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vincent L.
240 critiques
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2,5
Publiée le 31 août 2017
Pur Ovni, Under the skin surprend mais pas toujours dans le bon sens. S. J. est néanmoins excellente et les courts dialogues entre elles et ses rencontres m'ont touché. Surprenant
incompréhension totale, quel est le sens de ce film?? on ne comprend rien, on s'ennuie, ça parle peu. même une belle scarlett johannson ne peut sauver ce film
Avec Under the Skin, Jonathan Glazer nous propose une expérience hors du commun, intense, sensorielle et troublante. La clef pour apprécier ce film est à mon sens de s'y laisser glisser et de se laisser porter par l'atmosphère, ni réellement angoissante ni agréable, mais déroutante. Certains y trouveront de l'ennui du fait de sa grande originalité tandis que d'autres s'y complairont avec curiosité. Quoi qu'il en soit, la réalisation est menée d'une main de maître, tout comme le jeu des acteurs, avec Scarlett Johansson, toujours aussi pleinement habitée qu'à l'accoutumée, et des personnages secondaires aussi réalistes que possible, accentuant ainsi le contraste entre les deux mondes qu'ils incarnent. La qualité de la lumière, la mise en scène et le rythme s'harmonisent parfaitement du début à la fin pour nous plonger dans un univers où la banalité se voit présentée comme quelque chose d'inédit. Le bien et le mal disparaissent, plus aucune norme n'a de sens. Ne restent que la naïveté des perceptions et tout le trouble qu'elles peuvent susciter lorsqu'elles sont ainsi déconnectées de tout ancrage social. À noter, enfin, l'usage particulièrement remarquable de la musique, qui instaure un climat interrogatif captivant et qui capture à elle-seule toute l'ambiance du film.
Un scénario indigent, abscons et sans intérêt, des plans longs inutiles et fastidieux, des acteurs inexpressifs, dans un but flou d'avant-gardisme prétentieux. Curieux, je suis allé jusqu'au bout. Au total aucune émotion et un profond ennui.
Pour moi c'est un film esthétique, à la beauté ténébreuse, éminemment psychanalytique ! Je n'ai pu m'empêcher d'être sensible à cette dimension, cette lecture du film. J'y ai retrouvé tous les thèmes inhérents aux préoccupations psychiques, notamment celles qui ont trait à l'identité humaine, au genre, à notre condition... Le réalisateur nous met mal à l'aise, il joue avec notre inconscient en lui suggérant un rêve, un cheminement onirique teinté de philosophie. Pour moi ce film est un fantastique pur jus, la psyché humaine passée au tamis de ses propres angoisses, un jeu d'ombre et de lumière, un portrait chinois, bref, j'ai beaucoup aimé !
Je suis très partagée à ce sujet. Un film très bien réalisé, un bon casting et un son raffiné. Par contre je le mettrais bien dans ma liste des films à voir, mais plus jamais revoir. Cela m'étonne pas qu'il passe sur Arte. Il laisse une empreinte, si tu l'aime ou pas.
Under the skin ? Cest comme une annonce pour " une location de bungalow en bord de mer avec nombreuses activités à proximité ", on y emmène son maillot de bain, lunettes de soleil et crème solaire sans oublier les tongues et l'allume barbecue. Et une fois à destination : on y découvre un Mobil home au bout d'un champ tout en haut d'une falaise en plein vent. Du coup, on se dit qu'on ne s'attendait pas à ça et que sans chaussures de rando ni jeux de société les vacances vont être longues même si le cadre est magnifique à contempler.
Premières images magnifiques, prenantes, angoissantes. J'ai ensuite attendu pendant quelques longues minutes que le film me livre sa trame, son enjeu, quelques explications. Et ensuite j'ai compris que rien n'arriverait et qu'il fallait simplement regarder, écouter, observer. Finalement il m'embarque, il montre le côté le moins reluisant de l'humanité, à travers le regard glacial du personnage. Les humains, là, ne sont pas tres beaux, les hommes ne sont guidés que par leurs libidos, les villes sont laides .... pas de quoi enthousiasmer cette nouvelle arrivante. J'aime ce regard extérieur sur l'humanité : non, nous ne sommes pas tous riches, beaux et puissants, nous ne sommes pas tous valeureux et bons, loin de là. En revanche je reste sur " ma fin " , les toutes dernières minutes ne m'ont pas plus.
Je met 4 car je n'ai pas tout compris mais j'ai bien aimé. Une idée originale qui faut oser car ce n'est pas évident . Une histoire pleine de rebondissements et de l'inattendu où pour comprendre il ne faut rien oublier (j'ai sûrement sauter une information pour ne pas avoir tout compris .). Un scénario très bien et progressif comme le film . Une fin très bien et imprévisible . Scarlertt Johansson est tellement convaincante qu'il n'y a pas de mot pour son interprétation. Un très bon film qui peut être mieux si on suit sans rien oublier . Il y a pas mal de scènes pornographiques , donc il faut être au courant.
