Pour ceux qui n'ont pas vu under the skin et qui seraient curieux de le découvrir, sachez à quoi vous attendre. Il s'agit d'un film expérimental au rythme très lent. Dans cette catégorie, on a ceux qui sont réussis car ils parviennent au moins à nous faire réfléchir ou ressentir des choses. (Ex : dans 2001 de Kubrick, on peut se laisser transporter par les images car il contient une intrigue intéressante), et les autres qui sont très ennuyants.
Le problème c'est qu'Under the skin est lent ET n'a pas grand chose à raconter. Ok on peut être interpellé par la trame, ou aimer une poignée de scènes, mais ça ne fait pas un film qui mérite autant de notes positives (de la part de la presse).
Typiquement, ce genre de film crée des disputes entre les internautes quand il s'agit de donner son avis. Vous pouvez vous faire traiter d'inculte si vous n'avez pas aimé, ou de snob si vous avez a-do-ré. Pour moi ce film ne fonctionne pas, j'ai clairement le sentiment de perdre mon temps devant ces images, et je ne comprend rien en lisant ces éloges.
Tout d'abord, j'ai vu ce film très récemment et ai mis quelques jours avant d'écrire ce qui va suivre car si je l'avais fait à chaud, je lui aurais mis 0/5 directement de façon propre et net.
Avec le recul, à présent, je ne peu clairement pas dire que ce film soit foncièrement mauvais, car oui, il possède certains atouts indéniable tel que le visuel plutôt bien pensé et un scénario suffisamment minimaliste pour que l'on en arrive, sans vraiment s'en rendre compte, à créer le scénario dans notre tête durant le film.
Le hic qui fait mal, selon moi, est que le film dure 1h47 et qu'il y a 1h10 de rien... 1h10 de répétitions inutiles, avec le minimum syndicale de dialogues, 1h10 ou le scénario n'avance pas le moins du monde vu spoiler: qu'elle ne fait que voyager avec son pick up pour séduire des hommes et ensuite les amener dans une maison ou elle les feras disparaître. C'est beaucoup trop long pour si peu de chose. Il aurait fallu un moyen de captiver un peu au milieu de cette heure 10 car le film, pour ma part, m'a perdu 20 min et j'ai failli couper arriver à 50 min. Je me suis forcé à continuer propulsé par la curiosité de savoir ou le film voulait m'emmené, et la, je ne fus pas déçu, car oui, la dernière demi heure attrape des abords très psychologique et réellement intéressant sans oublier les dernières 5 min réellement exceptionnelles.
Malheureusement, cette dernière demi heure ne sauve pas ma vision du reste bien que cette dernière demi heure à elle seule mérite de voir le film. Il est vraiment dommage que durant 1h10 le film soit aussi fade et inintéressant.
Je ne suis pas convaincu que je le reverrai, mais ça reste à voir, car malgré tout, ce film m'a subjugué et j'y pense depuis que je l'ai vu. Un film qui m'aura marqué tant par l'extraordinaire intelligence dont il fait preuve que par sa capacité à décevoir malgré tout, malheureusement.
Under the Skin est un film fantastique où ce n'est pas l'humain qui tente d'élucider l'alien mais l'alien qui cherche à explorer l'humain. Les belles images surnaturelles explorent les textures et se marient avec les scènes ultra réalistes du quotidien en Écosse pour créer une atmosphère unique.
Jonathan Glazer réalisateur anglais né en 1966, vient du clip et de la publicité comme ses aînés et compatriotes Ridley et Tony Scott eux aussi adeptes d'un cinéma essentiellement visuel. Avec "Under the skin" film de science-fiction atypique, la démarche esthétique tient lieu de credo pour un cinéaste, poète romantique qui joue exclusivement sur la perception sensorielle. Encore une fois les extra-terrestres débarquent sur Terre mais l'invasion sera insidieuse grâce au Cheval de Troie que constitue Laura envahisseur ou cyber robot parfait ayant pris les traits de Scarlett Johansson larguée en plein Glasgow avec semble t-il pour mission d'attaquer l'humanité par son maillon faible, l'homme qu'il suffit d'accoster à bord d'une camionnette même avec une maîtrise approximative du langage humain pour qu'il accepte gentiment de se jeter dans la gueule du loup en échange de la promesse d'un échange charnel qui va très vite se transformer en descente sans retour dans une mare noirâtre où son enveloppe corporelle lui sera soutirée pour servir à d'autres hommes verts qui se multipliant arpentent la campagne sur des motos menaçantes comme pour encadrer et surveiller le bonne exécution de sa mission par Laura. Immense et pesante tâche que Laura, va rapidement avoir du mal à accomplir, découvrant par l'expérience les sentiments humains qui peu à peu vont l'envahir. La rencontre d'un jeune homme sosie contemporain de John Merrick sans doute en hommage à "Elephant man" de David Lynch (1980) va dérégler une mécanique mortifère qui jusque-là semblait impitoyable, Laura n'hésitant pas à abandonner un bébé au bord d'une plage lors d'une scène magnifique mêlant tout à la fois tragique et grandiose. Progressivement Laura va passer de chasseresse à proie puis victime, découvrant en même temps que l'humanité la sauvagerie qui quelquefois l'accompagne. Parler trop longuement d' "Under the skin" ne sert sans doute pas à grand chose, il faut juste le voir et l'entendre (musique hypnotique de Mica Levi) pour savoir si l'univers proposé par Jonathan Glazer vous émeut. Les interprétations possibles du propos de Glazer sont multiples notamment sur la présence au casting de Scarlett Johansson archétype planétaire de la sensualité, seule actrice professionnelle du film confrontée en plein Glasgow à des inconnus ne parvenant pas à l'identifier et filmés en caméra cachée pour plus de vraisemblance. "Under the skin" comme "2001 Odyssée de l'espace", "Lost Highway", "Mulholland drive" ou "L'année dernière à Marienbad" est une expérience sensorielle qui peut difficilement se partager avant de l'avoir vécue tant le propos de son créateur est personnel. Romantique et peu prolifique Jonathan Glazer aura sans doute du mal à se faire une place au chaud à Hollywood. Ce n'est sans doute pas son rêve.
