Original et délicieusement filmé. Musique, acteurs, cadrage, photographie , raffinement des détails tout est soigneusement choisi. Certes le scénario est loufoque mais cela ne fait qu’ajouter à l’originalité ciselee de ce film. Une perle rare ! Un must see.
C’est tellement agréable de visionner ce film une véritable bouffée de bonheur. Quelle idée formidable de mettre en avant ces ados tous sont attachants, le couple est incroyable une très belle histoire avec comme chance d’excellents acteurs.
Avec Moonrise Kingdom, Wes Anderson déploie un univers miniature d’une précision maniaque, où l’enfance devient un territoire d’émotions absolues. La mise en scène, géométrique et colorée, organise chaque plan comme un diorama vivant, tout en laissant affleurer une sincérité inattendue. Le film capte la fugue amoureuse de ses jeunes héros comme une tentative fragile d’échapper à l’incompréhension du monde adulte. Anderson équilibre ironie et tendresse, donnant à son style une dimension plus émotive que de coutume. Une fable délicate et stylisée, où la fantaisie visuelle sert une mélancolie discrète.
Franchement, ce film est vraiment super prenant. Au début, j’ai eu un peu de mal à accrocher, mais après une vingtaine de minutes, surtout à partir du moment où les deux personnages principaux se rencontrent, ça devient vraiment captivant.
L’histoire parle d’un amour de jeunesse, et j’ai trouvé ça très touchant. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la détermination des personnages : ils n’abandonnent pas, et leur relation est vraiment inspirante. Leur couple m’a fait forte impression.
Le film est globalement très bien réalisé, avec des moments intenses qui marquent. Même s’il est un peu long, on ne s’ennuie pas une fois que l’intrigue est lancée.
Par contre, je dirais qu’il est plutôt destiné à un public à partir de 12 ans, voire adolescents, car certains thèmes ne sont pas vraiment adaptés aux plus jeunes.
En tout cas, j’ai vraiment adoré. C’est un film que je recommande sans hésiter
L’univers de Wes Anderson a son meilleur à la fois enfantin, magique, mais sans le côté hystérique qu’ont parfois certains de ses films. Le côté décalé présent chez tous les personnages apporte une touche humoristique à la très belle histoire d’amour que vivent les deux tout jeunes fugueurs d’un camp scout un peu foutraque! A savourer…
Ce film confirme que le cinéma de Wes Anderson n’est pas fait pour moi. Après ne pas avoir accroché à The Grand Budapest Hotel, voici qu’il m’arrive la même chose à ce Moonrise Kingdom. Je vois toute la créativité, l’humour, la poésie et la tendresse du réalisateur mais rien n’y fait, tout cela me laisse de marbre. Alors, évidemment, je ne vais pas dire que ce film est mauvais, loin de là. Il n’est juste pas fait pour moi. Alors assez vite, l’ennui m’a habité. Et c’est sur cette impression que ma note sera basée. A contrario, si vous aimez l’univers « Anderson », vous y trouverez très certainement votre compte.
Un bonbon acidulé qui régale de bout en bout, porté par une bande-son délicieusement nostalgique. Un très beau film de Wes Anderson, à l’esthétique impeccable et à la mise en scène d’une précision millimétrée.
Le cinéma de Wes Anderson semble se bonifier avec le temps et le cinéaste atteint l’apogée de son univers si singulier et touchant. Racontant la fugue de deux ados pré-pubères amoureux l’un de l’autre « Moonrise Kindgom » se montre particulièrement inventif et farfelu avec en prime une distribution à la hauteur de la folie contagieuse du réalisateur.
Un film comme un rêve d’enfant. Wes Anderson nous offre un conte drôle et décalé sur deux enfants qui fuguent pour vivre leur amour. Les décors sont magnifiques, les personnages attachants, et l’univers très original. C’est doux, tendre, un peu étrange, mais tellement charmant.
