Yes, oui Cannes. Michael Haneke, un grand favori du Festival de Cannes est vainqueur de 2 palmes d’or (Le Ruban Blanc, 2009 et Amour, 2012), ainsi qu’un Grand Prix (et oui, c’est comme le Port-Salut, c’est marqué dessus). Le cinéaste, après avoir filmé la torture psychologique intense, la tension des mœurs et les scènes de violence insoutenables, revient toujours encore plus bluffant et encore plus majestueux avec ce pure bijou de tendresse, Amour. Il fait notamment regrimper 2 grands acteurs légendaires sur le podium : Jean-Louis Trintignant (envoutant) et Emmanuelle Riva (bluffante). Si l’esprit dur et poignant du film est présent dans absolument toute son intégralité, c’est bel et bien Trintignant qui prend un somnifère et Riva qui se drogue d’excitants. Riva, elle joue, elle. Elle est au travail, elle. Elle mérite des prix, elle. Elle ne se fatigue pas, elle. Dans le film, elle est splendide, merveilleuse, époustouflante, géniale, formidable, excellente, brillante… Tout ce que vous voulez du moment que c’est la plus grande actrice française de tous les temps, et que les personnalités cinématographiques votantes sélectionnées par le CNC lui fassent gagner tout simplement ce qu’elle mérite : environ plus de 36 Césars, et rien de moins.