Shadow Dancer : Une activiste de l'IRA est arrêtée puis retournée par les services secrets britanniques pour servir d'indic. Sur cette trame, James Marsh nous emmène dans les tréfonds d'une Irlande du Nord souffrant terriblement de l'occupation de son territoire par des anglais retors. Les forces étant déséquilibrées, la manipulation devient l'arme principale utilisée par les différentes factions. Excitant sur le papier, lent et pesant à l'arrivée, le scénario s'emmêle les pinceaux et le final est plutôt décevant. 2/5
la photographie et l'ambiance sont les points forts du film .lourde , pesante , glacée tou concours a mettre les nerfs a vif et ca marche ! il a par ailleurs un je ne sais quoi qui rend les personnage attachant en une fraction de seconde. ils ont tous la classe !
Bien mis en scène, bien interprété, Shadow Dancer n’en reste pas moins un thriller anecdotique, la faute à une intrigue décevante et à une fin maladroite. La révélation du film, c’est Andrea Riseborough, qui interprète un personnage solide et fragile comme une toile d’araignée.
C'est toujours con à dire mais rares sont les guerres fratricides et sanglantes dans la réalité qui auront accouché d'autant de bons films au cinéma : depuis "Le Mouchard" de John Ford jusqu'à "Hunger" en passant par "Bloody Sunday" et, bien sûr, "Au Nom du Père", le conflit irlandais nous a quand même donné à voir pas mal de chefs-d'œuvre sur pellicule. "Shadow Dancer" s'inscrit dans cette lignée prestigieuse, un bon ton en dessous, quand même. Si la réalisation n'a rien de très excitant et si on a souvent l'impression d'être devant un téléfilm (attention, un téléfilm de qualité, hein, plutôt BBC que TF1, quoi...), on a quand même droit à une jolie entrée en matière et une bonne petite leçon de narration sans dialogues : en 2/3 gros plans bien sentis, on sait que le personnage qu'on suit est une terroriste qui s'apprête à poser une bombe dans le métro londonien et on comprend qu'elle n'est ni très convaincue ni très enthousiaste à cette idée. Limpide. Le b.a.-ba du langage cinématographique, certes, mais quand c'est bien fait, on applaudit. A côté de ça, l'intrigue est plutôt bien foutue et le scénario brasse des thèmes très intéressants : l'engagement, la trahison, la vengeance, la manipulation... à peu près tous les aspects de la guerre civile sont abordés dans le cadre finalement assez métaphorique de la famille. Cette richesse thématique fait la force du film mais aussi sa faiblesse puisque, du fait même de cette densité, tous ces thèmes ne vont pas toujours au bout de leur développement. Reste qu'avec sa réalisation sans chichis et son scénario touffu, James Marsh pose une ambiance sombre, pesante et tendue qui donne à "Shadow Dancer" pas mal de cachet et, finalement, de personnalité. Et puis, ce qui ne gâte rien, l'interprétation est largement à la hauteur, la jolie Andrea Riseborough en tête. Avec pas mal de substance et avec une fin sans concession, aussi dure et âpre que son sujet principal, "Shadow Dancer" est un film qui tient bien toutes ses promesses même s'il faut reconnaître qu'il va rarement au-delà.
Thriller sombre à défaut d'être palpitant. Atmosphère pesante, comme pour montrer à quel point l'IRA est un tabou pour le peuple irlandais. Les acteurs sont sobres, mais leur prestation est satisfaisante. Quel dommage que le film n'ait pas été tourné à Belfast ! Au final, bien que ce film met en lumière la psychologie humaine à travers un conflit inter-générationnel, il manque cruellement de percussion et - désolé de le dire - de réalités sanglantes.
En s'appuyant sur une mise en scène sobre, des décors classiques, et un thème pourtant épuisé, le réalisateur James Marsh réussit à maintenir une atmosphère trouble sans fausses notes, dans le Belfast des années 90.
James Marsh réalise un très bon thriller en prenant pour sujet les activistes de l'IRA, grâce à un point de vue remarquable sur les personnages et un jeu d'espionnage bien construit. Certes, l'action n'est pas exceptionnelle et le rythme est souvent ballotant, mais la précision du scénario s'apprécie fortement, nous laissant sur une fin à plusieurs degré d'interprétation.
Clive Owen en agent du MI5 nous montre avec retenue tout son talent et Andrea Riseborough reste très enigmatique. Le casting fonctionne donc très bien de ce côté là.
Un thriller d'espionnage percutant qui nous emmène au coeur d'une famille activiste de l'IRA.
Voilà bien longtemps qu'on attendait un thriller politique, un vrai. Scénario absolument parfait du début à la fin qui fait monter la tension petit à petit, acteurs au diapason et de très bonne idées de réalisation qui montre un réel talent de metteur en scène définitivement à suivre de très près.
Même si le côté haletant ne tient pas sur la longueur , le film reste très bon grâce à sa mise en scène et ses acteurs tous bons . L'ambiance Irlande années 90 est vraiment au service de la mise en scène et est très agréable .
J'adoooooooooore Clive Owen. S'il faisait la promotion de croquettes pour chiens, j'en achèterais ! Alors l'idée de voir son œil d'agent du MI5 se plisser d'amour pour une belle Irlandaise, forcée malgré elle de trahir l'IRA, ne pouvait que me conduire à courir voir ce film ! Si Clive Owen ne venait pas fausser mon jugement, je soulignerais que le conflit nord-irlandais est souvent appréhendé par l'angle de la trahison : qu'on pense au "Mouchard" de John Ford ou au "Retour à Kyllibegs" de Sorj Chaladon, Grand prix du roman de l'Académie française 2011. Et j'avouerais ma déception devant l'épilogue du film auquel je n'ai pas - mais alors pas du tout - adhéré. Si vous l'avez vu, vous aurez compris pourquoi à la lecture de ce qui précède. Mais il est l'heure de manger mes croquettes pour chien. Ouarf ! Ouarf !
James Marsh signe un thriller politique de qualité. Une atmosphère froide, lourde et pesante, une sobriété remarquable et peu de dialogue. Avec à l'appuie une mise en scène très élégante et porté par des acteurs convaincants Clive Owen en tête. Mais une mécanique trop bien huilée pour être réellement prenant, mais cela reste néanmoins une oeuvre efficace.
La réalisation est élégante, le sujet fort et l'interprétation des acteurs convaincante. C'est un assez bon film qui aurait mérité de durer une demi-heure de plus, afin de creuser davantage certains aspects du scénario et des personnages un peu survolés.
Shadow Dancer est un film réussi. Au début, on peut être inquiétant : une histoire d'infiltration, l'IRA etc etc. on a l'impression d'avoir vu ça une bonne dizaine de fois, décliné sous diverses formes. Sauf que Shadow Dancer surprend par deux choses. La première, la plus importante, est par sa mise en scène, qui ne cherche jamais à donner dans le spectaculaire. Il n'est jamais question de surligner le trait, de flatter l'appétit du spectateur pour tout ce qui serait de l'ordre du grandiose, non, avec sa caméra James Marsh cherche plutôt à installer une sorte d'ambiance sourde qui prendrait à la gorge les personnages et les immobiliserait plus ou moins. La seconde est le scénario qui ne va jamais vraiment où on l'attend. Il y a un travail d'écriture assez intéressant, qui, doublé par la mise en scène, permet de donner lieu à un film vraiment intéressant.