Il s'agit ici de la profonde solitude d'un New Yorkais qui ne trouve son plaisir que dans le sexe. Fassbender possède un charme hypnotique et Mulligan est impeccable dans ce rôle. Un film lent et esthétiquement beau, la mise en scène et la réalisation sont très soignées.
Bon, Shame est la deuxième réalisation du réalisateur contemporain Steve McQueen (II), il ne faut pas trop lui en vouloir, le style n'est pas encore clairement peaufiné (avec l'expérience peut-être). Il y a des petits défauts qui nuisent au long métrage comme par exemple par moment des scènes inutiles qui vident inutilement le compteur de minutes (spoiler: le petit footing du soir, le restaurant, les scènes de sexe ). Mais les minutes passent. Le film dure 1h30, et dieu sait que 1h30 ça passe relativement vite quand on veut mettre en exergue un scénario délicat à traiter ainsi que la psychologie d'un personnage principal ; raison de plus de ne pas parsemer un film de bavardages inutiles ou de plans interminables (sauf si l'on s'appelle Quentin Tarantino ou qu'on tourne un documentaire). Tout reste en surface et n'est pas clairement mis en lumière, et c'est bien le problème de Shame, il apparaît un film plutôt inabouti comme l'était le précédant, mais plus réussi, Hunger. On arrive tout de même à comprendre le personnage en souffrance (les gros plans de près, la marque du réalisateur), son addiction au sexe handicape sa vie personnelle et surtout sentimentale : il a peur de s'engager dans une relation sérieuse, refuse de cohabiter avec sa sœur (une complicité limite incestueuse que c'en est déroutant).
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2,5
Publiée le 25 octobre 2013
Le thème sur le sexe est commun mais celui sur l'addiction au sexe beaucoup moins, le film est pas mal mais je m'attendais à mieux je trouve que le personnage et le thème ne sont pas assez exploité on ne connait pas son histoire, on ne sait pas depuis quand il a cette addiction et il n'y a pas son ressenti mis à part tout ça Michael Fassbender est très bon.
Découverte du film grace à la pochette DVD plutôt sympa.. et ... ultra déçu ! Il ne se passe strictement rien, on ne ressent pas d'évolution du personnage, pas de porte de sortie. Les questions du début restent les même à la fin. Bien que le film soit court, il est très long à regarder.... J'ai du mal à comprendre la bonne note globale de ce film....
Époustouflant de par son réalisme dérangeant, dépeignant le mal de notre époque, la solitude de l'homme moderne perdu dans son emploi de cadre et ses pulsions sexuelles qu'il ne parvient pas à contrôler, et qui se laisse couler par la métropole contemporaine, qui dévore celui qui s'y laisse prendre. Le genre de film à voir une fois, car éprouver l'envie de le voir plusieurs fois serait digne d'un suicidaire, ou d'un sadomasochiste. Une réalisation soignée et une foule de petits détails qui en font une véritable oeuvre cinématographique.
Après avoir exploré l'IRA sous l'ère Thatcher et son charismatique leader Bobby Sands, Steve McQueen s'attaque pour son deuxième long-métrage à un tout autre sujet. Sorti en 2011, "Shame" met en scène la vie d'un addictif sexuel. Si le registre est différent, la formule reste en revanche la même. McQueen applique à nouveau la méthodologie formelle de "Hunger", alternance de plans fixes et de mouvements virevoltants. De plus, l'aspect familial de son cinéma est également restitué. On y retrouve le fidèle Michael Fassbender, remarquable dans le rôle principal. Seul long-métrage de sa filmographie à n'avoir eu de récompense prestigieuse, il s'agit néanmoins de meilleur film à ce jour, dont la critique, comme son prédécesseur, est de posséder les défauts de ses qualités. À vouloir demeurer dans le contemplatif, "Shame" perd en revanche en corps, n'ayant au final qu'une consistance en demi-teinte. Le cinéaste se montre passif, voire spectaculaire, dans sa vision de la pathologie, qui aurait mérité d'être davantage creusée.
J'ai pas aimé du tout. C'est lent, long, mou, triste... Il ne se passe pas grand chose. Et pourtant j'ai bien aimé la BO avec les variations Goldberg, Chet Baker, Coltrane, etc. Je suis fan de jazz, et j'ai trouvé la scène avec la sœur qui chante particulièrement longue. Une nudité osée mais peu choquante. J'avais pas du tout aimé Drive, dans le même style. Je déteste le coup du "beau gosse" qui parle pas. des scènes du style on voit son visage pendant 30 secondes sans un mot. ... chiant.
Que dire de rationnel sur cette oeuvre cinématographique, après l'ultra dérangeant "hunger" à quoi pouvait-on s'attendre? et bien on prend les mêmes et on recommence. Une réalisation d'une froideur clinique qui met à vif le jeu d'un Michael Fassbender sublime, une photographie magnifique, une distribution parfaite. La caméra de Steve McQueen est magique elle met les scénes, les objets, les acteurs à nus. Il ne reste plus que l'émotion, le geste est toujours juste. La réalisation dénué du moindre artifice fallacieux, atteint le spectateur, le ceuille, tel un uppercut, et le laisse pantelant sur son siège tel un boxeur groggy qui mettra longtemps à se remettre de cette expérience.
Film incroyable. Le rythme du film est lent, mais cela ne m'a pas dérangé. L'histoire est profonde,et les acteurs sont incroyables. La fin est peut etre un peu trop étrange...
