Laurence Anyways
Note moyenne
4,2
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330 critiques spectateurs

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81 critiques
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132 critiques
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58 critiques
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27 critiques
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12 critiques
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20 critiques
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Marc  Régis
Marc Régis

52 abonnés 244 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 août 2012
Après un début laborieux, passage obligé d'assener le discours habituel (classique) de la différence, normalité, pas normalité... Le film prend son ampleur et transcende son sujet. Ça devient sur la difficulté de changer de vie, de quotidien face au refus des autres (ici le changement est radical). Le film est superbement réalisé qu'on ne voit pas le temps passé. Les acteurs sont excellents et Melvil Poupaud devient un grand comédien. A voir et à revoir.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 août 2012
Cette histoire d'amour m'a boulversé.
2:39 d'interprétations remarquables sur une BO vibrante. Definitely Laurence anyways..
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 août 2012
décevant ... c'est relativement bien filmé, j'aime bien les scènes humoristiques, la relation difficile entre Laurence et Fred n'est pas mal du tout, mais Laurence qui est censée être une transsexuelle n'a rien de transsexuel et ça me déçoit beaucoup.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 août 2012
L'art de Xavier Dolan est de faire d'un sujet banal une histoire avec du sens, des émotions, le tout sans voyeurisme. L'interprétation y est parfaite et la traduction visuelle des sentiments très bien mises en scène. Pourtant, ce film sonne comme du déjà vu chez XD, c'est là tout le problème. Il serait bon qu'il sorte des sentiers battus qui ont fait la gloire de ses débuts.
mtenti
mtenti

2 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2014
Deux êtres en état de complicité fusionnelle (partiellement crédible à l'écran) subissent une rupture brutale, ne se comprennent plus... Le sujet du drame, l'identité "transgenre", est traitée par ses conséquences : couple, travail, famille... Et toutes ces facettes ne sont pas également réussies. Le cap du travestissement n'est pas tout à fait convainquant. L'ensemble est plus descriptif qu'analytique.... Le film n'est pas complètement réussi...
ET POURTANT, le sujet annoncé du film, traité de façon bouleversante, fait mouche : le délitement tragique d'un amour voué à l'échec. Si le film ne propose pas de nous rendre compréhensible la psychologie intime du personnage de Melville Poupaud, il rend lisible sa vie sentimentale, et familliale. Au final le travestissement s'efface : la façade ne fait plus obstacle, la personne prend toute la place.
C'est peut-être le pari du talentueux réalisateur : au début, un couple uni, normal, mais un spectacle peu touchant. Puis, au rythme de l'un, le couple se transforme, et disparaît, jusqu'à une totale vérité des deux personnages, devant des spectateurs liquéfiés de compassion. Une construction à la "Dorian Gray".
On a compris que je place haut, et définitivement, le talent surdoué de Xavier Dolan.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 juillet 2012
2h39 ! Voila qui aurait dû m'alerter, surtout après avoir lu le bref résumé du scénario sur "Allociné". On a donc ici affaire à la dilution extrême d'une histoire, pourquoi pas vraisemblable, encore que... Mais c'est la mode : il est chic de s'extasier sur le talent "incroyable" du jeune génie Xavier Dolan. Malheureusement, il ne m'a pas du tout convaincu. Les acteurs sont plus ou moins bons : Suzanne Clément fait un très bon numéro. Je n'en dirais pas autant de Melvil Poupaud qui m'a semblé à côté de ses hauts talons. Pour le reste, que dire ? Laurence (Melvil Poupaud) est un immense égoïste qui ne pense qu'à son nombril et se fout pas mal de son entourage qu'il sait pourtant bien manipuler et tromper à son propre avantage chaque fois que c'est nécessaire. Regardez le traitement qu'il réserve à Charlotte... Fred(érique), au milieu de tout ça, perd un peu les pédales et c'est plus son sort qui est ici émouvant. Bon, globalement, il n'y pas de quoi fouetter un chat en dépit des salamalecs que j'ai lu en abondance çà et là. Pour faire un bon film, il faut un bon scénario et on est ici (très) loin du compte ! Avec une heure et demie de moins, on aurait peut-être eu quelque chose de potable, mais ce n'est pas sûr...
Christophe Németh
Christophe Németh