Scarlett Johansson en extraterrestre venu pour séduire et faire disparaître les homme, le tout en Ecosse, ça valait bien le détour quand même ! Complètement pour, "Under the Skin" est un ovni certes, mais un ovni fascinant. Une expérimentation réussie qui prend de l'ampleur au milieu du film, lorsque notre amie venant de nulle part commence à "ressentir". La scène finale (dans les bois) est bluffante, et la musique pour le moins dérangeante, on se croirait tout droit sorti de 2001 et son monolithe !
Un maudit bijou! Ce genre de film qu'il faut regarder seul et ne pas partager par simple égoïsme... Des scènes remarquables, des décors splendides, chaque plan travaillé à l'extrême, du plus anodin (ces quelques quidam dans la rue fumant une cigarette) au plus allégorique (ces hommes sombrant...
Attention bien sûr ceci n'est pas un film que l'on regarde par défaut, au-delà du divertissement ou du scénario, le choc visuel est bien là, les émotions aussi. On ne peut qu'être dérangé par la froideur extrême qui baigne cette première partie, puis entretenir une certaine animosité envers ce personnage, à la fois tortionnaire ou quasi libérateur... Enfin bref! Extrêmement de choses peuvent être dite sur ce film... Le mieux c'est avant tout de l'avoir vu! Mention spéciale pour Scarlett Johanson qui par je ne sais quel miracle atterri dans cette production!
Le film " Under the Skin " est une adaptation très libre du roman " Sous la peau " de Michel Faber, réalisé par Jonathan Glazer.
Je ne savais pas grand chose sur ce film avant de l'avoir vu à part le synopsis, à savoir un alien dans un corps de femme attrayant arpentant les rues écossaises a la recherche de victimes du sexe opposé. Avec Scarlett Johansson, actrice que j'apprécie et que je trouve talentueuse, je pensais avoir à faire un film de qualité, mais finalement, je me suis retrouvé face à un film des plus étranges...
Non pas que je n'aime pas les films " étranges ", je ne regarde pas que des films comme Transformers, j'apprécie aussi les films qui tentent de sortir des sentiers battus, qui utilisent les métaphores et le symbolisme. Seulement, " Under the Skin " les utilise à l'extrême en oubliant d'y inclure une histoire, un scénario. Scarlett Johansson qui tourne en rond dans de beaux paysages écossais, certes, mais dans un but complètement insensé et répétitif de trouver des mecs pour ensuite les tuer et recommencer encore et encore... Rien de bien intéressant.
Dans l'ensemble, on se retrouve avec un film bien réalisé qui aurait pu être de très bonne facture, mais le manque d'explications est vraiment déconcertant ! On peut néanmoins saluer les jolis panoramas écossais, certaines scènes qui parviennent à nous faire ressentir quelque chose dans cet ennui cinématographique ainsi que la performance de qualité de Scarlett Johansson, mais malheureusement, sans fil directeur, cela ne suffit pas pour en faire un film ne serait-ce que moyen...
