Laurence Anyways
Note moyenne
4,2
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332 critiques spectateurs

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81 critiques
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 891 abonnés 8 242 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2012
Troisième long-métrage à seulement 23 ans pour le (très mature) québécois Xavier Dolan, après nous avoir sidéré avec J'ai tué ma mère (2009) et nous avoir laissé sur notre faim avec Les amours imaginaires (2010), il nous revient avec cette fois-ci, un film fleuve de… 160 minutes (!). Laurence Anyways (2012) narre l’histoire de Laurence, un professeur de littérature qui, venant d’atteindre la trentaine souhaite devenir une femme, un projet qui lui tient particulièrement à cœur et pour cause, cela fait années qu’il en rêve, pour lui, il aurait dû naître femme. Nous sommes à la fin des années 80, le film va suivre durant toute une décennie la lente transformation physique opérée par Laurence, de ses sacrifices en passant par des peines de cœur, de ses désillusions aux rencontres qui le marqueront à jamais. Xavier Dolan dresse des portraits touchants, sincères et tellement criant de vérité que l’on se prend rapidement d’affection pour le tandem incarné par Melvil Poupaud & Suzanne Clément. Dolan est parvenu à insuffler énormément de choses, passant de la colère à la tristesse en un claquement de de doigts. Le jeune réalisateur a sublimé son film, à commencer par sa direction artistique où l’on y retrouve de magnifiques acteurs, de Nathalie Baye en passant par Melvil Poupaud ou l’impressionnante Suzanne Clément (que l’on pouvait déjà retrouver dans le premier film de Dolan), ajoutez à cela une B.O électro collant parfaitement à l’univers du film (très années 80/90), des décors en passant par les costumes (les immondes gros pulls en laine). On aura aussi une pensée aux acteurs (et actrices) formant le groupe des "Five Roses", nous redonnant le sourire à la moindre réplique. Au final il en résulte une histoire d’amour impossible et au combien déchirante, dressant aussi le portrait de la transsexualité (chose relativement rare sur grand écran), magnifiquement interprété et mis en scène, seule regret et pas des moindre, que la durée importante du film se soit fait ressentir à plusieurs reprises. Signalons enfin que le film fut nominé à sept reprises lors du 65ème Festival de Cannes, mais ne remporta qu’un seul trophée (mais amplement mérité), celui du Prix d'interprétation féminine pour Suzanne Clément.
jthuil
jthuil

