Un thriller politique ayant pour sujet les troubles en Irlande du Nord âpre et violent dont le climat tendu est particulièrement bien retranscrit grâce à la qualité de l’interprétation. Rigoureux et sans fioriture pour un film captivant de bout en bout.
Une histoire sur le conflit entre IRA et Angleterre comme il y en a pas mal au cinéma. Le film est bon dans l'ensemble mais extrêmement classique tant dans son fond que dans sa forme. Pas de grosses surprises au niveau du scénario qui se suit sans déplaisir malgré quelques longueurs. Très froid au niveau des émotions en dépit du bon jeu des acteurs. Pas mal mais pas inoubliable.
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1,5
Publiée le 29 novembre 2020
Dans Shadow Dancer Clive Owen est un larbin du MI5 qui transforme instantanément une femme de Belfast dépositaire de bombes en informateur tout en disant "Cela va prendre un certain temps". Et oui nous avons compris Belfast est dans les ennuis qui ne sont pas exagérés est aussi sombre que possible. Ces types de l'IRA veulent juste que tout le monde soit aussi malheureux qu'ils le sont semble-t-il. Maintenant présentez des centaines de personnages misérables et non différenciables, sans nom ni raison particulière d'exister sauf qu'il s'agit d'un film politique d'accord ?. Quelques images des funérailles de l'IRA et autres juste pour détendre l'atmosphère. Oubliez de montrer l'héroïne pendant une demi-heure et concentrez-vous sur Clive Owen. Avance rapide de quatre-vingt-dix minutes. Toujours éveillé ?. Soudain Clive et son informateur s'embrassent. Avance rapide de trente minutes encore. Puis elle s'arrange pour que sa voiture soit piégée même s'il lui a proposé de s'enfuir avec elle parce que sa mère est aussi une informatrice et qu'elle doit mourir. Qui a écrit ces bêtises ?...
Sur le thème déjà largement débattu de l'activisme de l'IRA, un polar qui démarre doucement, presque ennuyeux pour ensuite développer une certaine tension psychologique assez prégnante. Un jeu du chat et de la souris savamment dosé pour un final bien amené et une analyse plutôt sensée des liens étroits entre les indépendantistes irlandais et les services secrets anglais. Une mise en scène éthérée, un casting intéressant de Clive Owen à Aiden Gillen. Plutôt pas mal.
Shadow Dancer est une plongée intéressante dans le milieu de l’IRA, le réalisateur opte pour un style sobre très froid une ambiance d’espionnages.cependant on en ressort un peu déçu car tout comme le film l l’intrigue est froide austère et pas vraiment nerveuse manquant de moment forts beaucoup trop linéaire sans Rebondissements si en plus on rajoute à cela des acteurs qui suivent l esprit du film froid jouant des personnages peu en couleurs sans émotions et donc peu incarnés... dommage
Le scénario est sympathique, la réalisation est très bonne. Les deux acteurs incarnant l'espion et la taupe sont excellents mais les quelques rares scènes d'action sont complètement engluées dans des longueurs qui ont fini par me faire décrocher. Dommage car ça et la fin bizarre m'ont laissé sur ma faim.
Excellent film, sur fond de conflit nord-irlandais; se joue un drame familial et politique. A la fois enrichissant de part la complexité de ses personnages, une intrigue haletante, une atmosphère sous pression du fait de l'état d'esprit des personnages du film, (membre de l'Ira et donc considéré comme terroristes) ,le film met en exergue la complexité du contre-espionnage, des histoires familiales qui priment sur un réel engagement politique de la part de certains militants. Film intemporel, difficile à situer dans une période précise ( les années 90), aux décors angoissants, sublimé par les acteurs Andrea riseborough et Clive Owen, il est définitivement à voir.
Que c’est lent ! Le réalisateur n’est pas Spielberg, c’est certain. Pourtant l’histoire au cœur de l’IRA avait de solides arguments à faire valoir. Mais à trop vouloir jouer à l’économie (de dialogues, de personnages, de décors, de rythme et aussi de scénario), on a un film qui a du mal à passionner le spectateur. En son temps, Mickey Rourke dans « L’Irlandais » (A Prayer for the dying, 1987) avait mieux transmis le message de la complexité des rapports entre l’IRA et les autorités de l’Angleterre …
Sans en avoir l’air, James Marsh dresse un bilan peu reluisant des manipulations qui ont eu lieu de part et d’autre lors du conflit en Irlande du Nord, avec d’un côté les services secrets britanniques et de l’autre les activistes de l’IRA. L’auteur renvoie d’ailleurs les protagonistes dos à dos en montrant que leurs méthodes sont aussi déplorables afin d’arriver à leurs fins, n’hésitant pas à briser des familles entières. Le cas évoqué ici nous rappelle d’ailleurs ce qui est décrit dans l’excellent livre de Sorj Chalandon intitulé Mon traître, à savoir des manipulations incessantes sous couvert de lutte armée pour la libération d’un peuple soumis à l’oppression. Le film, assez lent, prend son temps pour tisser la toile qui enserre chaque personnage, tout en nous surprenant grâce à une fin totalement inattendue, mais curieusement assez logique et qui confirme s’il en était besoin l’horreur de la situation. Un bon film, intéressant en tous points.
