L'Enfer est à lui
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Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2017
Après l'attaque d'un train qui aura coûté la vie de deux convoyeurs, un gang, emmené par le gangster Cody Jarrett, se retrouve soupçonné par la police. Pour y remédier, Cody Jarrett va se faire accuser d'un délit mineur...

Braquant tout le long sa caméra sur Cody Jarrett, gangster psychopathe qui n'a d'amour que pour sa mère, Raoul Walsh signe avec L'enfer est à lui un film de gangsters brillant et placé sous le signe du complexe d’œdipe. Il dresse un portrait aussi fascinant que sombre de cet homme, un gangster violent en proie à des névroses et à de fort dilemmes intérieurs. Malgré tout, il arrive à nous faire ressentir de la compassion et même de l'attachement envers lui, malgré ses actes criminels et la façon dont il traite les autres membres du gang.

Brillant, notamment par sa qualité d'écriture, Walsh n'oublie pas de dresser le portrait de toute une galerie de personnages consistants gravitants autour de lui, participant à la mise en avant de sa folie. Il nous emmène dans divers chemins scénaristiques parfois inattendus pour terminer sur un final explosif, ce qu'il maîtrise à merveille, sachant, tout le long, retranscrire la particularité des personnages. Si Walsh s'intéresse énormément à la psychologie de Jarrett, il n'en oublie pas l'efficacité avec des scènes d'action superbement réalisées et une oeuvre parfaitement bien rythmée.

Il instaure une atmosphère crépusculaire, sombre et cruelle vraiment prenante, et met en scène un univers noir où l'on trouve folie, meurtre, manipulation, trahison et amour qu'il retranscrit à merveille. Il orchestre son récit avec brio, sachant être efficace tout en exploitant bien le contexte et mettant en avant la folie de Jarrett et les éléments qui vont le pousser à bout. James Cagney livre une remarquable composition, fait ressortir toute l'ambiguïté et les dilemmes de son personnage et nous fait très bien ressentir la façon dont son amour pour sa mère lui dicte ses choix.

Brillant de bout en bout, L'enfer est à lui bénéficie de la maîtrise de Raoul Walsh qui orchestre là un film de gangsters sombre et crépusculaire mais surtout passionnant tout le long et emmené par un formidable James Cagney.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2017
R. Walsh retrouve J. Cagney pour un autre film de gangsters, le retour de Cagney au genre également. Il en résulte un film construit en trois temps, démarrant en trombe et ne laissant jamais le rythme connaître de baisse de régime. Il explore ainsi différentes facettes du genre (traque, infiltration, film de prison, règlements de comptes) avec une solide base documentaire (les gadgets utilisés par la police) et une volonté de divertir le spectateur. Les acteurs sont fabuleux avec en tête un Cagney qui est pour beaucoup dans la qualité du scénario, désirant incarner un gangster différent de ceux qu'il campait auparavant. Et puis que dire de la prestation de V. Mayo, animal à sang froid prêt à tout pour survivre. Nombreuses scènes d'action, un mouvement perpétuel, des rebondissements incessants, une photo de toute beauté bref, c'est un des fleurons du genre, un film presque séminal et presque inégalé à ce jour. Du très grand cinéma. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
soulman
soulman

