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Un visiteur
1,5
Publiée le 30 septembre 2014
Très décousu et surtout très surfait, ce long exercice masturbatoire est à un objet à la gloire de Fassbender et il est le seul d'ailleurs à réussir à nous sortir de notre torpeur de temps à autre. Rasant pour tout dire et même pas honteux...
Le sujet est intéressant, mais le film déçoit parfois.On s'ennuie parfois. spoiler: Par exemple, quand la soeur chante, ça devient long (surtout quand on n'aime pas son interprétation de la chanson) .La déchéance du personnage est assez bien rendue. spoiler: Le PC du bureau vérolé, les nombreux magazines et DVDs porno, l'incapacité à faire l'amour de façon conventionnelle .On devine que le frère et la soeur ont dû être traumatisé durant leur enfance. spoiler: Les marques sur ses poignets indiquent qu'elle a essayé de se suicider plus jeune.L'absence de "happy ending" rend le film réaliste . La majorité des gens qui souffrent d'une addiction (drogue, jeu, alcool,...) ne s'en remettent pas facilement et sans aide.Bref,le sujet du film est très intéressant mais je trouve qu'il manque un petit quelque chose pour en faire un film réussi. Enfin, ce n'est que mon ressenti.
Ouah, quel film... ! Quels courage & sensibilité. L'addiction avec tout ce qu'elle comporte de tristesse, de souffrance, de solitude. Magnifique film, sur le fond mais aussi dans sa forme.
Un film sur le phénomène d'addiction bien plus que sur le sexe en lui même : le thème aurait tout aussi bien pu être la drogue, les jeux en ligne, ou bien l'alcool, etc.. Fassbender, excellent, retranscrit à la perfection cette ambivalence du besoin qu'il éprouve malgré la conscience que ce besoin et non seulement futile, mais aussi auto-destructeur, entraînant isolement social et affectif. Et biensûr de cette difficulté à sortir de ce cercle vicieux qu'est la pulsion morbide. Un flm particulier, certes, mais qui mérite d'être vu...
Le film est déroutant car il n'apporte aucune réponse malgré de nombreuses questions et n'a pas véritablement de fin (ni de début quand j'y pense). Fassbender délivre encore une fois une prestation remarquable et incarne à la perfection un mec complètement consumé par ses démons. C'est peut être là le problème, il est tellement bon en victime de ses pulsions qu'il est impossible d'éprouver la moindre sympathie pour son personnage dont, au final, on se moque bien du destin. Plus une chronique qu'un film au final.
on ne sort pas indemne de ce film incroyable, fassbender y joue le role de sa vie, et la mise en scene magistrale de steve mc queen (II) nous fait descendre dans les abymes de son personnage. Fascinant
L'aspect dérangeant de ce film en fait ressortir tout son sens. Nous avons bien affaire à un chef-d'œuvre. Le personnage principal nous fait ressentir toute sa souffrance, ce qui permet par ailleurs au spectateur de s'interroger sur des questions qui n'obtiendront jamais de réponses.
Un scénario et des acteurs intéressant, une BO approprié mais trop discrète, on s'ennuie une partie du film et la fin manque d'originalités. En bref je reste sur ma faim avec ce film qui reste cependant a voir au moins pour les excellent acteurs et pour l'histoire.
Moé!! Ce film est tourné de manière très dramatique ( même des scènes qui ne le sont pas) c'est dommage! Il aurait pu jouer sur les émotions! Un beau jeu d'acteur! Et très esthétique ! Peut mieux faire!
Franchement j'ai pas tout compris. Déjà oui certaines scènes sont beaucoup trop longues (la scène ou Brandon court, celle ou sa soeur chante, celle ou il baise avec les 2 meufs,...) mais surtout le film n'est pas très clair sur certains aspects et mériterait d'être plus travaillé (depuis quand ses pulsions sexuelles sont elles aussi violentes ? quelle en est la cause ? pourquoi l'endroit d'ou il vient est il aussi "mauvais" ? ). Surtout qu'il n y'a pas vraiment d'évolution: le personnage est enfermé dans son addiction du début à la fin sans aucune perspective de guérison, car aucune cause de motivation (ils auraient du travailler la relation qu'il a eu avec sa collègue par exemple). Donc ce film est très flou, on continue de regarder pour savoir si on va être éclairé progressivement mais malheureusement ça ne s'arrange pas au cour du film et on reste perdus à la fin autant qu'au début, voir plus. Dommage ce film aurait pu être un chef d'oeuvre.
