Face à la mort (1978) a marqué au fer rouge une génération entière de cinéphiles qui découvrait les VHS horrifiques par le biais des vidéo-clubs dans les années 80. Film controversé (mais surtout, ultra-buIIshit), le pseudo documentaire de John Alan Schwartz (aka "Conan Le Cilaire") n’est en réalité rien d’autre qu’un énième mondo comme on en voyait entre les 60’s & 80’s (mais à l’époque de sa sortie, sans le moindre recule ou internet, comment le deviner ?).
Comme son titre l’indique et sous couvert d’être un documentaire, on suit le Pr Frances Gross qui nous communique les résultats de ses travaux de recherche sur tous les aspects de la mort. Bien évidemment, mondo oblige, le résultat ne sera rien d’autre que du voyeurisme racoleur & volontairement choquant. Tout est fait pour vous en mettre plein les yeux, tout en sachant que les ¾ de ce qui vous sera montré ne seront rien d’autre que des images truquées.
Le film alterne les scènes chocs et répugnantes, si l’on se préoccupe du bien-être animal, nul doute que plusieurs séquences seront difficiles à supporter
(le combat de chiens, la poule décapitée, les animaux à l’abattoir, les braconniers, le carnage des phoques pour leur fourrures, …),
tandis que d’autres auront tendance à vous donner des hauts-le-cœur (toutes les séquences chez le médecin légiste, d’ailleurs, impossible de ne pas penser à The Act of Seeing with One's Own Eyes (1971) de Stan Brakhage, qui avait filmé l’intérieur d’une morgue ou Orozco the Embalmer (2001) de Kiyotaka Tsurisaki, qui nous faisait découvrir le quotidien d’un embaumeur).
Mais c’est aussi (et surtout) bon nombre de séquences grotesques où la mise en scène grand-guignolesque contrebalance avec le reste du film
(la scène ridicule de la cervelle de singe, la chasse à la loutre au fusil mitrailleur, l’orgie cannibale satanique, l’attaque de l’ours, …)
.
Ce film n’est finalement rien d‘autre qu’un pot-pourri de vidéos authentiques et (principalement) des séquences truquées où l’on y parle de la mort sous toutes ses formes, cela va des condamnés à mort aux camps de concentration, des maladies provoquées (ou non) par l’Homme aux loisirs où l’on joue avec la mort (le parachutisme est un exemple parmi tant d’autres, jusqu’à divers accidents (ferroviaire, aviation, routier, ...). Bref, ce film est clairement surestimé et ne mérite pas son statut d’oeuvre culte, bien que l’on puisse parfaitement comprendre à quel point il a pu choquer l’opinion publique il y a 50 ans en arrière. Dans le même registre, autant (re)voir Des morts (1979), didactique et moins putassier.
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