Étrange, sensorielle et charnel, ce film de science-fiction n'est comme les autres œuvres du genre.Très particulier, " Under The Skin " se livre comme un poème de science-fiction, de réflexion sur la sensation d'être étranger à son corps, enrobé d'érotisme et de romantisme bouleversants les codes du jeu dramatique. Scarlett Johansson est une délicieuse extraterrestre tout aussi fascinante que glaciale. Un de ses meilleurs rôles. Un récit crépusculaire et fascinant qui trouve aussi sa richesse dans la bande-son. Un film de SF envoûtant.
Un film de SF sérieusement barré, dont le parti pris de réalisation devient vite ronflant et agaçant. La VO est difficile à digérer (l'accent écossais, c'est terrible quand même), mais le faux rythme n'aide pas à s'immerger, sans compter que Scarlett Johansson (n'en déplaise à ses fans hardcore dont je ne suis pas) est encore plus figée et monolithique que dans un Marvel. Si l'on peut être surpris au départ, le côté répétitif dégage une torpeur encore renforcée par une mise en scène esthétisante rappelant les années 70, ce qui n'aurait pas été un problème en soi s'il n'y avait pas cette lourdeur dans les plans, cherchant à tout prix à imprimer la rétine du spectateur. Un film faussement subtil et, hélas pour lui, très ennuyeux.
Les nombreux films contemporains circulant dans les festivals alternatifs et dans les galeries d'art offrent des œuvres ancrées dans des réalités historiques stylisées et omises. Glazer n'appartient pas à cette famille de vidéastes. L' alien selon lui constitue un sujet cinématographique exemplaire et stimulant. Le personnage du livre chassait des jeunes hommes beaux et musclés pour les transformer en steaks à dévorer par ses congénères. Le prototype du jeune britannique énergique et prosaïque - on peut penser au Butcher Boy de Neil Jordan, est confiné dans un environnement oisif, intégral dans lequel il est impatronisé. Ce liquide noir l'intronise sans le décomposer, il est comme convoité et anéanti. Laura conduit, marche, alpague telle une directrice des ressources humaines ou de casting, nécrosée et induite dans l'éventialité de sa composition et de sa conduction. Elle échappe à sa servitude en s’adjoignant à la forêt, symptôme de l'impotence de sa légende. Désirable, elle sera dépecée par un aruspice trivial, gardien des forêts et maître des lieux. Cette péroraison témoigne de la consubstantialité réelle de Laura. On pourra reconnaître une certaine classe propre au cinéma britannique qui ne contamine à aucun moment le récit, dépouillé pour cause de moyens financiers limités. Le résultat est parfois abscons mais inhabituel. Le regard masculin est trop redondant pour saluer le chef d'oeuvre approuvé par la critique. Il manque des syntagmes qui serviraient à enrichir l'aspect présentiel des jeunes proies. Mais on peut reconnaître que ce dépouillement établit un portrait composite d'une créature hybride. On pense parfois aux peintures de Von Stuck. L'appesantissement ressenti finit par contrôler notre regard mais ne nous conforte dans l'appropriation d'un genre très acculé.
J'ai rarement vu un film aussi ennuyant. J'aime beaucoup Scarlett Johanson , je crois que c'est son pire film. L'histoire met trop de temps à se mettre en place,les dialogues sont d'une platitude ! !! A fuir de toute urgence !
Venant de Jonathan Glazer, réalisateur à la filmographie incompréhensible, je ne savais pas à quoi m'attendre. Et force est de constater que le premier quart d'heure du film (hors générique, juste sublime) a de quoi effrayer. Je comprends tellement les écueils que je lis sur le forum du film, bien que je n'en partage aucun. Il faut savoir dans quoi on se lance, car oui, le film est lent, destructuré, cryptique, presque absurde, et je ne l'ai pas vu comme un obstacle à son visionnage. Au contraire, à une époque où l'originalité se raréfie, où le cinéma sait comment répondre à nos attentes avec sérieux mais sans génie, j'aime qu'on prenne avec moi le contre-pied parfait et qu'on me prenne par la main pour me montrer qu'une autre forme de cinéma est possible. Qu'on peut éprouver autant d'émotions face à la révélation frappante d'un scénario écrit par un joaillier des mots, tout comme face à des images abstraites et dont le sens ne nous est jamais imposé, ni même un peu suggéré. Je me suis perdu avec une confiance totale en ce que je voyais, et ça m'a fait un bien fou. Under The Skin, ça divise, ça fait parler, ça met en colère visiblement, mais ça a une patte totalement dingue et ça nous entraîne sur les sentiers d'une narration risquée comme jamais, et d'une certaine façon, ça fait grandir. A tenter absolument.