Laurence Anyways
Note moyenne
4,2
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330 critiques spectateurs

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81 critiques
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Floriane
Floriane

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 octobre 2025
Tout est brillant dans ce film : le thème du film, le jeu des acteurs, les images, la bande son. Xavier Dolan est un génie.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2025
Ce n’est pas tant la question de l’identité sexuelle que du poids de l’amour dans la transformation de l’autre et des répercussions que cela peut entrainer sur le couple qu’évoque Xavier Dolan dans ce long-métrage d’une durée fleuve. Le réalisateur québécois tombe toujours parfois sous le coup d’une certaine sophistication de l’image dispensable d’autant que c’est lorsqu’il emmène son récit vers plus de pureté qu’il touche véritablement.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2025
Ce que propose Laurence Anyways, bien au-delà de son sujet (une transition de genre dans le Montréal des années 90), c’est un mélodrame déchiré entre la fulgurance d’un amour et la nécessité irrépressible d’être enfin soi. C’est dans cette contradiction que s’inscrit la plus grande réussite du film : celle de filmer l’impossible coïncidence entre les corps, les désirs et les mots.

Il ne s’agit pas, chez Dolan, de raconter une transition comme on raconterait une victoire. Ce qu’il donne à voir, c’est l’asymétrie des transformations, l’inadéquation tragique entre deux devenirs. Laurence ne veut pas seulement changer de genre : elle veut que l’amour survive à ce changement, que Fred, sa compagne, la suive et la reconnaisse, dans un désir inchangé.

Le cœur du film, c’est cela : vouloir être aimée comme on est devenu(e), par celle qui nous a aimé comme on était. Une demande déraisonnable, irréalisable ? En attendant, chaque scène rejoue ce paradoxe : aimer sans pouvoir rejoindre l’autre. Fred se retire progressivement, non par rejet, mais par épuisement. Dolan filme l’amour comme une langue étrangère dont les locuteurs perdent peu à peu la grammaire.

On a souvent reproché à Dolan son maniérisme, sa surcharge, son goût du clip. Mais dans Laurence Anyways, cette profusion trouve une nécessité : elle épouse le débordement des corps, des émotions, des vies en train de s’inventer contre la norme.

C’est une mise en scène du trop-plein : d’amour, de douleur, de beauté, de colère. Comme si Dolan voulait faire tenir dans chaque plan la totalité d’un monde qui ne tient plus dans les formes assignées. Le cinéma, chez lui, devient lyrique parce qu’il refuse le naturalisme comme seule voie du réel. Il faut styliser, non pour embellir, mais pour rendre audible.

Le film embrasse près de dix années, mais refuse la linéarité. Les ellipses sont brutales et les repères temporels volontairement flous. Cette fragmentation narrative n’est pas un effet, mais une expression : celle d’une temporalité disloquée, où le temps ne répare pas mais creuse.

Il serait réducteur de voir dans Laurence Anyways un simple plaidoyer. Dolan ne fait pas un film militant, il fait un film incarné. Le corps de Laurence est filmé comme une frontière en mouvement, entre regard social et vérité intime. Le politique n’est pas dans les slogans, mais dans l’ordinaire : dans les silences gênés des collègues, les insultes en creux, les gestes et les regards qui se figent. C’est précisément parce que le film ne didactise jamais qu’il émeut profondément.

Laurence Anyways est sans doute le film le plus dense, le plus ambitieux de Xavier Dolan. Il condense les obsessions qui irrigueront toute sa filmographie : la puissance des mères (Mommy), le lyrisme des affects (Juste la fin du monde), l’enfermement dans le langage (Matthias et Maxime), la violence de ne pas être aimé pour ce que l’on est devenu. Mais c’est aussi son film le plus vulnérable, où l’équilibre entre forme et fond tient sur un fil. Tout pourrait s’écrouler à chaque instant et c’est ce risque permanent qui en fait une œuvre précieuse.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2025
De Xavier Dolan (2012).
Xavier Dolan livre un film fort sur la difficulté de vivre pleinement sa vie , en brisant les conventions qui nous enferment . Ce sur un sujet difficile à aborder à savoir l'identité sexuelle .
Filmé avec un tact et une grande retenue . Son troisième film est à la fois personnel , touchant et très aboutit . Autant du côté de la narration que de l'interprétation . A commencer par le beau Melvil Poupaud qui campe son personnage avec finesse et profondeur . Avec aussi Suzanne Clément et Nathalie Baye en mère un peu perdue mais qui va re découvrir son fils .
LNKRDRN
LNKRDRN

12 abonnés 765 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 décembre 2024
Un film un peu bof.

Le film a comme principal enjeu et thématique, la transexualité dans les années 80. Et je dois avouer que ce mélange peut s'avérer intéressant.

Après, je n'ai pas perçu beaucoup de conséquences sur la vie du personnage principal, le film n'a pas assez joué là dessus je trouve.

Bref, c'est intéressant mais pas assez marquant. Je n'ai pas beaucoup ressenti l'aspect dramatique par rapport à l'enjeu et au contexte.

À... voir?
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 décembre 2024
Film qui aurait pu être bien de par son thème, mais qui est raté du fait qu’il soit excessivement mal écrit, sans compter une bande-son québécoise vraiment mauvaise et inconfortable.
TLEQ94
TLEQ94

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Vu à la TV hier soir.et pas visionné avant!.

