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Catherine V.
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2,0
Publiée le 26 octobre 2015
Je ne sais pas si c'est mon côté souvent transgressif, ou si c'est plus sûrement, diraient certains, juste un problème "générationnel" (surtout vis à vis de certaines productions qualifiées de "blockbusters") mais j'ai parfois le chic pour plutôt aimer ce qui n'a pas eu un succès considérable, et pour détester, assez souvent, ce qui super bien marché en salle.
Je ne vais pas résumer l'histoire, je pense qu'aujourd'hui, tout le monde a pu la lire et même la commenter pour ceux qui ont vu bien sûr le film en question.
Je ne vais pas tourner autour du pot, tous les goûts sont dans la nature (et je répète toujours que c'est très bien ainsi)... Avec le film "Amour", je ne peux même pas dire que je n'ai pas aimé, j'ai détesté... Oui, j'assume, j'ai détesté... "purement et simplement".
Je reconnais le talent de comédien de Jean-Louis Trintignant, même si je n'ai pas vu énormément de films avec lui et n'ayant jamais aimé son timbre de voix, le talent d'Emmanuelle Riva aussi (bien que je ne me souvenais d'elle que dans "Hiroshima mon amour", "Léon Morin prêtre" et "Thérèse Desqueroux"...). Finalement, celle que je pouvais prétendre "connaître" le plus, celle dont j'ai pratiquement vu tous les films, était Isabelle Huppert, mais on ne peut pas dire qu'ici, elle envahisse l'écran....
Michael Haneke, pour moi, c'est comme avec les frères Dardenne.... ça me ferait dire que Arthur Schopenhauer ou Emil Cioran, à côté d'eux, seraient de grands comiques.
Comme l'ont écrit certains critiques professionnels, dont je partage le point de vue, ils sont à mes yeux "des réalisateurs "sombres" aux austérités obsessionnelles, des donneurs de leçons angoissantes"...
A mon gout, des films comme "Mar adentro" (réalisé par Alejandro Amenabar) ou "C'est ma vie après tout" de John Badham avec Richard Dreyfuss apportaient une émotion qu'Amour ne m'a absolument pas procurée.
"Amour" ne dépeint que la dure réalité des choses, ni plus ni moins. C'est un spectacle voyeuriste. Pour moi, ce n'est pas du tout une oeuvre artistique ou alors, ce n'est pas un art que j'apprécie.
Il est des films que l'on n'hésite pas à qualifier d'emblée de parfaits. Non seulement la technique est irréprochable, mais aussi le jeu des acteurs dépasse ce que l'on peut imaginer et la portée humaine saisit le spectateur le plus exigeant. C'est le cas de ce film réalisé par un des cinéastes les plus remarquables de notre époque, Michael Haneke. De même que "Le ruban blanc" avait fait l'unanimité, de même "Amour" ne saurait faire l'objet de la moindre réserve. Le thème, énoncé sans la moindre concession, a de quoi fasciner: un couple de vieillards doit affronter la maladie, la déchéance physique et mentale, ainsi que l'humiliation qui en résulte. Et il faut beaucoup d'amour pour pouvoir faire face à la douleur et à l'horreur vécue au quotidien. C'est cet "amour" qui nous est donné à voir et que beaucoup, telle la fille de famille incarnée par Isabelle Huppert, ne parviendront pas à comprendre. Le ton général est celui de l'extrême gravité. Pas la moindre concession, beaucoup de silences même si la musique pour piano joue un rôle essentiel (ah! la force de cet impromptu n°3 de Schubert!). Normal pour ce couple de mélomanes avertis, tous deux anciens professeurs de musique. Et l'on ne peut que se réjouir de voir la figure d'Alexandre Tharaud qui incarne un ancien élève de la vieille femme, promu à une carrière internationale de soliste, ce qui n'a rien d'un rôle de composition, on le sait, pour l'un des meilleurs pianistes d'aujourd'hui . Quant aux deux vieillards, ils sont magistralement incarnés par deux géants du cinéma français, Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva. Et là on ne peut que saluer le courage de ces deux comédiens qui ont accepté des rôles quasi inhumains. Singer la mort n'est rien quand on a la santé et que le mort se relève à l'issue d'un scène certes éprouvante mais de convention. Il en va tout autrement lorsque les acteurs ont un âge fort avancé et qu'on ne peut s'empêcher de les revoir mentalement dans des rôles de jeunesse où les corps s'offraient jadis à la caméra dans toute leur vitalité. Le jeune homme des films de Vadim et la jeune femme sensuelle du film de Resnais, "Hiroshima mon amour", ont fait place à deux vieillards qui assument pleinement leur grand âge. Et il ne s'agit plus de faire semblant, mais de montrer à la caméra un corps usé, sorte de miroir tendu au spectateur pour lui dévoiler un avenir plus ou moins lointain. En cela, le film de Haneke est rude, profondément dérangeant et son esthétisme n'a rien de gratuit. Il faut le voir non pas pour passer un bon moment, mais pour être le témoin de la condition humaine dans tout ce qu'elle a de fragile.
