Ce film est un OVNI difficile à qualifier, plutôt étrange. Le rythme est lent, et les scènes s'enchaînent sans que l'on comprenne bien où le réalisateur veuille en venir. Fassbender démontre cependant qu'il est un acteur au CV complet. A réserver à un public bien averti.
Steve mcqueen signe ici un bon film innovant de part son sujet. Fassbender est fabuleux dans son rôle, la musique est sublime et me fait penser au chef d'oeuvre musicale de hans zimmer lorsqu'il composa la b.o de la ligne rouge. Shame est vraiment un drame prenant qui ne fait pas les choses à moitié, qui montre absolument tout sans tabou. En l'occurrence le film possede un rythme assez moyen et ainsi il récolte seulement cette note de 4/5. Le film a néanmoins quelques plans séquences impressionnants comme la scène où fassbender fait un footing, cette m'a fortement fait pensée à certaines scenes de full metal jacket de kubrick. Ainsi le film possede une réa semblable au film de.kubrick sur l'enfer du vietnam. Shame est donc un bon film de steve mcqueen, mon préféré de sa filmographie. 4/5!
Micheal Fassbender est vraiment épatant et arrive à nous faire ressentir le mal être de cette homme malade ... le film est par moment très cru , sans gêne mais souffre aussi de pas mal de longueurs . La musique est très bien ; à voir pour se faire son propre avis , en tout cas ça captive ! 14/20
La démarche très personnelle de Steve McQueen en déroutera plus d'un, provoquera le dégoût de certains et de la fascination pour d'autres. Si l'on accroche comme c'est mon cas à cette démarche, on prend alors un plaisir de dingue devant "Shame" qui offre au spectateur une oeuvre de cinéma dense et unique. Au fil de scènes toutes plus intenses les unes que les autres, le cinéaste américain dresse le portrait d'un accroc au sexe new-yorkais et va, à travers lui, élargir son regard à la société urbaine moderne en général. Par une mise en scène clinique, McQueen propose une représentation austère de l'espace urbain qu'il perçoit comme froid, décadent et déshumanisé. Le personnage de Brandon n'est qu'une victime parmi tant d'autre de cette déshumanisation qui le prive de son bonheur et le pousse à mener une vie de secrets ainsi que de faux semblants. Je trouve à titre personnel cette vision passionnante, McQueen excellant dans le fait de faire ressortir la pourriture qui se cache derrière les gratte-ciels, les dîners mondains et les appartements luxueux new-yorkais. Michael Fassbender y est excellent de bout en bout, portant littéralement le film sur ses épaules dans ce qui est sans doute la plus belle performance de sa carrière. Je regrette simplement que le réalisateur finisse par abandonner vers la fin la poésie et l'humanisme, qui contrastait avec justesse avec le caractère sordide des scènes montrées à l'écran, pour adopter un regard moralisateur que je trouve moins pertinent. "Shame" reste à mon sens un superbe long-métrage, d'une réelle inventivité et d'une incroyable puissance, qui reste à ce jour l'œuvre la plus aboutie de son auteur.
Shame, film ayant donné un coup d'accélérateur dans la carrière de Michael Fassbender à Hollywood, s'intéresse à la vie de Brandon, new-yorkais possédant une forte addiction au sexe. Le film possède des scènes vraiment puissantes comme la scène dans le train, accompagnée d'une très bonne partition, mais malheureusement, Steve McQueen peine à convaincre. En effet, même si les 30 premières minutes du film pose d'une bonne manière les bases de son récit, on se demande vite où le réalisateur veut vraiment en venir et on se demande même parfois pourquoi certains personnages agissent de cette manière ou pourquoi deux personnages interagissent de cette façon. Ainsi, on voit Brandon mener sa vie et on ne montre pas vraiment de réelles remises en question de son comportement ou de réelles hontes à faire ça, contrairement à ce que laissait supposer le titre du film. Néanmoins, chaque acteur est convaincant dans leur propre rôle, avec en tête un Michael Fassbender très impliqué dans sa prestation.
