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RamiValak
8 abonnés
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3,0
Publiée le 27 juillet 2019
Schizophrène
Perfect Blue est un bon film, à l'animation qui peut sembler un peut dater de nos jours, mais un thriller schizophrénique plutôt efficace. La révélation finale est surprenante, le film est très efficace (une heure vingt seulement), mais ne donne pas non plus l'impression d'aller trop vite. Le film est très en clin avec son époque, les débuts d'Internet, et à ce niveau là, le film est en avance sur son temps. Car réussir à prédire ce qu'adviendra le cyber-harcèlement en 1998, c'est fort, le film à quinze ans d'avance. Après je dois dire que le film ne m'a pas particulièrement emballé non plus, mais je suis sûr qu'il plaira bien plus à plein de gens.
(Attention ma critique contient des spoilers !). Ce film d'animation vaut la peine d'être vu notamment pour son scénario intéressant ainsi que par ses personnages énigmatiques. Techniquement parlant ce n'est pas exceptionnel, l'animation n'est pas très fluide (voire assez saccadé par moment) et le charadesign est basique. Pour ce qui est du scénario, il est plutôt original et même si l'histoire de la schizophrénie est souvent utilisé pour des films, ici c'est tourné d'une manière beaucoup plus particulière. Difficile de s'ennuyer grâce à sa durée équilibré (1H30) malgré le fait que par moment "les rêves que fait Mima" nous trouble encore plus mais deviennent vite lassant. Contrairement à ce qu'on peut croire au début, la suite des évènements est inattendu et j'ai adoré le parallèle entre la série dans laquel Mima jouait et sa propre vie... ou du moins le délire de Rumi... même après l'avoir vu certaines chose restent un peu floue. Ensuite vient l'OST, quelques morceaux de J-POP sympathique sans plus mais bien adapté en général. "Perfect Blue" est un long-métrage captivant par son ambiance malsaine ou encore par la personnalité des personnages principaux qui suscite beaucoup de question, sachant que la filmographie de Satoshi Kon est modeste il serait dommage de ne pas le voir !
Un très bon film d'animation ! Un suspens qui grandit crescendo, pour finalement tomber dans l'horreur. La musique est très oppressante, tout comme le procédé narratif, très efficace. Scénario tordu et très bien ficelé... Bref, à connaître !
J'étais perplexe au début, mais après 20 minutes, j'ai accroché. Le scénario est très calé, très intéressant, il tient en haleine. Et l'ambiance qui règne dans cet animé est très bien réussi, ainsi que l'image ! À voir sans hésiter !
Perfect Blue est un très bon thriller d'animation japonais réalisé par Satoshi Kon, qui raconte l'histoire de Mima une chanteuse Pop d'un groupe de fille qui veut devenir une actrice... Une étrange histoire qui flirte entre la réalité et la fiction (ou est le vrai du faut ???) qui me fait penser a un giallo... Un très bon film d'animation qui a beaucoup inspiré Darren Aronofsky (Requiem for a Dream (la scène de la baignoire) et surtout l’infâme Black Swan qui est un honteux plagia) qui révèle un vrai cinéaste Satoshi Kon un auteur de manga et réalisateur japonais, qui est né le 12 octobre 1963 à Kushiro et mort le 24 août 2010... Lequel, montre son talent en proposant une approche graphique très réaliste pour ce thriller qui est loin des concepts occidentaux de l'animation de l'époque...ce très bon film d'animation (qui a été interdit aux moins de 12 ans) fait sensation par la justesse du rendu des émotions des protagonistes, son introspection de la psychologie humaine tout en traitant un phénomène typiquement japonais, les idoles... enfin bref, une très belle œuvre a part entière qui fait de Satoshi Kon un veritable auteur... A voir absolument et surtout par ceux qui ont aimés le pseudo thriller de Darren Aronofsky.
Perfect Blue était depuis longtemps dans ma liste de films à voir. On m'en avait tellement dit de bien que j'avais un peu peur d'être déçue de ce que j'allais voir.
Déjà, l'esthétique ne m'a pas vraiment charmée avec des plans assez peu animés et avec des personnages très statiques. J'ai réussi à passer au-delà dans les séquences un peu plus dynamiques, mais pour ma part, ce n'est pas le visuel qui fait la force du film.
C'est surtout l'intrigue - qui se dessine après un début un peu lent - qui m'a plu, à mi chemin entre le réel et l'imaginaire qui permet plusieurs lectures très pertinentes et bien trouvées. La tension psychologique est assez rude, bien amenée, mais je n'ai pas malheureusement pas pu m'immerger à 100% par manque d'intérêt pour le personnage principal.
C'est là pour moi le gros défaut du film : son héroïne n'est pas franchement mémorable. J'ai peiné à apprécier ce film à sa juste valeur tant le personnage de Mima était fade. On ne connait presque rien d'elle, de ses intérêts, de ses amis, de sa famille... on sait a peine pourquoi elle veut être actrice. Je ne sais pas... je n'ai pas accroché. J'aurais préféré un personnage moins lisse que cette jeune fille complètement ingénue qui m'a donné l'impression que le film durait 2h30.
