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Leapronier2932
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4,0
Publiée le 19 mars 2025
C´est un film enchanteur qui allie la singularité visuelle de Wes Anderson à une histoire d’amour tendre et mélancolique. Le duo central apporte une sincérité touchante à cette romance juvénile, où l’innocence et la quête de liberté prennent une dimension presque poétique. L’écriture subtile et l’humour décalé d’Anderson viennent renforcer cette atmosphère unique, soutenus par un casting brillant chacun apportant une profondeur aux adultes maladroits qui entourent ces jeunes fugueurs. La bande-son sublime l’ensemble et renforce la sensation d’un conte hors du temps. Wes Anderson capture l’essence des premiers émois amoureux et de l’évasion enfantine, tout en questionnant la solitude et la marginalité avec tendresse et intelligence.
Moonrise Kingdom de Wes Anderson est un compte poétique aux images retro colorées, qui fait suivre les aventures d’enfants impressionnants par leur talent d’acteur, totalement au niveau du casting adulte pourtant relevé (Bruce Willis attendrissant, loin de son personnage de brute). Le film est plein d’humour, souvent loufoque, parsemé de gags, en contraste avec le sujet de fond: deux adolescents aussi solitaires que touchants, naïfs mais plus matures que leurs encadrants, dont le spectateur est témoin de la rencontre et fugue amoureuse.
Un petit bijou de fantaisie comme Wes Anderson sait en produire, avec beaucoup de tendresse mais aussi des sujets plus difficiles. Le rendu de la pellicule 16mm ajoute une touche très authentique.
Michel Gondry, Jean-Pierre Jeunet, et donc Wes Anderson, peu seraient capables de raconter des histoires avec autant de fantaisie dans la mise en forme. Malheureusement je n'ai pas accroché tant que ça ici, malgré une histoire un peu mignonne d'un gamin et d'une gamine un peu différents des autres, ce qui les rapproche alors qu'on essaie de les séparer. Mais c'est pour moi plus une série de vignettes, de sketches et de caméos de luxe qu'une grande aventure d'enfants de type La Guerre des Boutons ou T.S Spivet par exemple.
Question de la mort qui tue qui arrache tout : un film est-il forcément viable si son histoire est complètement irréaliste ? Et comment ! C'est même la raison d'être du cinéma ! Parce qu'en terme d'histoire improbable, "Moonrise Kingdom", c'est quand même fort de café les mecs ! Il a des qualité cet opus Andersonien : une superbe mise en scène (forcément, me direz-vous), des très beaux décors, une reconstitution d'époque plus que crédible, sans oublier comme des allures de Western moderne. Tout un univers bien à lui quoi, il y a de la personnalité là-dedans, à n'en pas douter. Mais, y a un os dans la moulinette : une histoire aussi improbable que celle-là doit avoir son lot de fantaisie, et ici, il faut reconnaître qu'il en manque. Dans le déroulé, c'est trop scolaire. Autre points faibles : les personnages. Aussi bien les enfants que les adultes, ceux-ci sont trop rigides, trop distants, difficiles à prendre en sympathie. Au final, ce film qui avait tout pour être une vraie pièce-maîtresse de rêverie ne va finalement pas plus loin qu'un divertissement assuré. Dommage.
Malgré que je sois un grand amateur du travail de Wes Anderson et en dépit de tout le bien que j'en avais entendu, Moonrise Kingdom faisait encore partie de ses rares films que je n'avais pas encore vus. Que dire si ce n'est que j'ai retrouvé avec plaisirs tous les détails et les manies qui font la patte de Wes Anderson : des personnages décalés, des relations atypiques, le sens du (tout petit) détail, le décor d'une autre époque, l'utilisation de à la fois drôle et faussement naïve... Bref de quoi être comblé. Pourtant malgré cette nouvelle démonstration et le bon moment que j'ai passé devant, je ne l'ai pas trouvé aussi magistral qu'on me l'avait dit. Me l'a-t-on trop bien vendu? Sans doute... Une petite impression que le scénario se disperse par instants, notamment avec un ventre mou durant la seconde moitié. Mais il n'est pas mauvais, loin s'en faut. Bien au contraire, je le reverrai avec grand plaisir à l'occasion. Un joli petit bonbon, comme souvent avec Wes Anderson.
Je suis maintenant habitué au style de Wes Anderson donc j’avoue n’être plus trop surpris par ces films mais bon comme d’habitude, on y retrouve tout son charme : mise en scène et photographie magnifique, casting 5 étoiles et histoire mignonne à hauteur d’enfant. Beau et réconfortant, je recommande !
Visuellement, le film n'est pas immédiatement accessible pour un jeune public, les prises de vue détonnent par rapport à la production en général. Wes Anderson s'amuse des formes et des couleurs parfois avec brio mais parfois peut-être aussi maladroitement en appuyant les effets de caméras. Ouf, cela n'a pas été rejeté à maison où j'ai eu le plaisir de voir mes deux ados regarder ce film. Ils l'ont aimé sans toutefois toujours tout comprendre. Ce qui est universel ici, c'est qu'il n'est pas facile d'avoir 12 ans, trouver sa place quelle que soit son milieu, sa famille ou l'absence de famille, sa personnalité. L'amour est beau et fort, quelque soit l'âge. Ses deux jeunes interprètes découvrent ici l'amour, ils ne le décident pas, il est là, présent et ils veulent à tout prix le vivre quels que soient les obstacles. S'ajoute à cette jolie histoire, un casting de rêve avec Edward Norton, Bill Murray ou encore Bruce Willis. Ce dernier y trouve un rôle tendre qui lui sied à merveille à contre-pied de nombreux de ses rôles. "
Wes Anderson n’a jamais caché sa fascination pour l’enfance, un thème qu’il décline à merveille dans Moonrise Kingdom. Le film est une exploration visuelle et émotionnelle d’un monde où l’innocence et l’amour naissant sont les seuls refuges contre la banalité et la tristesse des adultes. Moonrise Kingdom est à la fois une ode à la liberté juvénile et une critique acerbe de la déchéance des adultes, présentés ici comme des êtres déconnectés de leurs propres émotions.
