Festen
Note moyenne
4,0
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306 critiques spectateurs

5
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David B.
David B.

54 abonnés 592 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2015
Se révèlent, lors de cette fête de famille autour des 60 ans du patriarche, d'abord les fêlures des personnages, puis leurs névroses, leurs combats et violences intérieurs et enfin, distillés progressivement, leurs secrets les plus enfouis. Le scénario est explosif et la mise en scène, façon camescope, nous plonge littéralement parmi les invités... Néanmoins, je trouve que le procédé gâche le film, tant l'image est floue, passablement vieillie, et instable.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 8 novembre 2010
J'ai été très déçu par ce film ! Il faut dire qu'avec ce que j'en avais entendu... j'en attendais beaucoup ! Trop sans doute. Y'a pas mal de scènes qui me paraissent inutiles et parasitent l'histoire.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 novembre 2006
D’accord le scénario et les acteurs sont plutôt bons.
Mais malgré cela ce film est quasiment irregardable. Le réalisateur semble prendre plaisir à produire les images les plus mauvaises de toute l’histoire du cinéma. Alors pourquoi ? , pour servir l’histoire ? Franchement elle n’avait pas besoin de çà.

Dommage
Fodscraft
Fodscraft

29 abonnés 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2007
10 ans avant Un conte de Noël, Thomas Vinterberg prenait pour thème des rapports familiaux difficiles. Mais la comparaison s’arrête là, Festen est une plongée en eaux troubles où chaque personnage montre ses côtés les plus sombres dans un film qui fait froid dans le dos.
Festen est aussi un film qui suit les préceptes du Dogme 95. Lars von Trier et Thomas Vinterberg ont initié ce mouvement cinématographique. Ils ont édictés des règles à suivre lors de la réalisation d’un film, en réaction à un cinéma qui s’éloigne du réel. Ainsi, la caméra est portée à l’épaule, la lumière est naturelle et non trafiquée, l’ajout de musique est proscrit si elle n’est pas jouée lors du tournage. Ce souci de montrer le réel explique aussi l’absence de cinéma de genre chez les réalisateurs du Dogme.
fxportais
fxportais

4 abonnés 81 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 mars 2014
Prenant et sinistre. Ce n'est pas franchement le genre de film que j'aime. Le sujet est grave et les acteurs sont presque tous bons, le scénario bien fait. Ma note reflète plus mon état d'esprit qu'un jugement sur la qualité du film...
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juin 2016
Le premier film estampillé Dogme 95 marque à mon avis à merveille les limites de ce mouvement, sinon son non-sens. Pour prétendre saisir une réalité brute et sans artifice, Thomas Vinterberg et Lars Von Trier signaient un manifeste contenant dix vœux d'un ascétisme total, réduisant les moyens techniques autorisés au strict nécessaire pour produire une image. Là où ils se fourvoient, c'est qu'on sent beaucoup trop, derrière cette caméra portée, la présence évidente d'un dispositif optique censé capter la réalité et la ramener jusqu'à l’œil. En d'autres termes, l'absence totale de fluidité et le style inévitablement amateur surlignent à tout moment la nature enregistrée des événements que Vinterberg prétend pourtant restituer tels quels. On est loin, au final, de pouvoir calquer notre regard directement sur celui offert par l'image, puisque celui est indéniablement mécanique. En fait, le dogme faisait tout un foin pour très peu de chose : ce qu'il voulait éviter, c'est le travestissement de la vérité émotionnelle engagée par un récit, qu'une mise en boîte personnelle et esthétisée peut détourner vers le domaine de l'artifice, du réarrangement. Le problème, c'est qu'un peu d'artifice est sans doute nécessaire pour simuler au mieux la présence fantomatique du spectateur au sein d'un décor, et le laisser oublier le film et les caméras qui lui servent de voie d'entrée vers une diégèse et ses potentialités artistiques. Quant à être sobre et effacé, un bon vieux classicisme a toujours fait l'affaire. Aussi fatigante que stérile (puisqu'elle nuit à l'immersion davantage qu'autre chose), cette caméra portée est en plus contredite dans sa volonté réaliste par des personnages écrits sans aucune empathie et pas franchement à-mêmes de faire croire en leur existence. Comme si, fort de son procédé radical et sûr d'avoir déjà prouvé qu'il ne mentait pas à son spectateur, Vinterberg se permettait une écriture complètement outrancière sans pour autant admettre un côté satirique. Au final, Festen ne m'aura que peu dérangé. Au cinéma, la vérité se lit dans les intentions d'un réalisateur lorsqu'il écrit et travaille chaque plan de son film, pas dans une intention de vérité préliminaire qu'il aurait trouvé la recette miracle pour appliquer avec succès. Très oubliable, pour ma part.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juillet 2007
UN TRES GRAND FILM. Au tout début, j'étais relativement rebuté par le côté caméra à l'épaule, qui n'était pas très loin de me porter à la nausée. Puis l'ambiance du film a peu à peu pris le pas sur le malaise.
Au bout du compte ,on a simplement l'impression d'être l'un des convives de ce banquet tout simplement surréaliste. A mon sens un choc cinématographique et l'une des oeuvres majeures du cinéma (SI, SI ...).
caro18
caro18

