Laurence Anyways
Note moyenne
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330 critiques spectateurs

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E.nigma
E.nigma

16 abonnés 183 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2014
Laurence Anyways est superbement sinistre, caustique et très esthétique. Jamais je n'ai vu un film à la mise en scène aussi gracieuse et poignante. Xavier Dolan ne tombe jamais dans la caricature avec ce sujet de la transsexualité pourtant si tendancieux. Alors que la première parti du film s'organise autour de l'émergence, de la transformation et de l'assimilation de cette nouvelle apparence de l'excellent Melvil Poupaud en femme, la seconde partie nous bouleverse encore plus puisque elle nous transporte au gré des identités de chacun des protagonistes dans cette délirante histoire d'amour d'un transsexuel pour la gente féminine. La relation lesbienne qui se crée n'impacte jamais n'autre jugement puisque elle n'est jamais explicité ni sous entendu à aucun moment. C'est là qu'on retrouve le génie de Xavier Dolan, prendre l'homme et le traiter comme un homme, sans jamais le juger ni l'influencer, seulement lui montrer que la différence n'existe pas quand elle s'illustre et s’oriente autour du bonheur et du ressenti de notre corps. L’accompagnement sonore est bien entendu unique puisque en plus de nous faire vivre la scène en puissance il nous transporte dans cet univers "élitiste" auquel n'importe qui d'entre nous révons d'appartenir. Comme toujours, le jeune réalisateur s'amuse à jouer avec les œuvres d'art afin de servir toujours au mieux son oeuvre à lui.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2014
Dans Laurence Anyways, Xavier Dolan donne la plupart des codes du film qui le fera primer à Cannes, aussi bien pour l'histoire que pour la réalisation. La tumultueuse histoire d'amour que vit ce couple est originale par son propos. Le point de vue est traditionnel. La réalisation reste fidèle à Dolan ce qui la démarque et tant mieux car on l'apprécie. Seul un manque de rythme perceptible aurait pu être évité. Malheureusement, Melvil Poupaud n'est pas le bon comédien pour ce rôle. Même s'il se prête au jeu du début à la fin, il n'est pas assez convainquant. Par contre, Suzanne Clément est tout simplement incroyable et époustouflante. Elle vole la vedette à tout le casting et elle nous fait incroyablement ressentir ses émotions. La bande son est entrainante, comme toujours chez Dolan. Un bon film qui annonçait l'arrivée d'un chef d’œuvre. A noter, au début du film, le petit clin d’œil au Amours Imaginaires et plus tard dans le film, Fred croise un personnage ressemblant très étrangement à la mère dans Mommy.
ZZelig
ZZelig

17 abonnés 51 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 novembre 2014
Xavier Dolan est célébré car il traite de sujets si à la mode dans la postmodernité comme ici le côté transexuel, ce qu'on appelle un déni de réel ou un déni de sexe. Une maladie mentale qui deviendra tout à fait naturelle par culpabilisation, ce qui ne retire pas ce déni de réel pour faire croire que tout est culturel. Or, le "ressenti" ne repose pas sur rien car on ne choisit pas son sexe, il est donné. Alors sous le prétexte de la "différence", l'individu devient Dieu, et veut changer le donné pour être en phase avec son "ressenti" qui ne dit jamais rien de l'automanipulation,ou des mensonges que l'on a opérés sur soi (le fantasme). Ca intéresse tout d'abord une déstructuration anthropologique propre à un marché (médical, scientifique, prothèse). Mais de faire croire que tout cela est "normal" est la ruse victimaire. Et Xavier Dolan qui devrait régler ses problèmes avec sa mère, enfourche sur la mode Nouvelle Vague un long récit bavard et pathos des atermoiements de son personnage principal. Diable que c'est bavard et long où on hurle et où on pleure pour impressionner le spectateur dans la séquence "émotion" bouleversifiante. Le misérabilisme du film qui accentue sur un tel personnage n'est là que pour cacher la réelle misère sociale bien plus grande et dont Xavier Dolan ne parlera jamais, préférant les bobos des bobos, histoire de cacher l'un par l'autre. Bref, un auteur fabriqué pour complaire aux médias et au marché. A quand l'homme heureux de s'accoupler avec une machine parce c'est "son" choix ?
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2015
Laurence Anyways est vraiment un film magnifique, une ode à la vie presque! Son histoire reste assez originale, malgré quelques défauts par ici et par là. Les thèmes abordés sont assez intéressants, comme l'amour, la vie,la quête d'identité... Les acteurs sont quant à eux remarquables, on y croit du début jusqu'à la fin! Ce qui est le plus incroyable c'est de voir l'évolution de la réalisation de Dolan, déjà rien que dans son 1er film il tentait des choses, là il livre des séquences grandioses et poétiques, soutenues par une bande originale superbe! A découvrir!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 octobre 2014
Un cinéma sincère comme on l'aime, de la modernité et du talent dans la réalisation comme dans la mise en scène. "Laurence Anyways" fait parti de ses films que l'on aime dévorer sans forcément en comprendre le sens, que l'on aime admirer simplement pour sa raison d'exister. Xavier Dolan signe là un film pudique et réservé, maîtrisé de main de maître dans le narration.
kermalec
kermalec

