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Un visiteur
4,5
Publiée le 8 mars 2014
Parler de l'addiction à la pornographie est un sujet bien d'actualité, et la performance de Michael Fassbender ne fait que confirmer sont statut d'acteur montant. Filmé de manière intime, l'image est magnifique. La banalité des personnages ne fait qu'accentuer les situations dans lesquels ils sont plongés. Comme toujours, chez Steve McQueen le film est dur, nous renvoie à nos propres doutes, notre humanité et c'est une qualité bien rare chez les réalisateur.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le kiff de Steve McQueen, c'est de choisir des sujets poignants et de les élever très hauts. Je n'arrive pas encore à me décider si j'ai préféré "Hunger" ou "Shame". La première demi heure, j'aurai sans doute dit "Hunger" parce que ça démarre quand même assez lentement par rapport au premier film de McQueen. Il faut un peu de temps pour tout mettre en place et c'est parfois pénible. Mais putain, quand t'as passé tout ça, c'est un pied pas possible de regarder ce film ! Le gars maitrise son sujet à mort, il te sort une réalisation du tonnerre avec toute la panoplie du parfait réalisateur. Comme dans "Hunger" j'ai particulièrement aimé le plan-séquence du milieu du film. C'est toujours le centre, le socle des films de McQueen j'ai l'impression. J'adore les plans-séquence parce que ça triche pas avec le spectateur, y'a pas de montage, tout est honnête. Là, il te montre la vraie personnalité du gars qui, en fait, sait rien faire d'autre que baiser et mater du porno. Quand il s'agit de parler une soirée entière avec une nana, c'est carrément plus complexe. Bien sûr, y'a pas que ça dans son film, tout le reste est aussi un modèle de réalisation, chaque plan est travaillé au niveau du cadrage, au niveau de la photographie, tout est parfait à ce niveau là. En plus, le sujet est puissant, certes, mais il est super casse gueule, et lui il le magnifie au possible. Le film commence vraiment une fois que la sœur (Carey Mulligan) couche avec le boss de Brandon. C'est vraiment là que tout s'accélère. J'ai aussi aimé la tension incroyable dans certaines des scènes, en particulier entre Brandon et Sissy. D'ailleurs, je trouve le personnage de Sissy beaucoup plus intéressant, plus travaillé que celui de Brandon. Il faut dire que l'interprétation de Carey Mulligan est parfaite, mais que dire de celle de Michael Fassbender ? Je ne l'ai vu que 4 films de sa filmographie, mais j'ai été à chaque fois bluffé. Sa performance dans celui-ci est encore extraordinaire ! Je n'ai d'ailleurs toujours pas vu "Twelve years a slave" mais je me promets de le voir sous peu car j'aime vraiment beaucoup le travail de Steve McQueen.
Bon film de McQueen. Le sujet est plutôt dérangeant dans le sens ou le personnage principal est un malade sexuel qui s'enferme dans un monde dénué de sentiments et de morale en assouvissant des fantasmes de plus en plus malsains. La plus grande faiblesse de ce film est malheureusement son rythme. Je suis pas contre, admirer le joli minois de Carey Mulligan nous chantant "New-York, New-York" mais au bout de trois minutes, ça devient un peu lourd....quant au footing nocturne de Fassbender.....no comment. C'est lent et certaines scènes inutiles auraient pu être remplacées par d'autres. (Une vraie fin par exemple). Quant à ce qui fait la force de ce film : La façon de filmer de McQueen, La musique tout simplement magnifique et surtout un grand, un très grand Michael Fassbender sombrant progressivement dans une addiction autodestructrice. La subtilité de McQueen réside dans le fait qu'on y découvre des scènes de sexe explicites et crues (de la b.... quoi) sans tomber dans le raccourci trop facile du porno. Bref, un bon film dramatique, intéressant, dérangeant mais quelques fois soporifique......
