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Un visiteur
1,5
Publiée le 26 février 2013
Je voulais voir ce film pour ma culture cinématographique, je m'attendais bien à un film ennuyeux, j'étais malheureusement très, très loin du compte. Tout est minimaliste, la réalisation, les dialogues, l'histoire, la bande son (inexistante). On a vraiment l'impression que le réalisateur à voulu nous montrer à quel point nos ainés s'emmerdent et nous avec!! Seul Jean-Louis Trintignant tire son épingle du jeu. Pour le reste ce n'est que succession de plans fixe d'une tristesse à pleurer. Et pourtant j'avais vraiment aimé "Des Hommes et des Dieux" qui n'est pas non plus un modèle de dynamise...
Tout le monde est sorti sans larme très très tendus et mal à l'aise... Je n'ai pas aimé ce film du tout... Aucune émotion véritable, une distance entre les époux d'avant maladie qui fait froid dans le dos forcément après maladie... Rien ne se crée, rien ne se transforme pendant cette sinistre longueur de plans... Des dialogues si froids que j'avais envié de remettre mon manteau, voir de partir... Bien compris le message du film mais il y avait à mon sens une autre façon de le présenter. C'est fou comme la presse souvent "bourgeoise" a des prédispositions à bien noter les thèmes bien existants c'est sur mais sans tenir compte de la mise en scène et de toute la qualité qu'il convient pour faire d'un film une grande réussite...
Un film formidable et très fort. On s'en rend compte dès que la fin approche. C'est terrible comment l'homme veut que sa femme garde sa dignité. L'amour est immense.
Amour de Michael Haneke nous plonge, durant 120 minutes éprouvantes et monacales, dans l'intimité d'un couple d'octogénaires luttant contre la maladie. Le cinéaste s'intéresse pour la première fois de sa carrière à l'achèvement d'une vie, escamotant pour l'occasion son goût prononcé pour la violence obscène, trash et sans concessions sans pour autant se départir de sa précision technique légendaire. Tout d'un bloc Amour montre un quotidien terrible et réaliste, celui d'une femme paralysée et de son mari bienveillant : la seule marque d'amour véritable du film de Michael Haneke réside finalement dans l'assistance et la responsabilité de l'époux joué par Jean-Louis Trintignant. Il est d'ailleurs difficile d'y voir un sentiment limpide, entier, tant ce dernier long métrage semble osciller en permanence entre apitoiement misérabiliste et rejet absolu de la complaisance inhérente au sujet. Mais Amour est un très grand film, bouleversante expérience de cinéma dont la rigueur nous laisse totalement subjugués et moralement délabrés. Une Palme d'Or méritée.
A partir d'un sujet formidable, Haneke parvient à faire une longue séance de torture. Les partis prix cinématographiques sont indigestes. Plans vides et interminables, jeu volontairement minimaliste, mou, visant à retirer toute intention, ouverture avec un plan noir, plans noirs de coupe interminables, chuchotements hors champs, tout ce qu'il ne faut pas faire. Haneke succombe à la facilité de faire correspondre la forme au fond, comme les films hystériques où la caméra gigote, comme les films aux personnages obscurs où il fait nuit tous les jours, les films pour ados filmés au portable moche puisque les ados ont des portables comme les films qui parlent de vieillesse et,qui bien entendu, sont fait pour être horriblement chiants. Et si le film parle de cuisine, vous allez le filmer avec une caméra en chocolat ? Je pense qu'il y a d'autres façon de traiter le sujet, c'est un beau sujet, et la forme mérite elle aussi un peu d'attention et de qualité. Ce subterfuge n'aura en tout cas pas été décelé par les délivreurs de palmes.
Amour. Ce film porte bien son nom. Ce film est d'une beauté et d'une tristesse indescriptible. Le film paraît long, long comme une agonie. Je suis rarement sorti d'une salle de cinéma sous un tel choque. Bravo à Michael Haneke et à ses deux incroyables comédiens, Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva.
C'est prétentieux comme l'indique son titre, et vraiment déprimant : un vieil homme assiste chez lui sa femme qui agonise d'une maladie neurodégénérative... c'est lent et qu'est ce que ça apporte ? Rien de bon si ce n'est de constater l'"amour" que porte le personnage principal à sa femme, quoique devenu étrange à cause de la démence de celle-ci. Seuls points forts : l'interprétation brillante de Jean-Louis Trintignant et de Emmanuelle Riva.