10 abonnés 71 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2014
Xavier Dolan nous propose de nouveau un film artistique, émouvant et profondément intelligent. Il fait partie de ces rares cinéastes qui ne se contentent pas de raconter une histoire mais préfère donner forme aux sentiments, aussi confus soient-ils.
Il signe ici, selon moi, son film le plus abouti à ce moment de sa carrière : un film contemplatif éminemment artistique. Son expertise dans le maniement de la musique, des lumières, des décors et costumes et de la photographie m’a rappelé le talent de Wong Kar-Wai. Et quel casting ! Melvil Poupaud, Suzanne Clément et Nathalie Baye sont magnifiques de sincérité.
Ce film est bouleversant, sans être abusivement bien-pensant : le spectateur est pris aux tripes et se retrouve aussi tiraillé que les personnages centraux.
N’ayons pas peur des mots, ceci est un chef d’œuvre. Bravo l’artiste !
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2014
Laurence Anyways, quatrième film de Dolan et son plus long, surement car son plus travaillé, je ne veux pas dire par là que les autres sont bâclés, non du tout, mais ici il signe un scénario tout simplement magique et profond, porté par un sujet rarement aussi bien traité, "l'envie de changer de sexe", j'ai tout simplement jamais vu de film avec un sujet comme celui ci aussi bien traité et aussi complet, voir même complexe, puisque l'histoire première n'est même pas le changement de sexe du personnage de Laurence, mais sa relation avec Fred, son grand amour, car bien qu'il veuille devenir femme il n'est pas pour autant un homosexuel, il veut devenir et femme et garder la sienne, mais elle dans tout ça, comment va t'elle réagir à cela ? Comment les relations de travail, sa famille et autres de Laurence vont prendre ça ?

Tout cela nous sera livré par une mise en scène remarquable, surtout quand ça vient d'un jeune réalisateur de même pas 25 ans, je vois bien les gens face à cette phrase, "Et alors, les jeunes n'ont pas le droit d'être talentueux ?", c'est vrai que c'est étonnant de dire ça, que pour un jeune c'est une prouesse, d'habitude on dit ça car c'est en grandissant qu'on prend de la graine, qu'on soigne de plus en plus ses projets, on évolue etc..., donc voilà pourquoi on a vite tendance à être surpris qu'un jeune sorte des films aussi complexes et réalistes, mais au final on ne devrait même pas considérer Dolan comme un jeune, tellement ce gars a un recul et un œil sur la vie très mature.

Laurence Anyways est une preuve de plus de son incroyable maturité et vision des gens, ses personnages ne sont jamais des personnages mais carrément de vraies personnes, il saisi tellement les gens que ses films pourrait passer pour des documentaires.
Pendant près d'un peu moins de trois heures nous allons suivre la relation épique donc entre Laurence Alia et Fred Belair, une romance impossible comme souvent dans les films romantiques mais là c'est à un niveau bien plus spécial, et pour le moins original, un changement de sexe qui bouscule un amour unique, c'est une histoire belle, triste, émouvante et tout bonnement magnifique, je ne veux pas trop en dire sur le film donc je me contente de citer des compliments je sais, mais bon comment citer autre chose, il est impossible de descendre ce film, on ne peut que le saluer, et puis cette mise en scène quoi, là franchement Dolan est un pro, j'ai pas d'autres mots, il sait parfaitement comment livrer son histoire et présenter ses personnages, et sa réalisation m'épate toujours, on le sent toujours au plus proche de son histoire, ce qui fait que le spectateur peut pratiquement se sentir concerner par l'histoire, et il utilise pour la première fois le format 4:3, ce qui ne nuis pas du tout à l'histoire, ça lui fait même l'effet inverse, ça colle parfaitement avec le film, et puis ce que j'adore chez Dolan, c'est sa maîtrise de la bande son, il sait toujours placer ses musiques, et toujours des musiques miraculeuse dont je suis fan, rien que dans celui ci il m'offre "Fade to Grey" de Visage, et en plus il nous la balance sur une scène excise, la scène du bal où d'ailleurs il apparaît le temps d'un plan de quelques secondes, où il a une classe folle.

