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Un visiteur
3,5
Publiée le 6 juillet 2011
Avec "Un amour de jeunesse", Mia Hansen-Love parvient à raconter une histoire d'amour qui ne peut pas s'arrêter, la première étant toujours la plus belle, et à en retransmettre l'émotion, si bien que son film a un petit quelque chose d'universel. La réalisatrice est d'ailleurs meilleure dans le domaine de la suggestion sans dialogues, que quand il s'agit de faire parler ses acteurs, notamment Sebastian Urzendowsky, qui ne trouve à aucun moment le ton juste : trop théâtral, trop endormi... toujours est-il que sa prestation dessert malheureusement le film. Au contraire, Lola Créton est une vraie découverte, aussi charmante que douée. Elle m'a d'ailleurs fait penser à Anaïs Demoustiers dans "D'amour et d'eau fraîche", la séquence en Ardèche où le couple se retrouve seul en vacances ressemblant beaucoup au film d'Isabelle Czajka. A défaut d'être franchement mémorable, "Un amour de jeunesse" fait partie d'un certain cinéma français indépendant plus humble et honnête que ce à quoi on pouvait être habitué, et c'est déjà une bonne chose.
Un film encourageant. En le voyant on se dit que tout le mode peut etre réalisateur. L’histoire est sympa mais c’est lent, répétitif. Il n’y a aucun rythme. C’est mal monté. Les musiques sont bien mais ne sont pas mixées avec le reste de la bande son.
Un amour de jeunesse se révèle être un film simple, beau et authentique.
Le film raconte intelligemment cette histoire d'amour impossible.
Deux personnes qui s'aiment, mais qui ne conçoivent pas l'amour de la même façon.
Lui est un idéaliste en quête de liberté et elle est veut complètement s'abandonner dans l'amour.
Ils se quittent, le temps passe et la jeune femme des années plus tard semble toujours être amoureuse.
Malgré sa nouvelle vie et son travail.
La dernière scène est magnifique et riche de symbole.
Lola créton est la révélation du film.
Le spectateur lambda serait il devenu stupide au point de ne plus apprécier l'authenticité et préfèr regarder des blockbuster Américains.
En tout cas la note spectateur est tout bonnement injuste, il y a de quoi se poser les des questions.
L'exercice devait être délicat à l'écriture, il est difficile de faire un film sentimental sans que ça devienne chiant ou clichés, mais rassurer vous il n'y a rien de tout cela.
Mia Hansen-Love, la jeune réalisatrice de 30 ans à du mérite, d'ailleurs c'est aussi elle qui à écrit l'histoire et en plus de cela elle doit très bien diriger les acteurs, sans doute parce qu'elle est actrice à la base.
Dans la profession elle ne sont pas nombreuse et en plus de cela elle possède rarement une sensibilité artistique que semble posséder Hansen-Love. C'est bien filmé et très bien écrit.
Une mise en scène au plus près de son actrice, un scénario intimiste et en même temps universel... Une belle et bouleversante histoire, une actrice formidable... Que de compliment à faire sur ce film qui laisse une amertume et fait regretter ses amours de jeunesse...
Je ne connais pas le cinéma de Mia Hansen-Løve, je savais juste qu'elle était passée par la rédaction des cahiers du cinéma et franchement ce que j'en ai vu, même si c'est pas forcément parfait, notamment au niveau du rythme, le film a quelques baisses de rythmes, notamment au milieu du film, donne envie d'en voir plus.
J'ai cette impression que Mia Hansen-Løve s'est inspirée de sa propre expérience, en tous cas qu'elle sait de quoi elle parle lorsqu'elle parle de ce premier amour à une époque sans téléphone portable, où l'on s'écrivait encore des lettres qu'il fallait attendre une éternité, où chaque jour relever son courrier était un peu un moment de stress, la lettre tant attendue sera-t-elle là ? Et si elle est là, que dira-t-elle ? Et franchement le film est une franche réussite, parce qu'il arrive à faire ressentir les émotions de son héroïne à travers les petites choses, les petites disputes du quotidien (le fait qu'elle soit une chieuse, mais que c'est ça qu'on aime), le fait d'enlever les punaises des villes visitées par son copain qui ne lui écrit plus, ou tout simplement, le chapeau que son premier amour lui a offert qu'elle veut absolument rattraper alors qu'il est tombé à l'eau.
