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charly5766
24 abonnés
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3,0
Publiée le 18 avril 2012
Excellente mise en scène et un scénario très solide ! Si on ajoute à cela une excellente interprétation de Boris Karloff, cela nous fait un bon film. Une histoire très intéressante qui soulève beaucoup de questions sur la déontologie et les sciences ... à voir donc !
Avec ce film, l'un des premiers réalisés dans sa carrière de réalisateur, Robert Wise, très imprégné encore de sa collaboration avec Orson Welles (souci de la photo noir et blanc, des contrastes et montage étourdissant), montrait à la critique américaine que désormais il fallait compter également sur lui. Vingt ans avant de réaliser son chef-d'oeuvre "la Maison du diable", il offrait à l'extra-ordinaire Boris Karloff un rôle à la hauteur de son immense talent. Le "Récupérateur de cadavres", du haut de ses 1h18 de pellicule vaut un nombre inouï de mauvais films d'épouvante. Il demeure à n'en pas douter, pour tous les cinéphiles, une référence en la matière. Tout simplement éblouissant de talent !
"Le récupérateur de cadavres" a beau être un film d'épouvante d'une certaine époque, il faut tout de même admettre qu'il a plutôt bien vieilli. En effet, de cette reconstitution d'un Edimbourgh sombre et mystérieux, Robert Wise tire une ambiance étrange, inquiétante, et certaines scènes (notamment le final) témoignent d'une grande modernité pour ce qui est de l'utilisation des effets anxiogènes. C'est là une œuvre efficace, intéressante, certainement un peu débridée, et pas toujours très claire, mais qui mérite vraiment d'être vue, qui dépasse le stade de simple curiosité.
Ce film a été produit par Val Lewton et comme dans La Féline (Tourneur 1942), l'angoisse nait de la suggestion et non de la démonstration. On retiendra notamment ce chat qui miaule de peur tandis que Karloff et Lugosi en viennent aux mains. Le scénario est original et nous baignons dans une ambiance feutrée et volontairement malsaine avec une interprétation magistrale de Boris Karloff et un final d'anthologie. Une seule scène est ratée, celle de la guérison de la fillette, sinon nous avons là une perle du cinéma fantastique.
Au pitch morbide sinon étrange, ce sombre thriller toutefois attirant joue pour les 3/4 sur le lien ambigu entre Gray & Mc Farlane - et donc également sur le propos de la dure réalité d'1 métier maudit -; quant il n'aborde pas la question de la synchronisation des passions, clef de voûte de toute relation sinon de, bien évidemment, quelque amitié: De +, la question de l'argent que soulève le film est d'ailleurs encore davantage passionnante...
Ah ces bon vieux films fantastique, ce qu'on les aime. Pas besoin d'en savoir des tonnes sur leur contexte pour les apprécier. Tenez, je savais à peine qu'il s'agissait du troisième film de Robert Wise avant de l'enfourner dans ma platine, le monsieur en question ayant dans sa filmographie des œuvres cultes comme Le Jour où la Terre s'arrêta (sublime), Nous avons gagné ce soir, West Side Story et le tout premier Star Trek. Mais une fois cette pépite dégustée, on la classe immédiatement parmi ses bon petits films favoris, qu'on est prêt à re-déballer à la moindre occasion, à la moindre journée trop pluvieuse où pour occuper une soirée vide et lugubre. Ce Body snatcher n'est pas du fantastique à proprement parler, cet élément n'intervenant qu'en tant qu'accessoire au message final, à l'idée terrible véhiculée par le film, un peu à la manière dont le surnaturel intervient chez Edgar Poe, l'onirisme étant avant tout suggéré par l'ambiance effrayante, les personnages bizarres et le décors sinistres. Le noir est blanc habille très bien ces intentions esthétique de créer une ville style victorien que l'on retrouvera plus tard chez le Burton des Noces funèbres, et d'y inclure des jeux d'ombres renvoyant à expressionnisme allemand de la période muette. La rencontre de deux grandes stars du cinéma d'horreur ne fait que renforcer la stimulation inconsciente du spectateur de l'époque vers la notion de fantasmagorique. Boris Karloff tient le rôle secondaire « principal », il vole de loin la vedette, incarnant un cocher émacié à la démarche lente et à la voix doucereuse. Sa présence si puissante qui occulte toutes les autres ne lui empêche pas de laisser entrevoir la part d'humanité en lui, précieuse nuance qui faisait parfois défaut à ses anciennes prestations, d'où celle ci que l'on peut établir sur le podium de ses meilleurs rôles. Henry Daniell se charge du docteur Toddy McFarlane, le personnage principal explicite, et certes il n'arrive pas à tenir longtemps le titre face à Karloff lors des longues confrontations qui leurs sont accordés, nénamoins il se défend bien. Viens ensuite Bella Lugosi, vraiment relégué au second plan, mais dont l'utilité relève d'un contresens gracieux vis à vis des rôles habituels de l'acteur. C'est lui le bon, naïf, et serviable associé du docteur, qui se révolte instinctivement comme le spectateur est amené à le faire en voyant se dénouer le mystère qui entoure le docteur. La direction emprunté par Joseph fournira une morale de type « juste-milieu », peu engagée mais évitant ainsi de tomber dans l'aveuglement. Le thème du film offre un sujet de réflexion mais préfère laisser au spectateur le soin d'élaborer sa propre conclusion, le final bouclant plutôt un cycle narratif intérieur au film. Un final magistral qui livre la touche ultime à ce conte ténébreux et cruel, lui insufflant un morceau de bravoure glaçant qui, en tant que paroxysme de l'édifice construit tout au long de l’œuvre, fait encore de l'effet de nos jours. Une perle de fantastique, dont les claquements de sabots sur la rue pavée vous hanteront longtemps après le visionnage...
Un très bon film des années 40 que ce soit les décors, les effets de lumières ou la mise en scène en générale qui font penser a l'expressionisme Allemand (en moins appuyé). Nous sommes dans une ville anglaise en proie à des cultivateurs de corps morts qui ne sont rien d'autres que le Docteur qui se sert de ces corps pour ces recherches cultivé par Gray un homme mauvais qui ne cesse de charrier le docteur sur ça responsabilité. C'est d'ailleurs pour cela que le film en vaut vraiment le coup car bien que d'un point de vue du rythme du récit le film ne sait pas sur quoi il doit se concentrer principalement que ce soit la petite fille, la rivalité entre le docteur et Gray qui est de loin le plus gros point positif de ce film, et les réflections de Fettes. On sent que le film à du mal à ce décider sur l'histoire qu'il désire adopter.