Moonrise Kingdom séduit par sa mise en scène stylisée et soignée, fidèle à l’univers de Wes Anderson. Si la relation entre les deux jeunes héros touche par sa sincérité, le scénario peine à convaincre et le rythme connaît quelques creux. Un joli film, mais pas totalement abouti.
C'est un film que j'ai bien aimé mais sans plus. J'ai beaucoup adoré les personnages, les décors et la musique que fait Wes Anderson. Niveau histoire je n'ai pas trop accroché.
Avec Moonrise Kingdom, Wes Anderson donne à voir une fable où l’amour adolescent se pose en ultime espace de liberté face à la rigidité du monde adulte. En investissant l’archétype du récit initiatique, le cinéaste y injecte la conscience de l’inéluctable : ce que Sam et Suzy poursuivent dans leur cavale n’est pas seulement un ailleurs, mais un temps en suspens, un royaume en sursis.
Dès ses premiers plans, Moonrise Kingdom érige une opposition frontale : d’un côté, l’enfermement domestique, la routine des adultes et l’assignation sociale ; de l’autre, la forêt, espace de tous les possibles. Sam et Suzy, deux êtres rejetés par leur entourage, font sécession. Lui, scout orphelin que personne ne veut adopter, elle, fillette "problématique" sous surveillance parentale, trouvent dans la fuite un geste de résistance.
En s’inventant un territoire vierge, Moonrise Kingdom, bout de plage baptisé, ils s'offrent une enclave où l’identité se réécrit librement. Ce qu’ils cherchent, ce n’est pas un ailleurs tangible, mais un espace où exister en dehors des normes, une utopie en miniature.
Le campement qu’ils improvisent devient une enclave parfaite : un territoire où tout s’invente, où la parole circule sans contrainte, où l’intimité se construit à l’écart du regard normatif. Loin d’une romance enfantine idéalisée, la relation entre Sam et Suzy se construit sur une maturité instinctive au gré de leur escapade.
Mais Anderson ne cède pas à l’illusion d’un sanctuaire intemporel. La tempête approche, et avec elle la réintégration forcée dans le monde structuré. L’utopie n’est pas condamnée par sa propre faille, mais par l’irruption du réel, qui rappelle que ces parenthèses ne peuvent tenir qu’à la condition d’être éphémères.
Si Moonrise Kingdom est un film sur l’enfance, il est aussi – et peut-être surtout – un film sur les adultes et leur inadéquation au monde qu’ils prétendent administrer. Face à Sam et Suzy, l’autorité se délite dans l’absurde : – Le capitaine Sharp (Bruce Willis), policier mélancolique, solitaire et dépassé. – Les parents de Suzy (Bill Murray et Frances McDormand), englués dans un mariage mécanique, incapables d’être à la hauteur du rôle qu’ils occupent. – Le chef scout Ward (Edward Norton), incarnation dérisoire d’une autorité impuissante.
Chacun d’eux est enfermé dans une posture qui frôle le burlesque, comme si l’âge adulte n’était qu’une collection de conventions qui se perpétuent par habitude. L’échec des adultes ne vient pas de leur malveillance, mais de leur résignation.
Avec Moonrise Kingdom, Anderson pousse son art du cadre à un point d’incandescence. Cette stylisation n’est pas qu’une coquetterie formelle. Elle sert une logique : celle d’un monde vu à travers le prisme de l’enfance, où la réalité est moins saisie que réinventée. À cela s’ajoute une bande-son qui oscille entre la musique classique et la pop rétro, donnant à l’ensemble une texture de souvenir magnifié.
La fin de Moonrise Kingdom n’offre ni triomphe, ni renoncement total. Sam et Suzy sont ramenés à l’ordre, mais quelque chose a changé.
Le dernier plan, où Sam peint Moonrise Kingdom, scelle l’essence du film. Ce lieu, physiquement perdu, survit dans l’art, dans la mémoire, dans la trace laissée. Ce que le réel a repris, l’imaginaire le conserve intact.