Un film vraiment poussif, ennuyeux et oubliable. "Shame" a beau ne pas être une grosse bouse, je peux pas dire que c'est un bon film non plus. Ça essaye d'être un film dramatique, et ça peut le faire à quelques moments, le côté dramatique peut être bon, mais majoritairement, le film est vide, sérieux, je me suis profondément ennuyé devant ce film. Non sérieusement, faudra m'expliquer les gens qui ont apprécié ce film, j'ai trouvé qu'il se passait presque rien, que ça manquait cruellement de tension et de rebondissement, qu'au bout d'un moment le côté dramatique était bâclé, et que ça se reposait constamment sur des scènes de sexe. Les personnages n'ont pas de personnalité, zéro charisme et on s'attache pas une seconde à eux. Le scénario est mal écrit et pas intéressant. Le vrai point négatif du film, c'est le côté gras et vulgaire. C'est pas non plus gavant comme "Spring Breakers", mais quand même, y'a pas mal de scènes de sexe qui servent à rien et qui sont forcées. Ça peut passer vers le début, mais à force de voir ça constamment, au bout d'un moment, ça soûle !! (Autant aller sur des sites pornos !) Au niveau des acteurs, Michael Fassbender est pas trop mauvais, il s'implique correctement, mais est pas extra non plus. Carrey Mulligan surjoue un peu, mais peut être correcte. James Badge Dale est sympa mais son personnage n'est pas intéressant, et le reste des acteurs va et vient et laisse vraiment à désirer. Mais même si les acteurs sont corrects, ça sauve pas ce film de l'ennui et des oubliettes. Mais au moins, je trouve que la musique est bien et donne un peu plus de vie au film, mais ça sauve pas non plus. En conclusion, "Shame" est un mauvais film dramatique complètement lambda et faut vraiment m'expliquer pourquoi y'a des gens qui aiment ce film, parce que j'ai trouvé ça mou, sans saveur et vide, et donc c'est pour ça que je le conseille à personne. (Sauf si vous voulez voir à tout bout de champ des hommes et femmes dénudés, car dans ce cas-là, vous allez être servi !)
une évocation sur l'addiction au sexe, ce qui peut effectivement choquer. sur une mise en scène classieuse, son traitement est assez frontal, mettant le spectateur dans une position délicate de voyeur malgré lui. pour autant, la répétition, la lenteur des scènes n'arrivent pas à intéresser, à comprendre en s'attachant au personnage. un ensemble ennuyeux, qui nous laisse à distance et largement surcoté!
Film profond et sombre. Entre perversion, égoïsme et recherche de soi, le réalisateur propose une oeuvre pudique et nuancé. La réalisation est subtile et artistique. Le film est brillamment porté par Fassebender et une Bo de qualité.
Au-delà d’un film sulfureux sur l’addiction au sexe, il faut voir un film déroutant et puissant sur la solitude d’un homme dans une ville mondiale. Porté par un M.Fassenberg de premier choix, ce film choque et fascine au travers d’une lenteur assumée. Un portrait de choix primé à la Mostra de Venise.
un beau film qui traite d'un sujet délicat l'addiction et plus précisément l'addiction au sexe . (même si vais mieux etres addict au sexe plutôt que à l'alcool , réseau sociaux etc ) il montre à quel poin une personne accro à quelques chose ne se rend pas compte de se qui se passe au tour de lui et délaisse sa famille et ses proche la en l'occurrence sa soeur qui a besoin de lui et lui il ne le vois pas car il passe plus de temps avec son addiction plutôt que avec sa sœur . Très bien traité sans tomber dans le vulgaire ou les clicher de l'addiction mais aussi ce film fait réfléchir au peu de temps que l'on consacre à ses amis et famille plutôt à qu'à son addiction . Et les addictions quel quelle soit peuvent entraîner le suicide .
Shame est certainement un très grand film de ces dernières années, et probablement l'un des plus déroutants, malgré une mise en scène sobre mais terriblement efficace du nouveau petit génie du cinéma Steve McQueen. Michael Fassbender délivre l'une de ses meilleures performances de sa jeune carrière à travers le portrait froid de cet homme addict au sexe. Cette addiction est pour le coup réellement prise au sérieux et non pas sur un ton léger, comme la plupart des films ou séries traitant le sujet. Le film brille par son scénario efficace et par ses scènes de sexe qui créent un malaise totale chez le spectateur, mais aidant grandement dans l'efficacité du récit. Une brillante variation de l'addiction sexuel chez l'homme moyen.