23 abonnés 366 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 août 2012
Laurence Anyways passe complètement à côté de son sujet pour se raccrocher à l'évolution du couple que forment Melvil Poupaud et Suzanne Clément. Leur interprétation est catastrophique, pas moins que celle de Nathalie Baye, ce qui fait qu'on ne croit pas à la moitié des scènes, voire - pour mon voisin de fauteuil - à la relation toute entière. Je prendrais pour exemple la scène où Suzanne Clément insulte une serveuse pendant dix minutes. On a beaucoup de mal à s'attacher à ces personnages, malgré le fait qu'ils sortent de la norme, y compris à Laurence. En dépit de deux ou trois fulgurances cinématographiques, le film est interminable et truffé de scènes et de personnages inutiles. Il est bien loin d'être à la hauteur de ses ambitions. Xavier Dolan a intérêt à redescendre rapidement sur terre, sous peine que les critiques cessent de lui pardonner sa prétention démesurée.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2012
Quand un jeune réalisateur de 23 ans, repéré par la critique comme un petit génie du cinéma, signe un film de 2h40 autour d'une histoire d'amour un peu particulière, cela donne-t-il une oeuvre singulière ? La réponse est oui ! Un chef d'oeuvre, un film incontournable ? La réponse est, pour moi, non !
Projet ambitieux, comme son réalisateur qui n'a pas caché sa déception de ne pas avoir été en sélection officielle lors du dernier festival de Cannes, "Laurence anyways" est sûrement la curiosité cinématographique de l'été à défaut du grand film attendu par les aficionados de Xavier Dolan (dont je fais partie).
En suivant Laurence, prénom anglophone masculin, interprété par un Melvil Poupaud très convaincant et pas un instant ridicule en femme et Fred (diminutif de Frédérique) incarnée par l'électrique Suzanne Clément, le spectateur est happé dès le début par une suite de scènes assez hystériques, sensées nous montrer combien les deux héros s'aiment très fort. C'est un peu fatigant pour les yeux, pour les oreilles aussi. Heureusement, cette nervosité retombe un peu lorsque Laurence annonce à sa compagne son désir d'être celui qu'il a été toujours au fond de lui : une femme. Le film prend alors son rythme de croisière sur un scénario un tantinet convenu.
Mais Xavier Dolan, en cinéaste surdoué, camoufle cette faiblesse scénaristique en jouant de la caméra et du montage avec dextérité. Le film avance par à coups avec des scènes surprenantes visuellement, les acteurs cadrés très serrés pour mieux faire voir et ressentir le moindre petit frémissement et le tout est nappé de musique des années 90, de Dépêche-mode à Céline Dion. Cela pourrait être too much, c'est juste assez bluffant. Les 2h40 passent sans ennui, les acteurs sont formidables (mention spéciale à Nathalie Baye), l'image est belle. Une énergie évidente traverse cette histoire qui m'a pas rappelé le cinéma d'Almodovar par sa thématique, son côté mélo et son traitement très coloré des décors et des costumes.
La fin sur le blog
http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/08/laurence-anyways-de-xavier-dolan.html
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 août 2012
Dolan force le respect par son ambition, mais il rate une bonne partie de son film en refusant de traiter de la transexualité comme un sujet à part entière. Du coup, l'obstacle au couple reste flou, abstrait, et leurs déchirements ne sont jamais très crédibles.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 août 2012
J'étais resté sur un impression moyenne des "Amours imaginaires". Là j'y suis d'abord allé à reculons puis en me lisant des critiques je me suis dis que ca valait peut être le coup et au final je ne suis pas déçu. Malgré les petites "erreurs de jeunesse", les envolées maladroites, le film tient bien la route. Arrêtons de critiquer le traitement du sujet trop restreint qu'est le transformisme, pour moi le film parle d'amour avant tout. Les acteurs sont formidables, la réalisation digne d'un futur grand cinéaste ; quand on sait qu'il écrit, monte, crée les costumes également, y a de quoi être optimiste sur son avenir du p'tit jeune de 23 ans ! Fallait les tenir les 2h40 avec un sujet pareil et c'est tenu.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 14 août 2012
J'ai adoré ses deux 1ers films. J'ai été très déçu par celui-ci. Trop dans l'esthétique, pas assez dans l'histoire. Il aurait pu arrêté le film au bout d'une heure et demi, mais non. Il fait se perd en boucles inutiles. En gros : 3 parties qui racontent à peu près
la même chose. C'est mou, c'est lent... Mais c'est beau !
Hallyne de Cinéglobe
Hallyne de Cinéglobe

24 abonnés 376 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2012
Une mise en scène maniérée, des effets visuels kitsch, une bande son épileptique, un sujet singulier, et une durée totale de 2h39, sont à souligner pour le nouveau film du jeune réalisateur Xavier Dolan. Une histoire d'amour tout en longueur, pimentée par la tragédie d'une étrange révélation; Laurence, l'homme du couple, ressent la volonté d'être une femme.

Le manque de simplicité n'est pas un défaut, mais le manque d'authenticité du personnage de Laurence confère un aspect plus maladroit aux émotions. On ne cerne pas toujours très bien ses intentions, même si la vraie idée du film est la confusion entre travestissement et hétérosexualité. L'interprète Melvil Poupaud propose un jeu trop inégal et hautain, contrairement à sa parteniare Suzanne Clément qui libère une véritable puissance scénique. En effet, le personnage féminin vole ici la vedette au complexe sujet de la transexualité.

L'ensemble est parfois intéressant, parfois très long, confus, mais a le mérite de proposer un langage très personnel.

Malgré une évolution psychologique répétitive, cette histoire d'amour dépassant les codes de la société n'est pas banale.

