Amour
Note moyenne
3,8
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693 critiques spectateurs

5
147 critiques
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235 critiques
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130 critiques
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75 critiques
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60 critiques
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46 critiques
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 novembre 2012
Haneke aime choquer le spectateur, et ici, il se sert de la vieillesse pour atteindre ses fins, au détriment de l'empathie avec ses personnages. Je n'ai été touché que rarement au cours du film, mais je me suis pas mal ennuyé.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 novembre 2012
Comment ne pas considérer Haneke comme le MEILLEUR réalisateur Européen de ces 15 dernières et sûrement 10 prochaines années???

BRAVO !
Christophe L
Christophe L

8 abonnés 379 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 novembre 2012
Ce film mérite-t-il la Palme d'Or ? Je ne pense pas. Si Michael Haneke parvient à faire ressortir puissamment un vrai questionnement sur le sort des personnes âgés confrontés à la maladie et à la mort, la réalisation, elle, volontairement lente, brute, presque en temps réel et sans artifices, appauvrit le film. Si les acteurs principaux font une bonne prestation, Isabelle Huppert reste toujours aussi impressionnante.
Martine M
Martine M

7 abonnés 6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 novembre 2012
j 'ai absolument déteste ce film . il est sans saveurs sans émotion un reportage sans aucune odeur sur le chemin mecanique et medical de fin de vie
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 novembre 2012
Il n’appartient qu’à Michael Haneke de savoir aussi sobrement dégager des émotions prudes d’une situation en soi incommodante, ici la déchéance physique progressive d’une octogénaire. L’atmosphère est la plupart du temps lourde, froide, parfois même pesante. C’est sa faiblesse (le spectateur reste constamment confiné dans cet appartement, théâtre de l’agonie dont on ne peut s’échapper et est aussi prisonnier d’une mise en scène un temps soi peu pénible tant elle est brute) mais aussi sa force car elle laisse ainsi émerger avec intensité la chaleur des sentiments, la complicité et l’attachement infini de ce couple brillamment interprété par J.L Trintignant et E.Riva. Le message d’Haneke y est aussi de ce fait plus puissant : l’ « Amour » , c’est ce noble sentiment, décrit ici de manière intime et transcendantale, qui donne la force d’accompagner avec dignité l’être de sa vie jusqu’au bout et qui ,plus généralement, permet à la vie de garder un souffle. Palme d'or,ça n'est certainement pas incontestable mais ça se défend tant le regard de l'auteur est unique et remuant, tant sa façon de transposer, se targuant de dépasser la cruauté corporelle de ce qu'il décrit, donne vigueur aux états d'âme, tant il utilise à la perfction ses acteurs.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2012
Bon. Les acteurs sont exceptionnels, et plutôt qu'une palme d'Or peu justifiée, ils auraient mérité les deux prix d'interprétation, surtout Emmanuelle Riva, que Haneke ne ménage pas... Pour ceux qui n'ont pas encore eu affaire au vieillissement de leurs parents ou proches, sans doute ce film glacial peut apporter quelque chose? Pour les autres, c'est un film inutile et plutôt déplaisant quand on pense à ce qu'ont subi les deux interprètes principaux. Huppert est parfaite -comme d'habitude! Quand à l'escamotage final de Trintignant, cet irréalisme après tant de réalisme, on peut trouver qu'Haneke se moque du monde.
Ciemonde
Ciemonde

83 abonnés 98 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2012
Michael Haneke vous êtes un salaud.
Oui. Un pur. Un beau.
Cependant vous êtes également l'un des plus grands maîtres de cinéma d'aujourd'hui. Un grand merci.
Si à chacune de vos autres réalisations nous ressentions du dégoût envers tout ce que vous mettiez en scène, répugnance ici, il n'y a pas. Vous avez toujours composé vos symphonies par le biais de sujets terrifiants, votre Amour ne fait pas office d'exception. Bon nombre de critiques furent surprises, déclarant que vous aviez laissé un place reine au sentimentalisme, elles se laissèrent alors aller à verser une larme. Non. Car si les connaisseurs de votre filmographie ont perçu un quelconque relâchement dans votre dureté coutumière, il s'agit bien moins d'une violente chute dans le pathos qu'une peinture amoureuse glaciale et effrayante. Votre mise en scène est (comme toujours) qualifiée de digne, sèche, distante mais ne pourrait s'empêcher de recevoir le titre de brillante.
Chacun de vos silences raisonnait aux oreilles comme une détonation impétueuse provenant du ciel lui même. Les heures se figèrent, le temps d'une mort, imposant le respect.
Il serait impossible de ne pas parler de vos deux interprètes, devant lesquels je m'incline au plus profond de mon être. Trintignant à qui la distinction, la voix, la sagesse et le talent ont pleinement contribué à la grandeur du personnage. Riva affaiblie, meurtrie, mourante mais plus belle que jamais.
Tous ces cruels éléments instaurent une distance entre le spectateur et ce qui se déroule à l'écran. Ce dernier est indécis. Il ne sais pas, ne sais plus, est perdu. Les rares moments où l'émotion survient, sont étranges, insolites et provoquent un état de béatitude ou d'indignation. Un regard dans le vague, une apparition détestable, une parole injustifiée, un gémissement, un cauchemar déserté...
La peur, la haine, la souffrance, la pitié, l'admiration mais loin des pleurs.
Vous nous offrez ce que vous avez toujours eu coutume de faire : La vérité. Elle est et sera toujours aussi belle que terrible à entendre. Même atroce, mais votre brio, votre recul et votre finesse nous donnent une magnifique leçon. Nous nous retrouvons face au monde, face aux autres, face à nous même. C'est sur les plumes rances et les fantômes trop vivants que se joue la puissante mélodie du vide.
Une claque honteuse sur un océan de parchemin vieillissant. Les larmes sèches et absentes d'un autre temps. Un chemin lent et douloureux vers la mort, une torture de tous les instants. Au centre de ces gris évènements, l'amour.
Un amour malgré les âges. Un amour lié par une promesse. Un amour qui n'a plus de raison d'être. Un amour, une haine.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 novembre 2012
En dépit de la douleur, du bouleversement suscité par ce film, il ne faut pas y voir pour autant quelque chose d'offensif. C'est très dur, mais c'est surtout très beau. Interprétation exceptionnelle du couple de comédiens. Palme d'or méritée.
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2012
Je pense que Michael Haneke ne changera plus, son cinéma est défintivement froid, distant, pesant, violent. Et le moins qu'on puisse dire de ce cri d'amour, c'est qu'il prend lentement aux tripes, comme une maladie infectieuse qu'on sent grossir au fond du ventre pour finalement éclater silencieusement. C'est, comme très souvent chez Haneke, un regard sans concession sur nos vies.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2012
L'amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout

