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kibruk
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3,5
Publiée le 29 septembre 2016
J’ai toujours eu du mal à pénétrer dans l’univers si particulier de Wes Anderson et j’ai même souvent été très agacé par ce que je voyais à l’écran. Ceci dit, je trouve ses deux derniers films ("Moonrise kingdom" et "The grand Budapest hôtel") ne sont pas si mal en terme de narration, et il faut reconnaître que visuellement le résultat est très intéressant. Alors finalement, sans trouver cela génial, j’ai bien apprécié l'originalité et la douce folie de ce film léger mais pas creux.
Moonrise Kingdom est un film impeccable qui transmet des grandes émotions aux spectateurs. Il s´agit d'une drôle histoire des enfants qui est accompagnée avec des couleurs brillantes, d'un BO qui creé l'atmosphère ideale pour cette folle histoire d'amour. Les personagges sont très interessants et je pense que n'importe qui puex s'identifier avec eux. Tout ces éléments aident à ce que la mise en scène soit parfaite.
L'ambiance de ce film est originale, surtout au début. Tout d'abord, les couleurs utilisées virent sur les couleurs chaudes offrant de nombreux plans dans des teintes jaunes. Puis, la mise en scène balance la caméra en travelling latéral : on passe ainsi d'une pièce à l'autre en traversant les murs. Enfin, le ton est décalé, loufoque, naïf pour mieux coller à l'enfance, et au sujet du film. Mais enfin que le scénario est bien mince et qu'est-ce qu'on s'ennuie ferme !
Un magnifique film, au style coloré, poétique, drôle et touchant. Un casting 4 étoiles et des jeunes acteurs prometteurs. Tout le côté artistique de Anderson est présent, et nous plonge dans un univers pittoresque où chaque image n'est qu'un tableau de maître. Très bon film.
Wes Anderson n'a pas son pareil pour raconter des histoires... Une façon de filmer très distincte, des personnages haut en couleur et souvent pas très nets et des comédiens formidable. Une très belle histoire de romance entre deux enfants qui aurait pourtant pu ne pas m'intéresser... Bravo!
Un début trop long selon moi et des musiques entêtantes qui m'ont fait parfois perdre le fil. L'esthétique très coloré du film reste chouette, même si l'histoire n'est pas franchement plausible.
Ce film possède une esthétique colorée très reconnaissable, qui s'encre parfaitement dans la filmographie de son réalisateur. L’œuvre fourmille de plans originaux et des plus agréables, avec de magnifiques décors, notamment cette plage donnant son nom au film et lieu à une scène des plus mignonne et amusante. L'humour y est présent et particulier par son aspect décalé tout à fait appréciable car s'articulant autour d'un amour de jeunesse attendrissant au possible. Nos deux protagonistes, un scout un peu spécial et une jeune fille avec un super-pouvoir, sont attachants et terriblement choux. On passera vite sur les personnages secondaires qui ne sont peu développés et présents dans un but, créer cette aventure pleine de péripéties à laquelle prennent part nos deux jeunes amoureux.
Film américain de Wes Anderson, 2012 Histoire de deux jeunes pré-adolescents (un garçon et une fille) qui se rencontrent, deviennent amoureux, et s'évadent, l'une de sa famille, l'autre de son camp scout. On les recherchera, on les retrouvera; ils s'échapperont à nouveau. Mais tout finira...assez bien.
Très beau film de Wes Anderson, avec une réalisation parfaite, une très belle musique (avec chanson), des acteurs épatants, et avec beaucoup d'humour. La mise en scène toujours très étudiée, tant sur les mouvements de caméra, que sur les couleurs, est souvent portée vers la poésie des paysages. Les personnages (des jeunes de 12-13 ans) sont très bien choisis. C'est un vrai plaisir que de suivre cette histoire, un plaisir pour les yeux, les oreilles, mais aussi pour l'intelligence car au-delà de l'aspect "conte" ou "fable" de cette histoire peu réaliste (et encore) le cas posé par des ados à problèmes est très réel et contemporain.
Wes Anderson réussit là où tant d'autres ont échoué : recréer à l'écran le monde magique et merveilleux de la pré-adolescence. Pureté des sentiments, romantisme, rebellion contre les parents, mal de vivre, mais aussi et surtout inventivité, intelligence, imagination, aventure... Tout est là, condensé dans 1 h 30 de pur bonheur, de magie cinématographique, de ravissement. Brillant, enjoué, vif, vivifiant, enthousiaste, empreint d'un brin de nostalgie, le cinéma de Wes Anderson n'en finit pas de nous surprendre, de nous envelopper comme une bonne couverture en plein hiver dans un petit nid douillet. Toute la magie du cinéma.
Les acteurs sont désinvoltes, l'ambiance est très neutre et la photographie est jaune. On retrouve l'ambiance et l'univers des films de Wes Anderson. Mais je n'ai absolument pas accroché à ce film. Je n'ai pas aimé l'humour, le scénario, les personnages. Je l'ai trouvé complètement nul et ne lui ai pas trouvé autre intérêt que de réunir 3 grands acteurs : Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray. Mais... What else ? Il ne se passe presque rien. L'univers est loufoque et je n'ai malheureusement pas réussi à entrer dans l'atmosphère du film. Je me suis ennuyé et je répète : trouvé nul.
