Fjord
Note moyenne
4,0
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406 critiques spectateurs

5
60 critiques
4
194 critiques
3
98 critiques
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34 critiques
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13 critiques
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7 critiques
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miketbrijou
miketbrijou

3 abonnés 141 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2026
Le film démarre tranquillement et l’on se demande si l’on est vraiment à sa place dans cette famille ultra religieuse récemment installée au fond d’un fjord, au pied des montagnes sombres bordant une mer noire. Nous sommes en Norvège, dans une société prétendument progressiste mais...
Assez vite et telle une mécanique bien huilée, la tension s’installe (cf. anatomie d’une chute) et nous confronte à l’intolérance radicale.
Le film est passionnant, son scénario est ciselé et très abouti, il renvoie dos à dos les protagonistes, sans prendre partie (quoique ?) jusqu’à la dernière image.
Les acteurs sont formidables et la photo tout en contraste, nous immerge parfaitement dans l’ambiance de cette histoire. Un grand film qui fait polémique du fait du parti pris du réalisateur en faveur des traditionalistes contre les progressistes.
Emilie
Emilie

12 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 août 2026
Ce que j’ai aimé dans Fjord, c’est qu’il ne cherche jamais à nous dire quoi penser. À une époque où beaucoup de films ont peur de laisser place au doute, Cristian Mungiu fait exactement l’inverse : il nous oblige à remettre en question notre regard jusqu’à la dernière scène.

J’ai trouvé passionnant la façon dont il traite son sujet. On pourrait croire que le film parle de religion, de politique ou de choc des valeurs, mais il parle surtout de notre besoin de tout catégoriser. Qui est le méchant ? Qui a raison ? Qui est victime ? Plus le film avance, plus ces réponses deviennent impossibles. Et plus j’ai arrêté de me les poser pour « vivre » le film.

Sa mise en scène accompagne parfaitement cette idée. Elle ne cherche jamais à créer artificiellement de l’émotion ou à nous prendre par la main. Tout passe par les silences, les regards, les non-dits.

Ce que je retiens surtout, c’est la confiance que Mungiu accorde à son spectateur. Il ne simplifie jamais son propos, il refuse les réponses faciles et assume de nous laisser sortir avec plus de questions que de certitudes. C’est un cinéma exigeant, mais qui récompense pleinement celles et ceux qui acceptent de se laisser bousculer.
Même si je n’ai vu que quelques films en compétition, pour moi chez palme est méritée.
Alain
Alain

4 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2026
Il s'agit d'un film intelligent et complexe. La différence culturelle se joue ici entre européens, comme quoi, les valeurs et les traditions peuvent se choquer dans le même espace. Et dans ce récit, on se rend compte que chaque camp défend sa vision de la liberté, et au spectateur de prendre position. A voir.
Lucie D
Lucie D

48 abonnés 19 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2026
Un film subtil et très nuancé qui, par son intelligence, parvient à poser les bonnes questions sans en donner les réponses. Car ici, tout dépend du point de vue dont on se place et le réalisateur ne prend pas réellement parti. Un film qui interroge et qui est très bien mis en scène. La Palme d’or relève davantage de l’intelligence du scénario que de l’objet cinématographique en lui-même.
À voir.
Ça tourne
Ça tourne

46 abonnés 57 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 août 2026
"Fjord" est très décevant. Le cinéma de Cristian Mungiu est un cinéma très sombre mais qui propose toujours une expérience esthétique et sensorielle forte. En témoigne son dernier long-métrage "." qui n'échappe pas à la règle. "Fjord" n'a quant à lui pas grand-chose à proposer de novateur ou d'intéressant esthétiquement. Simpliste sans être épuré, il paraît même parfois être mal réalisé. Comme le soulignait à juste titre Télérama, les films de Mungiu sont profondément manipulateurs, non dans un sens négatif, me semble-t-il, mais dans ce qu'ils entraînent le spectateur dans une intrigue contre son gré en le trompant sur certains éléments. "Fjord" ne me paraît pas être un film positivement manipulateur mais bien plutôt une œuvre perverse dans sa démarche ; non qu'elle soit particulièrement "encline au mal", qu'elle "aime à faire le mal" mais dans ce qu'elle propose un projet qu'elle ne tient pas et qu'elle détourne dans un but malhonnête. Je n'ai cessé d'entendre Mungiu répéter dans les médias qu'il faisait un film pour montrer l'incapacité de deux partis adverses à communiquer. Je n'affirme absolument pas qu'il n'existe aucun problème dans la société norvégienne et qu'on ne peut pas les questionner, mais ce n'est pas ce que fait le réalisateur dans "Fjord". Mungiu construit le portrait d'une famille traditionnelle qui, une fois soupçonnée de violences sur ses enfants, se voit être la victime innocente d'une société qui n'a plus rien de progressiste et ne se caractérise que par son autoritarisme, sa cruauté et son inutilité dans cette caricature clivante et désossée de la société norvégienne et de son Aide à l'enfance. A contrario, jamais Mungiu ne questionne les positions de la famille qui fricote avec le pire de la sphère politico-religieuse roumaine, aucun jugement n'est posé sur eux, sauf peut-être la suspicion du mensonge. Quand on se fait le pourfendeur d'une société progressiste en ne caricaturant que d'un côté, on ne peut prétendre à l'objectivité et à la neutralité, y compris dans la mise en scène à grands coups de plans-séquences. "Eddigton" d'Ari Aster me paraissait être un film bien plus efficace sur un thème similaire, quoique très différent sur bien des plans, en faisant le choix d'une caricature généralisée. Qu'on ne s'y méprenne pas, je n'accuse pas Cristian Mungiu d'être "un terrible fasciste" mais je définirais assurément "Fjord" comme un film réactionnaire. Mais ce qui me dérange, je le répète encore une fois, ce sont les choix de Cannes, cette fois pour des raisons esthétiques mais aussi idéologiques étant donné le contexte politique européen très tendu. Cette Palme d'or ne fait que me renforcer dans la mauvaise opinion que je me fais de Park Chan-Wook, président du jury 2026, et de ses choix cinématographiques.
Christian RZ
Christian RZ