Un excellent film incroyablement réaliste, il est très bien écrit et la mise en scène excellente. La performance de Michael Fassbender est exceptionnelle. Chef-d'œuvre !
Deuxième film de Steve McQueen que je vois après "12 Years A Slave", racontant cette fois l'addiction au sexe et ses répercussions mentales et sociales. C'est plutôt bon dans la mise en scène, Fassbender est excellent, le thème est très peu abordé au cinéma (enfin à ma connaissance) et bien montré. Mais j'ai trouvé le rythme du film bien trop lourd, au bout d'une demi heure on se demande où on va vraiment, les scènes s'enchaînent mais sans réelle intensité, traînant même parfois en longueur sans réel intérêt. J'ai plus vu "Shame" comme la descente au enfers d'un homme ordinaire dans une intimité rappelant celle de Travis Bickle dans "Taxi Driver" mais sans le talent de Scorsese et avec une photo horriblement froide. Pour synthétiser ce n'est ni un bon ni un mauvais film, un long métrage qui se regarde mais qu'on oublie aussitôt.
Film bluffant comme la prestation de Michael Fassbender dans celui-ci. Ce film est dérangeant à cause des scènes très crues, cependant on finit par être pris totalement de pitié pour cet homme enfermé dans son addiction sexuelle. La douleur de cet homme est magnifiquement retranscrite.
Shame fait parti des films qui marquent. ( dans le bon et le mauvais sens du terme)
Le thème de "Shame", l'addiction sexuelle, a beau être original et peu traité, il ne suffit pas à faire un bon film. Et pourtant, Steve McQueen parvient à réaliser un chef-d’œuvre en montrant toute l'étendue de ses talents : la mise en scène est géniale, et ce dès l'introduction, stupéfiante mise en image de la routine de Brandon dont le caractère tragique de son obsession transparaît aussitôt. Le cinéaste parvient à magnifier New York, la filmant surtout de nuit en choisissant à la perfection ses angles de vue, jusqu'à immortaliser une scène cruciale de course en plan-séquence, moment de bravoure qui produit un effet sensationnel, d'autant plus que la photographie est somptueuse. McQueen sait aussi se faire proche de ses personnages, filmant par exemple des scènes de chant et de dispute en plan fixe, ce qui permet une identification plus facile. C'est aussi dans ces moments que le jeu des acteurs crève l'écran avec le plus d'évidence, notamment celui de Michael Fassbender, l'un des meilleurs comédiens de sa génération. Quant au scénario, il est finement écrit et donne au récit une grande profondeur. Ainsi, "Shame" apparaît surtout comme un film sur la solitude, thème commun à beaucoup de film mais que le réalisateur traite ici sous un angle inédit. En effet, le septième art montre souvent la façon dont elle détruit les hommes, mais McQueen explique ici au contraire qu'elle est aujourd'hui de plus en plus recherchée. Ce comportement casanier est en effet en augmentation de nos jours, en réaction à l'invasion quotidienne de la part des relations sociales, par le biais d'Internet notamment mais aussi par d'autres moyens en milieu urbain. Face à cette profanation de plus en plus insistante de la vie privée, les frustrations sont légion et la paranoïa guette ; la ville, cause partielle des problèmes, peut alors être aussi la solution, dans le sens où sa dimension labyrinthique permet la dissimulation : les rues se suivent, les appartements se ressemblent, les rencontres d'un soir se multiplient. Évidemment, il y a là aussi aliénation, quand l'autre n'est plus perçu qu comme le moyen de satisfaire ses désirs et devient un obstacle quand il les contrecarre. La perversion du film, ce n'est pas la recherche compulsive du sexe mais la perte progressive de l'empathie due aux proches : l'uniformisation du monde entraîne la nécessité de se distinguer et le retour de l'égoïsme. À mots couverts, "Shame", œuvre majeure dans le cinéma américain de cette décennie, doit accompagner avec majesté cette prise de conscience.