(...) Le scénario est donc signé Tom Bradby qui adapte ici son propre roman et qui restitue avec beaucoup de force un contexte hyper tendu et très controversé de l'histoire moderne. En se concentrant sur le destin de différents personnages au sein d'une chronique familiale, Bradby trouve un angle assez original et qui sonne juste. Sa description de l'univers des services secrets, que l'on sent très documentée, n'occupe toutefois qu'une toute petite partie du film qui s'apparente donc plus au final comme un vrai drame sur fond d'espionnage. Le film est loin d'être ennuyeux car le scénario brosse une galerie de portraits loin d'être manichéens. Les terroristes de l'IRA ne sont présentés ni comme des héros ni comme des ordures, les agents des services secrets sont dépeints comme de bons fonctionnaires qui font leur boulot assez malsain de manière appliquée mais ils restent des être humains au final bref, c'est du très beau travail à ce niveau là. On a aussi droit à quelques visions tout à fait originales comme l'enterrement de l'un des terroristes, une scène véritablement marquante et filmée à la manière d'un thriller. C'est aussi l'autre gros point fort du film : une mise en scène aboutie, immersive, prenante et intelligente. Dès la 1ère séquence, Marsh m'a scotché. Rien ne se passe à l'écran et pourtant, par le simple pouvoir de son découpage et de ses cadres, il arrive à faire monter une certaine tension jusqu'à l'incident. Il ne faiblira pas durant tout le film, arrivant à créer une vraie tension qui ne lâche pas les tripes, avec quelques séquences proposant un montage alterné vraiment évocateur, avec des mouvements de caméra et des cadrages plus explicites que n'importe quelle ligne de dialogue. Du vrai grand cinéma comme je l'aime, celui qui parle avec les images. Mais tout cela ne serait évidemment pas possible sans des acteurs à la hauteur et autant vous dire tout de suite que le casting l'est. Dans les rôles secondaires, on retrouve Gillian Anderson, parfaite en chef de service du MI5, personne froide et compétente mais qui donnera spoiler: la pleine mesure de son talent au cours d'une scène muette cruciale près d'un poteau électrique . Dans les rôles principaux, on retrouve donc Andrea Riseborough, nouvelle star du cinéma anglais et qui est toujours aussi épatante. Sa prestation, très nuancée et d'une grande délicatesse, ne manque ni de morceaux de bravoure ni d'intensité. Elle est de presque tous les plans et elle habite le cadre de manière marquante. Et que dire de Clive Owen ! L'acteur anglais, qui s'est éloigné d'Hollywood, est encore une fois magique, avec une prestation magistrale. Son personnage est très dur à cerner et il devra faire face à plusieurs choix compliqués. Choisir entre sa parole de sauver son indic et son pays, entre l'amour et l'intérêt de la nation, sacrifier ou pas un pion pour sauver une autre personne. Cette humanité, cette quête de trouver sa voie au milieu du chaos, ces choix impossibles, c'est ce qui guide le film qui sublime également les paysages irlandais, malgré une photo un peu fade. En définitive, un grand film de cinéma, qui oscille entre les genres pour mieux émouvoir le spectateur, le surprendre aussi avec quelques rebondissements bien vus. Le rythme pourra paraître assez lent à certains mais ce serait vraiment dommage de passer à côté de cette pépite qui a beaucoup à offrir au final. Pas sûr que vous en sortiez indemne ! La critique complète à lire ici
Idée de départ intéressante, acteurs très justes (notamment Clive Owen comme à son habitude) mais quel ennui ! Le scénario est plat (alors qu'on nous annonçait des rebondissements en veux tu en voilà !) et on manque cruellement de rythme ! On s'accroche parce que c'est indéniablement un bon film mais on ressort quelque peu déçu tout de même !