140 abonnés 1 404 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2017
Excellent film de gangsters de Walsh, dans lequel James Cagney donne toute la mesure de son talent dans le rôle du chef de bande vicieux, cruel et amoral. Dans le rôle de la vamp, Virginia Mayo est tout aussi inoubliable. La séquence finale, qui voit le personnage de Cody basculer dans une suicidaire folie, est un morceau d'anthologie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 janvier 2016
Grand classique du film de gangster, L'enfer est à lui en reprend toutes les bases (mais il fut l'un des premiers à le faire). On suit Cody Jarrett, un gangster psychopathe, charismatique et détestable, qui a pour particularité de vouer un culte à sa mère (tout aussi détestable que lui). Autour de Cody gravite une galerie de personnages, certes classiques, mais réussis : sa femme, belle et manipulatrice, son traitre de bras droit, sa mère, comme dit précédemment détestable ainsi qu'un policier infiltré, seul personnage de l'intrigue véritablement sympathique parmi tous ces truands. Les rebondissements du film sont efficace, le rythme, tout d'abord lent, devient de plus en plus effréné au fur et à mesure que l'intrigue progresse, et la dernière réplique (enfin l'avant-dernière), culte, vient achever en beauté ce classique du film de gangster vraiment efficace.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2015
Excellent film noir dans la lignée des meilleurs. Ici on n'est pas dans l'enquête comme avec Humphrey Bogart on est complètement chez les malfaiteurs. Prison, projet d'évasion, projet de hold´up. Un festival de haute volée avec un James Cagney magnifique et un final très connu dans la raffinerie de pétrole. Superbe
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 décembre 2014
s'il fallait citer un seul film de gangster dans toute l'histoire du cinéma, je citerai celui ci tant il fait figure de classique parfait (a l'image de rio bravo dans la catégorie western)le film est à la fois très bien construit et a une ampleur inégalée grâce notamment à l'interprétation de james cagney qui incarne avec une force incroyable un gangster pathologique lui donnant quasiment une dimension shakespearienne. le film très dure et réaliste dans la description des rapports entre les personnages ne fait aucune concession aux conventions de l'époque et garde toute sa modernité. En cela il dépasse SCAREFACE d'Howard Hawks ,autre chef d'œuvre mais qui a plus vieilli.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 décembre 2014
White heat est à n'en pas douter un excellent film, qui pose les règles pour ses successeurs.

James Gagney porte le film à lui seul comme c'est souvent le cas, le rôle de cinglé lui va à merveille, même si je lui préfère sa prestation dans "angel with dirty face".

Le scénario est trop découpé à mon sens en parties qui peinent parfois à faire vase communiquant, il manque cette fluidité qui vous scotche au film.
spoiler: Braquage initial, mère cinglée, prison, mère cinglée, trahison d'associé, second braquage, final.

L'ensemble aurait gagné à être plus fluide, plus court, à la fin du film on en oublie déjà certains personnages du début qui semblent appartenir à un autre film.
La relation mère fils dont les critiques nous rebattent tant les oreilles apparait anecdotique.

Pour avoir enchainé quelques films du genre de cette époque, "white heat" me semble marquer un tournant dans le cinéma du genre, les courses poursuites en voiture en journée, l'introduction de la technologie semble remplacer les courses poursuites à pied nocturnes dans des décors brumeux.
Les crissements de pneus remplacent les halètements désespérés d'un fuyard au fin fond d'une ruelle sordide.
Les scènes d'action remplace le travail de photographie.

Ce que le film gagne en conformité et en clarté il le perd en ambiance et en suspense.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2014
Un très bon film, porté par l'excellente prestation de James Cagney. Ce dernier incarne un chef de bande inquiétant, épaulé par sa mère. Une relation perverse et indissoluble entre la mère et le fils fait régner la terreur au sein même de la bande. Mais c'est bien James Cagney en Cody Jarrett qui est au cœur du film. Sa folie, sa dangerosité et sa détermination crèvent l'écran, spoiler: et sa fin tragique est à la hauteur du personnage
. Les autres personnages bénéficient également d'une psychologie étudiée. Le tout servi par une mise en scène efficace et un suspense savamment amené qui permettent de ne pas voir passer les 1h50. Un très bon film de gangsters.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2014
"White Heat" est le polar rêvé: un méchant hyper charismatique, un flic infiltré intelligent et discret et un suspense implacable. Le film est parfaitement rythmé, le scénario réserve son lot de surprises, et si tout tient sur un fil et peu très vite basculer dans la facilité, Raoul Walsh parvient à maintenir une ambiguïté constante, notamment dans des personnages révélant une complexité qui se mesure en fonction des événements à gérer. On est agrippé à notre siège durant 1 h et 50 minutes absolument passionnantes, jusqu'à un final hallucinant qui élève Cody Jarrett (impérial James Cagney) au rang de mythe. Un grand film !
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2014
Raoul Walsh était décidément à l'aise avec le film de gangsters ! 8 ans après le passionnant "La grande évasion" avec Bogart, il réalisait avec "L'enfer est à lui" une oeuvre absolument magistrale. Le film s'appuie sur un scénario inventif malgré ses figures imposées, une mise en scène et un montage nerveux et percutants (il est difficile de s'ennuyer plus d'une seconde !) et une photographie soignée, mais le plus important réside dans son personnage principal, Arthur "Cody" Jarrett, et l'acteur qui l'incarne, James Cagney. Difficile par ailleurs de distinguer l'un de l'autre tant Cagney, monstrueux de charisme et de présence, est habité par son rôle de gangster névrosé, mégalo et entretenant des rapports ambigus avec sa mère. Un psychopathe aussi fascinant qu'effrayant, entouré par des seconds rôles impeccables qui transcendent leur fonction archétypale. Voilà donc un film incroyablement excitant et captivant, contenant plusieurs séquences d'anthologie (dont une crise de démence grandiose) et qui mériterait d'être davantage reconnu pour ce qu'il est: un chef-d'oeuvre !
GregLeSuisse
GregLeSuisse

