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julesss
17 critiques
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3,0
Publiée le 14 février 2021
Une histoire si glauque qu'elle nous met dans un malaise si intense qu'on a dû mal à aimer. Une réussite on peut dire, puisque c'est voulue. On peut souligner la réalisation et l'interprétation par défauts. Insupportable, attention.
On s'attend à tout sauf à ça. C'est le genre de délire artistique tu aimes faire les films d'auteur. Le grand public va s'ennuyer, ne veut rien comprendre, et se dire à la fin : « quel est le message du réalisateur ? ». Sinia pas Scarlett dans le film, il n'y a pas de public. Ne perdez pas votre temps effacer tout de suite à autre chose
Expérience muséale plutôt que film, Under the skin est un délire mystique sans scenario, glauque malgré l'abstraction. Jonathan Glazer a oublié qu'on faisait un film pour le public, et pas uniquement par plaisir masturbatoire.
Un visage et un corps casi inexpressif pour l'une des plus belles actrices du moment. Une performance qui dissimule la révolte d'une icône. Un envoûtement pour la majeur partie des spectateurs en doute permanent sur une conclusion possible. Cette attraction dangereuse jusqu'à l'agression non consenti sur le corps, qui le blesse et ne lui ôte toute séduction ou envie possible. Un mal être et un désenchantement. C'est ce que met en scène Glazer, de façon glaciale. Under The Skin n'est pas à envisager, ce serait une déception, mais il est une expérience immanquable.
Sur le papier, ce film correspond à tout ce que j'aime. Il aborde un sujet classique de la SF sous un angle original, en utilisant par moments des images abstraites et intrigantes qu'on croirait sorties de chez Stanley Kubrick, mais aussi en amplifiant les sons jusqu'à en devenir perturbant. Plusieurs passages du film sont marquants voire choquants : spoiler: les hommes nus qui s'enfoncent dans un liquide noire, l'homme à la peau vidée de son contenu dans l'élément liquide, la violence soudaine du personnage incarné par Scarlett Johansson sur une plage, le bambin en pleurs abandonné seul sur la plage après la mort de ses parents alors que la marée montante va l'emporter, la fascination tout autant que la répulsion que suscitent la véritable apparence de l'alien qui perd son enveloppe humaine à la fin du film, etc. Hélas, je me suis ennuyé la plupart du temps devant des scènes interminables, d'une lenteur exagérée, répétitives, sans paroles, par exemple en suivant longuement Scarlett Johansson spoiler: au volant d'une camionnette , ses échanges sans suite avec des inconnus excepté sa rencontre intéressante spoiler: avec un handicapé... Enfin visuellement, le film n'a rien d'attirant (photographie sombre des paysages d'Écosse, cadrage approximatif) à l'exception des passages oniriques avec la gent masculine dont j'ai déjà parlé plus haut. Bref, c'est un film qui vaut pour quelques scènes mais dans l'ensemble que l'on ne prend pas grand plaisir à regarder.
Bof, de nombreux plans séances longs et un rythme très lent, faut s accrocher mais il y a le jeu très juste de Scarlett, un film qui ne restera pas dans les annales, il manque quelque chose, malgré tous les bons ingrédients, on reste sur notre faim.
Ce film n'apporte rien hormis un ennui et une longueur limite soporifique, l'essentiel de l'intrigue est annoncée dans le prėambule, sinon les pièges tendus par Scarlett pour attirer ses proies le cas échéant des hommes ou plutôt des primates en rut car suivre cette jeune femme dans des endroits aussi sordides il faut avoir un nombre de neurones limité] Vu que les êtres humains sont purement et simplement vidés, ne laissant que la peau et leur système pileux, leur servant je pense a des tenues de camouflage car le reste finement haché assure leur subsistance. Après "Prédators" pour les safaris voici maintenant "Under the skin" pour les excursions gastronomiques décidément notre planète devient un site touristique.. Vous découvrirez les diverses rencontres de notre alien si par chance vous vous ětes pas endormi avant..Je vous conseille de lire les diverses critiques de parts et d'autres certaines théories dont les auteurs ont une imagination bien plus débordante que le réalisateur de ce film sont plus intéressantes
Cata de chez cata. Un film nul réalisé par un réa gravement atteint, à mon avis. C'est du mauvais Kubrick avec beaucoup de ce qu'il y avait de plus nul dans le Blow Up de Michelangelo Antonioni. En deux mots, après un générique lumineux de presque un quart d'heure, il ne se passe rien, à part des plans de plusieurs minutes sur des ciels gris ou des intérieurs de camionnette. Bref, du grand n'importe quoi. Seul intérêt (en cherchant beaucoup), on y voit notre amie Scarlett complètement nue et de face s'il vous plaît, ce qui permet de découvrir qu'elle a une poitrine plus grosse que l'on pouvait imaginer et un petit ventre rebondi tout mignon. Mais bon, cela ne suffit pas pour vous encourager à voir ce film. Fuyez !