La véritable force du film réside dans son esthétique. Anderson, fidèle à son style, nous livre un univers visuel impeccablement cadré, où chaque détail semble avoir été choisi avec un soin maniaque. Les couleurs pastel, les costumes rétro et les décors kitsch donnent au film une atmosphère à la fois nostalgique et onirique. Cet univers visuel, aussi délicieux qu’il puisse être, pourrait en rebuter certains par son excès de stylisation. Mais c’est précisément cette exagération qui fait de Moonrise Kingdom un film unique, capable de transporter le spectateur dans un monde où chaque image est un tableau, chaque plan, une œuvre d’art.
Le casting est aussi l’un des points forts du film. Jared Gilman et Kara Hayward, dans les rôles de Sam et Suzy, incarnent avec une sincérité désarmante deux jeunes âmes en quête de liberté. Leur innocence brute, mise en contraste avec les performances des acteurs chevronnés comme Bruce Willis, Edward Norton et Bill Murray, crée une dynamique intéressante, où les adultes semblent souvent plus perdus que les enfants qu’ils tentent de contrôler.
La bande sonore, composée par Alexandre Desplat, accompagne parfaitement cette aventure mélancolique. Les choix musicaux, qui oscillent entre compositions originales et pièces classiques, renforcent l’atmosphère nostalgique et rêveuse du film. Cependant, il est possible que cette accumulation d’éléments stylistiques, aussi réussis soient-ils, finisse par donner au film un aspect trop formaté, trop calculé, ce qui pourrait nuire à son authenticité.
Le scénario, coécrit par Anderson et Roman Coppola, est sans doute le point où le film montre le plus de faiblesses. L’histoire, bien que touchante et poétique, manque parfois de profondeur. Certains spectateurs pourraient y voir une simple fable sur l’amour juvénile, sans réelle portée émotionnelle ou intellectuelle. Les personnages adultes, bien que superbement interprétés, semblent parfois unidimensionnels, réduits à des caricatures d’eux-mêmes.
Pourtant, il serait injuste de réduire Moonrise Kingdom à un simple exercice de style. Anderson parvient, à travers cette histoire simple, à capturer une émotion universelle : la nostalgie d’un temps où l’amour et l’aventure étaient encore possibles. C’est un film qui, malgré ses défauts, reste gravé dans l’esprit du spectateur, non pas pour son histoire, mais pour l’univers qu’il dépeint avec tant de tendresse et de précision.
En conclusion, Moonrise Kingdom est un film qui, sans être parfait, offre une expérience cinématographique rare et précieuse. Il nous rappelle la beauté de l’enfance et la tristesse de sa perte, tout en nous plongeant dans un univers visuel somptueux. Pour ceux qui savent apprécier l’art du cinéma au-delà du simple divertissement, c’est un film à voir et à revoir.
Musique incroyable,scénario surprenant et réalisation fantasque du célèbre génie Wes Anderson. A voir en famille pour passer un moment drôle mais aussi touchant. Mon deuxième film préféré de Wes Anderson après The Grand Budapest Hotel. Il manque un petit Willem Dafoe mais le film reste quand même une petite pépite et une œuvre majeure du cinéma indépendant.
Film assez étonnant en 2012 qui restitue par un procédé spécial le climat de l'année 1965 dans un espace naturel et notamment le scoutisme. Un rythme particulier relativement original mais c'est surtout l'histoire racontée qui m'a plu avec ses ados et ses méandres.
Alors que j'avais vu ce film à sa sortie et qu'il m'avait moyennement plu, je l'ai complètement redécouvert cette fois-ci. Il s'agit d'un film à la fois très drôle et d'une grande tendresse, bourré de poésie, qui explose par plein de petits détails.
Les acteurs sont tous excellents, notamment les deux jeunes héros. Beaucoup de scènes et de dialogues sont presque cultes, et ce film, dont j'avais un souvenir plutôt décevant, me semble être le film de Wes Anderson que je préfère à ce jour...
J'ai eu la chance d'assister à une séance en présence de Wes, qui a introduit le film en se faisant interviewer. Il est à l'image de ses personnages : timide mais drôle, tiré à quatre épingles, très poli... et très attachant :-).
Pour moi, Moonrise Kingdom reste la quintessence du style de Wes Anderson. Certes, ce n'est pas le plus technique, The French Dispatch ou The Grand Budapest Hostel sont beaucoup plus techniques, mais il insuffle à cette univers, à son décor, une vraie vie dans cette fresque à l'insouciance et à l'enfance. Je n'ai pas beaucoup connu ce genre de film que je voulais revoir des dizaines de fois après le visionnage et ce film fait parti de ces grands films. Il y a vraiment une poésie qui se dégage de ce film, et qui se retrouve des fois dans Mr. Fox. Une poésie de l'amour, celle qui est en train de naître mais aussi celle qui est impossible. C'est aussi le jeu d'acteur qui fait tout le charme : Kara Hayward et Jared Gilman sont vraiment intriguant. Surtout quand ils sont de pair. Est-ce l'amour ou une fraternité ? Dès fois, il est compliqué dans ce film de le savoir. Bref, un très bon film .