J'ai vu un film... qui fait la part belle au jeu d'acteur... Que ce soit Michael Fassbender, Carey Mulligan ou JB Dale ont est frappé par la justesse et la force de leur jeu... La fragilité, l'ambivalence des sentiments et l'équilibre des émotions transparaissent dans chaque plan... en qq secondes, la caméra saisit les équilibres et déséquilibres de chacun des personnages, et ce de M. Fassbender jusqu'aux figurants. Les scènes dans le métro sont exceptionnelles à ce titre... La réalisation clinique et crue de Steve Mc Queen (je ne m'habituerai jamais à avoir de l'admiration pour 2 Steve Mc Queen) est vraiment de très haut niveau. Le jeu de lumière blafard renforce la crudité des scènes et la noirceur des situations... Ce qui est incroyable dans cette réalisation, c'est le fait de garder une énorme distance entre ce qui est à l'écran et le spectateur. Et le seul moment où l'on est "dans l'action", un mécanisme se dérègle dans le personnage de M. Fassbender et aussitôt, on en sort pour reprendre la place de celui qui regarde (je n'ose pas dire du voyeur)... Ce film parle de la solitude absolue d'un monde moderne et du dérèglement d'un homme par rapport au sexe, aux femmes, aux sentiments, à l'amour, à la séduction, à l'avenir, à la vie... Du coup, M. Fassbender devient un prédateur avide de sexe, de sensations physiques et de recherche de plaisir... sans émotion. Je trouve également que le scénario qui s'intéresse à cette phase de vie ne cherche pas à trouver des raisons profondes qui marquent se déséquilibre -même si par petites touches, on imagine qu'avec sa soeur, ils vienne bien de qq part... Cela dit, est-ce réellement lui qui est déséquilibré ou le monde dans lequel il vit ? Enfin, au niveau de l'histoire, et là, je dis bravo, c'est le fait qu'on suive un épisode (marquant) de la vie de cet homme, sans avoir de projection de ce que sera sa vie à l'avenir. Est-il condamné à perpétuité ou saura-t-il trouver les ressorts pour sortir de sa dépendance ?
Film très épuré et très froid. Compte tenu du sujet du film, le réalisateur a le mérite de ne jamais choqué gratuitement. Steve McQueen II nous expose, et, je dis expose car il reste relativement neutre, une partie de la vie de Brandon, un trentenaire américain, comme tant d'autres, seul et travaillant beaucoup à un poste assez bien placé dans une bonne entreprise. Jusqu'ici rien d'extraordinaire, mais c'est sans compter l'addiction maladive de Brandon pour le sexe, bien que l'on ne sache ni comment il en est arrivé là, ni s'il s'en sortira. Bien sur, certains diront que ce film est choquant, etc, mais, c'est un film sur l'addiction sexuelle! A quoi vous attendiez vous? Il faut bien en parler quand l'on n'a conscience du monde dans lequel on vit aujourdhui, alors bravo à S. McQueen d'avoir eu le courage de faire ce film très juste. Michael Fassbender livre ,sans surprise, une très belle prestation.
En deux films Steve McQueen s'est fait un prénom et un nom de famille. Justesse esthétique, thématique du corps comme une machine déréglée qui somatise les souffrances psychologiques, intéressante ; direction parfaite d'un acteur : Michael Fassbender.
Avec Shame je m'attendais a un film un minimum choc et bouleversant, finalement non c'est décevant car le sujet de l'addiction sexuel est abordé avec gentillesse et de façon soft . L'addiction est ici montré a partir d'un personnage qui a ses déviances et qui en a honte au fond de lui mais le truc qui frappe c'est que ça n'a rien d'extraordinaire, ce sont des déviances simpliste basique et vraiment pas perturbante et qui n'ont "presque" rien de honteuse . Donc oui le gars est un pervers il s'astique beaucoup et collectionne du porno, mais a ce niveau là son patron est tout aussi pervers .
Ce que le film dévoile ( peu être de façon trop subtile ) c'est que Brandon est attiré par sa soeur, il y a de l'inceste mais là aussi c'est mal mis en avant et presque oublié et effacé en cour de route, dommage car cette idée avait de quoi être plus développé .
Le réalisateur ne semble pas avoir été au bout de ses idées, il ne semble pas avoir voulu frapper pour de vrai pour seulement juste effleurer le spectateur. Le film ne semble pas aboutit dans le fond a cause de ces idées intéressante mais abordé de façon soft et basique .
Il reste tout de même des acteurs excellent et une bande son vraiment belle mais Shame aurait pu vraiment être un film qui montre une réel honte d'un pervers au déviances tordu, ça aurait pu être un film choquant et bouleversant mais non ça ne l'est pas .
Chef d'œuvre du drame psychologique sur les thèmes de l'addiction sexuel. Superbe film ! Michael Fassbender fait ici preuve de son immense talent, ainsi que sa collègue Carey Mulligan.
Après Hunger, Steve McQueen (à ne pas confondre avec l'acteur) nous livre un autre essai sur le rapport au corps. Après la grève de la faim, c'est d'un trop grand appétit sexuel dont est victime Michael Fassbender. McQueen ne nous épargne rien, pour mieux dépeindre la solitude dont souffre Brandon. Le réalisateur ne se pose pas en moralisateur mais nous montre la descente aux enfer sans tabous, jusqu'à une fin parfaite, laissée à l'interprétation du spectateur, qui suggère sans imposer. Fassbender, égal à lui-même, crève l'écran, accompagné par une BO somptueuse que j'ai longtemps écouté en boucle. Un de ses meilleurs rôles, pourtant très complexe. Brillant, mon coup de cœur de 2011 et le meilleur film que j'ai pu voir sur le sujet.