56 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2014
On assiste là à un des sommets du film noir, Cagney y est magnifique, le scénario bien troussé ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2014
Très beau et très violent , Shakespeare chez les gangsters ou la localisation du gangster névropathe ....James Cagney est absolument merveilleux et sa dernière réplique est cultissime ! La mise en scène du bon Raoul Walsh et l' interprétation du monstre sacré font de ce chef d' oeuvre un des meilleurs films de gangsters de toiput les temps ! Indispensable .
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2022
Bon, pour celles et ceux qui connaitraient pas ou peu James Cagney, commencer par White Heat n'est pas du luxe. Rarement acteur aura autant marqué de son empreinte un rôle, le paramoIaco-pychotique dans ses oeuvres poussé par la folie des grandeurs, épousant la trajectoire d'un capitalisme sauvage où l'impunité comme les coups fourrés sont monnaie courante. Et quelle scène finale, inoubliable ! Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas non plus ou trop peu Raoul Walsh, voilà une occasion rêvée de découvrir la quintessence du Film noooir en même temps qu'un immense réalisateur !
Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2014
Chef d’œuvre du film noir, « White heat » est une redoutable critique de la société occidentale et de son capitalisme sauvage, violent et suicidaire. James Cagney insuffle une intensité hallucinante à son personnage, faisant basculer le film dans un régime psychotique qu’épouse parfaitement l’expressionisme des images. Le récit est implacable, à couper le souffle. Regret infini pour une époque où les blockbusters avaient la rigueur et la puissance des grandes tragédies grecques.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2013
Un très bon film noir, classique du genre, qui repose essentiellement sur les épaules de James Cagney, extraordinaire, et sur la singularité du personnage qu'il compose. C'est un grand enfant qui voue une adoration trouble à sa mère mais se méfie de sa femme. Un homme tourmenté par d'horribles migraines. Un psychopathe brutal qui ira jusqu'au bout de son délire mégalo dans une scène finale explosive et infernale, d'anthologie. "Si vous demandiez à Jimmy Cagney quel est son plus grand film, il vous répondrait probablement White Heat", écrit Raoul Walsh dans ses Mémoires. Il ajoute : "L'histoire nécessitait une action parmi les plus perverses que j'ai jamais mises en scène. Je savais que je pouvais faire confiance à Cagney. Mais il m'a étonné par l'intensité qu'il a mise dans la scène du réfectoire. C'était probablement un des plus grands moments d'interprétation de tous les temps..." (voir Le Film noir américain, de François Guérif). Au cours de cette scène, saisissante en effet, Cody Jarrett apprend la mort de sa mère et devient fou de douleur et de rage, hurlant et rampant sur une table, puis frappant tous les gardiens venus l'arrêter. Au début du film, Cagney avait également eu l'idée de faire asseoir son personnage sur les genoux de sa mère... Ce lien mère/fils, oedipien, donne au drame des accents de tragédie grecque, renforcés par l'évocation de la légende du cheval de Troie, au moment du braquage final. Voilà qui fait le sel de ce film. Ajoutons enfin au rayon des qualités quelques répliques qui tuent, une mise en scène dense et rythmée, un bon suspense.
Le titre français du film, L'Enfer est à lui, est un peu éloigné du titre original, White Heat, mais colle avec le dénouement. Ce titre fait aussi écho à celui d'un autre film de Raoul Walsh, Le Monde lui appartient (The World in his Arms, 1952). Ces deux titres donnent une juste idée du caractère des héros walshiens, qui ne font pas dans la demi-mesure...
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