Retrouvez mes critiques sur: http://cineglobe.canalblog.com/
Mathieu H.
Mathieu H.

26 abonnés 290 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 août 2012
Amour enfantin (J'ai tué ma mère), amour adolescent (Les amours imaginaires) et maintenant amour plus adulte. A l'image du cinéaste qui vieillit et qui signe ici son film le plus abouti, Laurence Anyways fait preuve d'une grande maturité dans la manière avec laquelle il filme le sentiment amoureux. Avec un style toujours aussi tapageur et insolent et une bande son audacieuse, comme d'habitude, Xavier Dolan parvient à faire de son troisième film un véritable objet de fascination au-delà de l'histoire. Cette dernière, fera surement taire les derniers sceptiques du cinéaste québécois lorsqu'ils sècheront leurs dernières larmes. Avec des personnages variés et bariolés, Laurence Anyways serait comme une maison close, lieu d'excès et dénué de normalité (si on parvient à trouver une définition de ce mot bien abstrait), de laquelle jailliraient la cruauté de l'amour, des conséquences d'un choix titanesque mais aussi et surtout sur la violence, la périodicité, mais en même temps la force inépuisable du sentiment amoureux. Mention spéciale également à Suzanne Clément, bouleversante et remarquable en femme impuissante et déchue d'une partie de ce qu'elle aime. Outrageusement brillant !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 13 août 2012
Fin, délicat, pas du tout racoleur et un Melvil Poupaud incroyable de justesse. Nathalie Baye est incroyable. Vraiment, bravo !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 août 2012
Après une première heure de haute facture, Laurence Anyways tombe dans l'exercice de style ( certes brillant ) assez ennuyant et délaisse son sujet privilégiant ainsi une succession de scènes pas toujours utiles bien que certaines apparaissent à la hauteur de la passion qui dévore les deux protagonistes ; impossible...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 août 2012
Dolan nous emporte... Longuement et habilement. Une œuvre stupéfiante, qui nous emmène vers des réflexions sur nos vies, nos amours, nos envies, nos ambitions, nos désirs, nos douleurs, nos tristesses. La vie, simplement. Bravo j'ai pris une énorme claque, ce film me remet en question, totalement et intelligemment. BRAVO. Soyez tous sensibles à ce cinéma qui nous embarque hors de nos frontières personnelles.
Fritz L
Fritz L

220 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juillet 2013
Si Dolan s'apesentit quelquefois, avec certaines scènes par trop démonstratives notamment, il n'empêche que notre jeune réalisateur n'a rien perdu de sa verve et de son incroyable éloquence à filmer, il s'impose vraiment comme l'un des jeunes grands cinéastes du moment possédant un talent hors du commun à distiller des émotions contrastées d'une rare puissance. Porté par son trio d'acteurs (Poupaud, Clément, Baye) cette histoire racontée sur une décennie est déjà inoubliable... de même pour les images et certains plans d'une beauté irréelle.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 août 2012
Déconcertant de nullité, comme ses deux précédents films. Je me demande pourquoi on lui fait autant d'éloge. Il ne suffit pas de déguiser un mec en fille pour réaliser un film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 août 2012
Tout simplement la plus belle histoire d'amour vu au cinéma depuis très très longtemps. On ne s'ennuie pas une minute malgré la longueur du film qui est même un des grands atouts du film pour faire partager sur la duréeles les dix années de cette relation. Les acteur sont épattants,. La bande son accompagne parfaitement les moments les plus "clipeux" du film jusqu'au générique de fin...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 août 2012
Tout simplement un film majeur, impressionnant de bout en bout (tout comme son réalisateur: 3 films, 3 chefs d'oeuvres) et qui fait, à mon avis, partie de ceux qui changent la face du cinéma et donc du monde (selon moi, à l'instar de "The tree of Life" ou "Le Nouveau Monde" de Malick)...2h40 (avec un mini-entracte) de beauté perdue, d'amour infini, d'esthétique et de musique eighties, parfois proche de la jubilation !!
Les mots manquent pour dire comment Xavier Dolan a réussi à donner corps (et âme) à une histoire courageuse et tragique.
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