Cette fois-ci, je trouve que la recette Anderson ne prend plus. Tous les éléments sont là. Le ton entre burlesque, mélancolie et candeur, la méticulosité esthétique qui tend à créer à un monde vernissé, comme celui d'un imaginaire directement accessible, sont évidemment respectés. L'obsession d'Anderson pour les micro-drames aussi, à travers ce nouveau parallèle décalé entre la banalité effective d'une intrigue (la fugue de deux adolescents) et une image cinématographique autrement plus grande (ici, une quête libertaire qui joue tour à tour des codes du western et du film-catastrophe), qui parait vouloir laisser entrevoir avec modestie la force réelle de ce qui anime même les personnages les plus apparemment petits, la grandeur des sentiments et des aspirations du plus humble d'entre nous. Cette fois, je trouve pourtant que tout ceci tourne complètement à vide, la plupart du temps incapable de dépasser le statut de posture. La critique des Cahiers parle de l'autisme du film comme de sa source profonde de vérité, comme ce qui en fait un vrai film, souhaitant remettre en place cette sensibilité propre et pas seulement une somme de manies visuelles apprêtées et récitées pour former un cachet poétique vain et artificiel. Le problème d'une telle démarche, qui est probablement en effet celle du réalisateur, est bien que l'autisme est par définition même une difficulté à (se) communiquer, et qu'il est donc pour le moins incertain que le spectateur puisse se réapproprier un univers à ce point auto-centré. "Poems don't always have to rhyme, you know. They're just supposed to be creative" fait d'ailleurs dire Anderson au garçon qui forme la moitié du couple central de son film. La phrase, qui sonne comme un credo, une mantra, a cela d'involontairement ironique qu'elle oublie le même élément essentiel au lyrisme que le fait l'univers d'Anderson : tout créatif qu'il soit, un élément n'est poétique que si il a une prise sur le réel, qu'il donne accès à une de ses réalités cachées, inintelligible par le seul langage et ses nécessaires redondances. C'est pourquoi les trop nombreuses séquences où Anderson met en scène son couple d'enfants justement comme un simple couple d'enfants (bien qu'il soit marginal) ne m'ont pas touché pour un sou. Au contraire, Moonrise Kingdom m'a beaucoup plus plu quand, à rebours de ce que fait le réalisateur d'ordinaire, à savoir mettre à nu les parts enfantines de ses personnages, il ébauche, esquisse au sens artistique du terme les parts de désirs adultes qui commencent, bien que toujours très innocemment, à envahir ses deux personnages. Parce que les enfants veulent grandir trop vite et que leurs parents aimeraient au contraire retrouver cette vitalité propre au jeune âge et impossible à formuler correctement (précisément parce qu'on l'a tous perdue, justement), Moonrise Kingdom atteint brièvement, dans sa partie médiane, une forme de poésie suspendue qui quant à elle parvient justement à me toucher. Malheureusement, le film retombe par la suite dans les pièges de son univers, une recherche esthétique et imagée trop préoccupée d'elle-même et de sa cohérence générale pour laisser aller son intrigue à plus de libertés narratives, plus d'évolution chez ses personnages et plus de profondeur émotionnelle. Aujourd'hui en huit clos, l'univers a pour moi atteint ses limites.
De même que la mise en scène très ordonnée et très fluide fait davantage ressortir le désordre qui se déroule à l’écran, tout ce film est basé sur l’emploi du contraste, ce qui n’en facilite pas le jugement mais en augmente le plaisir… C’est en effet avec un plaisir presque constant que l’on voit tous ces enfants agir en tant que tels, mais penser en adulte, là où les adultes auraient plutôt tendance à penser en enfant, finalement. C’est d’ailleurs souvent aux adultes (Bill Murray, Frances McDormand, Edward Norton, Bruce Willis, Tilda Swinton, Harvey Keitel... excusez du peu !!!) que l’on doit les meilleures scènes du film, les scènes de recherche, souvent hilarantes, alternant avec des scènes d’amourette entre les deux fugitifs pleines de second degré, d’abord amusantes, puis assez longues, Wes Anderson ne parvenant pas tout à fait à nous faire partager sa tendresse face à cet amour aussi innocent que maladroit… Toutefois l’humour décalé - quoique parfois discret – du réalisateur confère au film une fraîcheur délicieuse en appliquant les codes du film d’action, voire d’horreur, à une échelle aussi petite que celle de ces enfants qui fuient devant l’âge adulte, ce qui crée d’amusants contrastes, tout en proposant une certaine réflexion sur le passage à l'âge adulte, et le déluge qu'il représente pour les enfants (ce n'est pas pour rien qu'un ouragan vient perturber la fuite des enfants, ou que la musique interprétée par le choeur d'enfants est "L'Arche de Noé" de Britten...). C’est aussi ce qui nous aide à passer outre ses défauts pour goûter les joies d’un film qui ne ressemble à rien de connu.