Pour son troisième et dernier film de sa trilogie intimiste (qu’il a commencé avec L’HOMME SANS AGE puis TETRO, et qu’il promet de faire suivre par une superproduction alléchante), Francis Ford Coppola a choisit de revenir au genre fantastique avec lequel il débuta difficilement sa carrière. Son scénario sert surtout à mettre en place les doutes d’un auteur en manque d’inspiration à travers lequel on reconnait aisément le cinéaste. Val Kilmer et son embonpoint incarnent donc cet auteur dont les doutes existentiels vont se mêler à une histoire fantomatique plein de clichés grotesques issus des pires séries Z jamais réalisés. Si cette autothérapie, faisant grossièrement référence à la mort de son jeune fils, de l’ancien maestro du Nouvel Hollywood a l’avantage de disposer d’images rendues effrayantes par un travail impressionnant sur les couleurs, sa construction abstraite et son intrigue diablement alambiquée font de cette œuvre singulière un ratage artistique rapidement oubliable.
A la sortie du dernier Coppola, on n'a guère le choix qu'entre la note maxi (si on est sensible au génie sous-jacent du film) ou la note mini (si on considère que ce génie n'est que sous-jacent).
Je suis pour ma part dans le deuxième cas, et je le regrette, car j'étais tout à fait disposé à aimer le film, et même à l'encenser, à la suite d'un Tetro qui m'avait ravi à ma grande surprise.
Malheureusement le film est d'un ridicule consommé. Tourné avec trois francs six sous, il propose une imagerie de carton pâte, cherchant en vain une esthétique qui se situerait à mi-chemin de David Lynch (les jeunes filles mortes, l'ambiance bizarre, les rideaux rouges) et Tim Burton (les gothiques, les arbres tordus, la pleine lune) : autrement dit nulle part.
Le scénario est complètement bâclé, à l'image de la fin, et le film ressemble curieusement à un film de fin d'étude, certes zébré d'éclairs de génie (ces cadres !), mais complètement bancal et bourré de facilités. Les jeunes filles entourant le beau garçon maquillé sont par exemple absolument ridicules. Le script est tiré d'un rêve que Coppola a fait à Istanbul, et on aurait souhaité qu'il soit un peu plus travaillé, d'autant plus que Van Kilmer propose un personnage attachant, sorte de Stephen King au rabais cherchant l'inspiration.
La présence d'Edgar Allan Poe finit par donner à Twixt un air de Minuit à Paris freak, ce qui sous ma plume, n'est pas un compliment. A éviter donc. D'autres critiques sur Christoblog : http://www.christoblog.net/
Une allure de série B pour ce film peut convainquant. Trop d'erreur et peu de crédibilité, notamment à cause de Val Kilmer qui ne parvient pas à rentré dans son rôle. Le film repose seulement sur de belles images, mais ne parvient en aucun cas à rendre le spectateur bouche bée.
Si vous aimez le cinéma de Francis Ford Coppola, n'allez pas voir ce film. Le réalisateur de chef d'oeuvres tels que le parrain et apocalypse now a réalisé un des films les plus creux et ennuyeux de sa carrière. Si sur le papier Twixt semblait intéressant (réflexion sur la création, film sur la perte d'un enfant, thriller surnaturel d'épouvante), le projet réalisé et monté est juste abscon. Creux, lent,incompréhensible, hésitant toujours entre second degré et esprit farcesque d'un côté et ambiance onirique lourde et cauchemardesque de l'autre, Twixt est un film raté de Coppola père qui semble se prendre pour Lynch. Esthétiquement le film est néanmoins intéressant, le visuel expressionniste et le caractère sombre des images peut en effet intrigué. Mais la surprise passée, le film devient vite grotesque comme la figure de Poe, en guide des cauchemars. Elle Fanning, aussi excellente que dans Somewhere et super 8, est l'autre intérêt du film, c'est bien peu, amateurs de cinéma et de Coppola, passez votre chemin.
Moi qui m'attendais, à une catastrophe... Pour qu'au final, Coppola, malgré son âge, réalise et écrit un film rempli de créativité et d'originalité. En 2011, "Twixt" sera un terrible échec commercial. Encore une fois avec Coppola, c'est honteux que cela se produise. Francis Ford Coppola démontre l'étendu de son talent créatif, d'une histoire fantastique/horreur/thriller assez bien exécuté. Si le film vous semble "cheap" par certains aspects visuels, cela est totalement normal ! Coppola exercice le rêve comme un moyen créatif où l'on a une liberté totale. Visuellement c'est bien maîtrisé ! Cela reste tout de même très léger dans son ensemble mais très intéressant de voir les différentes directions prise de Coppola depuis Apocalypse Now.
