Festen
Note moyenne
4,0
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307 critiques spectateurs

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moket

665 abonnés 4 722 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2020
Long à se mettre en place, filmé caméra à l'épaule, le film parait très bizarre au début. Impression confirmée après avoir vu la suite du film, mais dans le bon sens du terme… En effet, passée la première demi-heure légèrement ennuyeuse, le film se transforme en chef d'œuvre de petit jeu de massacre psychologique familial, ou comment laver son linge sale en famille. Les répliques cinglantes et méchantes fusent dans tous les sens. Excellent !
willyzacc
willyzacc

99 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 février 2012
Une claque. Un film original dans la forme et prenant dans le fond. Superbement réalisé (beaucoup de recherches d'angles de vue ect..), avec le moins d'artifices possible ce film nous prend aux tripes dès la première intervention du "héros" (Christian), les personnages sont tous fouillés et merveilleusement interprètes par les acteurs Danois. Le scénario et les dialogues sont vraiment bons. Un film a voir (ne vous fiez pas aux 15 premières minutes.
Alice C.
Alice C.

67 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juillet 2011
Pour employer encore une fois le terme, ce film est une véritable claque. Je ne remercierai jamais assez la personne qui me l'a fait découvrir. Débordant de réalisme, on se sent mal à l'aise dès les premières secondes. Christian est l'un des plus beaux personnages de film que j'ai vu. Lorsque la lettre de sa sœur est lue, il est juste Splendide.
Bref, un film trop peu connu mais c'est peut être mieux comme ça... il mérite d'être préservé.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
excellent film, très réaliste, beaucoup de suspense et d'émotions pour un film de ce genre. réalisation étrange mais original, tout bonnement sublime, rien à dire mais étrange quand même
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 août 2011
Très bon film de Thomas Vinterberg (dont je poursuis la filmographie à rebours, après avoir été ravi par Submarino), une histoire magnifiquement torturée de viol père-enfants, raconté et vu par les enfants eux-mêmes âgés à l'époque narrative de la trente-quarantaine. L'originalité de Festen tient dans le parti-pris quasiment "idéologique" de sa réalisation, puisque Festen est, avec le délicieux Les Idiots de Lars von Trier, le premier film «labellisé» Dogme95. Co-fondateur du mouvement avec Lars von Trier, Vinterberg suit donc ici à la lettre les principaux (pas tous, faut pas déconner) des dix critères du "Dogme"; pour léger rappel, notamment caméra à la main ou à l'épaule, format standard en 35 mm, pas d'éclairage surajouté, pas de son qui ne soit produit «dans l'image» et réciproquement.... Le résultat est quand même réussi je trouve : l'oeil n'est plus omnipotent, stable, assuré, il est humain, tremblant, perspectiviste ; mieux, l'oeil n'est plus neutre, «objectif», il est subjectif, désireux, vicieux parfois, partial toujours. Ce que recherche le Dogme95, c'est évidemment un retour au «réalisme» (selon le mot savoureux de Robbe-Grillet, tout artiste a «sa» conception du réalisme et de la réalité qu'il oppose aux réalismes des autres ; mais enfin, on comprend le sens de réalisme ici : moins de fards, moins d'effets spéciaux et d'artifices de toutes sortes versus les saloperies américaines, davantage de vérité grisâtre, de «vraie vie» comme l'on dit pourtant si horriblement...).
Bref, première séquence absolument décalée : un homme, Christian (Ulrich Thomsen), marche seul sur une route champêtre traînant avec lui des bagages. Rien à l'horizon, ni derrière ni devant. Une voiture s'arrête, un second homme le salue chaleureusement – on comprend qu'il s'agit du frère de Christian, id est Michael (Thomas Bo Larsen) – et fait dégager sa femme et ses deux enfants de la voiture pour continuer la route avec son seul frère, qui ne bronche pas. Le début ne ressemble à pas grand-chose, une espèce de trou noir par lequel le réalisateur veut rompre toute convention et engager son spectateur vers «autre chose», comme un mixte entre humour au millième degré, méchanceté gratuite, et absurde. C'est ce qui plaît ultimement dans ce Festen, au fur et à mesure que les pièces de l'intrigue trouvent leur place dans la grande machinerie méphistophélique imaginée par Vinterberg : c'est drôle par décalage, c'est absolument terrifiant de cruauté, c'est novateur dans la réalisation. L'histoire se déroule dans un château, un château familial, et réunit toute une «cour» d'amis et de parents à l'occasion des soixante ans du paternel-patriarche, Helge (Henning Moritzen). Si l'on saute l'introduction - qui a, comme on l'a déjà expliqué, pour finalité de casser tout horizon de sens préétabli plus que d'introduire le film –, Festen est un huis clos, et un huis clos extrêment bourgeois, avec toute une ribambelle de soubrettes et autres cuisiniers pour servir Helge et sa femme. Sous ce couple patriarchique, on trouve quatre enfants, dont les relations et les caractères vont progressivement dérouler l'excellente intrigue de Festen.
1) La morte-présente : sur le modèle de la figure pascalienne, portant absence et présence : mode d'être intermédiaire, quasi de mort-vivant, de visible/invisible. Comme le Dieu caché, elle est d'autant plus présente qu'elle est absente, une sorte de poids mort que tous les personnages supportent mal, mais à intensité variable, avec du moins au plus : Michael, qui n'en a rien à f*** et n'est même pas allé à l'enterrement de sa soeur, la jeune soeur Helene (Paprika Steen) très marquée, son Helge le père, bouleversé lors de son discours inaugural, et enfin Christian, effondré, sûrement le personnage le plus proche de la défunte, et lié au carré avec elle par la sordide affaire de viol paternel... La morte-présente forme le coin invisible du quadrièdre, que les trois enfants encore vivants complètent ; elle représente le pôle du secret – sous la forme d'une chasse au trésor enfantine, un jeu que pratiquaient également Christian et Helene : c'est Helene qui trouve une lettre de la défunte au terme d'une chasse au trésor assez macabre - message voilé par tout un tas d'indices, et message dévoilant le secret morbide du viol. La morte-présente figure aussi le pôle du non-dit, de ce que l'on sait mais que l'on doit cacher et occulter sous le sceau du remords, de la honte et de l'infamie : la morte présente est aussi silence discourant, silence trop pesant qui dit, qui parle, qui révèle. Silence qui annonce sa propre libération.
[...]
Réalisation impeccable, présence irréprochable des acteurs. Film marquant, réussi, et intelligent : Festen enveloppe son intrigue noire dans une forme alléchante, novatrice et habile. 17/20

