Véritable expérience sensorielle en même temps qu'une virée sous psychotrope, Under The Skin, est, à l'image de son personnage, hypnotique, étrange mais terriblement fascinant.
L'extraterrestre caché sous la peau de S. Johansson fait disparaître des hommes, hypnotisés par sa beauté-extérieure, le seul moment où elle révèle son véritable intérieur (under the skin), l'homme veut la tuer. Métaphore de la beauté, fatale, dangereuse, tueuse, les hommes qu'elle emmène chez elle ne voit même pas leur noyade, captivé par le regard de l'extraterrestre.
Mais le film ne se borne pas qu'à ça : constitué en gros de deux parties, l'une montre l'extraterrerstre exécuter sa "mission", tuer des hommes, aidé par un autre compagnon, le motard et la deuxième révèle l'extraterrestre qui, au contact des différentes facultés humaines (l'empathie, la fraternité, la solitude...), va tendre à s'humaniser. Cette tendance est révélée par la pseudo-disparition d'un homme défiguré, un homme qui comme elle n'a plus de beauté extérieure.
Bref, cette avalanche de sensations, de travaux remarquables sur le son, la musique, les bruitages, fait d'Under The Skin un visionnage hors du commun, proche du film expérimental, fascianant et déroutant.