Aïe! Dans le making of, Coppola explique que s'est après avoir abusé du raki lors d'un séjour à Istanbul qu'il a imaginé ce film…Ben c'est très précisément se que je me suis dit à la découverte de cette étrangeté qui n'aurait pas dû voir le jour. De plus on apprend qu'il a manifestement eu des problèmes avec le studio pour faire travailler Elle Fanning perturbant son tournage…Ces quelques informations + un comportement assez étrange sur le plateau à l'approche de ses 72 ans me font penser qu'on ne pourra pas toujours compter sur l'immense talent qu'on lui connaît. Pour ce qui est de cette histoire, rien de bien méchant, c'est classique et sans surprise. Le début n'est pas mauvais mais plutôt comique et on a plus l'impression d'entrer dans la caricature d'un compte pour enfant qu'une histoire d'horreur. C'est très stylisé avec de gros contrastres de couleurs criardes avec quelques jolis plans bien inspirés (le raki doit avoir de bons côtés). Mais tout le reste est ridicule et très ennuyeux surtout qu'on ne voit vraiment pas où Coppola veut nous mener. Vu la durée du métrage d'à peine 1H20 je ne peux m'empêcher de penser qu'on a sous les yeux un film râté et baclé sorti de l'esprit pas toujours clair d'un artiste en fin de carrière. Les plus grands réalisateurs ne commettent pas d'erreur, Coppola en a fait partie…
Un Val Kilmer qui se traine, une Elle Fanning qui n'a jamais su rebondir et voilà une histoire des plus inintéressantes dans un lieu ennuyeux à mourir. Une intrigue plate, sans rebondissements intenses et l'ennuie dès le début.
Film fantastique de Coppola. Sur un scénario alambiqué, un écrivain, par ses rêves, où il rencontre des vampires, et le fantôme de Edgar Poe, et dans un lieu étrange et abandonné, il essaie d'écrire un roman nouveau pour son éditeur. Une réalisation certes de qualité, mais un récit trop disparate qui nous mène à un certain ennui. Il y a des séquences assez violentes, et même gores. Les décors sont souvent sombres, l'ambiance fantastique est bien créée mais ne suscite nulle angoisse réelle.
Bien que mauvaise dans sa globalité, la dernière oeuvre de Francis Ford Coppola compte néanmoins de nombreuses qualités. Ainsi, suite à une excellente introduction plaçant de suite le contexte glauque et malsain qui émane du récit, prend rapidement place une photographie ma-gni-fi-que, sans doute l'une des plus belles que l'on puisse voir. Oui mais voilà, le réalisateur du Parrain oublie pour l'occasion de travailler son scénario et perd à cette occasion tout espoir de conserver la distance. Long pour son heure trente, Twixt ne se concentre pas sur l'incroyable efficacité de ses personnages mais mise tout sur le thriller, chose qui lui vaudra d'ailleurs nombreuses critiques.
D'une grande beauté plastique, très innovant, et assez intriguant, le film de Coppola est une belle surprise. Le réalisateur parvient à instaurer une ambiance envoutante, dans laquelle on se love avec plaisir, plus qu'avec angoisse. Le village dans lequel se passe l'histoire ressemble au final plus à un cocon qu'à un piège de film d'horreur et on s'y sent terriblement bien. Le plus troublant est sûrement la dichotomie du film : à la fois drôle et poignant, il ne se prend pas vraiment au sérieux mais transperce le cœur quand on connaît l'histoire personnelle de Coppola. Elle Fanning est absolument géniale et habitée et on retrouve avec beaucoup de plaisir un Val Kilmer en forme qui se moque de lui-même.
C'est le troisième film que Coppola tourne avec peu de moyens, selon ses désirs, après L'homme sans âge et Tetro, mais cette fois-ci il le tourne aux états-unis. Dans un univers gothique très esthétique, où le surnaturel et l'intemporel sont partout, il livre malgré les apparences une oeuvre très personnel. De premiers abords, le film est une sorte de "what the fuck" dans lequel Coppola s'amuse à détruire tout repère. Mais enfin il installe la psychologie de son personnage, un écrivain has been (parfait pour Val Kilmer), alcoolique et endetté, mais surtout endeuillé par la mort de sa fille. Le parallèle avec le drame qu'a connu Coppola est évident, et c'est vraiment un film sur le deuil qui livre, surtout sur le final qui est la partie la plus personnel du film. Val Kilmer est hanté par deux fantômes, le souvenir de sa fille, et V. (excellente Elle Fanning) qui le visite dans ses rêves. Peu à peu, elles ne font plus qu'un et le dévorent lentement. Un petit film certes, qui paraît mineur dans la filmographie du maître, mais qui reste un objet fascinant.
Ce film n'a ni queue ni tête. Alors certes, la réalisation est bonne, les acteurs sont bons eux aussi, mais le final ne débouche sur pas grand-chose et le film n'apporte rien. Je me suis bien ennuyé.
Depuis le début des années 2000 , Francis Ford Coppola aligne les films sans relief , et sans succès au box office. Twixt confirme cette règle. Avec peu de moyens financiers , le film sombre dans l'ennui le plus total , avec en prime , une mise en scène des plus déplorables : les plans sont indignes du standing de F.F Coppola ; même question concernant l'acteur principal : comment connaître un succès quand on prend Val Kilmer désormais adepte des Direct To DVD? C'est censé être un film d'horreur , on tombe dans un film policier thriller , qui n'a aucun suspense , aucun intérêt et aucune captivité du public. Un film à oublier, à jeter à la poubelle tellement , on finit par rire de ce film totalement raté !