D'autant plus surpris comme par un bon vin qu'on retrouve à la cave par hasard.

J'ai trouvé ce film très beau. Xavier Dolan semble avoir plusieurs idées à la minute quant à la mise en scène, quant aux décors, quant aux lumières ...et que dire de la bande son !! .

Bien sûr le sujet ( homme se sentant plus femme que homme) très repris depuis, ne doit pas rebuter d'emblée.

Melvil Poupaud et Suzanne Clément sont très très bons , ont-il eu des récompenses à l'époque? ils les auraient méritées!.
Catherine C.
Catherine C.

13 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2024
Après un début assez déroutant, le film prend toute son ampleur quand Laurence, homme, professeur de lettres annonce à sa compagne Fred qu’il s’est toujours senti femme. Cela devient un véritable chassé-croisé amoureux entre ce couple. Peut-on tout accepter par amour ? C’est l’enjeu majeur du thème. Plusieurs scènes sont étonnantes, dans le restaurant ou dans la cuisine, lors d’un repas de fête. Melville Poupaud est bluffant dans ce rôle par sa transformation physique. Quant à Suzanne Clément, elle est très naturelle, dépassée par les évènements.
petitlapinnoir
petitlapinnoir

73 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2024
Coup de coeur pour ce film à la mise en scène virevoltante, et son couple d'acteur déchirant, victime du temps et de l'autre.
C'est bouleversant, captivant, visuellement très bon. Un grand cru signé Dolan. Petit bémol : le québécois c'est pas de la tarte !!!
Julien GODINEAU
Julien GODINEAU

13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2024
Il y a des films comme ça dont le bruit et la fureur résonnent en vous bien après la dernière image, le dernier son... C'est le cas de Laurence Anyways. Encore un film sur les trans, encore un film de Dolan, encore, encore... Eh bien non, sous ses airs de déjà vus, ce long-métrage est exceptionnel de beauté et de maîtrise. Le scénario, la BO, les couleurs, la mise en scène, les dialogues, tout est parfait et on se perd dans l'histoire si compliquée d'un couple en perdition. Mention particulière pour la musique qui accompagne à la perfection toutes les scènes du film. Un chef d'oeuvre.
charlystrawly
charlystrawly

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2024
Magnifique, ce film m'a fait tombé amoureuse du cinéma. C'est un travail millimétré et beau, wow. L'évolution des personnages et bouleversante accompagnée du bande-son incroyable. Je comprends que le film ne peut pas plaire à tout le monde de son scénario, mais de sa photographie c'est impossible de la critiquer tellement elle est parfaite.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2024
Avec son troisième long métrage sorti en 2012, Xavier Dolan livre une histoire d’amour destructrice comme on en voit peu au cinéma. On assiste au déchirement d’un couple dont le mari décide de devenir une femme. Le sujet de la transition de genre est particulièrement saisissant grâce à la description du long cheminement de cet homme désireux de se transformer. Ses convictions, mais également l’incompréhension de ses proches ou bien le regard hostile de la société sont décrits avec une grande profondeur mêlant humour et violence. A ce titre, la prestation de Melvil Poupaud est absolument bluffante. Malheureusement, le réalisateur ne peut s’empêcher de proposer une mise en scène tape à l’œil. Ces nombreux passages, dignes d’un clip vidéo, altèrent le propos et constituent un péché de gourmandise inutile. Bref, une œuvre poignante mais trop longue.
Audrey
Audrey

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 août 2023
On voit bien un point de vue cisgenre masculin derrière la caméra. Xavier Dolan mentionne que la transidentité et la transition n'est pas le sujet principal du film mais il aurait mieux faite de ne pas prendre ce thème alors. C'est plein de clichés sur les transgenres. J'avoue que si c'était un film du début des année 2000 s'aurait été un bon film. Mais en 2012, il y avait déjà suffisamment d'écrits sur le sujet de la transidentité pour ne pas faire une caricature. Désolé, on ne peut pas tous aimer la même chose
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juin 2023
Un film encore difficile de Nolan, austère , intrusif, dérangeant . Les acteurs sont très bons , on y croit , mais l'ambiguïté du personnage met parfois mal à l'aise.
DemoCiné
DemoCiné

14 abonnés 187 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2023
On avait l'habitude chez Dolan d'aller à l'efficacité, d'avoir un récit assez clair et qui se tient assez bien. Pour "Laurence Anyways”, le réalisateur québécois a changé ses habitudes. Le récit est dense , fourmille de personnages. On a parfois du mal à s'y retrouver dans ce qui est son plus long film (2h40!!) et qui aurait gagné à être raccourci. Si l'essence du récit est la question de la trans-identité, le moteur du récit est ce couple qu'on va suivre dans ce changement, sur une période assez longue. Les deux comédiens portent le film mais j'avoue avoir un gros coup de cœur pour Suzanne Clément qui irradie l'écran par sa puissance de jeu. Quelques jolies scènes et une jolie BO agrémentent un film où l'on perd parfois le fil narratif pour se plonger dans le vertige de ce couple forcément en plein questionnement.
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