Fjord
Note moyenne
4,0
1095 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

189 critiques spectateurs

5
36 critiques
4
87 critiques
3
41 critiques
2
14 critiques
1
7 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Chris G
Chris G

42 abonnés 71 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2026
On pourra reprocher à Mungiu de choisir d’opposer, en force, deux visions caricaturales, mais ce choix n’empêche pas des réflexions plus subtiles au travers d’un récit habilement construit
Pascal
Pascal

263 abonnés 2 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2026
Palme d'or (2026 ), Christian Mungiu interroge les sociétés multiculturelles, sur leur potentiel de multi conflictualites.

Le titre annonce ce qui va suivre. Fjord c'est une vallée glacière envahie par les eaux. Symbole de l'austérité, de la froideur, de la distance entre les deux rives, sorte de métaphore à l'incommunicabilité, à l'incompréhension entre les personnages qui vont nous être présentés.

Le scénario développe son propos en s'appuyant sur le mode d'éducation des enfants et tente de mettre à jour une forme d'intolérance au sein des sociétés les plus progressistes.

La démonstration me semble un peu trop théorique, même si elle est voulue ainsi, en ce qu'elle garde le flou sur l' origine véritable de l'acte dont il est question tout au long du scénario.

C'est sans doute la faiblesse du film. Construisant son scénario en partant de l'idée ( L'Idée Pure ? Le ciel des Idées ?)que " les parents sont forcément toujours bons et aimants à l'égard de leurs enfants".

Mungiu me semble vouloir un peu contourner le réel, en ne dévoilant pas ce qui s'est passé dans cette famille, alors qu'il me semble que c'est pourtant bien du réel qu'il faudrait partir pour entamer la réflexion qu'il propose.

Mungiu affirme ne pas vouloir prendre parti et laisse le spectateur réfléchir et répondre pour lui-même. Mais je crois que les spécialistes qui traitent les conséquences de l'enfance maltraitée le savent.

En la matière, il n'y a pas de point de vue qui tienne, mais de conséquences réelles, largement documentées qui remplissent les cabinets des thérapeutes. Le trauma adore d'ailleurs le flou pour prospérer !
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 490 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 août 2026
Pendant longtemps, je rêvais de devenir critique de cinéma mais je n'ai pas intéressé ce milieu.

Ce n'est pas plus mal finalement quand je vois l'évolution du cinéma. Meilleur film de l'année, sérieux?

C'est banal, plat, lent, gris, plombant, interminable...

Deux heures vingt pour nous expliquer que le fanatisme religieux et l'Occident moderne ne font pas bon ménage, voilà.
Alolfer
Alolfer

186 abonnés 1 821 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2026
La Palme d'or 2026, Fjord va faire beaucoup parler tant la concurrence fut rude à Cannes. Mais pour l'heure, le film mérite sa Palme !

Je découvre en parallèle le cinéma de Cristian Mungiu avec ce film et j'ai été conquis par la modernité des sujets traités. Pour faire simple, le film parle d'immigration et l'arrivée de cette famille roumaine en Norvège où va se mêler un conflit parental.

Si le film traite cela, c'est pour parler de ce qu'il y a autour : le jugement, le racisme et cette "intégration". Au départ, le film promet un "savoir vivre ensemble" entre différentes cultures mais finalement, c'est tout le contraire qui se passe. Comme cette famille, le spectateur est piégé par cette fausse accueil. L'engrenage est pris et les nerfs sont piqués à vifs

Que cela soit du côté de la famille ou du pays, les questions se posent et s'entremêlent, reflétant une société qui ne peut s'empêcher de diviser.

Le meilleur exemple est donné par la mise en scène. Le point de vue des enfants donnent une possibilité de s'unir, alors que du côté adulte, on montre un point de vue fermé, isolé.

C'est brillant et malgré sa longue durée de 2h20, le film passe très vite et est géré à merveille, en partie grâce à ses acteurs et actrices. Renate Reinsve est sublime comme toujours et Sébastien Stan est surprenant. Un choix de carrière vachement intéressant

Une Palme d'or mérité
Ismael
Ismael

127 abonnés 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2026
Vu en avant première dans le cadre du Club Allo-Ciné et en présence du réalisateur Cristian Mungiu. Commençons par dire que Fjord est un film parfaitement dans l'air du temps pour ce qui est des thématiques traitées Ainsi qu'une œuvre qui s'impose au spectateur comme une sorte de savant mélange de Ken Loach pour tout l'aspect cinéma social et de Michael Hanecke pour la froideur et la précision dans la manière de décortiquer les mœurs ainsi que la culture d'un endroit et d'un moment donné.