La critique complète sur le Tching's Ciné bien sûr :
http://tchingscine.over-blog.com/
ArnoRuoms
ArnoRuoms

26 abonnés 101 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2013
Filmé n’importe comment, images laides, braillard jusqu’à nous en péter les tympans, acteurs en roue libre… Prix spécial du jury à Cannes ?
insomnia35
insomnia35

17 abonnés 309 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2012
Festen est un film qui brise tous les tabous, qui nous en met plein la vue, un film d'auteur qui peut de prime abord sembler inintéressant mais qui arrive d'une façon sournoise à s'insinuer dans notre esprit, on éprouve de la haine, de la compassion, de la rancœur.Thomas Vinterberg nous assène de coups sans relâche. Malheureusement, le film manquant sans doute de moyen, les acteurs surjouent souvent, et la réalisation est trop souvent plate. Ca n'enlève cependant rien à sa qualité, Festen est un film qui enfonce toutes les portes, et aucun de ses protagonistes ni de ses spectateurs, n'en ressortira vraiment indemne.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 juillet 2007
Vinterberg dirige à perfection ses acteurs, tous très bons. Respectant le Dogme 95, le film est très réaliste. Seulement, Festen semble être plus un essai qu'autre chose...dommage.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

273 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2008
Première œuvre du Dogme 95, «Festen» (Danemark, 1998) de Thomas Vinterberg aborde le fameux thème de la famille par une forme singulière, en menant une révolution de l’esthétique au cinéma. La famille que Vinterberg créé pour défendre une nouvelle approche, plus réaliste, du cinéma s’apparente davantage à une tribu, à un groupe bouffonesque où le Mal est instillé de façon pernicieux. Le secret de famille, rouage usé par les feuilletons télévisés de l’été, se révèle de façon progressive. Si l’ascension est lente, c’est en vue de l’incroyable force mise en œuvre pour cacher le secret de famille. Cette quête désespérée de l’honneur donne des airs grotesques au film. C’est une constante que révèle le cinéma des années 2000 et que Vinterberg, et le numérique, semble avoir préfiguré : le Mal possède des apparences saugrenues de granguignolesque. Dans ce «théâtre de l’absurde et de l’horreur», Vinterberg filme l’intrigue en suivant la charte du Dogme. Les plans sont pour la plupart si dénué d’artifices qu’il nous semble assister à une vidéo de famille. La caméra s’insère au cœur même des évènements. Vinterberg ne nous considère pas comme spectateur du séjour mais tend à nous rendre acteur. Il aurait suffi à certains plans d’être plus exempts de virtuosité et au montage d’être moins perceptible pour que nous puissions avoir sincèrement l’impression d’être plongé dans la mascarade. Le mot «mascarade» s’entend en l’occurrence comme l’expression d’une hypocrisie. Il n’y a certainement pas de hasard si le Dogme 95 s’ouvre avec un film qui dénonce l’hypocrisie d’une communauté et l’horrible abus de l’innocence. C’est bien ce que Vinterberg et Von Trier en tête dénoncent par le biais de leur mouvement. Dénonçant la dérive bourgeoise de la Nouvelle Vague, et la trahison de leurs idéaux de pureté, et accusant les dérives maniériste du moyen cinématographique, la famille conformiste est ce cinéma pervertis contre lequel a lutté «feu» le Dogme 95.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

243 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2011
"Festen", le film pionnier du mouvement "Dogme 95", suivi de près par "Les Idiots" de Lars Von Trier. Il s'agit d'un film exceptionnel en certains points, la mise en scène fait preuve d'une certaine virtuosité, d'un talent remarquable de la part Thomas Vinterberg qui avec un budget ridicule et aucune utilisation d'artifices, un montage relevant du strict minimum, des lieux de tournage limités parvient a faire une réalisation d'une qualité surprenante ! Un grand repas d'anniversaire qui se passe en famille et qui se retrouve déstabilisé par l'avanie du fils, racontant a haute voix pendant un discours que lui et sa sœur ont été violés par leur père... Il s'agit d'un film assez intéréssant, montrant la fragilité d'un groupe et critiquant avec une certaine justesse la bourgeoisie (la façon dont cette grande famille se retrouve prisonnière de la cérémonie et du terrible secret dévoilé fait beaucoup penser au cinéma de Luis Bunuel, et surtout a "l'Ange Exterminateur").
David GEORGES
David GEORGES

