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Eowyn Cwper
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2,5
Publiée le 20 mai 2019
J’ai vu Festen en toute ignorance qu’il constituait le début pratique du mouvement Dogme95 lancé par Vinterberg et Von Trier pour revenir à un cinéma nu et vrai. C’est un angle presque cruel qui s’explique bien par leur manifeste mais auquel on n’est pas forcément préparé.
C’est plein d’une énergie étrange pour un drame plus que prosaïque, d’une brutalité sociale presque dérangeante dont émane pourtant une tendance à la simultanéité des actions qui nous fait planer au-dessus d’elle : effectivement, il y a un résultat dans le dénuement. Les souvenirs se dessinent allégrement depuis le septième principe de Dogme95 : le film se déroule ici et maintenant.
Je comprends pourquoi j’y ai perçu la même aura que dans le Full Frontal de Soderbergh : lui était retourné aux sources et aux contraintes, substituant un contrat au manifeste pour prêcher le vrai, la caméra à la main et la main à la pâte. Il est assez plaisant de voir des facettes du malsain bouillies et touillées, suivant une direction qui n’est opaque que sous le verre de l’expérimentation. Mais il est aussi très fatigant de devoir habituer nos yeux à suivre une image capturée parfois par les acteurs eux-mêmes, surtout quand c’est celle d’une gire sociale oppressante et angoissante à tout instant – phobiques sociaux s’abstenir.
Il faut s’accrocher pour qu’enfin l’hypocrisie se craquèle sous les assauts de la violence verbale. Un mot allemand me vient pour qualifier mon sentiment : unheimlich : étrange et sinistre à la fois.
C'est idiot cette convention du "Dogme 95" signée avec Lars Von Trier, parce qu'une histoire filmée avec la caméra à l'épaule ça donne un peu envie de vomir. De plus ne pas mettre de musique additionnelle est une erreur à mon avis. Ceci dit l'histoire est glauque et téléphonée. Le jeu des acteurs est bon, heureusement puisqu'il n'y a ni musique et c'est mal filmé. Dommage !
J’ai découvert Thomas Vinterberg l’an dernier avec La Chasse, que j’ai beaucoup aimé. Film polémique d’ailleurs, tout comme ce Festen. Sauf que pour Festen, je fais plutôt parti de ceux qui n’ont pas vraiment aimé. Explications.
Alors Festen c’est l’histoire d’une famille danoise aisée qui se réunit pour fêter l’anniversaire du grand-père dans sa grosse maison de gros bourgeois. Sauf que tout ne va pas se passer comme prévu puisque l’un de ses fils va décider de révéler de douloureux secrets de famille. Jusqu’ici, pourquoi pas, ça peut-être intéressant. Ca donne envie déjà.
Sauf que dès le début, sans parler de ce dont parle le film, ben c’est atrocement moche. J’ai pas vu beaucoup de films du Dogme mais là c’est juste pas possible, ça pique les yeux du début à la fin. Ca se veut le plus réaliste possible mais c’est tout sauf ça car on a là la pire photographie de ces 15 dernières années, des mouvements de caméras et raccords hideux, un étalonnage affreux également. Bref, c’est vraiment très pauvre visuellement, au début je me suis vraiment demandé comment j’allais tenir 1h40. A l’inverse les Pusher ou même Bleeder de Nicolas Winding Refn sont très réalistes car là aussi c’est filmé caméra à l’épaule, mais le reste n’est pas négligé : on a une image authentique et un peu sale, mais pas bourrée de contre-jour dégueulasse.
Bref, même si j’ai donc souffert de l’image, le film ne m’a pas paru excessivement long. C’est vraiment bizarre car j’en ressors en plus avec un sentiment de travail pas abouti du tout. L’idée de départ est vraiment pas mal, mais après on a quoi ? Des secrets de famille pas originaux pour un sou, aucune conséquence si ce n’est que le grand-père devient la honte de la famille. Mais sinon ? Les réactions des autres ? Et puis c’est normal d’avoir un type de la famille qui balance les viols de son propre père, que tout le monde fasse une pause clope pour faire passer et qu’ensuite chacun revienne à sa place pour manger tranquillement ? C’est ça qui me fait halluciner aussi quand j’y repense. C’est pas cohérent, on a l’impression que personne ne se sent concerné, que l’histoire tourne juste autour du grand-père et de ses enfants. Même la grand-mère est transparente !
Tout ça pour dire que je suis un peu déçu mais finalement pas tant que ça. Je savais que Festen était un film qui avait fait couler beaucoup d’encre, maintenant je comprends pourquoi. Et c’est vraiment dommage que ce soit aussi raté, il y avait matière à bien faire. Mais un film qui ne décolle pas et qui est ensuite le fruit d’une mauvaise idée de réalisation ben ça ne donne pas grand-chose au final. Mais d’un autre côté quand je repense à La Chasse, film beaucoup plus profond (certains vont me taper sue les doigts), mieux pensé, mieux écrit, mieux réalisé, avec un acteur qui tient le film a bout de bras, je me dis que le cinéma de Vinterberg a évolué. Il faudrait que je voie d’autres de ses films, comme Submarino qui m’attire, un peu, pour connaître un peu mieux ce Vinterberg. Mais toujours est-il qu’en ce qui concerne ce Festen, bien que ce soit un film à voir car c’est pas conventionnel dans la forme et que c’est toujours intéressant d’aller vers ce genre de truc, c’était vraiment pas top.