Le cinéma de Michael Haneke aborde des thèmes différents et jamais faciles. Mais son style est toujours d'une justesse sans aucune complaisance. Amour ne déroge pas à la règle. Pudique dans la trivialité des situations, digne dans les moments les plus cruels de ce couple en fin de vie, Emmanuelle Riva de par son jeu distancié et J.L Trintignant tout en intériorité livrent un numéro d'acteurs bouleversant durant deux heures où jamais l'ennui ne vient distraire le spectateur. Tout est abordé dans les non-dits et tout est dit dans les regards et les silences. L'amour est dans chaque image, dans chaque seconde suspendue. Amour est tout simplement une leçon d'amour. Et d'abnégation.
Prestations d'acteurs magistrales. Émotion qui va crescendo. Ce film est laid et beau, il est cru et pudique. C'est une très très belle réflexion sur la vieillesse, une réflexion extrêmement humaine, qui ne peut pas laisser indifférent.
Quel gâchis que ce film ou comment ne pas savoir filmer ce qui aurait pu, aurait dû, être émouvant. Ce film est pesant, bourré de longueur, Isabelle Hupper passe à côté du rôle, E. Riva joue faux et n'émeut pas, à aucun moment, il reste Trintignant qui, au milieu de tout ce désastre, fait ce qu'il peut. Donc une palme d'or galvaudée et une critique qui perd le nord en encensant ce film. Les critiques décidément...
Avec Amour, Micheal Haneke nous offre un film entre tendresse et cruauté sur l'amour et surtout, la mort. Ce qui fait donc d'Amour un grand film est son pouvoir à mélanger ces thèmes, à passer brutalement de l'un à l'autre, comme dans l'ouverture magistral du film où Haneke fait rimer les mots mort et amour sur deux plans, séparés d'un simple fondu noir nous plongeant immédiatement dans la violence du thème. Car dans cette scène, la mort ne parait pas effroyable mais belle, paisible, tandis que le titre Amour écrit sur le fond noir décontenance autant par cette simplicité qui désacralise le mot que par le contexte paisible et serein que présentait la vision de cette morte sublimée. S'ensuit alors une scène déstabilisante, où l'on voit, à l'instar d'Holy Motors, les spectateurs d'une salle de cinéma tourné vers nous, créeant une atmosphère étrange par cette mise en abyme du cinéma où le spectateur devient le spectacle. Ce n'est seulement qu'après cette scène que Haneke lance véritablement son film en nous enfermant dans l'appartement ce couple que nous ne quitterons plus jusqu'à la fin. La présentation de ses personnages est d'ailleurs d'une étonnante sobriété pour un film traitant d'un sujet aussi dramatique, on voir un couple heureux rentrer du cinéma et parler avec simplicité, sans malaise. Cette sobriété se retrouvera tout au long du film, Haneke ne laissant passer aucune émotion par l'image, rendant le film plus hermétique et froid, mettant de cette manière en valeur ce couple d'acteurs brillants. Le film repose donc entièrement sur Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva qui nous offrent une prestation de très grande qualité chacun à leur manière. Jean-Louis Trintignant incarne le personnage de Georges, confrontés à la maladie naissante de sa femme suite à son opération. Son jeu est d'autant plus remarquable qu'il passe d'un extrême à l'autre, de la tendresse à la brutalité, mais toujours dans un grand dévouement que Jean-Louis Trintignant fait magnifiquement passer à travers son expression. Emmanuelle