209 abonnés 2 213 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2010
Reveler un terrible secret durant une fête de famille, affronter ceux qui savaient mais ne disaient rien et ceux qui ne veulent pas le croire, il faut une sacrée dose de courage et ce film le démontre parfaitement. Une réussite.
xxLaurent
xxLaurent

6 abonnés 126 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2020
Parfait, direct dans le ton mais pas larmoyant. Règlement de compte mondain. Le secret de famille et la difficulté à le soulever est ultra réaliste. Pour avoir connu la même histoire, ce film m'a fait un bien fou chaque fois que je l'ai vu.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 février 2008
difficile de donner une note à ce film. bien sûr le scénario est plutôt bon et les acteurs très convaincants...mais cette image si mauvaise!! oui je sais ,le dogme, etc. Je ne suis pas contre le cinéma expérimental, et j'apprécie certaines oeuvres du dogme, notamment les films de Lars von Trier. Mais quand on fait un film, qu'on le soumet à un public, il y a un minimum de respect à avoir pour les gens qui vont regarder votre production. Et je pense que dans le cas de Festen, le minimum n'a pas été atteint. Je ne parle pas de la façon de filmer, qui elle encore est acceptable (filmé à l'épaule), bien qu'elle fasse un peu amateur, mais ça peut se défendre, ça donne un genre au film (on peut le croire filmé par l'un des invités de la fête par exemple, c'est intéressant). je veux parler de la qualité même de l'image, qui est déplorable: floue, sortie tout droit du premier camescope venu, les ombres sont mal découpées, les couleurs laides, le son aussi est pourri, bref le film des 75 ans de ma grand-mère est meilleur. qu'est-ce que cela apporte, de mettre une image de si mauvaise facture? en quoi cela sert-il le dogme? je ne comprends pas bien non plus pourquoi ce film a reçu un tel accueil enthousiaste, et pourquoi ces défauts n'ont pas été plus relevés, y compris au festival de Cannes: doit-on se sentir obligé d'adhérer à tout ce qui est nouveau ou original, même au plus mauvais, par peur de ne pas être "dans le coup"? voilà, donc 4 étoiles pour l'histoire et les acteurs, et 0 étoile pour la forme, en coupant la poire en deux, j'arrive à 2 étoiles...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2017
Violence des échanges (verbaux ou physiques) tout à fait en adéquation avec la violence du propos et le style agressif de la caméra.
Le film déroule une prise de conscience qui démarre par le doute jusqu'à la certitude et c'est en cela qu'il se développe lentement et en faisant naître ce malaise qui touche aussi les spectateurs.....
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2026
Vous êtes cordialement invité à l'anniversaire du patriarche, mais prévoyez de grignoter avant : les toast sont très durs, dans cette famille. Bienvenue dans Festen, la révélation de Thomas Vinterberg ("Attention, d'après le Dogme 95 qu'il a signé, ce n'est pas son film", oui on sait) à Cannes en 1998, qui est nettement moins malaimable que son introduction peut le laisser paraître : n'ayez pas peur du format 4/3, du grain d'image ultra-flou (par contre, une remasterisation pour un blu-ray, c'est quand vous voulez, les éditeurs DVD...L'image, pour un film de 1998, est atroce), des mesquineries étranges en famille (le frangin qui spoiler: abandonne
femme et enfants sur le côté de la route pour embarquer son frère, dans la plus pure hypocrisie puisqu'il ne peuvent pas se saquer...). Cette famille, vous allez la connaître sans les présentations, sans serrer les mains, très vite, avec un montage qui en a gros sur le cœur ( spoiler: un couple s'engueule, pas loin du divorce, un autre joue à un mystérieux jeu de piste qui commence dans une baignoire, un autre fricote
: tout est en même temps, on virevolte entre tout ce beau monde, avec quelques transitions virtuoses). Entrez, asseyez-vous, mais ne goûtez pas trop le champagne du Papounet, il a un goût très amer, vous vous en apercevrez lors du premier toast. C'est à ce stade que l'ensemble du film bascule tout à coup dans un autre scénario, de la comédie grinçante à l'humour noir (dont on raffole généralement assez peu) au drame familial qui se soude contre le Monstre, peu à peu (et là, on est plus que client). Le patriarche aurait dû choisir le papier jaune, celui de l'hypocrisie, car le vert (celui de la "vérité") a tiré la nappe sous les verres. Rien ne va plus. spoiler: La sœur cadette dément, le fils aîné (le concerné) fuit, le cuisinier (son ami d'enfance) le rattrape pour qu'il retourne finir l'aveu, et le père le confronte
