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Amon-Ra
6 abonnés
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2,0
Publiée le 7 mai 2012
Déception: un film digne d'une série B ! Une idée intéressante, mais avec une réalisation ratée où Coppola multiplie les effets superficiels. Un film de Coppola pour un film d'épouvante, mélant effets visuels (qui dans la bande-annonce sont plutot attrayants), petite bourgade hantée et Edgar A. Poe, cela parait intéressant. Mais il en résulte un film décousu, où le réalisateur nous perd dans une avalanche d'effets à la Sin City et d'aller-retours entre rêves et réalité. Coppola a voulu essayer les nouvelles techniques pour livrer une atmosphère sombre, mais cela ne tient pas, on n'y croit pas. Il mèle les genres et techniques et au final, passe à coté de son sujet, pour nous offrir un film sans saveur et brouillon.
Voilà le genre de film devant lequel il me semble assez difficile de rester neutre ou indifférent. Soit on aime, soit on déteste. Sur le fond, on peut se passionner pour cette réflexion sur le deuil et la création (c'est plutôt mon cas) comme on peut trouver que c'est de la masturbation intellectuelle et on peut s'amuser de l'intrigue fantastico-policière (c'est plutôt mon cas) comme on peut la trouver creuse. Sur la forme, on peut applaudir les audaces visuelles d'un réalisateur vétéran comme on peut trouver ça assez moche (c'est plutôt mon cas, le "Hugo Cabret" de Scorsese, c'est quand même autre chose !). Le fait est qu'il y a à boire et à manger dans "Twixt", que c'est assez foutraque mais que le propos de Coppola très personnel (le drame qu'a vécu le personnage de Val Kilmer dans le film, Coppola l'a vécu dans la réalité) et très autocentré (et finalement pas très loin du nombrilisme, quand même) touche. Bon, est-ce qu'on a encore quoi que ce soit à prouver et à offrir quand on a été l'auteur de certains des plus grands chefs-d'œuvre du 7ème Art ("Apocalypse Now", "Le Parrain", les 3) mais aussi d'un des plus mauvais films de tous les temps ("Jack") ? et qu'est-ce qu'on peut bien faire quand on jouit d'une liberté artistique totale ? Et bien, on peut encore se faire plaisir et faire plaisir aux cinéphiles en bourrant son film de références. Dans une ambiance gothique pour le meilleur (le fantôme d'Edgar Allan Poe) et pour le pire (la bande de vampires tout droit sortis de "Twilight"), Coppola ré-explore sa propre filmographie ("Rusty James", "Dracula"... on a même droit à une imitation de Marlon Brando par Val Kilmer) et s'aventure par endroits dans celle de ses petits camarades comme Roger Corman avec qui il a travaillé dans une autre vie ("Le Corbeau", "Les Anges sauvages"... et la présence de Bruce Dern dans le rôle du sheriff), John Carpenter ("L'Antre de la Folie") ou David Lynch ("Twin Peaks"). C'est quand même pas mal, la liberté...
Le début du film est digne d'un roman de Stephen King ! Belle entrée en matière donc, un des personnages y fait d'ailleurs allusion. L'entremêlement du rêve et de la réalité est très réussi, le spectateur est en pleine confusion entre la vie réelle d'un auteur en panne d'inspiration, ses rêves inconscients et cette histoire dramatique qui aurait été celle de la petite ville des Etats-Unis dans la quelle il atterrit. Coppola a surpris avec Twixt. Il a souhaité faire un film comme au début de sa carrière, à petit budget, précise-t-il dans une interview parue sur allociné. Et c'est ça qui pose problème. Plus on avance dans le film, plus les scènes de rêves sont dérangeantes par la mauvaise qualité de leurs effets spéciaux. Les ingrédients sont tout de même là une sorte de conte d'horreur.
Dans l’ensemble…. Intéressant. Le film accumule à escient très certainement beaucoup de clichés gothiques : le cimetière, le deuil, Edgar Allan Poe (spoiler: et oui « the » écrivain gothique délivre en personne des conseils d’écriture ), les vampires mais s’en sort très honorablement en adoptant un ton décalé voire humoristique.
Réalité, rêve, tout s’imbrique mais représente bien finalement le processus d’écriture (dans le cas du film, après je pense que ça s’applique à n’importe quelle création artistique) : contexte de l’écrivain (avec un soupçon cathartique) auquel s’ajoute son imagination sont les matrices.
Le petit plus : Tom Waits est la voix off – dans la version originale bien sûr.
Nul, affligeant, pathétique, consternant. Même pas l'énergie de le critiquer en 'bon uniforme', lisez les critiques zero étoiles, vous aurez mon avis. (la seule explication de l'encensement s'explique par le fait que ca soit un film de FF Cop. et qu'il fasse des réf. putassières à Poe et Baudelaire). Encore un bel exemple de mast****n cinémato-intellectuelle. (pour les réalisateur ET les critiques presses)
1h30 de pure daube. Sous prétexte que le réalisateur est Coppola le film est plus ou moins bien noté...et bien il n'en ai rien! Ici il n'est pas question d'entrer dans un univers spécial comme dans certains films "étrange" mais plutôt d'essayer de regarder plus de 30m du film. Oubliez la hype qui tourne autour du réalisateur et regarder plutôt un film sur M6...
C'est certainement le film le plus étrange que j'ai jamais vu... Et pourtant je dirais que c'est un véritable chef d'œuvre à la Francis Coppola dans un registre dans lequel on l'attendait pas forcément...
Elle est décidément loin la belle époque où Francis Ford Coppola nous émerveillait avec des œuvres dignes de ce nom (Le Parrain - 1972/1974/1990 & Apocalypse Now - 1979). Avec Twixt (2012), un film à petit budget (7 millions de $), il se lance dans l’épouvante/horreur d’où il en tire une Série B d’une laideur à toute épreuve. Avec une esthétique très (trop) travaillée, rendant ses images tout simplement écœurantes et cheap (entre fantasmagorie & onirisme), Francis Ford Coppola ne tarde pas a créér un malaise entre le spectateur et son film. Pourtant ce dernier commençait plutôt bien, nous rappelant un certain David Lynch (Twin Peaks - 1990), mais le film finit rapidement par se perdre, entre rêve et réalité, où seul le cinéaste sait visiblement ce qu’il fait, laissant donc les spectateurs dans l’incompréhension. Une œuvre très personnelle (Francis Ford Coppola fait à de nombreuses reprises référence à lui et au drame qui le lie à son fils), l’ensemble étant par une histoire peu passionnante et des interprétations peu convaincantes (Val Kilmer & Elle Fanning), dans pareilles situations, on attend qu’une chose, que le film daigne enfin se terminer.
Une oeuvre très esthétisante qui ressemblerait à un travail de fin d'étude. Etonnant que ce soit le vétéran Coppola qui se livre à ce genre d'exercice, lui qui n'a plus rien à prouver si ce n'est à lui-même. On ne voit pas très bien ce qu'il cherche à faire, alternant le laid et le sublime formellement, et nous perdant un peu dans les différents niveaux de lecture de son scénario, entre le rêve, le roman et la réalité. Le résultat est curieux mais loin d'être inintéressant.
J'y suis allé parce que c'est Coppola, j'ai mis deux étoiles et demie parce que c'est du Coppola... c'est pour ça que mon avis ne serait pas très subjectif... en gros faites vous un avis vous même ^^ moi j'ai le cul entre deux chaises... Si ce n'était pas Coppola à la réalisation j'aurai ouvertement critiqué ce film... là je me dit que j'ai du mal comprendre, que Coppola n'a pas fait "ça"...