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4,0
Publiée le 6 janvier 2013
Il est vrai que "Festen" n'est pas un joyau de mise en scène. Mais au fond ce sont les règles du Dogme95, mouvement dont Thomas Vinterberg est un des co-fondateurs avec le célèbre Lars von Trier, qui veulent cela. Ce manifeste cinématographique écrit par les deux réalisateurs danois impose à ses auteurs de ne plus résonner en tant qu'artiste essayant de créer une œuvre personnelle, et de faire fi de tout bon goût ou considération esthétique (un éclairage spécial de cinéma n'est pas accepté, aucun traitement optique ne doit être réalisé, la caméra doit toujours être portée à l'épaule, aucune musique additionnelle ne doit être ajoutée, les décors doivent être naturels, le son doit être effectué en prise direct), afin de privilégier le fait de saisir l'instant, le réel qui en émane, de mettre en avant la psychologie des personnages, et de puiser la force et l'intensité des films au cœur même des situations, sans le moindre effet. C'est donc pour cela que, comme je le disais en début de paragraphe précédent, "Festen" n'est pas un film qui prévaut de par sa mise en scène, totalement brute de décoffrage et dénuée du plus petit artifice. On peut ainsi avoir du mal à accrocher dans un premier temps, tant l'aspect de son cadrage et de sa photographie parait rudimentaire. Puis, on s'habitue rapidement à la méthode radicale de réalisation du Dogme95, les situations de ce long-métrage scandinave étant si puissantes et saisissantes. Le grand repas d'une tranquille famille bourgeoise est totalement troublé par la révélation de vertigineux secrets, qui vont entrainer règlements de compte froids et mordants, hypocrisies et refus de faire face à la réalité des choses, batailles psychologiques pour gagner sa place auprès des siens et chasser ceux que l'on juge être des imposteurs, crises d'hystéries collectives, j'en passe et des meilleurs. Ce portrait de famille dessiné au vitriol est des plus acerbes. Malgré les codes de mise en scène évoqués plus haut, la grande force du film réside en la puissance de ses interprètes, tous excellents dans des rôles pourtant difficiles, en la qualité des joutes verbales et psychanalytiques de son scénario qui rythme le tout, en quelques bonnes trouvailles visuelles, et en son montage affuté comme un couteau de cuisine. Ce drame se déroulant dans le huis-clos de la demeure familiale, au passage non dénué d'un certain humour bien corrosif, ressemble à s'y méprendre à une tragédie grecque, avec ses protagonistes devant affronter leur for intérieur et combattre de troublants secrets de famille pour gagner leurs places.
Retrouvez toutes mes critiques sur mon blog cinéma, CINE IS A BLOG (http://soldatguignol.blogs.allocine.fr/). Merci !
Parmi tout les films dénonçant la pédophilie (et il y en a peu),c'est le plus explicite, et plus particulièrement là, cela se passe au sein d'une famille. Tout ceux qui ont vu le film, diront que la photographie est moche, qu'elle est sale...Oui , elle est moche, elle est sale, comme ce père, comme cette situation, comme cette famille, comme se sent au fond de lui cet enfant qui a grandit avec sa sur la conscience. Donc je trouve que ça colle bien avec l'histoire. Il est vrai que la réaction des convives est insupportable, certains disent que cela fait perdre de la crédibilité au film, bien au contraire. L'éxagération est là pour faire comprendre la réalité, pour faire réagir. On sent que l'ambiance de ce film est étouffante, étouffante de monde, étouffante de gens qui font semblant, étouffante parce que le fils étouffe d'avoir du se taire si longtemps.... A coté de ce problème, on nous révèle les mauvais cotés de certains personnages: violences conjugales, infidélités, mensonges, léchage de bottes pour entende dire qu'on est le meilleur, ect..Et on retrouve toujours cette même mère, qui se laisse à fermer les yeux sur le viol de ses propres enfants.