61 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 décembre 2006
Il y a bien quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Thomas Vinterberg - co-créateur du Dogme (style européen à l’économie en opposition à la toute puissance des studios hollywoodiens) avec Lars von Trier - profite d’une réunion familiale dans une luxueuse demeure aristo pour nous servir une soupe délicieusement amère, carrément acide même. Il décrit une nature humaine qui regorge de bien des infamies et dont les plus honorables représentants en apparence (ici le patriarche qui fête des 60 ans) ne sont pas indubitablement les plus respectables. On s’en doutait un peu, certes. Mais là où l’‘Air de famille’ de Cédric Klapisch balançait quelques piques sur les rapports houleux inhérents à la famille, tout en restant sur le ton de la comédie, Festen ne concède aucun compromis et témoigne que le passé stigmatise les traumas du présent (la mort récente d’une des sœurs bouleverse la fratrie et fait ressurgir de vieux démons). Les révélations se succèdent au rythme des toasts portés tout au long d’une soirée qui aboutit à l’écœurement. Bien que tout soulagement soit inaccessible (les cicatrices sont indélébiles), la vérité mise à nue a le mérite de dévoiler le vrai visage de chacun. Une leçon de dignité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 février 2013
Film s'inscrivant dans le mouvement réaliste du dogme95 initié par Thomas Vinterberg et Lars Van Triers le 25 mars 1995, Festen est un film épuré au réalisme brutal et cruel. Festen s'inscrit donc dans ce mouvement par sa mise en scène documentaire et naturelle, tournée entièrement en décor réel et filmé en caméra à l'épaule. Bien que ce choix de mise en scène surprenne et décontenance au début, on s'y habitue progressivement pour plus facilement nous plonger dans l'intimité de cette réunion de famille qui va tourner au drame. Cependant, on note une certaine forme de théâtralité dans les évènements, ce qui pourrait paraître contraire au dogme95 mais qui se justifie par le scénario, cette théatralité étant amené par un personnage du film. Cette précision étant faite, nous pouvons aborder le film et plus particulièrement son scénario. Car comme dit précédemment, Thomas Vinterberg ne peux se reposer sur sa mise en scène, très réduite, et doit par conséquent se focaliser sur son scénario. Mais là encore, on sent l'ombre de Dogma95 derrière ce dernier. Ainsi, on se retrouve devant un scénario d'autant plus brutal que réaliste. C'est l'histoire d'une réunion de famille pour les 60 ans du patriarche qui vire au drame après la révélation de secrets compromettants. Si ce seul secret apporte au film un registre dramatique, il est d'autant plus renforcé par les nombreuses autres intrigues toutes aussi tragiques. Dès le début, Vinterberg introduit ces différentes intrigues pour montrer le climat tendu que les personnages tentent de cacher. Mais l'hypocrisie tombe et chacun révèle son vrai visage. On se retrouve spectateur de ce drame tellement réaliste qu'il met mal à l'aise comme si l'on se trouvait dans la salle. Ce réalisme est aussi renforcé par la performance des acteurs d'un grand naturel. Avant de conclure, il faut noter que même si la réalisation de Vinterberg obéit au Dogme95, il sait offrir des angles de vue multiples et diversifiés agréables.
Drame familial violent et cruel, Festen offre à Thomas Vinterberg l'occasion de nous prouver sa créativité dans un contexte d'ultra-réalisme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mars 2011
Film culte du Dogme et je viens de comprendre pourquoi. Le récit d'un grand rassemblement familial en l'honneur de l'anniversaire du père qui a formé une grande famille avec enfants et petits-enfants. Cet anniversaire sera le terrain d'attaque d'un des fils qui mettra carte sur table en faisant des révélations choquantes et gênantes pour cette famille qui n'a vécu que dans l'hypocrisie et le mensonge. Le film met mal à l'aise et soulage à la fois, la soirée tourne au cauchemar et devient une torture qui dure et qui pousse tous les convives à bout. Cette histoire gênante prend un ton encore plus réaliste grâce aux codes du Dogme 95 qui imposent de tourner en caméra numérique et sans lumières artificielles. Cela a pour effet de nous faire croire que le tout est vrai comme si quelqu'un était là, à filmer l’évènement et comme si nous faisions partis des invités. Excellent film qui marquera à coup sûr tous ceux qui le verront.
Evelyne75
Evelyne75