Brandon a trente ans, il vit à New-York, travaille dans un open space et est habillé d'un jean et d'une chemise bleue, bien rentrée dans son pantalon. Brandon est bien évidement rasé de près, rien ne dépasse ; son charisme semble absolu et il n'a pas besoin de parler pour se faire ramener par une jolie blonde en taxi. Brandon est donc l'archétype de l'homme du XXIème siècle, du gendre idéal, de la statue grecque du néo-management ; prêt à sacrifier sa sœur à son patron sans rouspéter. Brandon est joué par un Michael Fassbender en pleine grâce, et filmé par Steve McQueen qui ne se lasse pas de le filmer nu et en train de se regarder dans la glace ; et qui l'avait déjà filmé dans son premier film, HUNGER, en Bobby Sands, personnage anorexique étalant ses excréments dans les joules de Long Kesh.
Steve McQueen s'est donc saisi d'un sujet hautement périlleux et bien plus à risque que son récit historique précédent. Le réalisateur décide de traiter d’un nouveau syndrome apparu il y a quelques années dans le DSM 4 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) ; il s'agit de l'addiction sexuelle. En effet, le fascinant Brandon a tendance à être un peu obsédé comme on aurait dit avant, donc plutôt addict et sous dépendance comme on dit maintenant d'une pratique sexuelle sans limite. On le voit donc péniblement se masturber au travail, être accro aux sites pornographiques et ne se privant pas des services d'Escort girls, qui servent d' objets à assouvir ses compulsions de répétions, et ses désirs impérieux de sexe, comme on dit maintenant. Je ne vais pas me lancer ici dans une explication psychanalytique du comportement de Brandon, mais il me semble important d'essayer de comprendre ce film par l'explication toute faite et rassurante que le DSM 4 nous donne du syndrome de dépendance sexuelle très à la mode. En effet, il me semble que si l’on regarde SHAME comme l'on fait les médias, sous l'angle de l'addiction, de la dépendance et du comportement, on passe à côté du film. Le mécanisme est le même si l’on pense les adolescents d'aujourd'hui, dépendants d'internet ou que l'on réduit les anorexiques à leurs troubles alimentaires. Même si on le dit souvent, il est bon de rappeler que le DSM, la pensée médiatique, ou une mauvaise utilisation du management tendent à réduire la complexité de l'être humain et de sa psyché à un trouble plus ou moins facile à décrire.
SHAME nous parle bien plus d'un homme en perdition, aux prises à la honte bien évidemment, mais aussi à sa difficulté à penser son histoire. Brandon joue donc un cas clinique parfait, une forme pure d'un homme ravagé par sa propre histoire. Steve Mc Quenn a ici l'intelligence de nous en dire très peu, seulement une phrase exprimée par la sœur suicidaire de Brandon, qui sonne d'une justesse glaciale : "Nous ne sommes pas mauvais, nous venons d'un endroit mauvais".Le film joue sur l’inconnu du passé de Brandon et de sa sœur, sur le jeu du tableau clinique et d'une description des symptômes de son personnage, ne nous cachant rien. On le voit courir dans un New York sans personnages, se masturber sans désir, et boire sans ivresse. La pulsion fait émergence dans des passages à l'acte qui mettent très mal à l'aise le spectateur car l'absence de symbolisation chez Brandon est terrifiante. Steve McQueen nous parle d'une société américaine sans limite où l'avidité et la consommation à excès sont les marqueurs d'une certaine forme de réussite. De plus, le film prend le temps de filmer, de décrire la mélancolie dont est atteint le couple formé par Brandon et sa sœur Sissey, jouée par Carey Mulligan, absolument tragique. Alors bien évidemment, je vous conseille le visionnage de SHAME, que l'on peut facilement télécharger d’une manière ou d’une autre en fonction de votre niveau de dépendance sur l'échelle d'addiction de Goodman. Je vous avertis tout de même qu'il faut être de bonne humeur, pas trop sensible car ce film est hautement déprimant et sans espoir. Le réalisateur semble se réfugier et trouver grâce dans la splendeur de ses images, dans une bande son magnifique, qui réjouissent le spectateur et Brandon.
Shame de Steve McQueen nous raconte l'histoire de Brandon, sex addict, qui voit arriver sa soeur dans son quotidien. En dehors de la réalisation, irréprochable autant au niveau plastique que mise en scène, ce qui marque le plus est le personnage principal incarné par Michael Fassbender, anti héros devant vivre avec son fardeau et qui en est antipathique. J'ai aimé le personnage et son rapport au reste de la population, on assiste à une montée crescendo de son mal être jusquà l'explosion du personnage et de ses pulsions. Un film qui marque aussi par sa bande son et le thème de son personnage principal.