Famille, je vous hais pourrait être le sous-titre de Festen : Fête de famille. En effet, Thomas Vinterberg donne ici un véritable coup de pied dans la fourmilière en dénonçant, à une époque où cela ne faisait pas encore beaucoup, l’hypocrisie entourant l’inceste (et le racisme) dans de nombreuses familles prétendument respectables. On y découvre la manière dont les membres de cette famille refusent de voir ce qui se passe réellement à l’intérieur de celle-ci et dénigrent les victimes ou les personnes sortant un peu de leur cadrespoiler: (le fiancé noir d’Hélène) . Vinterberg met en lumière ce qui se cache sous les faux-semblants. D’un point de vue formel, le réalisateur adopte les règles du Dogme95 même s’il ne les respecte pas totalementspoiler: (on y trouve un effet de ralenti, quelques caméras zénithales et un travelling depuis un de ces axes inexécutables à la main) . Le résultat est une œuvre à l’image volontairement laide (tournée en MiniDv) et mal cadrée. Le format 4/3 permet également de souligner le refus du grand spectacle, typique de ce courant cinématographique. Alors qu’on aurait pu penser que ces choix stylistiques auraient pu rebuter le spectateur, ils renforcent au contraire la puissance de son récit en donnant l’impression d’être pris sur le vif et que le spectateur se trouve face à un film familial qui aurait mal tourné. Le sentiment de réalisme, renforcé par un panel de comédiens absolument géniaux, est ainsi total. Premier film du Dogme95 (bien que sorti après Les Idiots en France), Festen : Fête de famille est donc une œuvre d’une très grande puissance transcendée par des choix stylistiques qui auraient pu être très risqués (on peut d’ailleurs noter qu’il est, avec Les Idiots, le seul parmi les 50 films de ce mouvement à avoir réellement fait parler de lui). Un chef-d’œuvre révélant ce que beaucoup préféreraient cacher.
Festen est un film suivant un dogme bien précis: pas de musique rajoutée, tournage chronologique... Le film, tourné dans un amateurisme assumé, prend tout son sens au bout d'une vingtaine de minutes. Le reste de l'histoire est choquant et traumatisant. C'est un chef-d'oeuvre absolu tout simplement. Les acteurs sont formidables. Parfait!
Thomas Bo Larsen ets génial en gros bof égocentrique macho , on peut parler de ce film comme un petit ovni , surtout que quand je l'ai vu je ne m'attendais pas à ça , un coup de théâtre explosif pendant un anniversaire et réunion familiale . Quel tension tout au long du film , un jeu d'acteur comme je les aime authentiques ,c'est un de mes films de chevet
Thomas Bo Larsen ets génial en gros bof égocentrique macho , on peut parler de ce film comme un petit ovni , surtout que quand je l'ai vu je ne m'attendais pas à ça , un coup de théâtre explosif pendant un anniversaire et réunion familiale . Quel tension tout au long du film , un jeu d'acteur comme je les aime authentiques ,c'est un de mes films de chevet
Une claque cinématographique comme il y en a rarement au cinéma.Festen et le genre de film qui fonctionne a la perfection et que on oublit pas une fois visionné.
Le film de Thomas Vinterberg est d'une crudité absolue ! Aucune fioriture, de la manière brut et on est placé comme un spectateur à la limite du voyeur qui s'est incrusté à un repas de famille. On est à la frontière entre le malaise et le dégoût tout le long du film et l'intensité est toujours à son comble. Du grand cinéma.
Un cruel drame familial, à la mise en scène bien spéciale mais criante de réalisme. L'intrigue est intéressante et prenante. Les acteurs sont justes et naturels. Un film surprenant, à découvrir pour son ambiance et sa forme si originale !
Filmé caméra à l'épaule et en lumière naturelle, "Festen" évoque, à travers un repas de famille partant en vrille, l'hypocrisie des conventions sociales. Derrière les manières de la famille bourgeoise se cachent ainsi le racisme, l'arrivisme, et le malaise pouvant aller très loin. La formidable prestation d'Ulrich Thomsen en fils aîné accusant son père d'abus sexuels prend aux tripes, tandis que les scènes d'introduction avec le désopilant Thomas Bo Larsen s'avère très réussies. Fort et prenant.