J'ai eu du mal à noter cette œuvre étrange, réalisée par Jonathan Glazer et sortie en 2013, tellement elle est déconcertante ! J'ai d'ailleurs eu un peu de mal à m'y mettre car je connaissais le caractère abstrait qui m'attendais. Finalement, même si honnêtement, je ne regarderai pas ce film une seconde fois, je dois admettre que cela donne matière à réfléchir et que ça change en tout cas des gros blockbusters de science-fiction américains. Il en faut en effet pour tous les gouts et ce genre de film dont la presse spécialisée raffole, n'est franchement pas au gout de tout le monde ! Et on peut le comprendre car il n'y a finalement pas d'histoire linéaire, c'est au spectateur de faire une grosse partie du travail, à la fois sur la narration mais aussi analytique. Le film laisse en effet plusieurs pistes auquel il n'apportera jamais de réponse. D'où vient le personnage principal et quel est son but, qui est le motard et à quoi il sert ? Tant de questions auquel le final ne comblera qu'une infime partie de toutes nos frustrations. Pour remettre les choses dans son contexte, c'est l'histoire d'une extraterrestre qui, au volant de sa camionnette, appâte des hommes dans le but de prendre leur peau, qui servira à d'autres extraterrestres. Malgré le côté plutôt glauque du truc, le film ne joue pas sur cette ambiance, nous sommes pourtant à bien des moments confrontés à la froideur et à l'indifférence du personnage principal (notamment avec l'horrible scène de la plage) mais le film n'enfonce pas le clou, la caméra filme juste les choses telles qu'elles sont, sans artifices. Et on ne peut se poser la question alors du rôle du cinéma, est-ce que le film aurait plus de valeur avec des effets spéciaux et des scènes d'action de dingue ou est-ce que le côté artistique se suffit à lui-même ? Le spectateur peut alors s’interroger sur son rapport à l'art et alors, à la manière d'un tableau abstrait, se questionner sur ce lui plait ou non ; et je pense que c'est pour ça que le film divise autant (enfin, encore une fois, mis à part la presse spécialisée qui voit du génie dans chaque film un peu barré de ce type). Pour ma part, sans y voir du génie (faut pas déconner non plus), j'ai bien aimé toute la seconde partie et notamment sur cette relation atypique et silencieuse entre l'extraterrestre et l'homme qu'elle croise à l'arrêt de bus. J'ai aussi beaucoup aimé les images, là pour le coup très abstraites, que nous sort le film de temps en temps. Le discours du film n'est pas non plus à mettre de côté, on peut y voir, à travers cet extraterrestre perdue dans un corps qu'elle ne comprend pas, notre relation à notre propre corps et à celui des autres et, par extension, à notre place dans ce monde. On ne se pose jamais trop la question car c'est un peu flippant, alors le film le fait à notre place. La fin est d'ailleurs intéressante car elle pose beaucoup de questions sur la différence et l'acceptation des autres. Peut-être que je pars un peu loin (et je n'ai pas envie de faire de la psychologie de comptoir) mais c'est en tout cas mon ressenti personnel. En ce qui concerne le casting, nous retiendrons surtout Scarlett Johansson qui nous prouve une fois de plus qu'elle peut tout faire ! "Under the Skin" est donc un film pour le moins déroutant qu'il faut voir, non pas comme un film de cinéma, mais comme une œuvre abstraite, expérimentale.
C'est un film étrange, à part, et dont le souvenir infuse longtemps après l'avoir vu. C'est définitivement un film qui n'est "pas pour tout le monde" (pas pour ceux qui aiment des films "standards" et rassurants) mais un film qui questionne sur le désir, le corps et je pense le fait d'être en tant que femme, réceptacle du désir des hommes. J'ai vu ce film il y a plusieurs années et j'y repense parfois.
Vraiment sans intérêt ce film, qui met plus en avant plus la plastique de Scarlett Johansson au lieu de nous raconter une histoire cohérente. On ne saisit pas où le réalisateur veut nous amener.
Under the skin est une œuvre d'une justesse troublante : son rythme est précis et sa pâte visuel mémorable. C'est peut-être tout... mais c'est parfait.
5+ Radical, audacieux, organique, sensitif, fascinant... on frôle la perfection ! A condition de rentrer dans l'univers de ce film si particulier, le voyage est ensuite assez bluffant.
Je suis ravi d'être à l'opposé de la critique presse. Zéro art contemporain. Zéro expérimental. Zéro sensorialité. Zéro SF. Ce film réussit à agglomérer l'inesthétique, une BO stridente, un vide scénaristique, une ambiance glauque, un pseudo-intellect, une lenteur ennuyeuse, aucun fond, aucune réflexion, aucune sensualité, aucun érotisme, aucun humour... Aucun sens.