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Julien Weber
63 critiques
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4,5
Publiée le 13 mai 2024
Un film marquant - tellement que Black Swan l'aura adapté à sa sauce - une force intense pas encore explorée au moment de sa sortie au cinéma, qui a été une bombe dans le milieu a priori et à juste titre.
Il va me falloir du temps pour digérer ce film... Il s'agit, sans aucun doute, d'un des meilleurs films d'animations dans l'histoire du Cinéma ! Bouleversant, avec un scénario tellement complexe mais d'une maîtrise rare ! Tout cela est accompagné par une ambiance vraiment fascinante et flippante sans que l'on est de reel explications jusqu'à sa fin. C est brillant ! Que dire de l'animation qui est magnifique. Perfect Blue a une esthétique à part entière ; en témoigne certaines scènes de ce film (choquante). Chef d'oeuvre absolue
Evoluant pas à pas du récit initiatique d'une jeune femme avide de changement artistique et de liberté personnelle vers le thriller psychologique, l'intrigue gagne en intensité, renforcée par une constante mise en abîme intelligemment incrustée à l'histoire cadre. Empruntant au giallo dans ses scènes de meurtres, l'animé nous interroge avec malice sur les troubles mentaux de l'héroïne ainsi que sur notre propre identité. Mêlant réalité, fantasmes, avatar cinématographique et illusions, l'histoire critique les effets de la starisation autant que la vacuité de l'existence de ceux qui vivent par procuration. Un puzzle dense et pertinent.
Pour être honnête j'ai mis pas mal de temps à rentrer dans le film, je le trouvais trop simple, avec cet agent de sécurité filmé comme l'évident coupable d'une simple histoire de harcèlement tel que Le Fan de Tony Scott. Durant toute la première partie il y avait quand même de bons moments et de bonnes thématiques abordés. Mais c'est vraiment à partir du moment où j'ai compris où Satoshi Kon voulait nous amener que j'ai absolument kiffé, au bout de 45 minutes environ. C'est un véritable bail schizophrénique, une sorte de thriller psychologique dans lequel les frontières du réel et de la folie se chevauchent, parfois à quelques encablures de l'horreur, avec un sound design exceptionnel et des fulgurances dingues de montage. La dernière demi heure est absolument incroyable, d'une tension folle, c'est véritablement éprouvant. Grand film, peut être meilleur que Paprika.
Très bon film. L'animation est très bien. La palette de couleur sombre colle bien avec le film. Assez angoissant comme film. Un peu mindfuck sur la fin mais j'ai bien aimé. Très bonne mise en scène. Twist intéressant.
Excellent thriller ! Un manga ou rêve et réalité s'amusent à nous perdre dans cette histoire de meurtres et de viols. Attention sensible s'abstenir. Il y a du Hitchcock la dedans mais aussi du De Palma. Mise en scène ultra inventive et images qui hantent longtemps après la vision du film. Seul hic pour moi, la pauvreté de l'animation qui gâche parfois le plaisir de cinéphile devant un tel bijou de suspense...
"Perfect Blue" prend, dans son début, des airs de thriller standard avec un harceleur et une harcelée, associant obsession et voyeurisme à l'image d'un Hitchcock ou d'un De Palma. Cependant, le film va plus loin, le spectateur se retrouve jeté dans un vortex psychologique à la Lynch où illusions et réalités s'entremêlent. Le film est surtout une critique du "star-system" et de l'engrenage pervers qui vient avec la célébrité. Il rend compte aussi d'une sexualisation de jeunes filles "pops" trop jeunes et trop naïves pour encaisser cette nouvelle image que les professionnels du milieu voudraient bien leur donner.
Film d'animation japonais à destination d'un public mature, Perfect Blue est une œuvre grandiose, proche de la perfection pour le premier long-métrage réalisé par Satochi Kon. L'histoire nous fait suivre une chanteuse prénommée Mima qui va quitter son groupe populaire de J-pop afin de se lancer dans une carrière d'actrice. Seulement, elle va se retrouver harcelée par un fan, au point de lui faire perdre la raison. L'ensemble est un régal à suivre de bout en bout pendant cette petite heure vingt, grâce notamment à l'ambiance singulière qui se dégage de ce récit. On ressent la tension et la descente aux enfers que vit l’héroïne principale au fil des minutes qui s'égrainent, gagnant en profondeur dans se seconde partie. La violence qu'elle soit physique ou mentale est présente tout comme la sexualité ce qui donne ce ton adulte à cette création. Les thèmes traités accentuent également cette atmosphère pesante. De plus, les personnages ont tous un rôle important mais c'est évidemment sur Mima que nos yeux sont rivés. Cette jeune fille est attachante et les relations entre les différents protagonistes fonctionnent parfaitement. Si le fond est une franche réussite, la forme l'est également. La direction artistique dégage un charme fou aussi bien dans son dessin que ses animations et ses couleurs. Que ce soit pour les personnages ou la ville, le travail produit est remarquable. Le tout est sublimé par une réalisation parfaite, aux transitions d'une grande fluidité. Ces magnifiques images vont donner lieu à quelques scènes des plus marquantes, accompagnées par une b.o. monumentale d'une importance capitale, venant appuyer ce climat de thriller. Cette dernière est somptueuse et en parfaite adéquation avec l'action. La conclusion pour sa part est à la hauteur des attentes, venant mettre un terme à Perfect Blue, qui assurément est un long-métrage d'exception à découvrir absolument.
