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The Claw
75 abonnés
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4,0
Publiée le 22 février 2016
Un film vraiment très intéressant et captivant : en une scène de 3 minutes pour débuter le film, on est directement impliqué dans l'histoire, même si toutes les subtilités qu'elle renferme, on les découvrira par la suite, tout au long du film. On ressent vraiment à la fois la honte, la détresse, et la solitude du (des) héros, et on a vraiment envie qu'il réussisse à s'en sortir, et à atteindre ce bonheur auquel nous aspirons tous. Mais là où le film fait très fort, c'est qu'il est vraiment bien filmé, il ne cache rien, et pourtant réussit à ne pas tomber dans l'excès, ou la vulgarité gratuite. Tout est à la fois subtil et cru : un curieux mélange qui détonne.
Peut-être l'oeuvre du réalisateur Steve McQueen qui m'a le plus parlé et emballé. Un film très cru dans son ton abordant sans ambages le thème intéressant de l'addiction au sexe mais avec une mise en scène brillante plus suggestive que démonstrative avec ses cadrages sublimes, millimétrés et son ambiance un peu brumeuse, éthérée accentuant davantage la solitude des personnages et de Brandon en particulier. Michael Fassbender est excellent, Carey Mulligan est vibrante d'émotions et j'aime bien le jeu de James Badge Dale. Superbement percutant.
Dans le film de Steve McQueen chaque plan est travaillé, chaque image est soigneusement mise en lumière, la caméra n'est jamais placée au hasard. Plusieurs scènes cultes, marquantes, ponctuent le film : la chanson "New York- New York" interprétée incroyablement par Carey Mulligan ; le jogging dans les rues de New York ; la séquence d'intro dans le métro New Yorkais. L'ambiance, nocturne, très new yorkaise, est juste sublime, les personnages jouant parfois "dans le noir". Les interprètes, Fassbender et Mulligan, sont exceptionnels, totalement investis dans leur rôle. Assurément, McQueen est un grand cinéaste. Ne lui manque plus qu'un sujet moins cru et moins violent pour le rendre accessible au plus grand nombre. En effet, dans "Shame" le scénario est hyper brutal et laisse le spectateur à distance. Vite, le prochain film !
"Shame" est un film sur le vide de deux existences, un film où le sexe n'est vraiment pas gai du tout, un film où il est parfois difficile de se frayer un chemin dans la noirceur de l'existence telle que la vit le personnage principal, une film d'une profonde désespérance et d'une indicible tristesse. Par ailleurs, l'interprétation est superbe et la musique magnifique.
C'est avec Shame que le cinéma de Steve McQueen m'est apparu et autant dire que depuis je l'ai revu plusieurs fois ... Comme à chaque fois se film est une immense souffrance, de celle qui vous retourne bien le bide ! Hunger et 12 Years a Slave ( revu hier pour ce dernier ) m'ont procurés des sensations différentes mais toujours sous l'emprise d'un très grand talent. Mais, c'est selon moi avec Shame que sa démarche artistique est la plus grande, son esthétique est la plus parfaite, les troubles sont d'autans plus exacerbés ... Chaque plan provient d'un travail millimétré, les disputes entres frère et sœur et notamment celle sur le canapé, filmé de dos, les mots ( griefs ) qu'ils s'échangent sont d'une duretés qui résume très bien le long métrage dans sa globalité. Le point culminant je pense. La tension ne redescend jamais, on suffoque presque, la violence est sous-jacent et resurgit par à coup, avec fulgurance ... Les acteurs sont totalement impliqués et enivrés par le manteau qu'ils enfilent, Fassbender en premier de cordée. Il est difficile de constaté les tourments qui ronge ce type, qui le bouffe jusqu'au bout. Son addiction destructrice et la genèse de celle-ci qui n'est jamais dévoilé laisse plané une multitude de doutes et rende l'atmosphère encore plus éreintante. Carrey Mulligan n'est pas en reste, elle sort des sentiers battus et perd pieds comme jamais ... Shame est un film qui virevolte parmi les travers et l’obscurité, l’abrupte observé garde néanmoins une part d'espoir, infime certes mais toutefois présente ... Une oeuvre de détails à la portée et au rendu significative qui témoigne de la violence de ce Monde !