La force des détails permet de vivre avec elle cette aventure amoureuse. Mia Hansen-Løve gère extrêmement bien les ellipses, ce qui permet de vivre cette aventure dans le temps, sans forcément inscrire lourdement un panneau avec marqué "4 mois plus tard", parfois on a des indications temporelles, parfois non et pourtant on sent que le temps a passé, qu'elle a changé.
Mais le plus beau dans ce film c'est qu'il ne se termine pas vraiment, comme dans la vie, il n'y a pas de conclusion, pas de fermeture... la vie continue... et finalement c'est ce qui rend le film si solaire malgré sa mélancolie profonde... Et ça c'est profondément beau, juste la tendresse et l'amertume de la vie qui arrivent à cohabiter...
Parce que Mia Hansen-Løve n'est ni une naïve, ni une niaise, loin de là, son personnage féminin n'est pas parfait et le garçon qui la quitte n'est pas un salaud... et ça ne fait que renforcer cette sensation que Mia Hansen-Løve parle de notre histoire à chacun de nous, qu'elle réussisse à parler de l'universel. Personne n'est tout blanc, tout noir, c'est juste des jeunes gens qui s'aiment et qui de par leur inexpérience se font mal.
Ce qui est beau c'est que cet amour reste... qu'il réussisse à survivre avec l'espoir qu'un jour ils seront assez matures pour que ça soit possible.
Et si au début le film ressemblerait presque à un Rohmer avec des adolescents qui parlent d'amour avec de grands mots et de grandes phrases, le film réussit petit à petit à s'échapper de son modèle pour réussir à avoir sa propre identité, celle d'un film montrant des tranches de vies d'une jeune femme qui perd son premier amour. Ce qui n'est pas sans rappeler la Vie d'Adèle (bien que ce dernier reste mille fois supérieur au film de Mia Hansen-Løve).
Reste que je me sens particulièrement concerné par cette histoire, parce que moi aussi j'ai laissé la femme aimée de l'autre côté de l'Atlantique en allant en Amérique du Sud.
j 'ai vu ,j''ai aimé ! mais avant tout avant , un gros gros regret. Si la jeune actrice lola creton, fine, donne toute sa verité au film et au propos de ce beau sujet ,le jeune garçon lui le plombe tant il est mauvais ! y pas d'autres mot bonne occasion de mesurer l'importance du choix des interprètes, capitale! comment est possible que la réalisatrice ai si bien choisi la jeune fille, véritable pilier du film et soit passé a coté du jeune homme des plus mauvais. Décidant de faire abstraction de ce gros defaut, pas fastoche, j'ai pourtant beaucoup aimé. Qui n'a pas gardé de trace , de son amour de jeunesse des années ,une vie plus tard? une trace magnifiée par un état émotionnel exacerbé, a fleur de peau, si particulier traversé a l'adolescence et qui s'imprime a cet age pour durer, indélébile. l'angle du sujet est formidable. un amour de jeunesse qui colle la peau de cette jeune fille qui ne s'en défait plus malgré le temps. un etat amoureux qui prend toute la place,entier et tenace. Camille est plus attachée, dépendante de son etat d'amour que du garçon lui même. formidablement capté par la réalisatrice. ce film est traversé de grâce par la jeune comédienne lola créton qui en a revendre ! un sacré talent a mon avis. on parcours 8 ans de sa vie qu' elle traverse , crédible sans artifice jamais! les autre comédiens sont formidables et particulièrement son second amour ainsi que la mère joué par la formidable Valérie Bonneton . quoi qu'il en soit a voir pour une seule bonne raison découvrir cette nouvelle comedienne lola Créton.