16 abonnés 4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2012
Arrivé devant le film par le plus grand des hasards (trompé de salle...), je ne suis pas du tout un fan des films "artistiques"ou dits "intellectuels". Néanmoins, il faut avouer que chaque scène pourrait être une photo, et que le jeune réalisateur manie la caméra avec brio. Je ne suis finalement pas parti.
Le scénario distille un message dont le martellement tout au long de ces 2h40 de film (ouf!) finit par donner la migraine : rester soi-même. Au delà, les deux acteurs principaux nous offrent une prestation incroyable et des rôles profonds : celui qui assume sa différence loin du regard des autres, l'autre qui malgré tous ses efforts ne peut pas s'affranchir des codes qu'ont instauré la société d'aujourd'hui.
Beau, poignant, long.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 août 2012
Belle approche de la transexualité, qui parait pour beaucoup étrange et difficile à comprendre (moi le premier). Ce film est une belle réflexion sur le sujet, et une invitation à la tolérance !
ocelot
ocelot

30 abonnés 927 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juillet 2012
C'est le premier film que je vois de ce jeune réalisateur et franchement j'ai été épaté. Seul reproche: peut-être un peu long par moment.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juillet 2012
Ayant pu considérer "Laurence Anyways" dans la filmographie complète de Xavier Dolan dont c'est la troisième production, je peux à la fois dire que je suis déçu mais que l'univers du réalisateur reste original et personnel. Au début des années 90, le quotidien d'un couple follement amoureux se voit chamboulé par la décision mûrement réfléchie de Laurence, professeur de lettres, de changer de sexe. Il va tenter de faire comprendre son choix à sa compagne Fred puis à sa mère. Xavier Dolan frappe fort et s'attaque à une narration complexe et à un sujet délicat ; le travestissement. Les sujets propres au réalisateurs sont toujours présents, à savoir la question de la normalité, la quête d'identité ou encore le rapport à la mère. Toujours maîtrisé avec fraîcheur, spontanéité et dynamisme, cette histoire invraisemblable mais pourtant si réaliste vient toucher là où on ne s'y attend pas, allant même jusqu'à mettre le spectateur dans un regard embarrassant (la première entrée en classe en costume de femme, l'annonce à sa mère,...). Il est très étonnant de s'apercevoir que le réalisateur québécois n'a que 23 ans et détient d'ores-et-déjà une maturité et un contrôle mesuré de la narration, de la direction d'acteur et des mouvements de caméra. Entre le soulagement du personnage de Laurence suite à cette annonce et le cataclysme renfermé de sa petite amie, Dolan pose sa signature grâce à la présence d'une Playlists des plus funky et rétro, des allures excentriques désormais démodés mais des émotions fortes et justement interprétés. La multitude de tableaux créée par le cadrage constitue la force de la narration et donne une forme expérimentale à l'ensemble : c'est magnifique et inattendu à la fois. Alors, malgré tous ces éloges, pourquoi être sorti déçu ? Déjà, 2 heures 39, c'est une longueur colossale, surtout pour un film de ce genre et même si l'originalité ne cesse jamais, beaucoup de scènes, notamment à la fin, paraissent redondantes et répétitives. Le jeu de Melvil Poupaud dans le rôle de Laurence m'a peu convaincu et manquait cruellement de sincérité : ses répliques et son interprétation m'ont parut peu engagées et globalement plates. Ce qui fait que le personnage n'est pas attachant mais plutôt indécis et insaisissable. En effet, les raisons profondes du personnages à avouer sa volonté de changer de sexe restent floues et la scène de l'aveu est selon moi trop brève, décevante et peu explicative quant aux volontés de Laurence : les mots ne sont