Après un deuxième film qui nous avait à moitié convaincu (oh le bel aquarium), cet Avatar 3 souffle un grand coup sur les braises presque éteintes, faisant repartir le feu de façon grandiose le temps de plusieurs scènes fulgurantes (la Reine des Cendres ultra-badass, le thème musical des attaques du Clan de Cendres qui est stressant - donc efficace - , le rôle plus important du gamin adopté...). Il y a de bonnes idées dans ce troisième film, et l'image est encore une fois inégalée (en IMAX 3D HFR : remettez-nous les méduses-montgolfières en plan large, on en meurt de plaisir), qui permet d'oublier que le scénario est encore assez fainéant. Ney'tiri est enfin davantage considérée (dans sa haine provoquée par le deuil, mais aussi dans une évolution du personnage qui fait plaisir à voir sur la fin), même si on aimerait franchement que le concours de "slip" (pour le dire élégamment) entre les deux . Joe s'arrête (on n'en peut plus), au profit d'une vraie castagne d'Enfer entre les deux Reines : le rêve absolu (James Cameron, si tu nous entends...). Aussi, si vous êtes en manque de "Get away from her...you b*tch !!!" depuis le dernier Alien : Romulus, vous serez contents, on y a encore droit dans une scène fan-service balourde (bon, allez, on va dire que comme c'est le trio "Cameron-Weaver-méchante Reine", c'était un peu "obligé" de se le retaper... Admettons). Pour ce qui est du scénario, Cameron ne s'embarrasse pas trop, il pompe tout sur l'histoire des Amérindiens (avec les tribus à peintures rouge et noir que les colons ont entubé pour se faire la guerre entre eux, à grands renforts de dons d'armes, pour récupérer les territoire à la fin... Tout y est, même les scalps et les calumets de stupéfiants : vraiment tout), y met un peu de l'histoire d'Abraham et son fils sacrificiel (le passage dans la jungle, assez joli dès lors qu'il fait intervenir le
mea culpa de Ney'Tiri
), et remet à peu près les mêmes enjeux que le deuxième film (la chasse aux tulkuns, le paria... On croit loucher, dans certaines scènes qui semblent sortir du deuxième film). Heureusement, les méchants sont là, et ce peuple de Cendres fait froid dans le dos (ils sont partout, ultra nombreux, et leur design ne donne pas envie de les croiser à minuit...), avec des dragons mille fois plus classes que les versions "des feuilles" (avec leurs ailes presque palmées, et leur corne agressive : clairement, la monture des méchants en jette plus !), ajouté à une Reine sans foi (littéralement) ni lois, que l'on rêve de voir remplacer le . Joe "Papounet" (insupportable) en tant que réel antagoniste de la saga. La fin est d'ailleurs assez bâclée (pour enchaîner avec la suite hypothétique) : tout va ultra-vite, on perd de vue
la Reine des Cendres (on l'a laissée en erreur 404 sur le bateau, et après ?), et le colonel Papounet (vous pouvez être sûr qu'il va revenir, comme on ne le voit pas cramer... Damned, mais faites-le crever, par pitié !)
. Les images sont inégalées, même si la HFR a tendance à nous déranger plus qu'autre chose (toujours cette vilaine impression d'accéléré, mais quand même moins que pour le précédent film), sans parler de la technologie IMAX 3D qui semble créée pour ce film (c'est purement somptueux). Toujours un scénario de travers (mais moins que le 2), tandis que l'image rince l’œil (mais que c'est beau), que les méchants sont ultra-classes, et que Ney'Tiri est bien plus intéressante que dans le deuxième film. Maintenant, on attend une seule chose : le combat des deux Reines. Mesdames, engagez.