Souvent taxé de film purement expérimental, d'illusion dont le trompe-l’œil esthétique cache une absence de vision ou de portée, Under the skin, dans une magnifique mise en abyme qui prouve plus que jamais à quel point vie et cinéma sont liés, cache lui-aussi sous sa peau extra-terrestre une humanité et un répertoire tant idéal qu'émotionnel indéniable. Histoire d'invasion extra-terrestre filmée du point de vue d'un alien ayant investi le corps sculptural et envoûtant de Scarlett Johansson, chargée d'attirer dans ses filets de jeunes hommes séduits par sa plastique, il séduit d'abord par une hypnotique tendance à l'abstraction, qui redéfinit complètement le regard. Filmé à travers les (beaux) yeux de l'alien, Under the skin remet étonnement en perspective les contours de l'humanité, sans jamais réellement forcer le trait (à une exception près, sans doute). Puis, avant que le voyage n'atteigne ses limites, Jonathan Glazer complexifie la donne et amorce un virage narratif qui justifie de façon fascinante les deux facettes visuelles d'un film un peu bivalent jusque là ; cette fascinante tendance à l'abstraction et un naturalisme qui venait enraciner ce film de science-fiction avec profondeur dans une dimension humaine. C'est dans l'entremêlement de ces deux composantes et dans leur dialogue avec le récit (ne pas non plus négliger l'apport de la bande-son, prégnante au possible) que Under the skin atteint une forme de poésie unique, parvenant à la faire émaner grâce à son thème et son traitement extra-terrestre d'une forme d'au-delà. Fascinant, le lyrisme quasi-transcendant de l'oeuvre n'en reste pas pour autant cantonné à une sphère abstraite, et n'oublie pas de développer une charge émotionnelle qui achève de construire cette déconstruction déchirante de l'humanité. Au fond, Under the skin rappelle sans doute à quelle point l'humanité est précieuse, à quel point elle demeure un don qu'il est impossible de falsifier, et au contraire si facile de détruire. C'est un film rare, beau et lumineux, malgré sa dureté certaine. Minimaliste dans les moyens, maximaliste dans la justesse. L'un des long-métrages les plus marquants de l'année.
excellent ! la vraie surprise de cette année ! une variation érotique et poétique sur l'Homme qui Venait d'Ailleurs de Nicholas Roeg....c'est vraiment très beau ! à voir absolument !
Si Jonathan Glazer entoure Scarlett Johansson d'un écrin visuel impeccable et d'une bande-son envoûtante, Under The Skin n'arrive pas totalement à convaincre sur la longueur. L'évolution reste très lente pour quelque chose d'un peu annoncé... On retiendra surtout ce film pour ses quelques séquences étranges mais belles.
Retrouvez nos actus et nos critiques ciné sur Be French !
Un des films les plus étranges que j'ai jamais vu qui nous embarque dans une ambiance très glauque. Le scénario n'est pas facile à comprendre sur tous les détails mais on le comprends dans le sens général. Scarlett Johansson m'a totalement surpris dans son rôle car même quand elle ne dégage peu d'émotions, elle sait attire l'attention sur elle par les scènes de paroles. Le reste du casting est assez moyen dans l'ensemble. Le film ne nous fait pas du tout ennuyer car on voit des choses qui nous emmènent à regarder le film jusqu'à la fin surtout avec les musiques qui accompagnent bien l'ambiance. L'Ecosse est un bon endroit pour ce genre de films et les costume peuvent aller. Un film qui vaut la peine de voir une fois.
-le plus intéressant dans ce film c'est les commentaires de ceux qui ont aimé...Scarlett joue une extraterrestre?...ah bon et comment savez vous ça?...ils l'ont lu. parce que personnellement Scarlett joue une "chose"...rien ne dit que c'est une ET. ça pourrait être un démon, une sorcière, un robot ou un être venu du futur, ou n'importe quoi. ...encore heureux que ceux qui ont compris le film avaient lu le résumé avant. Scarlett n'est pas géniale, c'est un rôle facile sans expression et avec vraiment peu de dialogues, n'importe quelle autre actrice (connue ou non) pourrait la remplacer, elle est juste là pour faire parler du film et mettre un nom et un visage connu sur l'affiche et la jaquette du film... la musique et les images sont d'une lenteur et d'une répétition à la limite du soutenable, mais j'ai lu qu'il y avait des gens qui aiment ça. ... comme quoi le monde est surprenant....perso le film est résumable en 1 minute, un seul rôle et le reste c'est des figurants.
Under the Skin est un bon film de science-fiction britannique (très intriguant) réalisé par Jonathan Glazer (qui a réalisé le très intéressant Birth avec Nicole Kidman) adapté très librement du roman Sous la peau de Michel Faber, avec Scarlett Johansson (n'importe qu'elle actrice aurait put faire l'affaire) dans la peau d'une extraterrestre qui séduit des hommes pour leur enveloppe charnelle... A noter que les actrices Eva Green, Megan Fox, January Jones, Abbie Cornish, Olivia Wilde, Amanda Seyfried, Blake Lively, Gemma Arterton et Jessica Biel ont été approché pour le role... Un film très intriguant certes (il faut se mettre dans la peau de l’extraterrestre pour s'en rendre compte) et assez intelligent dans sa forme... Mais par contre trop contemplatif et tourne un peu à vide avec son rythme languissant, son économie de moyens et ses non-dits.