Autant dire qu'il y a pire comme références dans le cinéma et d'ailleurs, en réalisateur déjà expérimenté (7 films, dont une précédente palme d'or pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours), Mungiu n'a absolument pas à rougir de la comparaison avec les deux maîtres en fin de carrière. Sa mise en scène est belle, sa photo magnifique, sa réalisation est au scalpel, ses interprètes sont criants de vérité, et ses dialogues réalistes et inspirés. Mais ce n'est pas tout, car Fjord a visiblement aussi été trés bien documenté, notamment en tout ce qui concerne le système judiciaire et celui de protection de l'enfance Norvégien. En termes purement formels et cinématographiques, le film est assez admirable et il difficile de lui reprocher quoi que ce soit.

Sans aller jusqu'à parler de ses possibles défauts, là ou il peut, en revanche, soulever certaines questions, c'est sur le fond de son récit. Car, comme la majorité des films ayant remporté la récompense suprême à Cannes, Fjord a vocation à nous délivrer un message universel. En tout cas c'est l'impression qu'il donne clairement et l'intervention du réalisateur après la projection allait aussi dans ce sens. Sauf que, si l'on regarde de plus prés, le film de Mungiu se déroule dans un univers trés bourgeois ainsi que dans un coin perdu et peu peuplé d'un pays de seulement 4 millions d'habitants. Quand il nous plante le décor, on est clairement dans un univers trés privilégié et donc par définition pas vraiment représentatif de l'humanité.
Je ne suis pas certain que si cette famille roumaine s'était installée dans la banlieue de n'importe quelle grande métropole occidentale, en envoyant ses enfants dans une École publique lambda, la suite du récit aurait été la même (mais peut-être me trompe je..). Et d'ailleurs, c'est finalement assez logique de le penser, puisque toute la spirale destructrice qui se met en place dans Fjord, repose justement sur cette idée de proximité et de population trés réduite ou l'anonymat n'existe pas et où chacun épie discrètement l'autre en portant un jugement sur lui. D'ailleurs, le film devient assez rapidement (et à raison au vu de qui nous est montré) une charge contre la mentalité rigide et le système administratif et judiciaire qui l'est tout autant, des norvégiens, dont le portait brossé est assez peu flatteur.

Mais peut être vais-je trop loin avec ces considérations, car Fjord reste avant tout un film à suspense haletant et de trés bonne facture. Un peu à la manière d'une autre palme d'or: Anatomie d'une chute, mais avec une dimension sociologique et internationale en plus. Et, comme une preuve supplémentaire de sa capacité à scotcher et à passionner le spectateur, les 2h26 qu'il dure passent... à toute vitesse.
Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

78 abonnés 104 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2026
Les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux, s’installent en Norvège dans un village au bout d’un fjord. Lorsque le corps enseignant découvre des ecchymoses sur le corps d’Elia, l’aînée, il alerte les services de l’Aide à l’enfance (l’ASE norvégienne). Après une exposition un peu longue, le film bascule dans le drame et une tension suffocante ne nous lâche plus jusqu’au dernier plan.
Du cinéma réaliste (pas de BO, une caméra neutre), mais un événement surnaturel apparaît à deux reprises, qui montre clairement de quel côté penche le réalisateur roumain.
Le film est basé sur des faits réels comme l’explique Cristian Mungiu lors de sa présentation le 19 août au Max Linder Panorama. Dans ce pays de Nord, parmi les plus progressistes, l’écart par rapport à l’idéologie officielle peut se payer très durement. C’est tout le drame du placement d’enfant que nous voyons se dérouler sous nos yeux, face à des fonctionnaires déshumanisés qui scrutent la moindre intention pour maintenir leur pouvoir.
Applaudissements nourris à la fin de la projection, on ressort groggy en se disant que cela se passe aussi en France.
> Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
Cadreum
Cadreum