Après "Paprika" et "Tokyo godfathers", ma troisième incursion dans la filmographie de Satoshi Kon. Encore une oeuvre du réalisateur japonais qui brouille avec un brio incroyable les limites entre les mondes du réel et de l'imaginaire. Adapté d'un roman policier de Yoshikazu Takeuchi , un film qui aborde de manière profonde de thèmes comme la starification au Japon notamment des vedettes issues de la pop culture, de l'admiration des fans pouvant conduire jusqu'à l'obsession et la pulsion meurtrière ou encore de la schizophrénie. Certainement le film le plus dérangeant par sa violence presque horrifique du cinéaste mais un ensemble absolument captivant, magnétique et d'une grande force narrative magnifiée par une superbe technique d'animation. Une indéniable claque.
Perfect Blue est un film assez impressionnant. L'animation est malheureusement un peu vieillissante et le début du film donne un ton un peu niais et innocent au film, mais Perfect Blue prend un virage totalement opposé à cela, une fois les 20 premières minutes passées. On pense au début être devant un scénario assez prévisible (un stalker qui perturbe une star de la musique qui se reconvertit en actrice), mais Perfect Blue finit par totalement perdre le spectateur. Le parallèle entre la vie réelle, les rêves et le rôle dans une série de Mima finit par nous paumer dans l'intrigue et c'est à la fois la plus grosse force et faiblesse du film. C'est une faiblesse car le tout est difficilement compréhensible et interprétable (je n'ai rien compris à la fin), mais c'est surtout une force car cela instaure une confusion dans la tête du spectateur (on est tout aussi perdu que Mima) et cela rend le film particulièrement stressant et oppressant. Bref, Perfect Blue n'est peut être pas super accessible mais c'est franchement une œuvre unique et assez terrifiante que je ne peux que vous recommander.
J ai beaucoup aimé ce film, j en avais entendu parler et ça m a bluffé. La fin est imprévisible et incroyable. La pression monte d un cran au fur et à mesure. Par contre il faut comprendre le sens derrière ce film, car ce sont tes thèmes importants et qui restent implicites. Je déconseille au mineurs.
Si les messages du film sont tout à fait louables, c'est-à-dire les fanatiques, la schizophrénie, le rôle des réseaux sociaux et l'image que dégage une personnalité, c'est un gloubi-boulga difficilement compréhensible. Cela partait pourtant bien avec cette chanteuse star qui se reconvertit dans le cinéma et qui attise la haine de ses fans. C'était un synopsis intéressant. Mais cette histoire par se perdre dans un flou total. On nous impose l'idée que le personnage principal est schizophrène, que c'est elle qui va les tuer spoiler: pour nous apprendre finalement que ce n'est pas elle.
A quoi bon ? Pourquoi jouer sur la maladie mentale au point d'en faire le sujet principal si c'est pour tourner le film de cette manière. Entre le rêve et la réalité, on est perdu. Mais pas perdu dans le bon sens du terme, où on cherche des indices pour comprendre, où petit à petit on finit par découvrir. Là, on est laissé dans un flou, dans notre propre interprétation. J'avoue ne pas avoir saisi les enjeux. On se fait balader sans comprendre, on dirait que le montage s'est fait précipitamment en laissant passer des énormités.