pas convaincants ni justes et la suite du film n'apporte pas d'autres explications mise à part les éléments apportés par la mère (Nathalie Baye, pas mal) qui joue un rôle essentiel, décisif mais froid et retenu. J'ai trouvé que l'interprétation de Suzanne Clément (dans le rôle de Fred) est grandiose et elle mérite amplement sa récompense au festival de Cannes dans la catégorie "Un certain regard". Même si elle est foudroyé par ce changement radical, elle ne peut cesser de l'aimer et se doit d'être à ses côtés. Elle offre des scènes intenses et émotionnellement puissantes (celle dans le café est splendide et m'a donné des frissons), si bien que j'en ai oublié la présence aléatoire de Melvil Poupaud. Les émotions et les scènes sont chronologiques mais la pluralité des formes qu'empreinte l'image et la narration (lumières, prise de vue, musique,...) donne une impression générale brouillon manquant parfois d'homogénéité. Sa part dans tous les sens, tout comme les émotions qui jouent aux montagnes russes et c'est dans ces moments là qu'ont ressent toutes la fougue et la vitalité du réalisateur. C'est vrai qu'en y repensant, "Laurence Anyways" est un défi relevé et réalisé avec ambition et passion. Beaucoup de scènes sont très belles (celles du couple et de la mère) tandis que d'autres passent vite à la trappe (la cage aux folles, la famille de Fred,...). C'est un film qui a beaucoup de mérite vu tous les éléments improbables qui l'influent mais qui reste difficile et peu convaincant auprès de l'acteur principal. Mais il faut garder un oeil sur ce talent prometteur !
stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 août 2012
Leçon de beauté numéro 1 : être soi-même ; leçon de beauté numéro 2 : être soi-même ; leçon de beauté numéro 3 : être soi-même... Non, vous ne regardez pas la télévision devant les vieilles réclames pharmaceutiques d'Yves Rocher : vous êtes devant le troisième premier film de Xavier Dolan, l'insupportable et prétentieux petit chéri de la presse moins bohème que bourgeoise qui nous montre sa dernière fanfaronnade chic et choc, bric et broc, tic et toc : l'interminablement punitif Laurence Anyways. Être soi-même... C'est le slogan à peine subliminal, creux et répétitif de ce long clip publicitaire vulgaire et racoleur, qui souligne son propre argument de manière si maladroite et puérile qu'il finit rapidement par se retourner contre lui-même. Tout, dans Laurence Anyways, fleure bon le parfum des grandes surfaces et des petits tracas : un sujet précédé par un consensus tacite mais inébranlable ; une esthétique hideuse mêlée de peintures grasses, de musiques tendances et de sourires commerciaux ; un Poupaud tête-à-claques dirigé avec un nombrilisme si agaçant par Dolan qu'on y soupçonne un éventuel alter ego auto-suffisant ; de l'hystérie, des effets à chaque plan témoignant d'un souci de plaire coûte que coûte et du patois canadien à n'en plus finir pour que le métrage sonne " vrai "... C'est évidemment complètement arty-ficiel d'un bout à l'autre, le machin bigarré monstrant sa garde-robe comme un marchand de vent pomperait l'air par simple caprice. Preuve qu'avec de belles toilettes on ne fait pas forcément du bon cinéma. Alors, que reste t-il ? La silicone des images polluant la rétine ? La soupe pop et flasque mêlée aux bruits inécoutables s'infiltrant dans les tympans ? Surtout l'envie d'enfoncer très loin le canon des deux doigts au creux de la gorge. Une purge tout simplement débectante.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 28 juillet 2012
Le film peine à se rendre intéressant et multiplie les longueurs. Xavier Dolan jeune réalisateur aurait-il vu trop grand ? On ne lui boudera pas sa justesse dans certains plans et son aisance à manier la caméra. On subit le film plus qu'il nous emporte, on préférera ses anciens, dommage.
scarves
scarves

