Une comédie délirante et improbable autour d'un cochon, jugé impur, qui va bousculer le quotidien et tout oser, en plein conflit israëlo-palestinien. Le trait est souvent grossi afin de dénoncer l'absurdité de la guerre et des comportements humains. Un film qui demeure une fable humaniste attachante, avec la délivrance d'un message de paix et d'espoir pour la réunion des deux peuples.
Sur une idée assez originale, le réalisateur nous raconte l’histoire d’un pêcheur (Sasson Gabai vu dans le très beau film « La visite de la Fanfare »), bien embêté d’avoir attrapé dans ses filets la chose la plus impure que l’on puisse y trouver pour un musulman…. et pour un juif, un cochon !, et la complicité qu’il va entretenir avec l’ennemi juré. A l’arrivée ces deux là vont s’entendre comme larrons en foire et mettre en place un petit business qui va rapporter à notre valeureux pêcheur un peu d'argent bien mérité. Les messages de paix sont lentement distillés dans cette petite comédie bien rigolote. Sasson Gabai est un excellent acteur, il fait à lui tout seul le travail et s’en sort à merveille. Malgré un fin un peu décevante, on reste sur une très bonne impression.
Avec l'écho de la réalité en coulisses, ce moment passé en compagnie d'acteurs attachants -sur un scénario acidulé sans être corrosif, pétillant sans être fantasque- laisse un parfum aigre-doux plaisant qui balance entre sourires et vague à l'âme... A voir sans réserves !
des scènes très marrantes et incongrues (la source de revenu et les posters pour l'obtenir!)...Sympa, avec une bonne description des problèmes politique en toile de fond.
Bravo au réalisateur d'avoir réussi une comédie toute en finesse et pleine d'humanité sur un sujet aussi "touchy". Il fallait oser et c'est réussi. Un message de paix, à rapprocher du film libanais "Et maintenant on va où ?". L'acteur qui joue le pêcheur est formidable.
Une fable humaniste et burlesque qui sonne comme un message de paix en évitant tout engagement politique et en dénonçant l'absurdité de la situation aux confins de la Bande de Gaza. Un film inégal mais porté par des des comédiens géniaux.
"Le cochon de Gaza" est une fable à la fois naïve et burlesque qui veut aborder le douloureux sujet palestinien sous couvert de la comédie. Quelques bons moments ponctuent ce film à la foi drôle et émouvant, on peut néanmoins regretter un scénario qui a tendance à tourner un peu en rond.
Comédie plutôt sympathique, on rit avec ce cochon qui en fait voir de toute les couleurs à un homme de communautés musulmanes qui fait tout pour s'en séparer... A voir une fois
On entend souvent dire que, dans le cochon, tout est bon. Ce n'est pas le cas du "cochon de Gaza", mais ... En fait, ce film est, pour dire la vérité, très inégal. Pour être encore plus précis, la première moitié est inégale, genre plutôt pas très bonne (assez lourdingue, pas très drôle, pas très passionnante) et la deuxième moitié est inégale, genre plutôt pas mal et attachante. Il est certain qu'avec cette histoire de cochon pris dans les filets d'un pêcheur de Gaza, le français Sylvain Estibal, dont c'est le premier film, a voulu faire une fable sur l'éternel conflit entre Israël et Palestine, une fable dans laquelle les peuples israéliens et les palestiniens seraient les gentils et les forces qui les font s'étriper les méchants. Même si il y a quelques piques savoureuses sur les conditions dramatiques dans lesquelles l'état israélien fait vivre les palestiniens, la fable n'est donc pas parfaitement réussie : n'est pas Benigni qui veut ! Mais on ne manquera pas de mettre au crédit du film le fait que Jafaar ... Abbas, le personnage principal du film (le pêcheur palestinien) soit joué par l'israélien né en Irak Sasson Gabaï (rappelez vous, c'était le chef de la fanfare dans "La visite de la fanfare" !), alors qu'une israélienne d'origine russe est jouée par une tunisienne. Dans ce film tourné dans l'île de Malte, la musique est signée par Azri et Gabri, alias Boogie Balagan, et elle est excellente.
Jolie conte burlesque sur le conflit israélo-palestinien ! Fallait oser ! Et Sylvain Estibal, plus écrivain que cinéaste, a réussi, sans diatribe politique, sans agressivité, sans parti pris mais sans ménager personne sur l’absurdité des situations. « C’est d’abord un cri de rage comique » a déclaré le réalisateur ; et bien il l’a bien poussé, son cri, et il sait nous faire rire ou au moins sourire. Et nous montrer la profonde humanité de tout ce petit monde sous le burlesque du scénario. De plus le film est joliment réalisé, avec une photographie somptueuse, des cadrages impeccables. Gardons pour la fin notre admiration pour les acteurs, la discrète Baya Belal, et surtout pour Sasson Gabal, prodigieux Charlie Chaplin moyen-oriental. Le cochon est, lui aussi, excellent, même si ce n'est pas vraiment un rôle de composition !