Du très grand spectacle! LE film que j’attendais le plus de l’année est la suite directe de « Avatar: La Voie de l’eau », sorti il y a 3 ans. Le temps d’attente aura donc été beaucoup moins long cette fois, Cameron et son équipe ayant créé le deuxième et le troisième opus de la saga en même temps. Le premier film, devenu un classique du cinéma, est tout simplement le plus gros succès au box-office mondial de tous le temps. Je ne pense d’ailleurs pas qu’il sera détrôné un jour. Le second était arrivé alors comme une grosse prise de risque, mais avait globalement convaincu le public, ne serait-ce que grâce à la beauté de ses images. Il fut un immense succès aussi, critique et surtout commercial. Personnellement, c’était le film qui m’avait le plus marqué de 2022. Mais est-ce que le troisième parvient à transformer l’essai?
Je pense tout d’abord que ce nouvel opus va diviser. En effet, le film parvient à surprendre, et pas forcément dans le bon sens. Je dirais en fait, et sans spoiler bien sûr, qu’il faut se méfier du marketing, et bien se mettre en tête là que l’histoire prend place directement après les événements de « La Voie de l’eau ». Ainsi, il est largement préférable d’avoir revu au moins la fin du 2 avant de se plonger dans le 3. On sent rapidement lors du visionnage que « The Way of water » et « Fire and Ash » ont été conçu dans la même idée. Pour détailler un minimum, le personnage de Varang n’est pas tant présent que ça. Cette nouvelle méchante, qu’on nous a beaucoup vendu lors de la promotion (elle est au centre des affiches par exemple), reste dans l’ombre du colonel Quaritch. C’est assez dommage, sachant que toutes ses apparitions sont cool à suivre, et qu’elle est hyper charismatique. Avec son peuple des cendres, elle apporte tout de même avec elle de la fraicheur dans la saga, mais c’est vrai que ce qui tourne autour d’eux est sous exploité. Dans la même idée, les marchants des vents avaient marqué les bandes-annonces selon moi, mais leur traitement est assez décevant au final dans le film.
Pour poursuivre sur ce qui fait que « Avatar 3 » est imparfait à mes yeux, j’ai été déçu par certains choix d’écriture. Plus on avance dans le long métrage, plus j’ai eu le sentiment de déjà-vu. Le début est génial, ultra efficace, et nous plonge dans l’action très rapidement. Puis, on arrive dans un certain cheminement scénaristique commun aux films précédents. La fin est frustrante je trouve, en manquant cruellement de surprise et d'émotion, et avec l’idée selon laquelle les choses n’ont pas tellement évolué par rapport à la façon dont s’était terminé « La Voie de l’eau ». Les dernières minutes m’ont faire croire qu’on dirait que Cameron ne savait pas comment finir ce troisième opus. Il laisse des pistes pour les éventuels prochains volets, tout en laissant une fin assez concrète à celui-ci.
Ceci étant dit, je n’ai pas trouvé le temps long. Tout va très vite. Les quelques séquences où on met la priorité sur les dialogues font du bien, tellement le blockbuster est blindé d’action. C’est l’un des films les plus longs que j’ai vu, et pourtant ça y va à fond du début à la fin. « Avatar 2 » était là pour introduire des personnages et nous replonger dans Pandora, maintenant sa suite se lâche et nous offre un rythme incroyable de visionnage. Certes, on a ainsi moins le temps de s’émerveiller devant les images de l’oeuvre. Mais, d’un autre côté, le film est plus sombre et plus épique. En parallèle, le film regorge de thématiques plutôt nouvelles dans la saga (le deuil, l’acceptation, la reconstruction...), représenté par le titre « De feu et de cendres » et par la famille Sully dans le film. On retrouve, également, une dimension écologique et environnementale toujours aussi agréable à suivre.
Autrement, comment ne pas parler du visuel d’un « Avatar »! Le film est une claque. « De feu et de cendres » représente tout simplement l’oeuvre cinématographique la plus impressionnante que j’ai vu de ma vie. C’est l’opus le plus abouti et généreux visuellement des 3 (bien que pas forcément le plus marquant à ce niveau là puisqu’il y a moins le côté découverte). C’est aussi un monde de science fiction d’une créativité et d’une richesse remarquable. Evidemment, c’est l’un des films les plus chers de tous le temps, mais on ressent le budget à n’importe quelle scène. Presque tout est faux, et pourtant c’est du jamais vu. On ne fait pas mieux! Aucun blockbuster n’arrive à la cheville de ce que propose « Avatar 3 » (sauf les 2 premiers peut être). La photographie est une dinguerie. Certains plans m’ont laissé bouche bée. Même la motion capture est plus captivante que jamais. C’est une expérience de cinéma.
Bref, c’est le film à voir en salles cette année, le meilleur blockbuster de l’année, la licence cinématographique la plus spectaculaire de notre génération! Je mise sur un box-office final de 1,8 milliards de dollars. Il fera moins que ces prédécesseurs. Et j’espère pour autant que le 4 et le 5 verront le jour, avec un peu de renouvellement dans leur trame narrative si c’est le cas. D’ici là, j’ai déjà hâte de revoir « Avatar: de feu et de cendres ». Merci Monsieur Cameron!