Bon film, bon acteur qu'est Michael Fassbender en incarnant la débauche. Pour autant les détails restent trop présents, hélas ce qui rend la vision du spectateur choquée face à cela. Que faire d'un homme qui toute sa vie, s'est menti à lui même, collectionnant les partenaires d'une nuit?
Après Hunger qui m'avait laissé plutôt sur un avis mitigé, voilà que je me lance dans la seconde réalisation de Steve McQueen. Et comme le film précédent, celui-ci porte sur un sujet, bien que différent, tout aussi délicat : l'addiction au sexe. Partant sur un a priori négatif, je me suis surpris à réellement être transporté par le récit d'un homme à la dérive, rongé par ses vices. Avec un thème pareil, le réalisateur, qui aurait vite pu tomber dans la pornographie, nous offre des scènes de sexe à la fois sobres, harmonieuses et artistiques, souvent accompagnées d'une sublime bande-son. La photographie, un peu bleutée et épurée, donne un charme fou à ce film. Steve McQueen, comme dans Hunger, multiplie les plans séquences, mais cette fois-ci d'une durée raisonnable, et qui sont utilisés à bon escient. Ils permettent aux acteurs de s'exprimer pleinement. Et en effet, Michael Fassbender, l'un de mes acteurs fétiches, crève encore une fois l'écran en délivrant une performance tout bonnement hallucinante, pleine de détresse et de rage. Son acolyte féminin, Carey Mulligan, délivre également une prestation d'excellente facture. En dépit de toutes ses multiples qualités, Shame souffre tout de même de quelques longueurs, qui ralentissent le rythme du film déjà assez lent à la base. À part cet aspect, je n'ai rien à reprocher à ce second long métrage de Steve McQueen, qui pourra cependant ne pas plaire à tout le monde. Le réalisateur à su traiter intelligemment son sujet, sans jamais trop en faire, et s'est entouré d'un casting de talent. Nettement plus réussi que le trop inégal Hunger, selon moi.
Pour son second film, Steve McQueen ne flanchit pas, il refait un film fort au sujet fort et compliqué. En effet,"Shame" raconte l'histoire d'un trentenaire obsédé par le sexe. On peut sembler sceptique quant au résultat final du film mais "Shame" est un film puissant et complexe où les acteurs se donnent à 100 pour 100. Fassbender est à fond comme jamais auparavant, sans lui le film ne vaut rien. À ses côté, la ravissante Carey Mulligan (Drive) dans le rôle de la petite sœur de Brandon, est aussi épatante notamment lorsqu'elle chante "New York, New York": une larme dans le coin de l'œil. Brandon est accro au sexe. Sa journée: porno, sexe, porno, sexe... Il est incapable de s'en passer, il est aussi désespéré et n'arrive pas à calmer sa pulsion. Au moment où il se retrouve au plus bas, il se retrouve à faire des choses pas très corrects dans un bar gay... La mise en scène de McQueen est superbe, chaque scène est un délice. Par contre, le film est lent et long, l'ennui arrive au bout d'une vingtaine de minutes: dommage. On reproche aussi les nombreuses scènes de galipettes (érotiques), un peu trop présente et crues à mon goût: en même temps, c'est un film qui a pour sujet principal le sexe. Au final, le film est plein d'émotions, maitrisé avec des acteurs impeccables mais c'est aussi assez dérangeant et ennuyant!!!!!!!
Michael Fassbender impressionnant dans son rôle de héros sex addict. Steve McQueen montre une fois de plus son talent dans ce film émouvant. Les décors de New York sont magnifiques et la bande son est parfaite. Le film reste très poétique malgré l'omniprésence du sex.
Avec le pitch le film était censé nous offrir un film en tension sexuelle et psychologie élevé. Mais le film ne nous offre vraiment pas ça. Le réalisateur ne sait pas quoi dire son film est bancal. Le seul point positif sont les dialogues parfois très intéressant. Mais bon sa reste au final ennuyant.