Shame
Note moyenne
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930 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juillet 2020
Sur un postulat intéressant "comment un trauma (non précisé) dans l'enfance peut-il tordre son rapport à autrui et causer d'irréversibles dommages sur sa propre image" se tisse un récit voulu objectif mais trop distancié malgré une prestation magistrale de Fassbender dont le personnage semble constitué par cette honte originelle alors que d'autres - notamment son collègue, vulgaire, lourd et amoral - pourraient légitimement la ressentir. Car aucune perversité ne perce réellement dans cette addiction maladive, le protagoniste ne se montrant ni déviant (il couche avec des prostituées mais respecte trop celle qui lui a plu pour se montrer crû avec elle) ni agressif ou violent (celle qu'il dévisage dans le métro lui répond par une gestuelle très explicite tandis que celle à qui il fait d'indécentes propositions semble fort curieuse) mais souffrant et perdu dans une spirale d'auto-destruction morale illustrée par la catabase métaphorique dans ce bordel où enfin empathie et émotion affleurent. Les scènes de sexe ne se révèlent d'ailleurs ni malsaines ni excitantes mais glauques (à l'image de la vie entière du héros) et pathétiques, révélatrices d'un mal-être profond que la relation pour le moins ambiguë et douloureuse avec sa sœur souligne. Le parti-pris de l'évocation et des sous-entendus se justifie sur le principe mais donne lieu ici à des longueurs (l'interprétation monotone de New York par exemple) renforcées par une esthétique très froide - à l'instar de Hunger. Aucune solution n'est apportée, conférant une atmosphère lourde et pessimiste à cette intrigue qui ne peut laisser indifférent mais déçoit dans ses choix de mise en scène. Marquant cependant.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 août 2025
Pour son second film, Steve McQueen choisit de transcrire à l’écran la vie d’un new-yorkais souffrant de multiples dépendances, notamment au sexe, incarné par un immense Michael Fassbender. Le long-métrage est sciemment très crue, magnifié par la sublime mise en scène du réalisateur, avec l’usage d’un superbe filtre bleu acier, mettant en exergue toute la solitude qui habite ce personnage.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2016
"Shame" décrit le quotidien d'un trentenaire new-yorkais qui, derrière son apparence de cadre propret, cache un nymphomane rongé par son addiction au sexe. Sa vie sera perturbée par l'arrivée de sa sœur, instable et avec qui il noue peu d'attache. Steve McQueen évite de tomber dans le piège du racoleur, mais montre tout de même la bestialité du protagoniste, avec une mise en scène soignée (jolie photographie, montage intéressant, plans séquences...) et quelques brèves scènes de sexe. Protagoniste qui semble par ailleurs incapable d'éprouver des sentiments, à l'inverse de son interprète, Michael Fassbender, très charismatique et jouant tout en nuance son personnage. Celui-ci est épaulée par une Carey Mulligan juste en femme écorchée. A l'arrivée, "Shame" contient quelques longueurs, et manque un peu de trame de fond, mais demeure un film relativement puissant.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2016
Après avoir exploré l'IRA sous l'ère Thatcher et son charismatique leader Bobby Sands, Steve McQueen s'attaque pour son deuxième long-métrage à un tout autre sujet. Sorti en 2011, "Shame" met en scène la vie d'un addictif sexuel. Si le registre est différent, la formule reste en revanche la même. McQueen applique à nouveau la méthodologie formelle de "Hunger", alternance de plans fixes et de mouvements virevoltants. De plus, l'aspect familial de son cinéma est également restitué. On y retrouve le fidèle Michael Fassbender, remarquable dans le rôle principal. Seul long-métrage de sa filmographie à n'avoir eu de récompense prestigieuse, il s'agit néanmoins de meilleur film à ce jour, dont la critique, comme son prédécesseur, est de posséder les défauts de ses qualités. À vouloir demeurer dans le contemplatif, "Shame" perd en revanche en corps, n'ayant au final qu'une consistance en demi-teinte. Le cinéaste se montre passif, voire spectaculaire, dans sa vision de la pathologie, qui aurait mérité d'être davantage creusée.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 369 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2022