Riva doit, contrairement à son partenaire, joué un personnage qui évolue tout au long du film. Car si Georges doit s'adapter à la maladie de sa femme Anne, cette dernière s'y adapte moins facilement que son mari et ne veut plus se voire dans cette état en voyant sa maladie s'aggravée. L'interprétation d'Emmanuelle Riva est d'ailleurs assez différente de son partenaire car beaucoup plus nuancée, devant faire passer de l'émotion au travers de ce personnage se glaçant au fur et à mesure de la progression de la maladie. Ce qui permet à Amour de s'offrir le statut de drame poignant tient donc entièrement à ces acteurs qui dépassent l'ambiance froide du film pour faire passer des sentiments bouleversants d'un grand naturel et surtout d'une grande humanité. Car techniquement, Amour est un film plus étrange, par moment lacunaire. Là où Micheal Haneke filme le couple dans son intimité avec une froideur modérée, il place sa caméra avec d'avantage de distance de ses personnages durant le film, engendrant un climat de vide et d'attente dans ce huis-clos de plus en plus étouffant jusqu'au moment où Micheal Haneke retrouve ses personnages pour s'en rapprocher d'avantage. Cette distance provoque aussi des moments glaçants comme lors d'un silence à table qui met tout de suite mal à l'aise car faisant basculer le film dans la maladie. Même si cette mise en scène peut paraître une contrainte au premier abord, elle apporte aussi quelques scènes mémorables comme la scène avec le pigeon d'une grande beauté, offrant une vision plus poétique de la situation. Au final, Amour est un film magistral et puissant qui met en lumière un duo de grands acteurs autour d'un sujet dramatique.
amour oui, mais surtout souffrance! j'étais mal à l'aise de voir tout sa limite supportable j'ai eu peur et mal au coeur surtout lors de certains passages à la limite du choquant. y'a du haneke dans la forme et dans le fond on retrouve les tortures psychologique et les non-dits et bien entendu les longs plans séquences et l’asphyxie que sa dégage car souvent ce sont des espaces confiné. emmanuelle riva est touchante et nous fait atrocement souffrir devant la détresse de son personnage mais si l'on ne devait en retenir qu'une chose se serait bien évidemment la prestation de jean-louis trintigniant, une des plus grandes de ma vie aussi bouleversante,dur et courageuse il ma mis un genou au sol et ma fait m'incliné merci et bravo.
Michael Haneke maîtrise son sujet et sa mise en scène. Sa direction d’acteurs est impeccable et revoir dans des rôles majeurs Riva et Trintignant, deux artistes à la voix et au phrasé si reconnaissables, procure une immense satisfaction. Le thème du film interpelle, dérange, remue et nous absorbe corps et âme plus de deux heures durant. L’autre vedette de « Amour » demeure incontestablement l’appartement où vit le vieux couple, miroir tentaculaire du temps qui passe inexorablement et qui abîme même les choses les plus belles et les plus impalpables mais qui ne peut rien envers ce mystérieux sentiment qui donne son titre à cette œuvre bouleversante. Une Palme d’Or de haute volée que cette réalisation d’un des plus grands réalisateurs en activité.
Énormément d'émotions. Un jeu des acteurs extrêmement juste, sans exagération, ni fausses notes. Ce film montre une réalité, qui est aussi celle du sentiment, de l'émotion, sans tomber lui non plus dans l'exagération.
