8654 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
307 critiques spectateurs
5
89 critiques
4
124 critiques
3
50 critiques
2
27 critiques
1
11 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Vin E
2 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 2 mai 2022
Petite claque cinématographique avec cet ovni qu'est Festen. On sent dès le début que quelque chose ne tourne pas rond dans cette famille aristocrate, sans appréhender véritablement quoi. L'intrigue se tisse au fur et à mesure jusqu'à la brutale révélation du déjeuner qui lance le film. Ne m'étant pas renseigné sur le film avant de le voir, autant dire que j'en ai eu le souffle coupé comme si j'étais assis autour de la table... Et c'est ça qu'on veut ! Des acteurs très bons dans leur partition, tenant à merveille leur rôle de personnage à la dérive. Le côté voyeur, la réalisation "caméra au poing" et la photo granuleuse collent à merveille à l'ambiance chaotique du film. L'histoire nous met mal à l'aise, mais pas autant que le déni et l'indifférence dont font preuve certains à l'égard de la sordide vérité. D'ailleurs, un des rares défauts du film porte sur le soudain changement de moeurs de ces derniers, trop peu étoffé à mon goût. Mais bon, il s'agit là d'une faille récurrente dans la l'oeuvre de Vintenberg, qu'on lui pardonnera aisément compte-tenu de la qualité du film et de l'expérience proposée !
Presqu'un coup d'essai et déjà un coup de maître. Certes à l'époque filmer caméra à l'épaule pouvait déconcerter et peut-être encore aujourd'hui du reste malgré le fait que la méthode a été reprise par d'autres, notamment Emmanuelle Bercot dans "Clément". Que dire de "Festen" qui ne l'a pas déjà été ? Et puis l'important n'est-il pas de le voir plutôt que d'en parler... Juste donner l'intrique peut-être pour ceux qui l'ignorerait encore. Allez je divulgâche en une phrase : spoiler: c'est la révélation d'un secret de famille par le fils aîné de la fratrie, qui a perdu sa sœur jumelle il y a peu, devant une trentaine d'invités à l'occasion du 60ème anniversaire du père qui est à l'origine d'une catastrophe annoncée, que lui-même a toujours nié avec la complicité dé sa femme. Si vous avez apprécié comme moi, allez voir ce que le réalisateur Thomas Vinterberg a fait après, notamment "la chasse" qui y ressemble tout en étant complètement différent.spoiler:
Après l’avoir visionné, il est quasiment impossible d’oublier ce film réalisé en 1998 par le Danois Thomas Vinterberg. Sur la forme, le contenu demeure très audacieux avec notamment une caméra à l’épaule, un montage brut de décoffrage et l’absence de bande musicale. Les premières minutes exigent de s’accrocher pour apprécier ce style issu du mouvement Dogme95. Puis, peu à peu, avec l’évolution du récit, on se retrouve absorbé par ce tourbillon d’images et ces échanges verbaux. Les déclarations bouleversantes prononcées au cours du repas de famille par l’un des fils (Ulrich Thomsen) prennent alors un sens encore plus terrifiant. Le silence passif des gens face à l’abject a rarement été aussi bien démontré. Bref, du cinéma d’auteur sans complaisance mais terriblement efficace.
Étonnant... C'est le parti pris de filmer de manière "naturelle" donc mal : (très) mauvais cadrages, flous etc. Mettons. Je n'adhère pas! Les acteurs sont très bons en revanche L'idée des révélations au milieu de la fête convenue est excellente. Bref il y a des choses que j'ai aimé dans ce film et d'autre détesté. Sans intermédiaire.
Festen de Thomas Vinterberg est la représentation parfaite du Dogme95, mouvement cinématographique lancé en 1995 par plusieurs réalisateurs danois. Le but est alors de revenir à des films plus expressifs, plus originaux et plus aptes à exprimer les enjeux artistiques. Une manière de répondre aux superproductions anglo-saxonnes de l’époque et à leur utilisation abusive d’effets spéciaux aboutissants à des produits formatés et impersonnels.
Festen, met en scène une réunion familiale pour les soixante ans du chef de famille, Helge. Christian, le fils aîné de ce dernier, est chargé de dire quelques mots au cours du dîner sur sa sœur morte un an plus tôt. Mais, personne ne se doute de rien quand Christian se lève pour faire son discours et révéler de terribles secrets.
Cherchant une prise avec le réel direct, cherchant un style vif, nerveux, brutal et réaliste, Festen de Thomas Vinterberg est réalisé à la perfection. Néanmoins, ce film peut surprendre pour son esthétique originale, avec un tournage entrepris avec une caméra portée soit à l’épaule soit au point. Un peu comme dans Dancer in The Dark de Lars Von Trier. Ce qui est sûr, c’est qu’en aucun cas ce style dérange au propos du film, c’est justement grâce à lui que le spectateur est aussi facilement introduit dans la famille.
Avec un jeu d’acteur parfait, on ressens les émotions comme si on y était vraiment, on prend même plaisir à suivre cette fête qui se transforme pour certain en cauchemar. Je crois qu’au final, on n’est même plus vraiment spectateur. Un bon 9/10 très mérité !