L'amour ne disparaît jamais

Première lettre de St Paul aux Corinthiens

On est assez loin, évidemment, de ce qu'on appelle aujourd'hui amour dans le courrier du coeur des magazines féminins: Elle et Lui se sautent dessus sauvagement (éventuellement bourrés, en sortant de boite), s'envoient vingt sept SMS par jour, se mettent à la colle, comme disait ma grand mère, puis, trois mois plus tard, se décollent sans plus de raison valable. Cela peut paraître paradoxal que ce soit Mikael Haneke le provocateur qui ait réalisé ce film magnifique.

Anne et Georges forment un couple bourgeois, mélomane -elle a été professeur de piano, et d'ailleurs, un de ses élèves (Alexandre Tharaud, joué par lui même....) est devenu un pianiste célèbre; leur fille elle même est musicienne, marié à un musicien. Anne aime Schubert par dessus tout.... Au lendemain d'un concert au Théatre des Champs Elysées, elle a un malaise, bizarre, mais qui trahissait un AVC. Au sortir de l'hôpital, elle se retrouve hémiplégique, et c'est Georges qui va la prendre complètement en charge. Hémiplégique, mais tonique: elle se révolte, contre ce qu'elle est devenue, contre ce qu'elle impose à son mari. Il y a l'humiliation du jour où elle s'apperçoit, au réveil, qu'elle a mouillé son lit. Puis, une deuxième attaque, la perte de toute mobilité, la perte de la parole, et toujours Georges, toujours là, isolant petit à petit Anne du monde extérieur. Du concierge et de sa femme, qui font les courses et le ménage, qui voudraient bien lui dire bonjour -ce sont des braves gens, pas par voyeurisme, juste par gentillesse. De l'infirmière, qu'il renvoie parce qu'elle a parlé à Anne en bêbêtifiant, comme à un enfant attardé (c'est trop souvent le cas pour les soignants des maisons de retraite). De leur fille Lisa, même (Isabelle Huppert), qui souffre de se retrouver complètement exclue de ce drame à deux personnages. Georges ne veut pas qu'on voit Anne diminuée, il ne veut pas qu'elle soit humiliée -et en même temps, on comprend bien que cette humiliation l'atteint lui même. Au moment de la mort, il veut reconstituer ce UN mythique, cette entité qui est autre chose que l'addition de deux existences, et ce UN là doit rester préservé.

Film totalement hors normes, hors modes, à première vue moins dérangeant que Funny Games ou la Pianiste, et pourtant.... Jean Louis Trintignant interprète formidablement cet homme qui garde toujours un contrôle implaccable de lui même, et Emmanuelle Riva, bouleversante, accompagne de façon impitoyable la déchéance physique de son personnage.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 novembre 2012
Superbe film sur la fin de vie et l'amour l'amour de 2 êtres qui voient que la séparation par la mort approche.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 novembre 2012
Un film sensationnel, émouvant du début à la fin !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 mars 2013
Ennuyait à mourir. J'ai failli quitter la salle à plusieurs reprises...mais j'ai tenu bon en pensant que la fin sauverais peut-être le film....eh bien NON. Pourquoi tant de tapage et de récompenses autour de ce film ? Vraiment incompréhensible.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 novembre 2012
Moi qui avais une grande envie de voir ce film, j'y suis allé persuadé qu'il s'agissait du film de l'année. Le résultat a été pour moi un film profondément lent, coincé dans un appartement, sans musique, sans dialogue, excellent joué par Jean-Louis Trintignant mais mal joué par Emmanuelle Riva dans sa période "valide" (trop d'articulation) et par Isabelle Huppert (que j'aime beaucoup pourtant). Je reste cependant persuadé que c'est à dessein que Haneke a réalisé le film de cette manière, reflet de la vie de cette dame.
Je suis sorti extrêmement déçu par ce film durant lequel je me suis profondément ennuyé. J'ai juste eu l'impression que le scénario joue sur la corde sensible de tous: une personne qui s'éteint progressivement. L'histoire était la bonne, pas la manière de la filmer. Déçu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 novembre 2012
Sublissime. La classe de la simplicité, l'intelligence de la sobriété sur un sujet difficile, abordé avec finesse. On ne tombe jamais dans le larmoyant ou l'attendu. Tout est acte d'amour dans ce film. Un moment clé du cinéma. Bravo à tous.
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