avant même que le pauvre gars ait eu le temps de réfléchir à tout ce bazar. Sur notre chaise, on s'est fait prendre par surprise (la coupette à la main, l'air joyeux, "Wé joyeux annivers... attends, qu'est-ce qu'il a dit, là ?!"), alors on commence à invectiver l'écran. Un ami "de couleur" de la frangine cadette débarque, ce qui ne plaît pas au frère cadet raciste...ça commence à sentir mauvais, cet anniv', ou bien ? Le grand frère y retourne, et porte un toast spoiler: "A celui qui a tué ma sœur."
, évidemment ça remet une pièce dans la machine (sortez le popcorn), le frangin dont on ne se méfiait pas spoiler: avait une liaison avec la serveuse
alors qu'il est marié (rhooo, c'est mieux que chez les Kardashian), et les domestiques spoiler: cachent les clés des invités
pour les empêcher de partir et les confronter à la vérité, et là, on est touché. Cette solidarité, sans rapport de "patron riche / serviteurs", juste des gens qui veulent aider un homme à passer ses traumas, et un Monstre à tomber, oui, ça touche. A cela s'ajoute la haine d'une famille conservatrice qui veut mettre la poussière sous le tapis ( spoiler: la mère qui traite son propre gamin de "petit intéressant", et la mamie qui chante par-dessus les arguments du petit-fils, toute l'assemblée qui reprend une comptine raciste à l'attention du petit copain, une chenille joyeuse qui s'organise pour étouffer l'affaire
... Le déni arrache le cœur, autant que ce plan tragique et esthétique de "l'indésirable" mis dehors par ses propres proches...). Et quand on est au fond du trou (avec les premières bulles de la coupette, qui collent au fond du verre), Vinterberg n'oublie pas d'être sensible envers les laissés pour compte : spoiler: une lettre (la solution du jeu de piste, trouvée par la sœur médisante, est en réalité une lettre d'aveu de la petite sœur suicidée dans la fameuse baignoire du début...
), juste quelques lignes qui changent tout. spoiler: Un personnel qui refuse de servir la tournée du Papounet qui voudrait masquer l'affaire, un frère cadet qui ne met non plus son grand frère dehors mais son père,
avec ce magnifique dernier plan du spoiler: frangin abusé
qui "voit le geste, le changement de camp de la peur". Si seulement ça pouvait arriver plus souvent, on veut bien trinquer à ça, en revanche.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2021
En 1998, Festen offrit à Cannes ce qu'on appellera un véritable coup de tête. Mise en orbite du réalisateur danois Thomas Vinterberg, choc émotionnel de première grandeur et manifeste cinématographique. Oui, l'œuvre fut le représentant officiel du Dogme95, mouvement artistique dont la "table de lois" intimait l'ordre de se débarrasser de tout artifices, pour revenir à un "cinéma vrai". Pour la faire courte : ouste aux effets visuels, lumière naturelle uniquement, et caméra à la main s'il vous plait. Pas la peine de s'étendre, le film ne le fait pas non plus. Accrochez-vous à votre fauteuil, parce que ça part à toute berzingue.
L'objectif semble instable, imparfait (caméra numérique oblige, les pixels remplacent le grain) mais totalement libre, comme s'il s'était glissé par infraction dans le manoir et à fortiori dans la vie des personnages. Le rendu évoque un mix entre la caméra cachée et les vieilles cassettes de famille. Choix idéal pour Festen, puisque le point de départ se situe justement dans une réunion familiale qui va partir en sucette. Jouant à merveille de ce sentiment d'instantanéité et de spontanéité offert par son substrat formel, Vinterberg s'amuse à provoquer le rire, le malaise puis la sidération.
On gobe avec grand plaisir cette galerie de protagonistes pour la plupart décalés voire limites (la palme à Thomas Bo Larsen, simultanément drôle et répugnant). Si la première partie marche sur des braises avec prudence, la seconde y va à pieds joints. Si le sujet reste dur, voir la mécanique patriarcale se disloquer progressivement a cela de cathartique que chacun en prend pour son grade.En parallèle des secrets trop vites balayés sous le tapis qui refont surface, ce sont les graines d'un mal insidieux et générationnel qui est pointé du doigt. spoiler: Celui d'un règne dégénéré et primitif qui se révèle au détour d'une remarque grivoise de la part d'un aïeul, derrière le regard mortifié du père ou le comportement grossier du fils.

