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kermalec
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5,0
Publiée le 25 octobre 2014
Xavier Dolan nous propose de nouveau un film artistique, émouvant et profondément intelligent. Il fait partie de ces rares cinéastes qui ne se contentent pas de raconter une histoire mais préfère donner forme aux sentiments, aussi confus soient-ils. Il signe ici, selon moi, son film le plus abouti à ce moment de sa carrière : un film contemplatif éminemment artistique. Son expertise dans le maniement de la musique, des lumières, des décors et costumes et de la photographie m’a rappelé le talent de Wong Kar-Wai. Et quel casting ! Melvil Poupaud, Suzanne Clément et Nathalie Baye sont magnifiques de sincérité. Ce film est bouleversant, sans être abusivement bien-pensant : le spectateur est pris aux tripes et se retrouve aussi tiraillé que les personnages centraux. N’ayons pas peur des mots, ceci est un chef d’œuvre. Bravo l’artiste !
J'ai adoré ses deux 1ers films. J'ai été très déçu par celui-ci. Trop dans l'esthétique, pas assez dans l'histoire. Il aurait pu arrêté le film au bout d'une heure et demi, mais non. Il fait se perd en boucles inutiles. En gros : 3 parties qui racontent à peu près la même chose. C'est mou, c'est lent... Mais c'est beau !
Un film agaçant et prétentieux à l'image de son réalisateur. Il serait toutefois injuste de nier son talent et la puissance romantique qui se dégage de certaines scènes. L'atout majeur du film, l'interprétation de Suzanne Clément, incandescente.
Le film peine à se rendre intéressant et multiplie les longueurs. Xavier Dolan jeune réalisateur aurait-il vu trop grand ? On ne lui boudera pas sa justesse dans certains plans et son aisance à manier la caméra. On subit le film plus qu'il nous emporte, on préférera ses anciens, dommage.
Avec un sujet aussi casse-gueule, il est très facile de tomber dans le piège du film tire-larme. Xavier Dolan fait tout sauf s'apitoyer sur le sort de Laurence. Il pose un regard sans complaisance sur sa vie, mais sans en faire un drame non plus. On suit l'itinéraire d'un gars comme les autres finalement à une "petite" différence près. Le film est une comédie romantique en quelque sorte, mais il ne s'agit pas de rentrer dans un cinéma populaire sans prise de risque. Dolan va beaucoup plus loin comme l'indique le format (2h45, il a le temps de s'en passer des choses). Sa capacité à renouveler sa mise en scène assez dingue nous fait chavirer de bout en bout, sans oublier que c'est aussi un clippeur! Et il vient nous le rappeler à quelques reprises, ce qui à défaut de faire "fourre-tout" insuffle un vrai rythme au film. Il serait honteux de se limiter à la mise en scène sans parler des acteurs, Melvil Poupaud (bluffant(e)?) en tête, et locaux pour la plupart. Une vrai claque pour moi, qui l'ai découvert avec ce film, vraiment maitrisée et vraiment surprenant sur bien des aspects.
Il n'y a rien dans ce film qu'une volonté trop affichée de faire "un grand film" ! Alors qu'au final, c'est une toute petite chose qui se déroule sous nos yeux lassés par tant de crânerie veine... A fuir !
Troisième long-métrage à seulement 23 ans pour le (très mature) québécois Xavier Dolan, après nous avoir sidéré avec J'ai tué ma mère (2009) et nous avoir laissé sur notre faim avec Les amours imaginaires (2010), il nous revient avec cette fois-ci, un film fleuve de… 160 minutes (!). Laurence Anyways (2012) narre l’histoire de Laurence, un professeur de littérature qui, venant d’atteindre la trentaine souhaite devenir une femme, un projet qui lui tient particulièrement à cœur et pour cause, cela fait années qu’il en rêve, pour lui, il aurait dû naître femme. Nous sommes à la fin des années 80, le film va suivre durant toute une décennie la lente transformation physique opérée par Laurence, de ses sacrifices en passant par des peines de cœur, de ses désillusions aux rencontres qui le marqueront à jamais. Xavier Dolan dresse des portraits touchants, sincères et tellement criant de vérité que l’on se prend rapidement d’affection pour le tandem incarné par Melvil Poupaud & Suzanne Clément. Dolan est parvenu à insuffler énormément de choses, passant de la colère à la tristesse en un claquement de de doigts. Le jeune réalisateur a sublimé son film, à commencer par sa direction artistique où l’on y retrouve de magnifiques acteurs, de Nathalie Baye en passant par Melvil Poupaud ou l’impressionnante Suzanne Clément (que l’on pouvait déjà retrouver dans le premier film de Dolan), ajoutez à cela une B.O électro collant parfaitement à l’univers du film (très années 80/90), des décors en passant par les costumes (les immondes gros pulls en laine). On aura aussi une pensée aux acteurs (et actrices) formant le groupe des "Five Roses", nous redonnant le sourire à la moindre réplique. Au final il en résulte une histoire d’amour impossible et au combien déchirante, dressant aussi le portrait de la transsexualité (chose relativement rare sur grand écran), magnifiquement interprété et mis en scène, seule regret et pas des moindre, que la durée importante du film se soit fait ressentir à plusieurs reprises. Signalons enfin que le film fut nominé à sept reprises lors du 65ème Festival de Cannes, mais ne remporta qu’un seul trophée (mais amplement mérité), celui du Prix d'interprétation féminine pour Suzanne Clément.
