nouvelle profession en tant que femme. Pour ce faire, elle accepte tout, y compris l’hypersexualisation, y compris de jouer dans une scène de viol qui la traumatisera grandement.
En effet, c’est à la suite de ce tournage de cette scène que son double, la Mima encore chanteuse, commencera à la hanter, la suivant partout. Entre hallucinations et dimension fantastique, le cœur du spectateur balance. Il l’incite sans cesse à se poser la question suivante : s’agit-il d’une hallucination, d’une scène du film que Mima est en train de tourner, ou bien de la réalité ? La frontière entre fiction et réalité devient poreuse. Satoshi Kon introduit à la fois le thème des maladies mentales (schizophrénie, troubles de la personnalité).
Ainsi, lorsque Mima découvre qu’une page fan recense toutes ses activités les plus intimes et qu’elle a un stalker, difficile de discerner le vrai du faux. Bien qu’alors encore à ses premiers balbutiements, ce film nourrit une réflexion cynique autour d’internet. Le film prend alors un aspect horrifique On assiste à la torture psychologique et physique de Mima. Un autre sujet émerge ainsi : la critique de la starification et de l’aliénation qui en découle. Une scène est particulièrement marquante : celle où le stalker, alors que la chanteuse est sur scène, l’encadre de ses mains, comme s’il l’enfermait dans un piège. Le double de Mima correspond à une version d’elle lissée, dont l’image a été modelée par l’attente de son public.
Par ailleurs, la célébrité est aussi associée à la solitude dans ce long métrage. Quand elle n’est pas sous les feux des projecteurs, Mima apparaît comme grandement isolée. Elle n’a de contact qu’avec ses collègues, sa mère au téléphone, et ses poissons. Tel qu’il est dessiné, son appartement semble oppressant et peu chaleureux, perdu dans l’immensité de la ville.
En bref, ce chef-d’œuvre se présente comme un récit quasi labyrinthique, un puzzle, qui mérite d’être regardé plusieurs fois pour en saisir toutes les subtilités – si tant est que cela soit possible. Un classique qui a inspiré de nombreux réalisateurs comme Darren Aranofsky (Black Swan) ou Christopher Nolan (Inception). A voir absolument !
Depuis que je me suis lancée à la conquête des films japonais, j'ai toujours eu l'impression qu'ils osaient tout. La violence physique n'est rien à coté de la violence morale, il ne faut pas se fier à l'affiche du film, l'intensité règne dans les personnages et dans le scénario extrêmement bien ficelés (en vrai puzzle, il faut savoir être patient dans ces thrillers psychologiques...) et non dans une violence que l'on pourrait croire exacerbée. Si Perfect Blue vous plaira, il ne faudra pas passer à côté de Paprika. Ces japonais savent nous faire tourner la tête sans nous laisser septique à la fin du film, là est leur génie!