Deuxième long-métrage de Steve McQueen en tant que réalisateur, Shame est un drame traitant d'un sujet tabou et peu vu sur grand écran. En effet l'histoire nous fait suivre Brandon, un trentenaire présentable, travaillant beaucoup, bon sous tout rapport et qui pourtant est dévoré par son obsession pour le sexe. Seulement, l'arrivée surprise de sa sœur qui s'installe chez lui va l'empêcher d'avoir son intimité. Ce scénario donne lieu pendant un peu plus d'une heure et demie à un film déroutant par sa nature intimiste et particulier dans sa forme. Il faut dire que le thème est traité avec gravité, laissant peu de places à l'amusement et aux sourires ce qui peut vite arriver quand on évoque ce sujet. Mais ici l'ambiance est pesante et le récit doté d'un fort aspect contemplatif dans sa mise en scène. Tout repose sur les échanges entre les personnages interprétés par de brillants acteurs. Michael Fassbender incarne un homme charismatique à la fois froid et sociable dont on ressent la souffrance. Difficile pour lui de contrôler ses pulsions et de mêler les sentiments au sexe. Carey Mulligan joue sa petite sœur, James Badge Dale son patron et ami et Nicole Beharie une femme attirante. Tous ces individus nous offrent des relations d'une grande justesse en partie dû aux dialogues authentiques, entrainants des discussions agréables et passionnantes en même temps. Ces interactions provoquent des émotions et des sentiments forts lors de très jolies scènes marquantes. Si ces moments sont si beaux c'est que la réalisation de Steve McQueen, bien que sobre, renvoie une esthétique soignée entre son cadrage personnel et sa photographie charmante. On pourrait lui reprocher quelques petites longueurs dans ses séquences mais c'est un parti pris afin de conférer cette atmosphère si singulière. Cela permet entre autre d'avoir de jolis moments charnelles, le cinéaste filmant avec acuité les corps dénudés rendant le tout sensuel. D'autant plus que ces belles images sont merveilleusement accompagnées par une b.o. tenant une place essentielle, sachant également laisser place au silence quand nécessaire. Celle-ci semble presque en faire trop par moments même si sa présence est toujours agréable. Reste une fin convenable, laissant songeur sur la finalité de ce qu'a voulu nous raconter cette histoire. Malgré quelques défauts, Shame est un film méritant d'être regardé pour toutes ses belles qualités et la particularité se son sujet qui concerne plus de monde qu'on ne le croit.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 décembre 2011
Cependant, il n’est pas certain que le sujet central de Shame soit l’addiction sexuelle, auquel cas il ne serait pas traité ou uniquement dans ses manifestations. C’est davantage autour de la relation trouble et mystérieuse qui unit le frère et la sœur que le film se développe réellement et où d’ailleurs il puise son principal intérêt. Moins dangereux pour les autres que pour lui-même – le garçon est visiblement en perdition – Brandon peut être envisagé comme un lointain cousin de Patrick Bateman, le héros de American Psycho, golden boy doublé d’un psychopathe. Pas sûr néanmoins que McQueen possède le style de Bret Easton Ellis.
Filmé dans un New York glacial et hivernal, tout de gris et de tons métalliques, Shame se présente comme une succession de séquences – plus ou moins étirées, et plus ou moins ennuyeuses – dont Brandon est le pivot. Interprété par le surestimé Michael Fassbender, scruté par le regard amoureux du cinéaste, Brandon comme tout bon dépendant qui se respecte se transforme en aliéné solitaire, inapte à la relation humaine envisagée dans un contexte normal. C’est donc à une descente aux enfers que nous assistons, mais sur ce plan Steve McQueen n’invente absolument rien dans le catalogue des méfaits de son héros, état presque exhaustif de toutes les possibilités offertes à un homme. Une démarche qui pourrait s’apparenter à de la provocation si elle ne clôturait par un tournant moralisateur pour le moins consternant. Au propre comme au figuré, Brandon approchant de la rédemption est lavé de ses pêchés. Outre la vision puritaine du sexe que semble défendre le film, on reste affligés par la désignation de ce dernier comme mal suprême. Brandon agit bien en adulte sans violer ni forcer personne.