Faire autant en un seul film, c'est très fort. Et ce n'est que le deuxième de Vinterberg Certes, le parti pris radical peut trouver certaines limites (surtout d'ordre technique), mais compte tenu de son statut de pionnier, Festen mérite un peu d'indulgence sur ce point.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2025
Cinéma réaliste, mise en scène minimaliste, caméra épaule, bref il est évident que ce film ne plaise pas à tout le monde.
C'est tourné comme un genre de documentaire, on est vraiment en immersion dans cette fête de famille qui tourne au chaos.
Sujet dur et tabou à toutes les époques malheureusement.
Un psychodrame troublant et malaisant, un film coup de poing, inclassable.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juillet 2023
Il ne faut rien attendre de visuellement beau d'un film du Dogme 95, "Festen" est même très moche et limite supportable au début, mais on s'y fait très vite tant on se fait happer rapidement par l'histoire. On ressent tout de suite un malaise immense, on sait que les choses vont mal tourner, et quand le point de bascule arrive j'étais très surpris, je ne m'attendais pas du tout à ce que l'histoire aille vers un tel sujet, après ce n'est que montée en tension jusqu'à un final bouleversant. Le scénario est remarquable ( spoiler: j'ai quand même une interrogation sur le cuisinier, pour moi il manque quelque chose par rapport à son arc narratif
), les dialogues et les acteurs sont brillants, "Festen" mérite amplement sa réputation de grand film choc.
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