Festen, c'est le choc. Une fable qui commence comme une comédie satirique et qui se termine comme un thriller psychologique des plus éprouvants. Thomas Vinterberg s'affirme avec ce petit bijou comme le véritable maître du Dogme 95, loin devant Lars Von Trier ( ce dernier réalise à mon sens des films trop artificiels : prenez l'exemple de Dogville...). La richesse de Festen ne se limite heureusement pas aux principes d'épuration de l'école Danoise : ici, les règles de la mise en scène sont transcendées par l'épaisseur des personnages et la qualité du scénario, redoutable et efficace. C'est avec un malin plaisir que l'on assiste aux règlements de comptes des différents membres de cette famille bourgeoise : secrets de famille douloureux ( et le mot est faible ! ), hypocrisie et faux-semblants, vengeances et jeux de massacre... Certains pourront être agacés par le dispositif ( Festen est filmé caméra à l'épaule, l'absence de musique illustrative est déroutante...). Pour ma part, la claque est intégrale. Un petit chef d'oeuvre, effrayant et jubilatoire. Culte.
Festen est le premier film labellisé dogme 95 et quelle réussite ! Ce film est magistral, aussi intelligent qu'original pousse au paroxysme toutes les aspirations néfastes qu'un homme est capable d'éprouver. Les acteurs, inconnus pour la plupart, sont terriblement doués. Les décors et lumières naturels sont magnifiques et confère un aspect sauvage, cruel, brut qu'aucun autre procédé cinématographique n'est capable de faire. Parcours initiatique comme psychologique, le traitement cinématographique reste pourtant très objectif et ne prend jamais parti. Un cinéma cruel, pouvant même verser dans une violence extrême mais qui tient toutes ses promesses. Cette histoire de famille ébranle tous les codes narratifs et les personnage pris dans son étau ne peuvent s'extirper du cercle infernal de mystères incestueux qui disloquent la solidariré familiale. Des scènes d'anthologie comme le repas par exemple. Pari réussi pour Vinterberg qui nous sers là un chef d'oeuvre et qui s'inscris par là même dans le panthéon des plus grands réalisateurs danois. On sort remué de ce film aux torsades multiples.
Grâce à ce film dérangeant, Thomas Vinterberg se permet de briser à la fois tous les codes du cinéma conventionnel et l'image de la petite bourgeoisie. Son histoire est tétanisante de part son réalisme dans les réactions humaines face à l'horreur et dans sa mise en scène (la caméra au poing et la lumière naturelle rappellent justement un gentil film de famille...). Tous les dialogues sont excellents pour nous faire partager la psychologie des membres de cette famille en pleine implosion. Il s’agit de ce qu’il ressorti de meilleur du Dogme 95, cet accord passé entre cinéastes scandinaves pour refaire rimer réalisme et cinéma.
Festen est le premier film à avoir respecté (en partie) le dogme95 de Lars Von Trier. Contraintes superficielles et sans intérêt ? Que nenni ! L'histoire en ressort d'autant plus marquante et réaliste. Une vrai réussite.
Déclenchant à l'époque une flopée de critiques dythirambiques sur ce mouvement artistique soi disant révolutionnaire, que reste-t-il aujourd'hui du Dogme 95 ? Porte-étendard du mouvement, T. Vinterberg choqué une critique plus bobo tu meurs avec ce film à l'esthétique à vomir (mais qu'avait fumé le critique du Parisien qui trouvait ça splendide) et doté d'un scénario plus plat qu'un galet. Et pourtant, ça débute bien avec une présentation des personnages assez rapide, une atmosphère qui se met en place et la fameuse scène du discours. Sauf que cette scène, aussi réussie soit-elle au point de vue de la mise en scène, ne fait pas décoller le film. Vinterberg s'enferme dans un schéma répétitif et nous redit les mêmes choses 15 fois mais l'assistance elle, reste de marbre (ce qui me semble invraisemblable). Prisonnier des règles du Dogme, il n'assume pas son concept avec un final d'une banalité affligeante (quand ça aurait dû se finir à la hache et au fusil de chasse). Sans oublier des faux raccords à la pelle et un superbe micro dans le champ. Reste quelques jolis plans ou mouvements et un casting intéressant. D'autres critiques sur