Je lis ça et là que ce film "est un choc". Soit qu'aucune production cinématographique ne me surprenne plus, soit que la relative lenteur du scénario l'explique : cette oeuvre ne m'a pas causé de choc particulier. Il est vrai que le jeu des acteurs n'a d'égale que la superbe mise en scène. Le scénario, bien que lent, diaboliquement doucereux, pourrait-on dire, est également très efficace. Qui dit vrai? L'accusation ou la défense? Le fils ou le père? La fratrie se ralliera-t-elle au vilain petit canard qui empêche ce beau petit monde de tourner en rond? Festen a également ceci de remarquable qu'il ne fait jamais que flirter avec le glauque, sans rien montrer de superflu ; qu'il ne fait que montrer les personnages en laissant le spectateur juge de ce qu'ils sont et de ce qu'ils pensent vraiment. Ulrich Thomsen et surtout Thomas Bo Larsen sont exceptionnels dans leurs personnages. Un film rare.
Le drame familial de Thomas Vinterberg, prix du Jury à Cannes en 1998, fit beaucoup de bruit à sa sortie, tant par son esthétique formelle épurée (premier film labellisé Dogme 95) que par sa thématique taboue de l'inceste et du secret de famille. Je l'ai vu récemment, et sorti de ce contexte j'ai trouvé Festen plutôt décevant. Les contraintes du Dogme 95 sont gênantes pour le spectateur, et la réputation du film m'est apparue surfaite. Les problématiques soulevées ont indéniablement de l'intérêt, mais à mon sens Festen a mal vieilli et perdu de sa modernité.
Festen possède des qualités indéniables et c'est un film profondément dérangeant. Cependant je n'ai pas réussi à accrocher plus que ça. Les images sont fades et la musique est absente (même si je sais que c'est un parti pris). La réaction des membres de la famille apprenant l'inceste au début m'a paru étrange. Au final, le film ne m'a pas marqué, ce pourquoi il obtient 2 étoiles.
Un film qui respecte assez bien le dogme 95 mis en place par Lars Von Trier et Thomas Vinterberg. La caméra à l'épaule, les décors, la lumière, le manque absolu d'effets spéciaux... Le film est bien fait avec de très bons acteurs sur une famille bourgeoise et le fils ainé qui veut rétablir la vérité et ce, pendant l'anniversaire du père. Un petit clin d'œil sur la belle hypocrisie bourgeoise ainsi que leur superficialité que l'on connaît tous. Mais ce film se force d'être intéressant. Il aurait pu l'être mais on a vraiment du mal à entrer dedans et à s'intéresser à chaque personnage. Il est à voir une fois, bien sur, mais peut-être pas une deuxième.
Un film captivant pour une histoire tres originale et surprenante . le point fort du film est le scenario , qui arrive a bien nous surprendre a plusieurs moments et les personnages sont tres biens develloper . La photographie , qui au debut vous derangera enormement car les mouvements de camera sont tres brusques , les plans sont tres different de ce qui ce fait d'habitude et l'''aspect'' du film est tres particulier mais bizzarement plus le film passe plus on s'habitue jusqu'a adorer ce ''style'' . Les acteurs , tous exellents et emouvants , ils correspond tous parfaitement a leurs roles . La mise en scene est tres bonne car elle installe une vraie ambiance pesante et malsaine . Un film asser marquant , meme si je m'attendais a mieux mais je ne suis pas du tout decu ! J'ai passer un agreable moment ! Je le conseille et en v.o
Il est bizarre de voir que les films gagnants ou participants au festival de Cannes sont souvent inconnus. Ici, c'est bien le cas. On remarque que c'est un film d'amateur : la caméra à l'épaule, le scénario quelque fois bordélique où on passe d'une scène à l'autre trop vite. Quant au sujet, il est normal d'être choqué par l'histoire de l'inceste car c'est la pure vérité qui est retranscrite. Je n'ai rien à dire des acteurs, certains font bien leur boulot, mais je ne peux pas en dire plus car les acteurs danois sont vraiment inconnus du grand public.
L'ambiance est pas mal au début, mais ça tourne vite en rond. La scène clé du film est pour ainsi dire rejouée une seconde fois pour faire durer, puis il ne se passe plus grand chose. Les personnages sont lents dans leur jeu, et j'ai même noté une pincée de faux raccords scénaristiques toujours bien mal venu. La mise en scène souffre de part sa très faible photographie qui lui confère des airs amateurs peu engageants. Autre chose qui ne fait qu'aller dans le sens de cette faible cote : la fin tombe comme un couperet, presqu'au beau milieu d'une séquence, ce qui du coup, donne un goût d'inachevé.
Mise en scène très originale et adaptée au sujet finalement. (car il y a une histoire prenante, ce n'est pas juste un film expérimental pour le Dogme...)
Festen est un film particulier avec une qualité d'image parfois proche de celle des vieux caméscopes. L'histoire est centrée sur une réunion de famille. Si au début, cette dernière met un peu de temps à démarrer, elle prend ensuite un tournant inattendu. On suit alors intrigué le devenir de cette réunion de famille tout en se demandant comment elle va se terminer.