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nastygobs
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4,0
Publiée le 17 mai 2009
Une petit long d'animation sympatoche avec une histoire qui l'est toute autant.L'auteur arrive de facon maligne à embrouille le spectateur avec beaucoup de fausses pistes habilement utilisées.Dommage que les dessins ne soient pas brillants.
Un excellent film d'animation japonaise de Satoshi Kon, réalisateur et scénariste de plus en plus présent sur la scène japonaise depuis les années 2000. Et surtout après Perfec Blue, ça se comprend. Il traite avec justesse un thème aussi complexe que la schizophrénie et le tout dans un décor réaliste et agréable. On se croirait dans un vrai policier orchestré par un tueur aliéné qui aime la tortue. Tout y est : violence, voyeurisme, érotisme, débat, pleurs... La réalisation est aussi très réussi ce qui est très certainement du au jeu des reflets par le biais de scènes-séquence ou le décor et le temps sont à chaque fois différents mais finissent par former un tout dans la compréhension de l'intrigue. Bref, un très bon film ou on ne s'ennuie pas une seconde.
Certes, sur certains points, l'animation peut vraiment laisser à désirer ... les personnages "figurants" sont aussi inertes que le décors, et ont rarement un visage ... mais bon. "Perfect Blue" n'en demeure pas moins un film sublime, bénéficiant d'un scénario et d'une réalisation grandiose. Satoshi Kon met en place une intrigue hitchcockienne à la manière de De Palma, en en reprenant ses thèmes habituels (le voyeurisme, la scyzophrénie, la paranoïa ...) et parvient à atteindre sa superbe lors de quelques scènes d'anthologie (comme la scène de viol, dont l'extraordinaire montage atteint un niveau de virtuosité inouï). Un thriller hallucinant de maîtrise et de noirceur et vraiment riche ... malgré ses défauts graphiques.
Histoire sympathique mais un peu facile dans laquelle se mêlent réalité et fiction, folie et pas folie, rêve et pas rêve, souvenir et pas souvenir, fantasme et pas fantasme, mais pourquoi tous ces mots n'ont-ils pas de contraire ? Bref, toutes ces choses si aisément confondues grâce à la magie du cinéma et du montage foireux, la double personnalité, les hallucinations, le film dans le film dans le rêve dans le scénario du film dans la vrai vie dans le film dans un rêve ... et pour en rajouter encore, on multiplie à l'infini les twist semi-ending ... et ça fatigue ... c'est fou ce que ça fatigue.
"Perfect Blue" est indubitablement ce que "Seven" reste dans son domaine, à savoir une référence en la matière. 1er long métrage du regretté et déjà cultissime "Satoshi Kon", il reste un film d'animation très adulte et globalement époustouflant. Sombre, violent, psychotique et dépeignant un "Japon" qui voue un culte pour ses idoles parfois de manière flippante et exagéré (On pense aux fameux "Otaku") le film ménage un suspens très efficace qui brouille les pistes et l'esprit torturé de l'héroïne principale. Et le final à la "Psychose" mettra tout le monde d'accord, nous sommes bien en face d'une oeuvre maîtrisé de bout en bout. Quand le "Manga" flirte efficacement avec le "Thriller", le résultat donne précisément "Perfect Blue" !
Perfect Blue est un film assez impressionnant. L'animation est malheureusement un peu vieillissante et le début du film donne un ton un peu niais et innocent au film, mais Perfect Blue prend un virage totalement opposé à cela, une fois les 20 premières minutes passées. On pense au début être devant un scénario assez prévisible (un stalker qui perturbe une star de la musique qui se reconvertit en actrice), mais Perfect Blue finit par totalement perdre le spectateur. Le parallèle entre la vie réelle, les rêves et le rôle dans une série de Mima finit par nous paumer dans l'intrigue et c'est à la fois la plus grosse force et faiblesse du film. C'est une faiblesse car le tout est difficilement compréhensible et interprétable (je n'ai rien compris à la fin), mais c'est surtout une force car cela instaure une confusion dans la tête du spectateur (on est tout aussi perdu que Mima) et cela rend le film particulièrement stressant et oppressant. Bref, Perfect Blue n'est peut être pas super accessible mais c'est franchement une œuvre unique et assez terrifiante que je ne peux que vous recommander.
Pour être honnête j'ai mis pas mal de temps à rentrer dans le film, je le trouvais trop simple, avec cet agent de sécurité filmé comme l'évident coupable d'une simple histoire de harcèlement tel que Le Fan de Tony Scott. Durant toute la première partie il y avait quand même de bons moments et de bonnes thématiques abordés. Mais c'est vraiment à partir du moment où j'ai compris où Satoshi Kon voulait nous amener que j'ai absolument kiffé, au bout de 45 minutes environ. C'est un véritable bail schizophrénique, une sorte de thriller psychologique dans lequel les frontières du réel et de la folie se chevauchent, parfois à quelques encablures de l'horreur, avec un sound design exceptionnel et des fulgurances dingues de montage. La dernière demi heure est absolument incroyable, d'une tension folle, c'est véritablement éprouvant. Grand film, peut être meilleur que Paprika.
