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Arkab Prior
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4,5
Publiée le 28 avril 2026
Un grand jeu d'acteurs, dont Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva, qui depuis nous ont tous deux quittés, qui incarnent douloureusement ce couple vieillissant touché par la tragédie banale de la vie : on est malade, on devient dépendant et on meurt. L'argent, l'art et l'amour n'y changent rien. Isabelle Huppert joue la fille désemparée, errant dans le grand appartement haussmannien de ses parents. Il y a une sorte de paradoxe sensationnel dans le titre du film, Amour. Car si l'amour est bien là, il est très impuissant à repousser l'échéance. Cela me rappelle une phrase entendue lors de mon premier cours de philo : "philosopher, c'est apprendre à mourir". Certainement qu'on ne philosophe pas assez dans nos sociétés du divertissement.
Épreuve de cinéma d’une pudeur dévastatrice, Amour affronte la vieillesse et la mort avec une frontalité presque insoutenable. Avec une rigueur glacée, Michael Haneke refuse tout artifice pour laisser place à la lente dégradation du corps et du lien amoureux. Le duo formé par Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva incarne une intimité bouleversante, faite de tendresse, de fatigue et d’abnégation. Le huis clos devient un espace de vérité brute, où chaque geste quotidien prend une dimension tragique. De cette austérité naît un film d’une puissance émotionnelle rare, qui confronte sans détour à l’essence même de l’amour : accompagner jusqu’au bout.
Amour est un huis clos déchirant entre vieillesse, responsabilité et amour inconditionnel. Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva incarnent un couple ancien, cultivé, soudé, confronté à la dégradation physique et à la souffrance quand un AVC bouleverse leur quotidien. Haneke filme sans pathos, avec une pudeur et une précision qui rendent chaque geste, chaque silence, profondément émouvants. Le film ne dramatise pas autant qu’il questionne : jusqu’où peut aller l’amour lorsque la vie décline ? Seule la lenteur du rythme et le poids des scènes les plus cruelles peuvent laisser le spectateur tremblant — mais c’est précisément ce qui fait sa force.
Palme d’or à Cannes, « Amour » est un film évoquant la fin de vie de manière frontale comme on l’a rarement vu d’autant qu’il s’agit toujours d’un sujet tabou. Michael Haneke pratique toujours la même austérité dans sa mise en scène, mais dans ce huis-clos étouffant c’est bien l’interprétation qui recueille toute l’attention, en effet du couple que forme Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva émane un tel rayonnement qui ne peut laisser insensible. Cette mise en abyme de la déliquescence du corps par la force de l’âge est une leçon de vie éloquente de pudeur et d’une authenticité brute.
L’histoire qui lie les deux personnages principaux est au mieux mignonne, en tout cas cela ne m’a pas touché plus que ça. Et le film se voulant être réaliste, est globalement assez cru sur la fin de vie. J’étais peut-être pas dans le bon état d’esprit au moment du visionnage, mais en tout cas j’avais pas envie de voir des scènes intimistes sur la réalité des personnes âgées dépendantes. De plus, le film est long, j’ai dû lutter pour ne pas m’endormir.
Ce film ne sera apprécié que par une minorité de cinéphiles qui apprécieront le réalisme du film joué par deux acteurs incroyablement crédibles. Que de mérite autour de ce film !
Ce film subtil, sensible et implacable est un pur chef d'oeuvre. Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Rivat forment un duo bouleversant, dans des rôles qui sont peut être les plus beaux de leurs carrières. Des années après l'avoir vu, ce film me hante encore.
Mon dieu, c’est beau. Qu’on rêverait d’une histoire aussi belle et sereine, de s’aimer ainsi… Ils sont âgés, il sont beaux, ils sont amoureux, mais seul hic c’est un peu lent. En même temps on vit au rythme des personnages. Beau film
C'est un film que je me suis forcé à regarder car je savais qu'il serait terriblement déprimant... et il est terriblement déprimant. Haneke filme de façon chirurgicale la déchéance physique et morale d'un couple, c'est fait admirablement, les acteurs sont formidables, mais ça nous envoie à notre propre fin de vie... Quoi dire devant un tel film d'autre que c'est beau mais c'est dur.
Comment se rendre compte, en deux heures, de la longue dégénérescence de la vieillesse ? Haneke prend une distance morale magistrale pour observer le réel d'un couple d'octogénaires. Les amours moribondes sont émoussées par le manque de vigueur et la monotonie assommante du quotidien.
Haneke transforme l'appartement parisien bourgeois du couple en huis clos claustrophobique, aux tonalités mornes. Ses cadres fixes renforcent le sentiment d'enfermement, de végétation et d'inéluctabilité de la mort. Anne et Georges ne sont plus en mesure d'échapper à leur routine répétitive. Ils sont prisonniers de leur enveloppe corporelle ralentie, condamnés à perdre le contrôle de leur esprit, spoiler: comme cela arrive à Anne .
Confrontée à spoiler: la maladie de sa femme, Georges se sent responsable de sa santé . On devine, par leur ancienne profession et l'appartement dans lequel ils vivent, qu'ils seraient en mesure de payer une place en maison de retraite. Mais l'amour de Georges pour sa femme l'engage moralement et, par extension, le fait culpabiliser de son sort. S'occuper d'Anne teste les limites de son dévouement. Il ne s'agit plus de romantisme mais d'un devoir éthique : celui de préserver la dignité de sa femme – et la sienne, par un contrat de réciprocité.
La mort, dans ce contexte, apparaît à la fois comme le problème et la solution. La délivrance s'invite par deux fois dans l'appartement sous la forme d'un pigeon que Georges chasse, de la même manière qu'il repousse l'inévitable mort de sa femme. spoiler: Jusqu'à son geste final, capitulation face au destin .
La solitude aussi ajoute à la dureté de ce quotidien. Haneke économise ses dialogues, n'accompagne pas le récit d'une musique pathos, et nous laisse, comme ses personnages, dans un silence ponctué de bruits de pas et de tic-tac d'horloge. Cette solitude est brisée, ponctuellement, par les voisins compatissants, les soins infirmiers et les visites d'Eva, qui, dans son approche extérieure, est déchirée entre son chagrin et son incapacité à comprendre la situation de ses parents.
Pas de jugement moral, pas d'artifices larmoyants dans le cinéma d'Haneke. Seulement une restitution quasi-documentaire d'un naufrage, porté par une interprétation bluffante de sobriété. Le plan final, superbe, sépare d'un côté la chambre endeuillée, vide, plongée dans l'obscurité, du salon éclairé par la lumière terne du jour et animé par la présence triste d'Eva. Un grand film.
2h de huit clos poignante, porté par un duo fantastique. Difficile de ne pas s'imaginer la tendresse et la tristesse puissante de ce film. Michael Haneke, par son style "lent" impose aux spectateurs, la longueur par compréhension de ce qu on pourrait ressentir à la place des personnages. Si cruel et renversant, c est un film incontournable de sa filmographie. Une Palme d'or amplement mérité
Film bouleversant. Les acteurs principaux Trintignant et Riva sont impressionnants de vérité. Ce huit clos sombre, sur la fin de vie, ne vous laissera pas indifférent. A voir absolument.