Un film bouffi de prétention , nauséeux, à tout point de vue . Sans doute un public soi-disant intellectuel se sera t'il pâmé devant tant d'audaces ; ce qui est fort habituel à Cannes . On touche là aux mêmes problématiques que l'art contemporain : faute de techniques ou de profondeur , on joue l'esbrouffe ; on malmène la caméra, on la jette au raz du gravier , on filme après l'absorption de trois litres d'aquavit en appelant cela de l'originalité ; on choisit un sujet sordide ; on casse définitivement du sucre sur le dos de tout le monde ( hé oui ,pauvre humanité ma bonne dame ); on flatte l'égo d'une certaine bourgeoisie . On signe même un document attestant avec sérieux ( pince sans rire ?) de la naissance du dogma , nouvelle école cinématographique . Pitié !
Festen m'a bouleversée. La réalisation, la manière de filmer, les actions des personnages, les dialogues : rien 'e laisse indifférent. Tout déstabilise, dérange, intrigue, gratouille. Psychologique, très fort, ce film ne m'a pas laissée indemne. Cet aîné qui prend son courage à deux mains et fait éclater la vérité sur une réalité dans la famille crée un tsunami, pour l'anniversaire de son riche papa. Un impératif cinématographique, Vintenberg a tapé très fort dès le premier film !!!
En voulant me plonger dans l'univers de Thomas Vinterberg, il était indispensable de découvrir Festen, film sur la débauche familiale, et les tabous de toute une famille. Festen, est un film fort, touchant et qui détient cette agilité pour accaparer le public, et l'invité à rejoindre cette "fête de famille". Vinterberg à une métrise parfaite de la réalisation, et j'en reviens toujours, au jeu d'acteur fabuleux, qui comme dans Drunk, apprivoisent très bien leurs personnages. Festen, en dit long sur notre famille que l'on pense connaître, mais que l'on ne connaît pas, des non dits, et des rencoeurs qui y règnes. Festen est dans son genre à comparer avec Fête de famille de Cédric Kahn, où La notion de famille est ici montrée comme un clan, dans lequel, rien ne sort, et où tout doit rester secret, même si celui-ci reste différent, les problèmes étant sous entendus par l'attitude des personnages, mais jamais révélés. Festen, montre aussi, ici que comme dans la plupart des familles, le père y prend toute la place, de part la disposition de la table en forme de H, comme le prénom de celui ci( Helge), et le faite que la famille se retrouve tous les 10 ans pour fêter son anniversaire. Festen, est dans sa mise en scène très cache, surprenant, mais différent, les sujets tabous dont balancés sur la table, d'un coup, comme un ras le bol, de faire semblant, de se faire passer pour une famille normale. Le film, traite de la normalité, qui n'existe pas, être normal, c'est l'être selon soit, il n'y a pas de définition de la normalité, et encore moins de celle d'une famille normale.
Issu du Dogme 95 initié par Vinterberg et Von Trier notamment, Festen est un petit bijou d'émotion. D'un postulat de départ extrêmement simple et épuré de tout enrobage inutile (principe même du Dogme), Thomas Vinterberg nous envoie une grosse claque dans la face à base de malaise familial et de punchlines dévastatrices. Si visuellement il n'y a rien à se mettre sous la dent et c'est un euphémisme tant le traitement de l'image est laid, moralement et intrinsèquement c'est une toute autre histoire ! Si le départ n'est pas bien palpitant, on se rend rapidement compte des enjeux et bientôt, le malaise palpable ne quittera plus cette "jolie" tablée. Un film coup de poing, qui dénonce sans vergogne et qui tâche, nécessaire et orchestré de main de maître par Vinterberg et son casting impeccable. A ne pas manquer.
Je suis sur que Chabrol aurait rêvé de tourner "festen". Les danois et les nordiques en général ne sont pas champions dans le domaine de la comédie (je crois d'ailleurs que je n'en connais aucune) mais quand il s'agit de drames sordides ils envoient du lourd... réalisé un peu en mode "caméra à l'épaule" qui accentue son réalisme cru, "festen" fait exploser, des années avant que la parole ne se libére sur tous les abus quels qu'ils soient, les secrets familiaux malsains. Le plus surréaliste est sans doute de voir cette "haute société" s'accrocher tout au long de la soirée à ses usages pour faire comme si il ne se passait au fond pas grand chose et qu'on restait entre gens bien élevés. 5/5 plus que mérités
6 214 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 19 avril 2021
La famille se réunit pour le 60éme anniversaire de papa. Les toasts incluent un récit détaillé des abus sexuels de papa sur ses enfants. Le reste de la famille se bat, fornique et s'agite en discutant pour savoir qui est le plus fou et qui dit la vérité. Je soupçonne la sœur jumelle d'être la seule à être saine d'esprit car elle a eu la décence de se suicider avant le début de cette histoire. Le jeu des acteurs est vraiment mauvais car quel talent faut-il pour s'engueuler pendant deux heures. La réalisation et la photographie sont suffisantes pour vous faire vomir. Voila la formule choisir un sujet juteux et essayer de choquer le public mais tout cela ne fait pas un bon film. Il n'y a pas un seul moment de rédemption sociale dans cette célébration du dysfonctionnement familial...
Troublant, choquant, immersif tout autant de qualificatifs qui correspondent parfaitement à festen. Sur ce film Thomas Vinterberg Réalise un carton plein, avec sa caméra épaule il nous transporte au sein de cette fête pas comme les autres. Les acteurs sont bons et leurs personnages bien écris qui évoluent tout au long du film. Je ne raconte pas plus pour ne pas vous spoiler le film. Foncez le regarder vous ne serez pas décus.
Le film le plus violent que j'ai vu de ma vie. Une telle violence des propos, qui sont crus et dur psychologiquement, allant jusqu'à se ressentir physiquement