Ce film d'animation japonais, réalisé par Satoshi Kon et sorti en 1997, n'est franchement pas mal du tout ! Le film est adapté du roman "Perfect Blue : Métamorphose d'une idole" de Yoshikazu Takeuchi, que je n'ai pas lu et que je ne pourrai donc pas comparer au film. Le film raconte en tout cas ici l'histoire d'une chanteuse de J-pop, Mima, qui décide de se reconvertir dans le cinéma, et plus précisément dans un petit rôle d'une série populaire. Mais malheureusement, certains de ses fans semblent en désaccord avec cette décision et lui font comprendre. D'un autre côté Mima a énormément d'angoisses et commence à avoir des hallucinations. Et c'est en quelques sortes sur ces deux derniers éléments que le film va le plus reposer. C'est-à-dire que le film va constamment essayer de perdre son spectateur en lui faisant croire beaucoup de choses et en multipliant les twists. C'est alors au spectateur de démêler de vrai du faux et même la fin d'ailleurs peut paraitre au départ assez confuse, enfin du moins au premier visionnage. Le côté thriller psychologique est donc très réussi, le mystère s’épaissit de plus en plus et l'enquête devient de plus en plus passionnante. On commence au bout d'un moment à sérieusement douter de tous les personnages. Le film nous offre évidemment une critique de la société en général et notamment un discours sur le star-system et plus précisément, sur comment fabriquer des idoles, ce que l'on retrouvera d'ailleurs beaucoup dans les boys band des années 90 et 2000, produits totalement fabriqués à partir de l'apparence physique des membres du groupe. Bref, pour en revenir au film, je trouve cependant dommage que certains scènes soient peut-être un peu longues et que d'autres soient peut-être un peu trop compliquées. En effet, c'est très bien de vouloir perturber au maximum son spectateur, comme dans tout bon thriller psychologique, mais je trouve malgré tout que le film en fait quelques fois trop, surtout par rapport à la courte durée du film. Le spectateur n'a pas le temps de rebondir sur une scène perturbante que le film passe déjà à une autre. En dehors de ça, l'animation est très bien réalisée, le tout est très réaliste et les meurtres sont très graphiques. "Perfect Blue" reste donc, malgré ses quelques points noirs (enfin du moins, en ce qui me concerne), une œuvre marquante et très intéressante.
« De la fiction naît la réalité. » Cette dernière réplique d’un autre film (Paprika) de Satoshi Kon, maître de la jap animation, permet de mieux comprendre Perfect Blue. Si ce film nous plonge tout d’abord dans l’univers d’apparence rose bonbon de la Jpop, c’est pour mieux nous emmener dans un thriller psychologique sombre et perturbant. Ne vous laissez pas avoir par la réputation enfantine dont écopent les films d’animation. Regarder Perfect Blue, c’est s’embarquer dans une véritable expérience cinématographique vertigineuse et glaçante.
Membre d’un groupe de Jpop très girly, Mima décide de quitter le monde de la musique pour se lancer dans le cinéma. Elle rejette le caractère infantilisant de sa carrière passée, et cherche à s’affirmer dans sa nouvelle profession en tant que femme. Pour ce faire, elle accepte tout, y compris l’hypersexualisation, y compris de jouer dans une scène de viol qui la traumatisera grandement.
En effet, c’est à la suite de ce tournage de cette scène que son double, la Mima encore chanteuse, commencera à la hanter, la suivant partout. Entre hallucinations et dimension fantastique, le cœur du spectateur balance. Il l’incite sans cesse à se poser la question suivante : s’agit-il d’une hallucination, d’une scène du film que Mima est en train de tourner, ou bien de la réalité ? La frontière entre fiction et réalité devient poreuse. Satoshi Kon introduit à la fois le thème des maladies mentales (schizophrénie, troubles de la personnalité).
Ainsi, lorsque Mima découvre qu’une page fan recense toutes ses activités les plus intimes et qu’elle a un stalker, difficile de discerner le vrai du faux. Bien qu’alors encore à ses premiers balbutiements, ce film nourrit une réflexion cynique autour d’internet. Le film prend alors un aspect horrifique On assiste à la torture psychologique et physique de Mima. Un autre sujet émerge ainsi : la critique de la starification et de l’aliénation qui en découle. Une scène est particulièrement marquante : celle où le stalker, alors que la chanteuse est sur scène, l’encadre de ses mains, comme s’il l’enfermait dans un piège. Le double de Mima correspond à une version d’elle lissée, dont l’image a été modelée par l’attente de son public.
Par ailleurs, la célébrité est aussi associée à la solitude dans ce long métrage. Quand elle n’est pas sous les feux des projecteurs, Mima apparaît comme grandement isolée. Elle n’a de contact qu’avec ses collègues, sa mère au téléphone, et ses poissons. Tel qu’il est dessiné, son appartement semble oppressant et peu chaleureux, perdu dans l’immensité de la ville.
En bref, ce chef-d’œuvre se présente comme un récit quasi labyrinthique, un puzzle, qui mérite d’être regardé plusieurs fois pour en saisir toutes les subtilités – si tant est que cela soit possible. Un classique qui a inspiré de nombreux réalisateurs comme Darren Aranofsky (Black Swan) ou Christopher Nolan (Inception). A voir absolument !