On prend du plaisir dans la première partie, la seconde partie est évidemment moins « agréable », moins "confortable" à regarder. Mais l'ensemble du film est très bon et prenant, que ce soit avant la maladie, à son début ou lorsqu'elle s'aggrave.
On se rend compte que lorsque le véritable sentiment d' « amour » est correctement exprimé, il n'est pas nécessaire d'avoir des acteurs jeunes et mannequins pour le ressentir. En ce, la promesse du titre est parfaitement respectée.
On l’attendait avec impatience ! Amour a été présenté à Cannes le 20 mai. J’ai eu le privilège de le voir mardi soir et tenait aujourd’hui à vous faire part de mon bien humble avis. Le film sortira cette année, en octobre. C’est long pour tous ceux qui, dans ces prochains jours, risquent fort d’entendre beaucoup parler de lui. Et cela risque d’être également long pour ceux qui liront le présent texte. Car, sans m’attarder sur les compliments indénombrables que je fais faire au sujet de Michael Haneke, il est probable que je vous donne l’eau à la bouche, et excite en vous cette envie de foncer dans la salle de cinéma la plus proche. Alors, je commencerai par vous parler, avec un grand manque d’originalité, du retour à l’écran de Jean-Louis Trintignant. Si vous avez le cinéma et ne vivez pas dans une grande, vous avez certainement déjà dû entendre parler de ce retour triomphal en masse. Mais, je trouvais utile de souligner cet évènement, et par la même occasion, rends hommage à l’homme, à l’acteur ! Car pour revenir devant la caméra avec un tel sujet (bien que le réalisateur soit un génie, il faut l’admettre) il faut avoir une sacré dose de talent. Aux côtés d’Emmanuelle Riva, Jean-Louis émerveille. Et même si, mais ceci est dû au temps qui défile, les deux comédiens manquent peut-être un peu de « naturel » dans l’art de donner la réplique, ils se veulent être finalement plus que convaincant. On efface donc les phrases récitées, pour se concentrer sur une gestuelle, une attitude, une présence et un charisme sans faille. Et grâce à cela, on glisse dans la tête des deux êtres. Trintignant et Riva ne sont plus acteurs, mais sont devenus grâce à la pellicule d’Haneke Georges et Anne, deux petits vieux qui s’approchent (à reculons) de l’état de « Hors Service » (comprenez : de la boîte en sapin). Grâce à un scénario qui se focalise sur la psychologie des deux personnages, Haneke a su éviter le pathétique. Un gros écueil magnifiquement contourné. Le scénario fournit des émotions bien dosées. D’un côté il y a la douceur de certaines scènes, de certaines paroles, et de l’autre il y a des moments très intenses, très durs, voire même insupportables (le duo Riva/Trintignant y est ici pour quelque chose !). C’est cela qui construit le « style Haneke ». Et c’est pour cela, qu’à la fin de la séance, on ne peut que s’empêcher de continuer à réfléchir et à tergiverser. Le titre du film reflète à merveille son contenu : c’est avant tout d’une histoire d’Amour, partagée entre douceur et dureté. Après l’avoir vu, vous ne vieillirez plus de la même façon !