Un film encore difficile de Nolan, austère , intrusif, dérangeant . Les acteurs sont très bons , on y croit , mais l'ambiguïté du personnage met parfois mal à l'aise.
Excellentes performances, rien à redire. Film intelligent, tournée avec brio dans la super ville de Montréal. Très beau choix pour la BO aussi. Pour avoir pondu ça à l'âge de 23 ans, Xavier Dolan a vraiment fait preuve d'un savoir faire de génie précoce ! Le film est quand même long, c'est dommage, beaucoup de moments où je me suis ennuyée.
De Xavier Dolan (2012). Xavier Dolan livre un film fort sur la difficulté de vivre pleinement sa vie , en brisant les conventions qui nous enferment . Ce sur un sujet difficile à aborder à savoir l'identité sexuelle . Filmé avec un tact et une grande retenue . Son troisième film est à la fois personnel , touchant et très aboutit . Autant du côté de la narration que de l'interprétation . A commencer par le beau Melvil Poupaud qui campe son personnage avec finesse et profondeur . Avec aussi Suzanne Clément et Nathalie Baye en mère un peu perdue mais qui va re découvrir son fils .
Coup de coeur pour ce film à la mise en scène virevoltante, et son couple d'acteur déchirant, victime du temps et de l'autre. C'est bouleversant, captivant, visuellement très bon. Un grand cru signé Dolan. Petit bémol : le québécois c'est pas de la tarte !!!
Ce n’est pas tant la question de l’identité sexuelle que du poids de l’amour dans la transformation de l’autre et des répercussions que cela peut entrainer sur le couple qu’évoque Xavier Dolan dans ce long-métrage d’une durée fleuve. Le réalisateur québécois tombe toujours parfois sous le coup d’une certaine sophistication de l’image dispensable d’autant que c’est lorsqu’il emmène son récit vers plus de pureté qu’il touche véritablement.
Un mélo puissant et ambitieux en forme de long poème d’amour fou jusqu'au bord de la destruction, avec quelques moments de fulgurances folles, interprété avec les tripes par ses deux interprètes principaux.
Le troisième film de Xavier Dolan, le jeune surdoué canadien est carément un coup de maître. Sur une trame propice aux pires écueils, le réalisateur de J'ai tué ma mère et des amours imaginaires livre une oeuvre forte, puissante et mélancolique. Cette histoire d'amour contrarié et tragique est magnifiée par le couple Melvil Poupaud et Suzanne Clément, tous les deux incroyables de rage et de pudeur. Leur histoire, aussi insolite qu'elle puisse être, touche au coeur. Mais Dolan livre aussi une véritable leçon de mise en scène, ces plans sont sublimes, aériens et d'une outance kisch surprenante sans être pour autant ridicule. A la lisière du trop plein, du too mutch, Dolan raille les codes mêlant passages comiques, envoyées lyriques et symbolisme exacerbée avec une énergie poignante. La scène du bal ressemble à un clip MTV et à une pub pour parfum mais elle est sublime, les travestis sont aussi caricaturaux que ceux de la cage aux folles mais ils sont aussi touchants et émouvants, bref le film regorge d'idées et surprend là ou on l'attend pas. Le meilleur film de Dolan à ce jour, à voir.
"Laurence anyways" est un film courageux et audacieux, c'est à la fois une réussite et un échec. C'est un film beaucoup trop long, très imparfait et bancal, qui alterne séquences brillantes et scènes maniérées quasi ridicules. Il donne une vision totalement erronée de la transsexualité. En dehors de la scène où le héros révèle sa nature à sa compagne, sa souffrance morale et son cheminement psychologique ne sont que très peu abordés par la suite. Pire encore, qu'il n'y ait aucun changements physiques de Laurence porte atteinte à la crédibilité et prête même à confondre transsexualité et travestisme. Mais là où le film est une véritable réussite, c'est dans la maîtrise de la narration de la passion amoureuse vécue par les deux personnages principaux, ce qui est en fait le véritable cœur du film. Et l'on comprend ce que voulait faire le réalisateur : un film sur le droit à la différence et la tolérance, mais surtout raconter l'histoire d'un amour impossible.