En parlant de musique, celle de l'intro est époustouflante, je l'ai entendu pour la première fois dans la série "Breaking Bad", et bon sang quelle va trop bien sur l'intro du film, surtout juste après un monologue plus que parfait du personnage de Laurence, personnage joué par un Melvil Poupaud incroyable, sa transition d'homme en femme est transcendante, il adopte à merveille les petites gestes féminins, la démarche et tout le reste, et ce qui est bien c'est qu'on suit cette évolution, on retrouve ensuite une habitué de Dolan, Suzanne Clément, qui est tout simplement superbe, elle est naturelle, sincère et ne surjoue jamais, le duo est vraiment formidable, on croirait voir un vrai couple et leur histoire est passionnante, sinon nous avons également Nathalie Baye et évidement Anne Dorval même si c'est pour une petite apparition.

Pour résumer, je dois dire que je ne savais pas du tout quoi écrire à la base, et j'ai finalement réussi à m'épater, oh oh oh, calme les gars, arrêtez les applaudissements c'est bon ça va.
Bref^^, film exceptionnel à voir absolument, un sujet fascinant, écrit et travaillé avec un soin irréprochable, un casting impeccable, une mise en scène grandiose et une bande son démente, du pur Dolan donc.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 octobre 2014
Là où ses films précédents péchaient par la modestie du scénario, Xavier Dolan nous offre avec Laurence Anyways une vraie histoire pleine de souffle, de lyrisme et d’amour. On ne peut reprocher au réalisateur Dolan de manquer d’idées en termes de mise en scène : le choix des cadrages, des plans de coupe, des couleurs de l’éclairage, des décors, des costumes, des musiques, du montage sonore, rien n’est laissé au hasard et cette créativité est souvent enthousiasmante. Mais une fois de plus avec lui, trop d’effet peut tuer l’effet recherché et trop de maniérisme dans la réalisation peut tuer l’émotion, surtout dans les scènes où la caméra devrait se faire oublier. Mais sa prise de risque dans le sujet traité comme dans son traitement est tellement louable, et surtout le film tellement débordant de sincérité et de vie, que l’on a envie de lui pardonner ces défauts. Dans un premier temps, le film suit le cheminement de Laurence (Melvil Poupaud) dans sa quête identitaire et, dans un deuxième temps, dans les déchirements intermittents de celui-ci avec sa compagne Fred (Suzanne Clément), sur une période de plusieurs années. On voit bien dans la première partie du film à quel point Xavier Dolan et Melvil Poupaud (tout en retenue) ont eu le souci de gommer toute trace d’excentricité et d’altérité dans le personnage de Laurence pour en faire un homme comme les autres, dont le couple et la profession sont tout à fait ordinaires, qui revendique juste le droit de vivre en harmonie avec lui-même. D’ailleurs, si sa bande d’amis (sa famille d’adoption) ressemble à une panoplie de « freaks » tout droit sortis d’un 8 ½ de Fellini, c’est bien pour nous montrer que Laurence n’est pas l’un d’eux, il est avec nous, comme nous, et pour nous rendre complice de sa métamorphose – et c’est là sa belle réussite. C’est aussi sa limite, car Laurence ne devient jamais complètement crédible en femme. On regrette que sa psychologie, les raisons profondes de son changement ne soient pas mieux explorées. Le personnage de Laurence nous reste, du coup, toujours un peu étranger alors que celui de Fred, en comparaison, nous semble plus humain, plus vulnérable et plus proche. En se trouvant lui-même, Laurence prend le risque de perdre Fred et c’est là le deuxième volet du film. À mon sens, c’est là que le film se délite, tourne en rond et perd de son impact. Dolan s’interroge sur le pouvoir de l’amour, celui qui devrait permettre d’accepter l’autre tel qu’il est, « no matter what ». Belle question, mais une accumulation de disputes, de scènes oniriques, une escapade sur une île ne suffisent pas à y répondre. Dommage, parce que Laurence Anyways est une formidable ode au droit de tous à disposer d’eux-mêmes – et par la même d’aspirer au bonheur – et un conte beau et triste sur les limites de l’amour. Une belle leçon de vie et une réflexion intéressante qui auraient pu être exposées de façon plus percutante.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2014
Laurence a 30 ans et fait son coming out… pire encore… Il vit avec Fred, sa copine, et lui avoue n’avoir jamais supporté son corps d’homme et de vouloir changer de sexe. On va donc suivre sur plusieurs années cette histoire d’amour impossible au travers la mue du personnage principal ainsi qu’au travers des retrouvailles et séparations du couple.
Xavier Dolan a seulement 23 ans lorsqu’il se lance dans ce film fleuve de 2h45. Le jeune homme a du talent, il incarne par sa maitrise du cadre, ses influences, ses expérimentations visuelles multiples paraissant sans limite, le cinéma contemporain. Visuellement très souvent bluffant par son inventivité, les dialogues souvent bien sentis, un fond musical très présent mais souvent bien placé ; un concentré de pop art moderne. Après, son film est trop… limite boursoufflé à l’excès ; la boulimie de l’auteur finit par donner le tournis. Son film ressemble trop souvent à un clip ; mais çà dure 2h45 tout de même ; successions de saynètes, parenthèses ouvertes sur un abîme, quelques scènes excessives,… La vertu d’une œuvre d’art est de faire réagir et de faire parler ; c’est le cas, ici ; c’est positif même si on a tous ses goûts
Dolan un talent incontestable… vivement la maturité
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 octobre 2014
A force d'entendre parler du réalisateur comme d'un génie du cinéma, j'ai démarré le visionnage du film avec à la fois une grande attente et une certaine appréhension.
Appréhension à la fois confortée par le début du film, assez brouillon et lent.
Effet de trouble recherché, ou tatonnage ?