68 abonnés 819 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2026
Dans un monde où les convictions s’affrontent plus vite qu’elles ne se comprennent, Cristian Mungiu avait jusqu’ici filmé la Roumanie post-communiste en sondant les tensions entre héritages culturels, structures institutionnelles et fragilités morales. Avec Fjord, il déplace ce dispositif, non plus vers l’affrontement entre deux morales déclarées mais vers la collision entre une conviction qui s’assume comme telle et une institution qui ne s’avoue jamais comme morale. Le film installe cette polarisation dans la société roumaine expatriée en Norvège où s’exacerbent les crispations contemporaines autour de l’éducation, de la religion, de la protection de l’enfance et de l’intégration des minorités. Lisbet (Renate Reinsve), revenue au pays natal avec son mari roumain Mihai (Sebastian Stan) et leurs cinq enfants, voit cette idylle familiale se compromettre lorsque des ecchymoses sur le corps de leur fille aînée déclenchent l’inquiétude des enseignants et par extension celui de l’aide de l’enfance.

À partir de cette étincelle, Mungiu montre comment une société, persuadée de protéger, impose ses normes avec une force qui dépasse les individus. La trajectoire de la famille Gheorghiu devient révélatrice d’un monde où la rencontre entre deux systèmes de valeurs produit moins un dialogue qu’un heurt et où la différence culturelle repose sur des écarts de perception et de langage davantage que sur un désaccord frontal. Mais ce que cette rencontre révèle surtout, c’est la nature du pouvoir qui s’exerce : la morale majoritaire ne s’érige pas en vérité indiscutable en se proclamant supérieure — elle s’impose en se faisant passer pour une simple description du réel, pour de la prévention plutôt que pour un jugement. C’est cette confusion entre protéger et statuer que le film commence ici à mettre en place, avant de la pousser jusqu’à son point de rupture.

Dans cette perspective le film s’ouvre sur l’accueil chaleureux des Gheorghiu dans le village norvégien tandis que la caméra embrasse le paysage encerclé par les montagnes avant de glisser vers leur nouveau foyer, filmé en plan large et baigné d’une lumière crue. L’étreinte familiale, suivie d’un avertissement disciplinaire dont on ne saura jamais la teneur, crée un premier écart entre l’image et ce qu’elle dissimule. Après la présentation du nouveau poste pour lequel Mihai est sur-qualifié survient un second décalage plus prononcé : “Amazing Grace” jouée au piano par Mihai à la cantine du travail, les regards se croisent dans son dos car chacun associe la mélodie religieuse à la mélancolie, tandis que Mihai la trouve « délicieuse ». Cette dissonance perceptive, captée dans un plan fixe, annonce d’emblée la série de malentendus qui en structurent la dramaturgie.

/
Guillaume LR
Guillaume LR

45 abonnés 165 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2026
Vu au festival de Cannes 2026.
Une famille chrétienne très traditionnelle se retrouve confrontée à la justice norvégienne suite à des suspicions de maltraitance sur les enfants. On suit alors le tourment dans laquelle cette famille va se retrouver.
Christian Mungiu traite des rigidités de l'aide à l'enfance de ce hameau situé dans un décor paradisiaque. Les cadres et la photo dans son ensemble sont à la hauteur du lieu et Mungiu propose à nouveau ses plans-séquence fixes mais d'une manière mieux dosée selon moi que dans son précédent film .
Si on peut se demander un moment si le réalisateur a un parti pris discutable, il semble qu'avec sa fin il apporte plus de nuances que prévu sur ses intentions. Le père de famille ne fuit pas seulement le danger que représente cette société, il fuit aussi ce que pourrait devenir sa fille... Et bien heureusement, il eut été dommage que Mungiu se cantonne à présenter l'aide à l'enfance norvégienne comme dangereuse.
LLDS76
LLDS76

34 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2026
Vu au festival de cannes en séance de gala. Quel film ! Mon dieu c’est le meilleur que j’ai vu à cannes et de loin ! L’histoire raconte la complexité de vivre en communauté avec nos différences. C’est juste chaque personnage est profondément crédible et touchant. Merci Mungiu !
YH.
YH.