Si le fond parait contestable, la forme ressort plus engageante et convaincante même si le tristesse supposée, sinon proclamée, de la chair n’interdit pas le filmage souvent complaisant et appuyé de celle-ci. Héros contemporain par excellence, trentenaire citadin aisé et muré dans sa solitude – ou devrait-on dire sa carapace comme celle du crabe proposé au restaurent – Brandon aurait probablement mérité plus d’approfondissement dans sa complexité et ses névroses. Autrement dit, Steve McQueen ne semble pas disposer du talent nécessaire à transcender son sujet et à en proposer une vision qui se démarque de l’artifice et du clinquant, dont hélas Shame n’est pas toujours dépourvu.
On aimerait que Shame soit un film reflet de la société actuelle, comme un dommage collatéral du néolibéralisme et du capitalisme financier, monde dont Brandon fait assurément partie. On souhaiterait pénétrer davantage son âme malade et plus encore voir à l’écran les mécanismes qui produisent l’addiction sexuelle. Â la place des scènes de bureau, de bar, de restaurant sans grand intérêt jusqu’à une demi-heure finale plus incarnée et donc plus passionnante.
Dawasta
Dawasta

77 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2013
Assez froid comme son personnage principal, par moments très cru et avec des looongs plans séquences pour accentué le coté réaliste. Celui avec la chanson du bar est de trop. Sinon rien à redire sur l'interprétation qui est très juste. Le personnage se découvre petit à petit tout au long du film. Un film intéressant car peu banal, mais la morale est au final un peu trop cul cul. On était en droit de s'attendre à mieux. (Bien)
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2012
Second long-métrage pour le réalisateur Steve McQueen, après son très remarqué Hunger (2008) qui avait reçu La Caméra d’Or lors du 61ème Festival de Cannes. A l’occasion, Steve McQueen retrouve pour la seconde fois Michael Fassbender et lui offre une fois de plus le rôle principal, celui d’un trentenaire new-yorkais à qui tout semble avoir réussit, belle gueule, bon job, aucun problème financier, il ne lui manque plus qu’une femme. Mais c’est bien là son problème, car sous ses apparences de trentenaire bien sous tout rapport, se cache en réalité un véritable "nymphomane", un accro du sexe, qui passe ses jours et ses nuits à cumuler les parties de jambes en l’air, avec des conquêtes d’un soir ou des prostituées, à surfer sur des sites pornos (il a d’ailleurs une DVDthèque bien remplie), sans parler de son accoutumance à la masturbation sur son lieu de travail, c’est une véritable addiction au sexe qui fini par le ronger, le consumer à petit feu et cela, il va s’en rendre compte par le biais de sa sœur avec qu il vit une relation des plus catastrophique. Shame (2011) nous dépeint avec une telle force et un tel réalisme cette maladie, que cela nous fait froid dans le dos. Surtout lorsque l’on prend connaissance du désespoir qui règne entre ce frère et cette sœur, lui étant devenu un véritable esclave de son addiction (et qui se retrouve par conséquence obligé de fréquenter une boite gay afin d’y assouvir ses pulsions), quant a elle, devenue un poids pour son frère, elle ne tarde pas à comprendre qu’il est une cause perdue, malgré toute sa bonne volonté, ils sont deux âmes perdues, torturées par des névroses qui remontent (sans doute) à leur jeunesse (il n’y a qu’à voir comment ils se comportent l’un envers l’autre, rien à voir avec une relation frère/sœur lambda). Une famille dysfonctionnelle, le voilà le véritable coupable ? Steve McQueen n’en dira rien, il ne justifiera jamais ses prises de positions, mais offrira pour la seconde fois un très beau rôle (tout en étant complexe) à Michael Fassbender (qui fut par ailleurs récompensé de la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine lors de la 68ème Mostra de Venise), aux côtés de la ravissante Carey Mulligan.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2012
Fidèle au réalisateur Steve McQueen II, l’auteur anglais qui l’a révélé au grand public, le génial Michael Fassbender fait encore subir à son corps les pires tortures en interprétant un new-yorkais obsédé par le sexe. Un film étonnant aux plans soignés et qui ne porte aucun jugement sur les activités de son protagoniste comparables à une drogue. Troublant, radical et inconfortable certes mais, de là à encenser ce film comme le fait la presse, il y a un fossé, voire un précipice.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2013