Mais au fur et à mesure que l'histoire se développe, les personnages se révèlent plus complexes, le rythme se met en place.

Un plus aussi pour les musiques et la photographie, très bonnes toutes les deux.
A conseiller, mais ne vous arrêtez pas en route !
Nicolas K
Nicolas K

113 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2014
Je n'ai toujours pas vu "Mommy", le coup de cœur de tous les festivaliers cette année à Cannes. Donc je m'abstiendrai de dire que "Laurence Anyways" reste le meilleur film de Xavier Dolan. (quand on a pas tout vu, on ne dit rien) Mais là, on passe à autre chose, une autre histoire avec des personnages bien plus attachants. Melvil Poupaud a décidemment eu beaucoup de chance de tomber sur le talentueux canadienaprès des prestations plus qu'insipides dans "L'Autre Monde" de Gilles Marchand notamment.
Sa transformation physique est réussie, la transformation psychologique, un peu moins.

Dolan a donc encore fait une erreur de jeunesse en n'y jetant qu'une simple toile de fond et en n'allant pas au bout. Ici, ce qui est réellement traité c'est l'histoire d'un amour impossible entre un homme-femme et une femme.

Sur ce point là, c'est réussi car Suzanne Clément a été redoutable de justesse et de maîtrise. Son personnage, usée mentalement par le regard des autres et d'une relation amoureuse qui bat de l'aile nous offre une fraîcheur qu'on attendait dans ce film... Puisqu'en soit, notre cher personnage principal en est incapable et ne donne en guise de paragraphe argumenté qu'une simple défense des droits d'appartenance, mais pas à une réelle profondeur dans sa nouvelle vie de femme. C'est bien là que le bas-blesse et qu'on attendait vraiment quelque chose sur ça. Malheureusement, tout ce qu'il y autour n'est qu'un outil de décoration (la scène de l'Ile au Noir, pendant presque deux minutes, rien à dire c'est magnifique, mais en soit ça sert à quoi ? Le même constat que "Les Amours Imaginaires", ils marchent, avec des vêtements qui tombent) et ceci pour mieux nous faire oublier ce manque total.

C'est dommage, encore une fois, mais c'est déjà bien mieux que ses deux premiers films. Le format d'image judicieusement choisi, le coté rétro semble avoir bien pris le pas sur son esthétisme ce qui change et fait forcément son effet. La bande-son est encore une fois excellente mais des longueurs, que de longueurs, le film tourne en rond, répétitif de clips vidéos qui n'offrent pas énormément d'impact à l'histoire, juste à la rendre plus longue. Xavier Dolan montre comme toujours son talent indéniable, mais son incapacité à allier totalement le fond et la forme.
Raphaël P.
Raphaël P.

31 abonnés 126 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2014
Une oeuvre d'art. plus que ça. Une oeuvre hors du temps. Waw. Quel film. Quelle prouesse de la part de Dolan qui nous pond un film de 2h45 d'une beauté inimaginable et d'une perfection irritante. On a peut etre ici affaire au chef d'oeuvre de toute une carrière, même si je ne l'espere pas. Quelle experience. Chef-d'oeuvre chef-d'oeuvre et chef-d'oeuvre !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 septembre 2014
Une belle surprise !