Coupable ou victime ? C'est la question qu'on se pose au cours de ce long métrage à la fois déroutant et déstabilisant ! Dès les premières secondes, l'univers est glauque, lugubre...Beaucoup de ressenties sur les détails, la musique, et les longs silences qui entourent le scénario ! Un regard, une pensée, tout ne peut être imaginer que par un spectateur créatif ! On se sens mal pour lui, dans cette impossibilité de faire autrement, comme s'il fallait être fataliste et se dire que vivre se résume à surmonter ses addictions qui nous rongent, tels un fardeau ( je ne parle pas forcément que d'addiction sexuel )...Les scènes de nu sont d'un coté obscènes et d'un autre coté d'une incroyable sensualité, par une B.O. qui fait vibrer, par un zoom sur des détails, sur une gestuelle, sur une partie du corps, sur un son ! Le spectateur est à la fois mal à l'aise et bercé par la mélancolie qui entoure le film ! Une belle réussite !
Bien plus cinéma d'acteur que cinéma d'auteur. C'est le constat qui se pose après le visionnage de ce fameux "Shame" qui remue le monde du 7e art depuis quelques semaines. En effet, Steve McQueen ne fait que confirmer à travers son film une évidence : Michael Fassbender est un grand acteur. Mais qui en aurait douter, après nous avoir dernièrement enchanté dans chacune des dernières productions dans lequel l'acteur est apparu. L'homme nous montre une facette caché de son talent, à l'aise avec son corps, à la limite de l’exhibitionnisme. Malheureusement, le film ne tient pas la route. La faute à un scénario rachitique n'allant pas vraiment au fond du sujet. On attend désespérément tout au long du film LE retournement, LA grande révélation qui aurait pu faire de ce film un incontournable. Mais non, le réalisateur préfère s'en tenir aux nombreux états d'âmes de son protagoniste. Pourtant, la réalisation est excellente. Steve McQueen nous sert ici une alternance de plans fixes, de gros plans et plus rarement, de travelling de toute beauté, en ne négligeant jamais l'esthétique du film. Une vitrine cinématographique, pour les amoureux transits de Michael Fassbender. Les autres pourront aisément passer leur chemin.
A voir surtout pour Fassbender qui n'incarne pas un rôle facile mais qui est pourtant impressionnant de justesse. Scènes contemplatives, mise en scène glauque, excellente BO, rythme lent, un personnage qui tour a tour on déteste et d'on on a pitié. A voir.
Que dire de "Shame"? Les acteurs sont très bons mais je ne sais pas trop quoi penser de ce film. C'est froid et triste comme la vie de ses protagonistes, et comme dans "Drive" de Refn on ne sait rien de leur passé à part qu'il a du être douloureux. Les relations sexuelles sont assimilées à de la honte, de la névrose, elles ne rendent pas heureux et renvoient les personnages à leur solitude. L'amour est impossible, la tendresse effraie et l'incommunicabilité règne. La mise en scène ajoute au malaise en morcelant les corps et en fragmentant l'espace, glacial et aseptisé. J'ai eu la malchance de voir "Shame" dans une salle de jeunes ados analphabètes (ils ont dû se tromper de file, ils voulaient sûrement aller voir "Hollywoo") qui n'ont pas cessé de parler et de rire bêtement sans comprendre le propos. Pourquoi vont-ils voir ce film? C'est un peu comme si j'allais embêter des gosses en insultant l'écran pendant un Disney. Faudrait leur confisquer leur carte UGC! Non mais! D'ailleurs ça ne serait pas arrivé si le film était interdit au moins de 16 ans. Je précise que même si je suis loin d'être fan, j'ai repensé au film plusieurs jours après la projection et que cela m'a fait une impression similaire à "Melancholia", le film de Lars Von Trier: j'ai été marqué par son atmosphère mais sans être réellement impliqué émotionnellement. Cependant on en ressort mal à l'aise et les rapports frère/soeur sont assez forts. Le film autorise plusieurs interprétations, chacun peut y projeter ses propres obsessions.