Après l'avoir traîné dans une prison irlandaise, Steve McQueen (II) enferme Michael Fassbender dans une geôle psychologique maladive, celle de l'addiction au sexe. Mais cette fois, ses angles contemplatifs et son style aussi distant qu'épuré, accompagnés d'une touche de complaisance qui manquait à Hunger, sont un carcan autrement plus serré pour le spectateur, enserré dans cette fable où le drame côtoie l'onirisme. Déjà, j'admire à nouveau la confiance de McQueen en son récit et en son public, qu'il ne manœuvre pas mais oriente tout juste, lui laissant libre court de voir en Shame ce qu'il veut. Les plans, souvent longs, sont fixes et le mouvement vient des personnages, ce qui renforce en même temps leur rôle et l'importance de celui-ci que la neutralité du regard de la caméra. Pas besoin d'en faire des caisses, pas besoin d'appuyer chaque scène ; l'épure très racée de McQueen renvoie ses sujets d'étude à leurs démons avec ce que j'appellerai une réelle force tranquille. L'univers spatio-temporel est simplement happant, la régulière résurgence de scènes en temps réel confondante. Une impression de spirale se crée, se conjuguant au regard distancié en donnant une sensation d'infini, comme si les démons de Brandon ne devaient jamais cesser de le tourmenter. Le New-York étrangement homogène et d'apparence extrêmement prismatique dessiné par des choix photographiques sublimes est d'ailleurs exclusivement nocturne, sans aube, sans échappatoire. Au milieu de cette cité comme déjà perdue, Fassbender traîne son addiction sans grande illusion, son regard gris acier exprimant à la fois (ou tour à tour) désir, froideur et peine, ses épaules cédant petit à petit sous le poids. Une belle incarnation d'une vision de l'homme métropolitain englué dans une cruelle solitude urbaine, portée par un acteur que je n'ai jamais vu aussi bon. Tout en retenue, en classe mais aussi en émotion, Shame témoigne d'une subtilité rare, et écrase du haut de sa modernité la décadence qu'il met en scène. Très puissant.
Ce qui se passe dans la tête de Steeve McQueen est incroyable ! Il dirige ces acteurs avec une précision proche de l'absolue, aidé d'un scénario immersif et jouissif, il nous fait aimé le cinéma !
Centré sur un junkie puissance 10, on a d'ailleurs mal pour ce type complètement accroc au sexe, Shame côtoie sans arrêt la sortie de route, mais parvient à l'éviter. Avec un thème aussi glauque, c'est déjà une belle performance. De la tourbe jaillit même un pur moment de cinéma (l'errance urbaine déconstruite du héros en fin de film) qui rappellerait presque un Kubrick version trash. Pas mal.
Ce film est une oeuvre d'art et il touche un sujet avec une douceur et une ambiance incroyable sur toute sa durée. C'est un concentré d'émotion grâce à sa mise en scène et sa B.O. et le psychologie du personnage principal sont extrêmement bien exprimée.
Voici l'exemple parfait de l'esthétisme mortel qui du formel au mythique zappe toute l'émotion du tableau qu'il nous peint. On nous raconte ici a quel point la vie s'efface de nos perceptions d'homme moderne et que toute tentative d'attache ne s'opère que dans la séduction avant de se Kleenexiser. Sur le fond, je ne vois pas d'objection a ce constat qui sert l'addition de décennies d'utopies finissant par briser les hommes et femmes qui s'en sont nourris. Sur la forme je ne vois que du vide entouré d'acteurs au talent certain (Fassbender et Mulligan évidemment) mais contraints par "l'artiste" a être encartés sur une œuvre ratée. Shame est un joli numéro d’illusionniste, faisant passer la pilule de l'ennui qu'il procure par quelques superbes plans d'un New York mélancolique malheureusement parasités par de multiples scènes de cul gavant le spectateur jusqu’à la nausée tant Mcqueen ne sait pas s'y prendre pour proposer une alternative artistique au vice mécanique qu'il dénonce. Une très grande déception pour ma part.