J'ai découvert ce film sur le tard, un peu par hasard et je me suis pris une sacrée claque !
Traitant du genre et du changement de sexe du protagoniste je m'attendais à quelque chose de très développé autour des différentes étapes de transformation avec son lot d'épreuves et de souffrance.
C'est là qu'a été ma grande surprise: ce n'est pas du tout le cas. Au contraire, bien que Laurence traverse des épreuves difficiles et que l'on peut observer l'évolution de ses changements physiques progressivement dans le film, le cœur de l'histoire repose avant tout sur ses relations aux autres, sa famille certes mais surtout l'amour de sa vie. Un amour impossible, qui prend aux tripes et torture les deux amants.
J'ai trouvé ce film particulièrement bouleversant et ai apprécié sa dimension psycho-affective. En effet, la transsexualité et ses perturbations psychologiques et sociales sont peu abordées à travers le cinéma.
Xavier Dolan a permis de rendre visible cela avec des dialogues forts, justes et implacables.
Des moments d'insouciance ponctués par d'autres dramatiques.
Un très beau film.

spoiler: Seul bémol: la "pink family" représenterait un appui et un soutien pour Laurence mais je n'ai pas perçu l'intérêt de ces séquences et finalement leur pertinence dans le film, dans l'évolution du personnage principal. Ils sont caricaturaux et on le ressent comme voulu mais ces scènes sont plutôt lentes et ennuyeuses à mon goût.
chrischambers86

16 165 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2015
"Laurence Anyways" est en fait le parcours d'un personnage entre disputes et rapports très passionnels! Du haut de ses 23 ans, le jeune prodige quèbecquois Xavier Dolan signe avec "Laurence Anyways" un pur chef d'oeuvre, une histoire d'amour très riche qui se passe sur dix ans! Prof de lettres à la fin des 80', Melvil Poupaud est très amoureux de Fred, incarnèe par la fougueuse et dèjantèe Suzanne Clèment (personne, non personne n'oubliera la scène hallucinante du restaurant), qui travaille à la tèlèvision! Le jour de son anniversaire, il lui annonce qu'il souhaite devenir une femme! Un sujet sensible, tout en finesse, avec des envolèes lyriques (les fringues qui tombent du ciel, le dèluge d'eau sur Suzanne Clèment...) à jamais dans nos mèmoires! Le fait que le personnage principal change de sexe, ce n'est pas du tout le sujet du film! Le sujet est plutôt comment avec une dècision aussi courageuse et aussi dingue Laurence arrive à garder l'amour de sa vie ? Film incroyable interrogeant non pas la sexualitè mais plutôt la norme! il convient de saluer le courage d'un acteur fabuleux qui n'hèsite pas à se mettre dans la peau d'une femme! Car Laurence ne devient pas une femme, il reste un homme et au fond on n'est bouleversè car Melvil Poupaud ne fait pas dans la performance mais plutôt dans la distance! Le carcan de l'amour magnifiquement traitè par un Nolan ayant assez de maturitè et de recul pour imposer ses idèes, et dont l'oeuvre est dèjà vouèe à l'immortalitè! Allez voir "Laurence Anyways" qui sous de fausses apparences, est un des films les plus riches de la dècennie! Car ce qui fait la force du mètrage, c'est qu'il parle à tous en mettant parfaitement en lumière les thèmes chers au jeune rèalisateur qui sont le rapport à la mère, la quête d'identitè ou l'anormalitè! Le tout est intelligemment ponctuè par une B.O exceptionnelle qui attache d'un bout à l'autre (Moderat - A New Error). Sans oublier les tubes incontournables des annèes 80 (The Cure - The Funeral Party ; Kim Carnes - Bette Davis Eyes ; Visage - Fade To Grey...). il faut enfin tirer un coup de chapeau à Nolan car il faut reconnaître une rèelle nouveautè dans ce troisième long-mètrage, tant dans le sujet que dans son traitement dramatique et visuel...
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2014
Non content d'offrir une passionnante réponse aux vociférations oiseuses sur le Genre et l'Identité ,Xavier Dolan commet avec Laurence Anyways son film le plus abouti , ou le culot et l'audace irrigue sans discontinuer une mise en scène éblouissante d’inventivité et fait du jeune réalisateur l'un des cinéastes majeurs d'aujourd'hui.
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