18 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2012
L'enfance est sacrée, encore faut-il la vivre dignement. Dans ce film le milieu aisé, la bonne "éducation" implique les convives de cet anniversaire qui sont pris entre des sentiments incertains et vivent une situation qu'il faut a tout pris minimiser. Le fils ainé, Christian améne ces révélations en sonnant sur son verre, provoque son père à écouter. Il révèle par des interventions répétitives, les actes effroyables subis par son père, vécu par lui et sa soeur qui elle a préféré en finir. Tous les enfants de ce vieux couple bourgeois sont perturbés par ce père incestueux. Le personnel de cette grande maison n'est pas en reste dans les souvenirs évoqués par Christian on a l'impression que ce fils de famille à vécu trouvé de l'affect dans son enfance plus dans les cuisines et auprès des servantes. Tout ce beau monde vit dans le déni. Les révélations du fils sont salutaires pour la poursuite de sa vie et la dignité de sa soeur. Film coup de poing sur les secrets de famille qui réaparaissent la plupart du temps dans la vie de tout à chacun vers la cinquantaine. Là le drame vécu par Christian sera libérateur pour la mémoire de sa soeur et une évidence pour tous les membres de cette famille
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 avril 2012
Festen est ce que j'appellerai un film coup de poing. Ce long métrage danois, est un portrait complet et vraiment très intéressant d'une famille bourgeoise. Une famille pleine de secrets, qui ne vit que selon les lois du paraître. Plus qu'un portrait d'une famille bourgeoise, le film est également une image de la société elle-même. Des idées qui y sont enfouies, des préjugés, des conflits, des haines. Il est vrai que l'on peu reprocher, surtout au début, un certain manque de rythme. Ce rythme se trouve cependant dans la suite du film, qui est d'une intensité tout simplement énorme. Un autre point qui m'a vraiment plu, c'est le jeu des acteurs. Alors, de ce côté-là, il faut le dire c'est fantastique. La crédibilité est au maximum, et à certains moments, on a l'impression qu'on est vraiment devant une fête de famille et une situation réelle. Après bon, il est vrai qu'il manque peut être un peu plus d'ambiance au film. Cependant, dans mon optique, cela ne retire rien au fait que Festen est un film très intélligent, bien réalise, et surtout magnifiquement joué, par de grands acteurs. Bref, un très bon film, a voir sans hésitation.
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