Perfect Blue est une oeuvre véritablement étrange et inclassable. Le spectateur découvre le dessin animé nippon et toute sa noirceur et sa complexité : on est ici bien loin de Disney et des théières qui parlent, on est dans le monde de la folie, des films d'horreur et de David Lynch. Pourtant on sera facilement aveuglé par des gros défauts : l'animation est très en dessous de ce qu'on pourrait attendre d'une production internationale et les rebondissements finaux ne sont pas tous suffisamment cohérents. Cependant on se prendra à la magie de certaines scènes admirables, à la fois poétiques et gores, et on se laissera bercer par une ambiance unique servie par une musique angoissante.
Comment faire passer le cinéma dit "live" ou "normale" pour du pipi de chat? Demander à Satoshi, il vous pondra se que DePalma et Hitchcock auraient révé de faire si ils avaient eut la possibilité de créer parfaitement leurs leurs cadres durant un métrage entier. Entrainant, dérangeant, politiquement incorect, il nous perd dans les méandres de la petite pop star completement paumé dans cette jungle urbaine raccoleuse. Rien n'est laissé au hasard dans se film, tout est calculé et utilisé avec justesse à l'éxemple des nombreuses crises de schizophrénies qui nous font perdre la tete. Et puis, les petites japonnaises qui chantent de la pop connerie en tutu c'est toujours bien marrant!
Perfect Blue est le tout premier long métrage d'animation du talentueux Satoshi Kon et mixe déjà brillamment design soigné et univers très sombre. L'histoire conte comment la chanteuse de J-pop Mima semble schizophrène en abandonnant la chanson pour devenir actrice et quelque part ternir son image dans un scénario de plus en plus violent et érotique. Des personnes impliquées dans le tournage meurent les unes après les autres et on finit par se demander si ce n'est pas Mima elle-même qui est responsable pour se venger de ce qu'elle est devenue, qui lui est entre autre vivement reproché dans les mystérieuses lettres qu'elle reçoit. Un type louche semble suivre tous ses tournages et lui parler derrière un pseudonyme sur Internet, on pourrait croire que c'est un fan psychopathe qui lui en veut et qui essaie de la violer avant de la tuer sur la fin, mais il s'agit en fait d'une scène de plus de leur tournage. Seulement voilà, Mima perd vite la tête avec tous ces événements et ne semble plus faire la différence entre le tournage et la réalité. Le réalisateur montre d'ailleurs très bien ce point de vue en nous trompant comme si les scènes du tournage se passaient dans la vie réelle. On apprend au final que le double qu'elle voyait parfois lui parler à travers le miroir s'avérait en fait être réel et qu'il s'agissait de la fille qui l'accompagnait depuis le début, faisant mine que son rôle la dégoûte alors qu'elle devait fortement envier sa carrière ; il semblerait que tous les meurtres aient été causés par cette dernière, aussi innocente paraissait-elle. L'esthétique du film est aussi éclaboussée de nombreuses gouttes de sang et de scènes érotiques très suggestives voire parfois presque porno. La fin est un peu rapide et trop joyeuse par rapport à ce qui précède, mais ça reste un grand classique du film d'animation japonais !
Très bon film, Très réfléchi dans la façon de traiter le thème de la perte d'identité dans le milieu des pop-stars. Problème qui se retrouve chez leurs premiers fans. Le mal être de la jeune fille se transmet au stalker et le stalker ou l'oraku réagit selon ses affecte de façon violente. Les choix dans une vie ne sont jamais faciles et plus se choix est intellectualisé et mettant en jeu de plus en plus de gens posent des problèmes d'une gravité croissante. L'image de la jeune fille, cible récurrente du cinéma d'animation japonais, est une nouvelle ressource a exploité pour de nouvelles intrigues. En Europe les héroïnes sont de plus en plus vieillisantes. Prenons acte.
Cet animé possède une puissance scénaristique tout à fait spectaculaire. La mise en scène impeccable prodigue au spectateur des envies de vomir, des sueurs froides, de la tension psychologique véritable. Ce n'est pas un dessin animé, c'est un film d'animation car la capacité à rendre vivants les personnages, c'est trés rare dans une animation et ce film a réussi son pari. La tension va creshendo, atteignant le summum de la folie et du rêve trés souvent. Un thème trop peu exploité au cinéma, la schyzophrénie, choque vraiment ici. Interdit au moins de 12 ans, pour les quelques scènes extrêmement dures, mais aussi et surtout pour l'atmosphère créée durant tout le film, une atmosphère absolument insoutenable, et effrayante. Un résultat d'une richesse époustouflante, bourrée de sensations fortes et trés déstabilisantes. Une expérience unique à vivre. Une pièce maîtresse. Un chef-d'oeuvre.
Un vrai manga pour adulte, relativement violent, abordant le thème de la starification dès l’adolescence. De nombreux thèmes et questionnements émergent. Au niveau du dessin, c’est très bien réalisé, malheureusement les chansons sur bruit de jeux vidéos à destination des ados nippons est pénible à supporter. Par contre, l’intrigue est digne d’un très bon thriller du fait d’un suspense omniprésent et oppressant et le scénario tient toutes ses promesses.