L’âge, la vieillesse, la maladie, le handicap, la souffrance, la fin de vie. Une palme amplement mérité pour cette nouvelle œuvre bouleversante de Michael Haneke qui n’a pas fini de nous émouvoir en nous balançant comme toujours des histoires cruelles, dures et monstrueuses mais toujours sur des thèmes étudiés et analysés avec un grand soin. On voudrait montrer ce que c’est que d’être vieux, je crois que l’on a ici la perfection. Il fallait oser, je doute que ça ait dû beaucoup excité les producteurs au début. Mais bon, quand on a son talent, sa réputation et qu’en plus il attire sans problème certaines des plus grandes figures du cinéma français, j’avoue que j’aurais signé le chèque les yeux fermés. C’est donc les immenses Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva qui vont nous incarner ce couple simple, toujours complice qui va affronter ces ultimes épreuves de la vie comme on peut les observer dans sa propre famille ou celle de nos amis qui nous entourent. C’est la vie quoi ! Et c’est comme ça, la science, les progrès technologiques font qu’on se nourrit et se soigne mieux mais toute cette panacée n’est pas sans inconvénients. Ce qui est fascinant dans ce film, c’est le rythme qu’Haneke nous impose, nous assenant sans vergogne dans une montée infernale des scènes choquantes montrant petit à petit la dégradation de l’état de santé d’Anne. C’est un huis clos dans un décor banal mais il a fait appel à Darius Khondji, mon directeur photo préféré, pour immortaliser ce grand moment de cinéma et sa mise en scène, son découpage, déjà renversants dans ses précédentes œuvres, atteignent ici son apogée et resteront gravés dans les anales du 7ième art…
Film quasiment non notable tellement il s'apparente à un documentaire sur la fin de vie. Si on considère l'ambiance et la performance d'acteur, on est dans le chef d'oeuvre absolu. Si on considère le sujet, tout de même particulièrement déprimant, l'enthousiasme devient nettement moindre. Si on y ajoute le sentiment d'une sorte de voyeurisme pervers...Heureusement, le titre, à lui seul, fait, je l'espère, prendre conscience à ceux qui en ont bien besoin que l'amour des proches est le seul médicament indispensable dans ces cas là.
Voici une palme d'or qui ne m'a pas déçue, je pense qu'il mérite ses 5 étoiles pour le fond comme pour la forme. L'histoire bouleversante d'un couple d'octogénaire qui doit faire face à la maladie, en l'occurrence, attaque cardiaque. D'égal à égal ils passent d'assistant à assistée et chacun accepte et gère plus ou moins bien sa nouvelle situation. Petit à petit la maladie va s'aggraver et le film nous montre l'histoire vraie de millions de personnes en France et dans le monde, ces personnes trop faibles pour être indépendantes, pour réaliser le moindre geste du quotidien, jusqu'à ne plus pouvoir exprimer son opinion. Ce n'est pas pour nous faire peur, mais pour nous faire prendre conscience que la maladie, la vieillesse, peuvent nous priver de notre dignité, et à ce moment-là, que nous reste-il ? Il ne nous reste rien, mais nous restons aux autres et c'est à eux que revient la tâche de prendre soin de nous, de prendre des décisions à notre place. Bien sûr le film nous pose à un moment la question de la légalisation de l'euthanasie, en nous montrant crûment l’indécence de certaines fins de vies. Cet homme a entendu l'appel à l'aide de sa femme mais refuse probablement de s'y résoudre par égoïsme, par faiblesse, par habitude, par amour ? Avant ou après l'accident, que serait-il sans elle, ils n'ont que l'un et l'autre pour finir leur vies et malheureusement, l'un des deux doit partir le premier. Le titre peut porter à confusion car on ne nous montre pas ici ce que l'on a l'habitude de voir au cinéma quand on parle d'amour, d'habitude ce sont des jeunes gens, un amour passionné, ici c'est la fin de l'histoire qu'on nous montre, mais au-delà de la maladie, c'est bien d'amour dont le film traite, de la force que l'on peut en tirer, du courage qu'il peut donner, des actes dont nous sommes capables par amour. Sur les premières minutes du film je dois avouer que j'ai été déçue par le jeu d'Emmanuelle Riva, ses dialogues sonnent assez faux, mais quelle performance dans son rôle de malade, vraiment époustouflante !
À voir si l'on a pas peur de regarder la réalité en face et de se poser des questions tabous.
Depuis ses débuts, Michael Haneke s'attache à filmer les sujets tabous de l'occident. Pas sur qu'il soit parvenu ici à saisir complètement le quotidien d'un couple agé dont l'un des deux tombe malade mais sa précision, son sens du cadre nous installe dans cet appartement ou Jean Louis Trintignant et Emmanuelle Riva (qui sont restés très beaux) perdent leurs indépendances. Ils apportent beaucoup de tendresse à leurs personnages de vieux bourgeois. Il faut voir Trintignant épauler sa compagne pour quitter sa chaise ou l'aider au sortir des toilettes...Un chef d'oeuvre, pas sur, un peu trop maitrisé, mais un grand film rare qui regarde les choses en face et qui s'avère aussi un plaidoyer pour le droit de mourir dans la dignité.
J'ai voulu voir ce film pour me faire un avis suite à ses récompences... J'ai pas compris. Je m'attendais à m'ennuyer devant, mais à remarquer un grand film (comme c'était le cas avec Des Hommes Et Des Dieux). Mais là, à part Jean Louis Trintignant, dont je crois que c'est le premier film avec lui que je vois et qui joue très bien, je me suis, désolé du terme, emmerdé. Les longs plans où rien de bouge (même dans la merde Paranormal Activity ça bouge à un moment), on s'en prend plein la gueule. Emmanuelle Riva est stressante dans sa façon de parler. Bref ce film à été une torture pour moi. Je ne mets pas 0 pour Trintignant.
Un film très prenant qui traite de sujets plutôt durs. Jean-Louis Trintignant joue à la perfection avec une simplicité à couper le souffle et Emmanuelle Riva est vraiment impressionnante dans la deuxième partie du film.