Sublime !!! Quel chef d'oeuvre alors là Steve McQueen avec seulement 2 films est vraiment le realisateur que j'apprecie le plus en ce moment. L'addiction au sexe est un sujet rarement exploité au cinema, et il le traite avec une maitrise parfaite, que ce soit la mise en scène où il nous livre encore une fois apres "Hunger" des scenes en plan sequence incroyables comme on n'en voit plus aujourd'hui. Michael Fassbender est incroyable, surement le role de sa vie, et quelle puissance quand la musique s'emballe lors de la scene d'ouverture et celle de fin, j'en ai encore les poils herisses. Bref voila pour moi l'un des si ce n'est le meilleur film que j'ai vu ces derniers temps.
Pour son deuxième film après "Hunger" Steve McQueen nous fait suivre l'histoire de Brandon, un trentenaire obsédé par le sexe. C'est un sujet fort, compliqué et intéressant que McQueen traite de la meilleure manière, il n'est pas racoleur ou niais mais très juste. La première impression qui se dégage du film c'est sa puissance, que ce soit dramatique, dans la mise en scène à la fois sobre et virtuose ou encore dans la direction d'acteur où Fassbender est incroyable dans le rôle principal. Le scénario est bien écrit, tout comme les personnages, McQueen montre la déchéance de Brandon, son malheur, sa complexité ou encore son renfermement ainsi que ses rapports avec les autres que ce soit sa sœur, ses femmes ou ses amis, et on s'attache à ce personnage, on se sent proche de lui. McQueen maitrise tous les éléments, que ce soit la superbe photographie, la musique de fond, les cadrages... Les scènes marquantes ne manquent pas et la fin est particulièrement réussie. Une très grande œuvre, poignante, déchirante, subtile, juste et d'une très grande puissance.
Encore une bouze prétentieuse dans la lignée de Drive qu'on nommera "chef d'œuvre" du fait de ses plans long, fixe et inutile... Ne pas visionner à la fin d'une journée bien remplie, l'assoupissement sera immédiat !
Bon, Shame est la deuxième réalisation du réalisateur contemporain Steve McQueen (II), il ne faut pas trop lui en vouloir, le style n'est pas encore clairement peaufiné (avec l'expérience peut-être). Il y a des petits défauts qui nuisent au long métrage comme par exemple par moment des scènes inutiles qui vident inutilement le compteur de minutes (spoiler: le petit footing du soir, le restaurant, les scènes de sexe ). Mais les minutes passent. Le film dure 1h30, et dieu sait que 1h30 ça passe relativement vite quand on veut mettre en exergue un scénario délicat à traiter ainsi que la psychologie d'un personnage principal ; raison de plus de ne pas parsemer un film de bavardages inutiles ou de plans interminables (sauf si l'on s'appelle Quentin Tarantino ou qu'on tourne un documentaire). Tout reste en surface et n'est pas clairement mis en lumière, et c'est bien le problème de Shame, il apparaît un film plutôt inabouti comme l'était le précédant, mais plus réussi, Hunger. On arrive tout de même à comprendre le personnage en souffrance (les gros plans de près, la marque du réalisateur), son addiction au sexe handicape sa vie personnelle et surtout sentimentale : il a peur de s'engager dans une relation sérieuse, refuse de cohabiter avec sa sœur (une complicité limite incestueuse que c'en est déroutant).
Mon film prefere de 2011 ! Pour certains a travers ce film on ne voit que des sequences ''pornographiques'' mais cela va bien , bien au dela ! Chaque scene est magnifiquement interprete ... Micheal Fassbender est certainement l'un des meilleurs acteurs de cette generation ! Et il le prouve dans ce film ! Bref . Un film qui ma enormement marque et j'aime rellement mais que je ne conseille pas aux personnes qui n'aime que les films comme ''bienvenue chez les chtis '' !