23 abonnés 21 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 août 2026
Sujet intéressant mais film beaucoup TROP LONG (2h26 !) et trop lent pour générer de l’émotion. Quant à obtenir la palme d’or, je ne comprends pas.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

184 abonnés 594 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 août 2026
Ai vu « Fjord » du réalisateur roumain Cristian Mungiu qui a obtenu la Palme d’Or lors du Festival de Cannes 2026. Sur les rives d’un fjord en Norvège, une toute petite ville dont les montagnes cachent presque le ciel. Deux maisons se font face. Deux familles, deux ambiances. Dans l’une, la famille Halberg, couple de norvégiens, lui est proviseur et elle avocate (Lisa Carlehed). Ils sont laïcs et libéraux. Leur fille, Noora sympathise avec l’autre famille qui elle, est roumaine. Dans la famille Gheorgiu, le père est ingénieur (Sebastian Stan) et la mère aide à la personne (géniale Renate Reinsve). Ils ont 5 enfants tous élevés de façon rigoriste et dans la foi religieuse la plus traditionaliste et stricte qui soit. Les parents roumains sont soupçonnés de violence physique sur leurs enfants. Les 5 enfants leur sont immédiatement retirés et placés en famille d’accueil durant l’enquête. Le scénario est construit comme une expérience mais est aussi une métaphore de notre époque où plus aucun dialogue n’est possible, où la confrontation prime sur le dialogue, où la caricature est immédiate, les préjugés et les soupçons sont plus importants que la réalité. Hélas, le film est un peu à l’image de ce qu’il veut dénoncer : sans aucune nuance. On comprend très vite que le réalisateur semble laisser le spectateur prendre partie, mais cette tâche est biaisée d’avance car certains choix de mise en scène non verbaux spoiler:
(le drapeau norvégien qui envahi toute la fenêtre, l’avalanche, l’image finale…) spoiler:
indiquent de façon larvée où le réalisateur guide sa préférence. La question centrale étant est-ce que l’éducation rigoriste et plus efficace que l’éducation permissive ? Le scénario est trop fabriqué et la démonstration trop longue pour que ce film mérite une Palme d’Or, mais ces deux défauts majeurs et vraiment dommageables sont aussi compensés par une interprétation hors-pair, une mise en scène fluide où prime de très beaux plan-séquences et une utilisation d’un décor anxiogène assez admirable. Ce dernier film de Mungiu n’a pas la subtilité de ses derniers opus et plus que de ne nous tendre un miroir stérile, j’aurais préféré que Mungiu propose des solutions et des ouvertures.
Mathys G.
Mathys G.

29 abonnés 22 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2026
Une Palme d'or intelligente qui aborde un sujet novateur, particulièrement bien taillé pour le grand écran. On se laisse facilement emporter par ce drame familial, plongée au cœur d'un décor aussi beau qu'inconfortable, où l'on peine à trouver sa place.
Cam Pattier
Cam Pattier

25 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2026
Très bonne découverte.
J’ai beaucoup aimé l’ambiance assez particulière du film.
L’histoire est vraiment intéressante et j’ai aimé toutes les questions qu’elle pose autour de la famille et de l’éducation.
Les paysages sont vraiment beaux et les plans sont vraiment réussis.
Sebastian Stan et Renate Reinsve sont vraiment bons.
J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont le film fait monter la tension petit à petit.
Le fait que le film alterne entre plusieurs langues apporte aussi quelque chose et rend l’ensemble assez réaliste.
Certaines scènes sont vraiment marquantes et j’ai aimé le côté assez réaliste du film.
Le film prend son temps, mais personnellement ça ne m’a pas dérangé.
Une très bonne surprise et une belle découverte.
Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2026
Enfin un film avec des nuances. Tout n’est pas blanc ou noir et heureusement. Le film évoque le choix de deux cultures totalement opposées ( catholiques et non), le conflit entre deux méthodes d’éducation. On n’aura pas le fin mot de l’affaire : les enfants ont ils été frappés comme le dit l’aide sociale à l’enfance ou tout simplement éduqués ? A voir
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2026
J'avais énomément aimé "..N." du même Cristian Mungiu. Sa grande maîtrise n'est pas démentie par ce nouveau film. Et son directeur de la photo est exceptionnel. Cette mise en garde contre les excès de la bien pensance n'échappe cependant pas à une sorte d'aspect attendu.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse