Twixt
Note moyenne
2,3
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316 critiques spectateurs

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Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 avril 2012
Le dernier Coppola pose en soit deux questions. Un film est-il jugé de la même manière selon le passif du metteur en scène ? et quelle est la résonance de certaines critiques dans le jugement d’un film ?
Le fait même de poser ces deux questions implique les réponses. Difficile d’être objectif avec Francis Ford Coppola à la vue de la filmographie du metteur en scène, comprendre, si le film avait été réalisé par un sombre inconnu, l’avis aurait été forcément moins indulgent (ou plus après tout !). De même, voir le film après une fusillade classique et facile de certains médias, rehausse le métrage. Quand on nous annonce une purge sans nom, on découvre alors un curieux objet.
Twixt est tout cela à la fois, un film hypnotisant et maladroit, bien cadré mais mal monté, suffisant mais touchant.
À titre purement subjectif, on préférera y voir un hommage personnel à un certain cinéma (Roger Corman), des clins d’œil de l’affect (au fils de Coppola, à l’ancienne relation entre Val Kilmer et son ex-femme, Joanne Whallley, interprétant ici le rôle de sa femme). Et ce n’est pas l’apparition d’Edgar Allan Poe qui apporte la teneur poétique dont le film avait vraiment besoin.
Tout n’est qu’étrangeté dans Twixt, Coppola se fout de tout et c’est presque ici qu’on lui pardonne le plus. À la vue de ses trois derniers longs (L’homme sans âge et Tetro) c’est avec celui-ci qu’on accepte le plus ses excuses. Autoportrait foutraque d’un auteur se jouant du système, il reste hélas à la frontière de l’outrancier, comme-ci il n’assumait pas pleinement de revenir à ce genre (Dementia 13). Ce qu’on pourra moins lui pardonner par contre c’est de ne pas avoir assumer le film en tant que tel et en livrer une promo sérieuse, une réalisation non aboutie et ciselante, entre deux mondes, deux directions. Et si Coppola plein de doutes, ayant connu un cinéma artistique, créatif, ne savait plus ce qu’était le 7ème art ? difficile reflet d’une « industrie » changeante !
http://requiemovies.over-blog.com/
dai72
dai72

190 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 mars 2013
C'est vraiment Coppola qui a réalisé cela? On a plus l'impression que c'est son cousin tellement nous somems loin des formidables films que FF Coppola nous a offert par le passé. Peu de rythme, des dialogues plutôt ridicules, seuls les décors sortent du lot et la perfomance d'Elle Fanning que je trouve admirable. Sinon pour le reste, c'est assez ennuyeux, lent et peu captivant finalement, loin du thriller ou de l'histoire policière que j'avais imaginé au début !!
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 août 2012
Autant "Tetro" était sublime, autant "Twixt" est décevant. Pas aussi désagréable à regarder que "L'homme sans âge" pourtant. Mais on ne sait pas trop où Coppola veut en venir. Un écrivain sur le retour fait la tournée des librairies de campagne pour faire sa promo. Au détour d'une petite ville étrange, des fantômes lui font la cour à l'ombre d'Edgar Allan Poe. Bon, soit, pourquoi pas. Mais cette ambiance mystérieuse, ces réflexions sur la création, le devenir d'un artiste, ennuient terriblement. L'histoire suit son chemin tranquillement, dans une atmosphère opaque superbement photographiée. Mais que le temps est long ! On se perd en conjectures sur l'histoire, le projet du réalisateur, sans aboutir à de conclusion concluante. Trop de mystère tue le mystère, et le plaisir de spectateur.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 mars 2013
Quand Coppola se la joue Tim Burton, c'est esthétiquement à côté de la plaque, et même si Coppola y met ses tripes et fait de nombreuses allusions à la mort de son fils, ce polar fantastique est trop tortueux et baroque pour impressionner qui que se soit. Bref Coppola devrait arrêter le pinard ça rend idiot.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 janvier 2017
C'est un film tourné par un génie du cinéma mais bon là c'est pas son meilleur film entre ironie et suspens facile il n'y a pas grand chose à voir, mais trop facile et trop lent, trop chiant.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2012
Dans le personnage de l’écrivain en panne d’inspiration, dévasté par l’alcool et surtout la perte de sa fille et la perspective de voir son couple péricliter (Val Kilmer carrément empâté), difficile de ne pas voir un double, un portrait en creux de l’artiste par lui-même, dont l’existence, et par conséquent l’œuvre, fut marquée par la disparition tragique de son fils en 1986 à l’âge de 22 ans. La famille est de toute manière une thématique récurrente chez le cinéaste avec, par-dessus tout, l’image et la place du père – notion qui traversait la saga des Corleone et plus récemment le vénéneux et sombre Tetro. En écho à son titre, qui signifie ‘entre’ en vieil anglais, Twixt, à la structure multiple et bancale, est bel et bien un film de l’entre-deux, entre jour et nuit, rêve et réalité, horreur et gentille loufoquerie. Coppola ne cherche surtout pas ici à renouveler le genre du film d’horreur ou de vampires, d’ailleurs on n’a pas peur une seule seconde tant nulle part n’apparaît le désir de réalisme. Twixt est aussi une métaphore sur le dérèglement comme l’illustre l’imposant beffroi de la ville au sommet duquel sept horloges n’affichent jamais la même heure. D’un shérif se rêvant auteur de polars à la figure tutélaire et fantomatique d’Edgar Allan Poe, d’une jeune morte diaphane et hantant les souvenirs de tous, tout peut sembler effectivement incongru et absurde dans Twixt.



Celui qui finance dorénavant ses productions, certes à petit budget, grâce à l’argent que lui rapporte l’exploitation de ses vignes californiennes, compare d’ailleurs ses films à des vins, capables de se bonifier dans le temps et d’ainsi susciter des réactions moins vives et moins négatives. Débarrassé des contraintes de financement et des diktats des majors, Francis Ford Coppola prône et fabrique un cinéma artisanal et personnel, expérimental et chercheur. Twixt séduit aussi par ses qualités esthétiques, l’alternance entre couleur et noir et blanc avec des incrustations très colorées (procédé déjà employé dans Rusty James), l’utilisation de la caméra numérique HD, le recours à l’écran divisé, la présence de la femme de l’écrivain à travers un ordinateur et une webcam. En faisant le chemin à l’envers, c’est-à-dire des films magistraux, récoltant les plus prestigieuses récompenses, aux œuvres mineures qu’il aime à qualifier de films d’étudiant, le réalisateur de Conversation secrète se révèle bien plus singulier et attachant que son image de mégalomane le laisse paraître. La figure du vampire, mêlant érotisme et romantisme, étrangeté et douleur secrète, ne pouvait qu’attirer Coppola qui en fait la porte-parole personnelle et déroutante de ses angoisses et de ses échecs.
hubertselby
hubertselby

85 abonnés 436 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2012
Ce film est déroutant, déjà par l'utilisation de la lumière qui plonge spoiler: le spectateur dans des rêves noirs et blancs
Ca pourrait faire penser à un film des frères Cohen pour son côté absurde morbide mais c'est Coppola derrière, du coup on ne sait pas trop comment interpréter ce film...
Val Kilmer ne ressemble plus à grand chose...C'est terrifiant de le voir dans cet état là, c'est le Saint le mec...Dans son rôle d'écrivain de brousse, il est très bien campé mais le film part de travers, se rétablit puis part en sucette et se redresse...
Pour finir je n'ai qu'une chose à dire : Twixt, 2 doigts coupe-faim !
David S.
David S.

74 abonnés 414 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2012
Pas extraordinaire, surgonflé, sans réel enjeu, le dernier Coppola manque de direction et de relief. Dommage les images sont belles mais John Carpenter à déjà fait tellement mieux sur le meme sujet avec "L'Antre de la Folie" il y a déjà plus de 15 ans que cette tentative paraît vaine. Perso je me suis ennuyé. 2/5
Clint B
Clint B

65 abonnés 283 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 janvier 2023
Perso j'aimerai est un grand danseur de flamenco, mais c'est pas du tout mon truc malheureusement, et pour Coppola c'est la même avec le cinéma fantastique ! Autant je serai balourd, sans compter mon allure ridicule sur ce rythme andalou, autant FFC l'est tout autant que moi dans sa réalisation, et ce scénario sans queue ni tête. Bref, Francis, tu as le droit à l'erreur, comme moi cette première danse, mais n'insiste pas dans ce genre qui n'est pas le tien, et moi j'en ferai de même en me limitant au Milla...
SpiderBaby
SpiderBaby

50 abonnés 619 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 avril 2012
Quelle drôle de filmographie ce Coppola : des chefs d'oeuvres qui ont marqué à jamais l'histoire du cinéma : la trilogie du parrain, Apocalypse Now, (voire Dracula), et puis pas mal de navets qui frôlent le vide intersidéral. Twixt, cette bouillie ectoplasmique, en est le plus triste exemple. Prétentieux : esthétique boursouflée, citations inappropriées de Baudelaire et Poe qui doivent faire des loopings dans leur cercueil, autosuffisant et sans inspiration aucune... L'écrivain à bout de souffle, incarné par un Val Kilmer bouffi mais irréprochable, c'est Coppola... et on a envie de lui crier : "tes films sont plus très bulletproof Francis, laisse la place aux jeunes... (mais pas à ta fille s'il te plaît)".
jeremie747
jeremie747

48 abonnés 484 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2012
Coppola père est sans conteste l’un de mes cinéastes préférés. J’aime les chefs d’oeuvre grandiloquents de sa jeunesse et j’aime presque autant les films plus surprenants de sa deuxième carrière. “L’homme sans âge” et “Tetro”, boudés par la critique, avaient en eux cette force hypnotique, cette ambition narrative et formelle qui font les très grands films.

“Twixt” s’inscrit dans cette lignée des films “mineurs” de Francis Ford Coppola qui visent, de son propre aveu, à casser son image de mythe du cinéma pour pouvoir repartir à zéro, retrouver sa liberté en s’affranchissant des légendes que sont devenus les “Apocalypse Now” et autres “Le Parrain”.

Le film commence bien, par la présentation amusante et mystérieuse d’une bourgade étrange et de personnages truculents : un écrivain de troisième zone (Val Kilmer, convaincant), un shérif bouseux apprenti écrivain, le fantôme d’une jeune fille et d’Edgar Allan Poe. On pense à des références comme les frères Coen, David Lynch ou même éventuellement Tim Burton et Alfred Hitchcock.

On retrouve surtout d’emblée le talent de mise en scène de Coppola. A l’agaçante mode de la caméra à l’épaule, il oppose la suprême élégance du plan fixe. Il choisit un cadre, toujours composé avec minutie, laisse ses personnages y évoluer et l’action survenir d’une immobilité initiale.

Coppola cherche aussi à innover dans la narration et prend le risque d’une intrigue un peu décousue par souci d’éviter de tomber dans le déjà-vu. Il mélange une enquête qui n’en est pas une dans le monde réel avec une autre rêvée qui sert de trame au nouveau livre de son personnage. Le résultat est intriguant mais pas vraiment réussi car on se demande souvent quelle est la volonté derrière ce film qui semble si personnel et passe pourtant totalement à côté de l’émotion.

Il alterne quelques très belles scènes, dont celle de la discussion entre Val Kilmer et le fantôme d’Edgar Allan Poe sur la création littéraire, et des fautes de goûts évidentes, comme ces split screens à répétition et sans intérêt.

En fait, par rapport à “Tetro” et “L’homme sans âge”, “Twixt” semble manquer de cette force intime, de cette ampleur universelle (le désir d’immortalité ou les relations familiales) qui rendent les films de Coppola habituellement si puissants. Ce n’est finalement qu’un film de genre qui cherche l’audace mais sombre vite dans la contingence.

Ce qui marque toutefois, c’est qu’un film à moitié raté de Coppola reste bien plus intéressant que la grande majorité des films en salle actuellement.
Axis.fr
Axis.fr

28 abonnés 146 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 avril 2012
Nul, affligeant, pathétique, consternant.
Même pas l'énergie de le critiquer en 'bon uniforme', lisez les critiques zero étoiles, vous aurez mon avis. (la seule explication de l'encensement s'explique par le fait que ca soit un film de FF Cop. et qu'il fasse des réf. putassières à Poe et Baudelaire). Encore un bel exemple de mast****n cinémato-intellectuelle. (pour les réalisateur ET les critiques presses)
Fbienne D
Fbienne D

16 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2012
Coppola s'est amusé. Je me suis régalée. Sans ambition (il ne faut pas surtout pas s'attendre à un suspense haletant), ce film nous embarque dans un conte plutôt Burtonien, aux magnifiques ambiances parfois monochromes (sauf le rouge, comme dans Rusty James). Coppola nous balade d'une réalité déjà très troublée par l'alcool, à un onirisme à la fois horrifique et tendre (on y égorge les enfants avec douceur !). Le roman à écrire, une belle apparition d'Edgar Poe, les fantasmes emprunts de culpabilité, les rêves délirants, tout s'entremêle sur un mode très jubilatoire.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 août 2016
Braconnage poétique et onirique sur les terres du Giallo ,de Corman et d' E.A.Poe ; à des années- lumière de ses productions démesurées Coppola n'a jamais été aussi libre et aussi grand !
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2014
Mi-gothique, mi-poètique, "Twixt" donne une impression d'impalpable et d'intangible, comme si le spectateur prenait part à un rêve / cauchemar et pènètrait dans un univers peuplè de fantômes assoiffès de sang! En tout cas, Francis Ford Coppola n'a rien perdu de sa libertè artistique depuis "Youth Without Youth" et "Tetro" dans un conte horrifique placè sous le signe de la maîtrise technique et de l'intelligence! Alliant la bouffonnerie et l'èmotion, c'est un film qui joue sur deux dimensions de manière très littèrale: la dimension satirique et ironique puis la dimension mèlancolique et èmouvante! Val Kilmer en Stephen King du rabais et alter ègo de Coppola, Ben Chaplin dans la peau d'Edgar Allan Poe et Bruce Dern en shèrif novateur (et fabricant à ses heures perdues de nichoir à chauve-souris) sont parfaits! Mais c'est le jeu incroyablement gracieux de la jeune Elle Fanning qui impressionne et son errance avec Kilmer au beau milieu d'une forêt sombre est un joli moment de cinèma, mieux encore un rêve de cinèma! il est juste dommage que le final soit rapidement expèdiè! Reste que "Twixt" nous transporte et rèussit à être drôle et morbide! Ce qui n'est pas si facile à maintenir dans un film sur la perte entre rèalitè frappadingue et univers des rêves, d'un metteur en scène qui a perdu son fils dans un accident de speedboat en 86! Scène reprise - on imagine dans la douleur - dans "Twixt"...
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