Bon, le film est à voir tout de même, car très intéressant dans sa narration, mais je suis trop attachée à aimer les personnages d'une fiction pour que ce soit un coup de coeur pour ma part
Un des films qui élève au sommet l’art de l’animation japonaise, dans la lignée des Ghost in the shell de Mamoru Oshii (1995). Précurseur dans ses réflexions philosophiques sur l’emballement du système médiatique, l’invasion des images dans nos vies, ce film interroge plus que jamais le fonctionnement de nos sociétés actuelles. Les délires et la paranoïa dans lesquels plonge Mima, qui ne parvient plus à distinguer le réel du virtuel, constitueront une influence importante dans certains films récents, comme Black Swan (2011) et Requiem for a dream (2001) de Darren Aronofsky.
Mima, une starlette de la chanson laisse tomber le micro pour se tourner vers les écrans en se reconvertissant dans le cinéma. Un choix de carrière qui ne sera pas sans conséquence pour l'héroïne.
Alternant les points de vue d'esprit plus ou moins sains entre réalité, fiction et fantasmes, Perfect Blue jongle sur les faux-semblants, les bouffées délirantes et la peur pour nous faire perdre la tête. Comme Mima, on est largué, comme Mima, on essaye de rationnaliser, de s'accrocher à du tangible en vain.
En arrière plan, l'on voit le star system dans ce qu'il a de plus violent. Quand la star n'est plus un individu à part entière mais est considérée comme une marchandise décérébrée, propriété de ses producteurs et de ses fans. Ces derniers sont aussi versatiles que péremptoires dans leur jugement, prompt à aduler puis à haïr puis à aduler et ainsi de suite, se repaissant de la chute de l'idole tout en jalousant sa réussite. Quand la star, elle-même, se perd, ne sachant plus qui elle est, une fois le costume de scène oté.
L'animation a vieilli mais paradoxalement, cela n'altère pas la qualité du film, au contraire, elle créée une ambiance captivante qui participe à cette plongée dans les affres de la folie.
Perfect Blue, un film dont on se sort pas indemne.
Perfect Blue installe un trouble constant qui ne cherche jamais à rassurer. Un thriller psychologique dense et maîtrisé, qui m’a davantage stimulé par sa construction que véritablement bouleversé.
Avant de voir Perfect Blue, il faut savoir qu’il ne s’agit ni d’un anime conventionnel ni d’un thriller à énigme classique. Premier long métrage de Satoshi Kon, le film affirme d’emblée un regard fasciné par la porosité entre réalité et représentation. Conçu avec des moyens limités, il privilégie la précision du montage et la rigueur du dispositif au spectaculaire, utilisant l’animation pour brouiller progressivement les repères. Mieux vaut l’aborder comme une expérience mentale que comme un récit à résoudre.
Le film interroge la construction identitaire face au regard des autres. À travers le parcours d’une jeune femme prise entre image publique et évolution personnelle, il explore la célébrité, l’objectification et la violence symbolique du regard collectif. L’identité devient un produit façonné par l’industrie et par les attentes, jusqu’à la fracture.
Perfect Blue travaille aussi la dissociation et la confusion entre fiction et réalité. En multipliant les niveaux de représentation, il place le spectateur dans une instabilité constante. La question de la maîtrise de son image devient centrale, et la perte de contrôle se traduit par une fragmentation intérieure progressive.
De mon côté, j’ai plutôt apprécié Perfect Blue. Sa cohérence thématique et sa radicalité formelle en font une proposition solide, portée par un usage très réfléchi de l’animation comme outil de trouble psychologique. Cela dit, au regard de sa réputation de référence majeure du thriller psychologique, j’en attendais peut-être davantage. Avec le temps, son effet de rupture paraît inévitablement atténué.
Cette impression tient aussi à certaines limites. La narration volontairement confuse et la construction très cérébrale maintiennent à distance, donnant parfois le sentiment d’un dispositif plus mécanique qu’organique. Le film impressionne par sa maîtrise, mais cette intelligence formelle peut freiner l’émotion immédiate.
Perfect Blue reste ainsi une œuvre importante et cohérente, fondatrice dans la carrière de Satoshi Kon, plus marquante par son architecture et son influence que par un véritable bouleversement personnel.
Suspense et scènes chocs orchestrées avec savoir faire dans un angoissant thriller psychologique au climat vénéneux.Le scénario n'est pas toujours maîtrisé,la mise en scène un peu mieux et Satoshi Kon embarque le spectateur dans un opéra de sexe et de violence,malheureusement entaché par une longueur discutable qui le pousse à vite conclure.On peut aussi parler d'efficacité.
Vraiment pas accroché du tout. Car l'univers avec cette musique de M**** ne me plait pas du tout. C'est fait pour des filles de 16 ans j'ai l'impression. Dommage car bcp en parle comme un excellent film donc doublement déçu. à éviter surtout si vous avez déjà vu l'excellentissime Tokyo Godfather.
Un thriller psychologique animé glaçant et visionnaire, qui brouille brillamment les frontières entre réalité et folie. Une œuvre marquante, intense et profondément dérangeante.