D'autres articles ciné sur http://lestempscritiques.wordpress.com
Michaël Haneke nous a déjà tout prouvé avec ses films précédents. Dérangé par "la pianiste", manipulé dans "caché", horrifié par "funny games 2" ou chef d'oeuvre avec "le ruban blanc".... Cette fois, c'est plus qu'un film; il nous met "face à la mort"; celle de personnes que nous avons accompagnés, mais aussi devant la nôtre. C'est sans doute ce qui explique, la violence de certaines réactions. Nous voilà "bloqués" dans ce bel appartement bourgeois où ce vieux couple a écrit son histoire... Abîmée et diminuée par cette paralysie partielle, Jean-Louis prend soin, du mieux qu'il peut de son Emmanuelle. Progressivement, imperceptiblement, chaque action se fait plus lourde, plus difficile... jusqu'au moment où Jean-Louis se sent progressivement dépassé. Mais toujours, malgré ces corps fatigués, abîmés, fragilisés, LA DIGNITÉ résiste à la déchéance !!! Des scènes détaillées qui sonnent toujours justes: - La visite d'Alexandre Tharaud, qui laisse voir sa compassion et dont son vieux professeur de piano ne veut pas ! Que la Musique soit ! - Le décalage des préoccupations d'Isabelle (la fille éloignée) avec sa Maman. - La gifle, devant le refus de s'alimenter. Haneke ne joue jamais sur la corde sensible.... Mais on en a le souffle coupé. L'irruption du pigeon laisse place à plusieurs interprétations? Bien sûr, on attendait une lumière, même fragile, Haneke ne l'a pas voulu. C'est son regard coupant comme un rasoir...
Il faut s'accrocher pour voir jusqu'au bout le dernier Haneke, même si l'on connaît son style - rythme lent, succession de longs plans séquences. Les thèmes abordés - aussi intéressants soient-ils - n'aident pas non plus. Mais là où Haneke fait fort, c'est qu'il arrive à donner une certaine légèreté, une certaine retenue, même une délicatesse à son intrigue. En effet, grâce à des scènes symboliques (notamment celle de la libération du pigeon comme métaphore dissimulée de l'euthanasie), une utilisation régulière du hors-champ et à des inserts, la lourdeur du propos est grandement atténuée, rendant l'oeuvre touchante alors qu'elle aurait pu être soporifique. Haneke garde les bonnes vieilles méthodes pour surprendre ou manipuler son spectateur (scènes métaphoriques comme dans sa trilogie de la Glaciation émotionnelle, maîtrise du hors-champ), méthodes qui rendent son cinéma si fascinant.
Un beau et grand film, difficile aussi. De la décrépitude et de la mort de toute vie. Une histoire de couple, vieux couple. Une histoire d’amour, finalement. De jusqu’où il peut aller. Qui soulève de grandes questions, jusqu’à la question ultime. Et puis, les préjugés des uns et des autres, les dénis, de ceux qui restent, les plus jeunes. Non, l’hôpital de Jouvence n’existe pas, hélas… Scénario fort bien construit, dans un huit clos oppressant. Bravo, mais cela va sans dire, aux grands acteur et actrices : Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert…
Je ne suis pas toujours emballée par Haneke dont le coté entomologiste à tendance à me glacer Et bien il a fendu l'armure pour un portrait sensible, très réaliste d'une fin de parcours attendu Cela reste très tenu mais l'émotion passe grâce à nos merveilleux ainés Riva et Trintignant La contribution d'Alexandre Tharaud dans son propre rôle est crédible Isabelle Huppert reste elle avec beaucoup de naturel pétasse tête à claques
l'histoire est basique, la vieillesse aurait pu être l'autre titre de ce film, amour pourquoi? le mari assiste son épouse jusqu'au bout et ce par amour, car ils se sont toujours aimés depuis le début jusqu'à la fin et la vieillesse, la maladie n'auront pas raison de cet amour indéfectible, michael haneke film avec justesse et simplicité cette vie de couple au bout de leur exsistence sans y mettre de l'excès que se soit dans le pathos ou le voyeurisme, loin de son film "la pianiste" qui était racoleur sur les bords, et que dire des deux acteurs principaux? jean-louis trintignant sobre dans son jeu et emmuelle riva toujours très digne même dans les dernières scènes du film, cette histoire est touchante par sa banalité et l'on se sent concerné quand, comme moi, on a vécu à quelques exceptions près la même situation, la vieillesse et la maladie sont les deux protagonisites muets de ce film , à noter qu'il y a un troisième personnage très présent dans le film et qui ,lui aussi,,a sont importance: l'appartement