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Un visiteur
3,5
Publiée le 17 avril 2012
Francis Ford Coppola s'amuse et laisse perplexe devant ce film sortant de ses sentiers battus. On sort de ce film perplexe avec comme question, mais où veut-il en venir ? Pourtant le charme de ce poème gothique opère, on ne s’ennuie pas et on en sort envouté.
A la sortie du dernier Coppola, on n'a guère le choix qu'entre la note maxi (si on est sensible au génie sous-jacent du film) ou la note mini (si on considère que ce génie n'est que sous-jacent).
Je suis pour ma part dans le deuxième cas, et je le regrette, car j'étais tout à fait disposé à aimer le film, et même à l'encenser, à la suite d'un Tetro qui m'avait ravi à ma grande surprise.
Malheureusement le film est d'un ridicule consommé. Tourné avec trois francs six sous, il propose une imagerie de carton pâte, cherchant en vain une esthétique qui se situerait à mi-chemin de David Lynch (les jeunes filles mortes, l'ambiance bizarre, les rideaux rouges) et Tim Burton (les gothiques, les arbres tordus, la pleine lune) : autrement dit nulle part.
Le scénario est complètement bâclé, à l'image de la fin, et le film ressemble curieusement à un film de fin d'étude, certes zébré d'éclairs de génie (ces cadres !), mais complètement bancal et bourré de facilités. Les jeunes filles entourant le beau garçon maquillé sont par exemple absolument ridicules. Le script est tiré d'un rêve que Coppola a fait à Istanbul, et on aurait souhaité qu'il soit un peu plus travaillé, d'autant plus que Van Kilmer propose un personnage attachant, sorte de Stephen King au rabais cherchant l'inspiration.
La présence d'Edgar Allan Poe finit par donner à Twixt un air de Minuit à Paris freak, ce qui sous ma plume, n'est pas un compliment. A éviter donc. D'autres critiques sur Christoblog : http://www.christoblog.net/
Twixt a tout du "grand film malade" nom qu'on aime à donner à ces films bancals, traversée de moments mémorables et de maladresses, et éminements personnels. Twixt imprime la rétine par la beauté de ses images et marque l'esprit par la douleur qui émane de certaines séquences et les symboles convoqués (nuit, forêt, errance, innocence, satanisme, enfance, sang...),. Démarrant comme une série B dans une petite bourgade étrange à l'ambiance Lynchienne, l'histoire suit un écrivain dans la résolution d'un crime horrible, enquête qui va réveiller dans l'esprit de l'écrivain le trauma de la mort de sa fille, d'ou une interaction entre les rêves et la réalités qui débouchera sur une vérité enfouie. Bien que parfois nébuleux comme "une brume au dessus d'un lac", Coppola exprime par la force des images un drame personnel et n'a pas fin de nous étonner et nous interpeller, ce qui est, après tout, la qualité premiere d'une oeuvre d'Art. Marquant.
Très déçue ... Heureusement que les images sont belles car sinon je n'aurais réellement trouver aucun intérêt à ce film... Histoire totalement survolée ...elle aurait pourtant pu être intéressante .... Bref déception...
Après l'Homme sans âge et Tetro, Francis Ford Coppola termine sa trilogie de films personnels avec Twixt. Caractérisé à tort de film de genre, Twixt est au contraire un film unique qui mélange tous les styles : thriller, fantastique, horreur, mélo-drame (de plus le film ne manque pas d'humour)... C'est un film très étonnant et boulversant, entre rêve et réalité, qui sert surtout de décor pour exprimer la culpabilité du réalisateur lors de la mort de son fils (qui s'est tué dans un accident de bâteau) notamment pendant une scène déchirante à la fin. Le film est de plus extrêmement esthétique grâce à ses plans magnifiques, son montage, et nous fait voyager pendant 1h30 avec sa sublime ambiance. Bref, un petit chef d'oeuvre.
Depuis deux films, Francis Ford Coppola innove. Des sujets intimistes et une prise en main du support numérique prouvent que l’on peut se renouveler, même quand on est un grand maître du cinéma. Twixt entre dans ce cheminement. Derrière ce titre énigmatique, le cinéaste américain va nous raconter l’histoire d’un écrivain de seconde zone qui va essayer de percer le secret qui hante une petite ville perdue au fin fond des Etats-Unis.
La suite est par ici : http://critiqueconnection.wordpress.com/2012/04/16/twixt/
alors je ne peux juger que la première partie du film car je me suis endormi (pour deux vrai ) pendant l autre moitié. je me suis profondément ennuyer , j'ai trouvé ça long. sans être spécialiste ,j'ai trouvé l image froide et fausse (peut être voulu par le realisateur ?). j'ai trouvé lourde et peu original la thématique des enfants massacrés et des revenants digne d une série Z. je suis peut-être passé à côté d un chef d'œuvre mais à mon avis vu le départ prématuré de spectateurs ,je ne suis pas le seul...
Coppola nous promène dans un patelin perdu , entre rêve et réalité , à suivre un écrivain de seconde zone , essayant de vendre ses livres et hanté par un drame personnel ....et je me suis mis à rêver aussi et me réveiller au milieu du film sans avoir perdu grand chose d'une intrigue qui n'existe guère . Les scènes en noir et blanc sont magnifiques de beauté d'éclairage .Coppola arrive à surprendre après avoir tout fait ou presque : une originalité onirique que l-on peut se permettre d'apprécier
C'est un film très très déroutant! C'est loooooong! Et c'est un GRAND délire! Après, j'ai beaucoup apprécié la façon de soigner la photographie, l'ambiance mystico-glauque-gothique. Mais wtf? Je n'y trouve aucune explication.. Ça doit sûrement être poétique, sûrement... :)
Sur la base d'une scénario original, Coppola nous apporte une esthétique propre. La vision( rouge et bleu) de l’alcoolique qui rêve d'une seconde chance. L’ajout du personnage Edgar Poe fait superflue. Il manque de vraie rôle puis s'impose à la fin seulement pour jouer le rôle de miroir entre la passé et l'auteur de fictions fantastiques. Rien à reprocher au niveau de l'interprétation des personnages principaux; Val Kilmer est plus vraie que nature et Elle Fanning représente bien l'innocence qui cache un fardeau. Enfin bien, sauf que, cette histoire qui nous est présenté comme un conte rame sur sa progression et se termine brutalement.
Très soigné, ce film nous transporte réellement dans une ambiance sinistre. Le jeu d'acteur est excellent, les personnages de même, et le scénario n'est pas convenu, bref, c'est réussi.
Coppola s'est amusé. Je me suis régalée. Sans ambition (il ne faut pas surtout pas s'attendre à un suspense haletant), ce film nous embarque dans un conte plutôt Burtonien, aux magnifiques ambiances parfois monochromes (sauf le rouge, comme dans Rusty James). Coppola nous balade d'une réalité déjà très troublée par l'alcool, à un onirisme à la fois horrifique et tendre (on y égorge les enfants avec douceur !). Le roman à écrire, une belle apparition d'Edgar Poe, les fantasmes emprunts de culpabilité, les rêves délirants, tout s'entremêle sur un mode très jubilatoire.