J'ai vu un film... qui fait la part belle au jeu d'acteur... Que ce soit Michael Fassbender, Carey Mulligan ou JB Dale ont est frappé par la justesse et la force de leur jeu... La fragilité, l'ambivalence des sentiments et l'équilibre des émotions transparaissent dans chaque plan... en qq secondes, la caméra saisit les équilibres et déséquilibres de chacun des personnages, et ce de M. Fassbender jusqu'aux figurants. Les scènes dans le métro sont exceptionnelles à ce titre... La réalisation clinique et crue de Steve Mc Queen (je ne m'habituerai jamais à avoir de l'admiration pour 2 Steve Mc Queen) est vraiment de très haut niveau. Le jeu de lumière blafard renforce la crudité des scènes et la noirceur des situations... Ce qui est incroyable dans cette réalisation, c'est le fait de garder une énorme distance entre ce qui est à l'écran et le spectateur. Et le seul moment où l'on est "dans l'action", un mécanisme se dérègle dans le personnage de M. Fassbender et aussitôt, on en sort pour reprendre la place de celui qui regarde (je n'ose pas dire du voyeur)... Ce film parle de la solitude absolue d'un monde moderne et du dérèglement d'un homme par rapport au sexe, aux femmes, aux sentiments, à l'amour, à la séduction, à l'avenir, à la vie... Du coup, M. Fassbender devient un prédateur avide de sexe, de sensations physiques et de recherche de plaisir... sans émotion. Je trouve également que le scénario qui s'intéresse à cette phase de vie ne cherche pas à trouver des raisons profondes qui marquent se déséquilibre -même si par petites touches, on imagine qu'avec sa soeur, ils vienne bien de qq part... Cela dit, est-ce réellement lui qui est déséquilibré ou le monde dans lequel il vit ? Enfin, au niveau de l'histoire, et là, je dis bravo, c'est le fait qu'on suive un épisode (marquant) de la vie de cet homme, sans avoir de projection de ce que sera sa vie à l'avenir. Est-il condamné à perpétuité ou saura-t-il trouver les ressorts pour sortir de sa dépendance ?
bou77
bou77

146 abonnés 597 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2011
Shame est le deuxième film de Steve McQueen. Peu connu du grand publique, le réalisateur britannique signe pourtant un film d'une très grande qualité artistique. Le long métrage raconte l'histoire d'un célibataire, obsédé sexuelle, qui reçoit involontairement sa sœur, chez lui. Interprété à merveille par Michael Fassbender et Carey Mulligan, l'homme aux pulsions sexuelles doit concilier son addiction avec sa sœur qu'il considère comme une intruse. Filmé sans tabou (ou presque), Shame est une œuvre stupéfiante et intelligente qui aborde plusieurs thèmes de société, comme la solitude. La BO est également remarquable puisqu'elle soutient fermement le caractère dramatique du métrage. Puissant !
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2017
Shame est certainement un très grand film de ces dernières années, et probablement l'un des plus déroutants, malgré une mise en scène sobre mais terriblement efficace du nouveau petit génie du cinéma Steve McQueen. Michael Fassbender délivre l'une de ses meilleures performances de sa jeune carrière à travers le portrait froid de cet homme addict au sexe. Cette addiction est pour le coup réellement prise au sérieux et non pas sur un ton léger, comme la plupart des films ou séries traitant le sujet. Le film brille par son scénario efficace et par ses scènes de sexe qui créent un malaise totale chez le spectateur, mais aidant grandement dans l'efficacité du récit. Une brillante variation de l'addiction sexuel chez l'homme moyen.
Kalie
Kalie

82 abonnés 970 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2017
Un sujet fort, des images chocs, une réalisation singulière en adéquation avec le thème ; bref, un film à voir bien que languissant et froid.
Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2012
Une mise en scène travaillée sur des plans fixes et relativement longs et une photographie étudiée, (des bleu ciel, froid dominant en contraste avec les couleurs chaudes de l'addiction..) illustrent et mettent en valeur un récit, sans concession, ni pathos excessif. Le tout baigne dans une atmosphère poisseuse et démonstrative servi par d'excellents acteurs. Un film indispensable.
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2013
SHAME n'est pas un film pour tout le monde. Malgré le scénario qui patine un peu dans la semoule, ce thriller psycho-sexuel convainc, chronique d'un mal-être social plus dans l'illustration perturbante et fascinante que dans la réflexion. On en ressort totalement lessivé.
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