Le Voleur du roi se sert d'une trame historique pour en faire un agréable film d'aventures divertissant, il ne se distingue pas particulièrement des autres films du genre sauf qu'on peut y découvrir un jeune Roger Moore et un David Niven savoureux dans le rôle du vilain méchant.
Excellent petit film d'aventure qui tient en haleine du début à la fin, de nombreuses scènes d'action très rèussies pour l'époque, et des acteurs formidables. A consommer sans modération.
David Niven est le méchant et le félon de ce film tout en costumes soyeux et en conventions dans la lignée des aventures de cape et d'épée d'un Richard Thorpe, par exemple, en moins brillant cependant. Le duc de Brampton complote en abusant le roi d'Angleterre mais un voleur de grand chemin (l'un peu lisse Edmund Purdom) contrarie ses plans. Cette fiction réalisée par Robert pâtit, au-delà de son manque d'originalité, d'un sujet anecdotique et oiseux, très rudimentaire en termes de scénario et de personnages. On voit bien, à l'occasion d'une longue séquence ou le voleur Dermott et son complice -le très jeune Roger Moore- tentent de s'évader de prison que la séquence s'étire et n'a que l'utilité d'occulter la pauvreté de l'intrigue et l'absence d'une idée dramatique directrice. Le film s'anime à la fin, heureusement, mais on continue de se demander pourquoi le duc de Brampton s'obstine à garder sur lui les preuves qui le compromettent et qui feront sa perte ! Le dénouement ; condensé, est un modèle de happy end mièvre façon Hollywood.