2 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juillet 2012
J'attendais le nouveau film de Xavier DOLAN avec impatience, après la grosse déception qu'était "les amours imaginaires" (prétentieux, trop esthétique, froid, lent et j'en passe).
Je voulais retrouver l'émotion que j'avais eu en regardant "j'ai tué ma mère".
Et je n'ai pas été déçu!
Le réalisateur nous comte ici une histoire d'amour dépassant toutes les frontières, les codes de notre société! C'est très fort!
L'esthétique est mesuré...
La musique est aussi très présente, indispensable au film...(cf la scène dans les couloirs du lycée sous le son d'un remix du titre Moisture de Headman)
Bref un film quelque peu déroutant, mais très très fort, accompagné par un jeu d'acteur magnifique (mention spéciale à Suzanne Clément)
traversay1

4 485 abonnés 5 358 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2012
Super doué, super poseur, super brillant, super agaçant, superficiel ? Le seul (très) jeune cinéaste qui répond à la définition, c'est bien évidemment le québecois Xavier Dolan, lequel, à 23 ans, en est déjà à son troisième long-métrage. Laurence Anyways est de loin le plus ambitieux, un pas de plus vers la maturité, qu'il devrait atteindre dans une vingtaine d'années, si tout va bien. On y retrouve les constantes de son cinéma, cette stylisation extrême, ces ruptures de ton, ces images façon clip, cette utilisation effarante d'un véritable melting pot musical ... Le tout, étiré sur 2 heures 45, durée excessive, qui n'échappe pas à un certain nombre de tunnels, rattrapés par des scènes époustouflantes, poétiques, métaphoriques ou tout au contraire hystériques. Laurence Anyways est un film militant, pour l'abolition des frontières sexuelles et l'intolérance induite, et romantique au possible, puisqu'il ne décrit rien d'autre qu'un immense amour, balloté et chahuté, soumis à des choix de vie radicaux (le changement de sexe pour l'un des deux partenaires), à la dépression, à l'usure et au regard des autres. Comme d'habitude, Dolan jette pêle-mêle ses idées sur l'écran. Ce n'est pas un long fleuve tranquille, plutôt une rivière torrentielle qui charrie tout ce qu'elle trouve sur son passage. Tout le contraire d'un film hollywoodien, dans l'imprévisible et le chaos amoureux. Malgré tout, le réalisateur use parfois de ficelles plus classiques, scénaristiquement parlant, comme s'il grandissait ou s'assagissait. Enfin, c'est tout relatif. Laurence Anyways est avant tout un maelström de sensations, plus souvent dans la gravité et le drame, contrairement à l'acidulé Les amours imaginaires. La performance de Melvil Poupaud sera à juste titre applaudi mais l'incendiaire Suzanne Clément, dans un rôle très complexe, n'est pas loin de lui voler la vedette. Et Nathalie Baye, formidable, parvient encore à surprendre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 juillet 2012
L’alchimie entre Melvil Poupaud et Suzanne Clément est hyper intense et on se laisse emporter par leur tourmente. Le plus dur pour eux c’est qu’aucun n’arrive à tourner la page, qu’ils sont faits l’un pour l’autre mais dans une autre vie peut-être. On n’arrive ni à prendre parti pour l’un ou pour l’autre et ni à blâmer l’un ou l’autre, chacun à tort et raison. Chacun a raison de se réaliser mais l’un sans l’autre ils souffrent et l’un avec l’autre, ils souffrent aussi. Autant ils expriment un intense bonheur au début, autant leur souffrance est autant intense.

Le sujet est traité avec simplicité et poésie.

Dolan a introduit un troisième personnage : la musique.
Plus que le reflet d’une époque, elle accompagne les protagonistes dans leur histoire.

Très bon film, on ne voit pas le temps passer.
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