97 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2026
Cela pourrait s’appeler l’engrenage, ou comment la rigidité et l’extrémisme des progressistes peut être encore plus rébarbative que celle des traditionalistes et conservateurs en religion . C’est la démonstration par l’envers, qui se base certainement sur un cas réel qui a dû avoir plus de retentissement en Norvège et en Roumanie que dans le reste du monde. Maintenant la-dite démonstration est-elle tout à fait convaincante, au point d’une palme d’or? Cela reste a prouver car le film, tout à sa sa logique, manque un peu d’envergure et de poésie.
Bastien Dufour
Bastien Dufour

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2026
Avant-première à Cannes qui donne une forte visibilité à un sujet très tabou en Norvège. Si ce film ne changera sûrement rien à la réalité en Norvège, remettre une pièce sur les défaillances de Barnevernet, pour lesquelles la Norvège a été condamnées des dizaines de fois par la CEDH sera toujours utile.
Linconnudu13e
Linconnudu13e

9 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2026
"Fjord" est un film juste qui traite de sujets complexes sans jamais céder à la facilité et au manichéisme. À travers le portrait de cette famille déracinée, Cristian Mungiu interroge avec finesse les notions d'intégration, d'assimilation culturelle et de protection de l'enfance. Le film ne cherche pas à distribuer les torts et les raisons mais invite au contraire le spectateur à réfléchir aux tensions qui traversent ces situations.
spoiler: La construction du récit est réussie : de la découverte d'un pays qui n'est pas le leur à un départ à la hâte presque comme le constat douloureux d'un enracinement impossible.

Une œuvre résolument sobre, bien réalisée et intelligente qui a le mérite de continuer à questionner le spectateur après la séance.
Nathbar
Nathbar

71 abonnés 102 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 septembre 2026
Ce qu'il y a d'extraordinaire avec les films présentés à Cannes c'est que plus l'histoire est banale et racontable en trois lignes plus lls ont une chance de remporter la palme d'or ! C'est le cas dans ce film, en dehors de se passer dans un décor inhabituel, le scénario manque cruellement d'originalité avec un procès qui s'étire en longueur avec des blablabla à n'en plus finir...Hélas j'ai dû lutter pour ne pas sombrer c'est un signe de trop !
Sophie
Sophie

14 abonnés 70 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 septembre 2026
Le réalisateur qui prétend rester neutre prend en réalité un parti absolument évident, celui de la famille religieuse extrémiste. En effet, de leur côté on trouve l'empathie, l'entraide, le film insiste d'ailleurs beaucoup, très lourdement là-dessus, notamment avec le personnage secondaire de l'aïeul en chaise roulante qui miraculeusement se remet à parler et est sauvé par la maman bigote... La famille extrémiste apparaît comme la seule capable de prendre soin des anciens, et comme une victime de la froide mécanique d'une « procédure » à laquelle est réduite l'Aide à l'enfance. Le langage cinématographique le souligne, dès le générique (montagnes norvégiennes filmées avec une musique religieuse, jeunes filles qui semblent marcher sur l'eau...) ou par le casting (une actrice à la tête de madone pour la mère de famille religieuse) et surtout par le choix du point de vue : on est le plus souvent au milieu de cette famille, on assiste à leurs réunions privées – véritables images d'Epinal d'une naïveté confondante : on ne nous épargne pas les scènes dans la grange tout en nous rappelant que Jésus est né dans une grange !...
En revanche le réalisateur n'adopte presque jamais le point de vue des membres de l'aide à l'enfance qui ne sont que des personnages secondaires, ressorts d'une machine prétendument sans états d'âme. Peut-être qu'eux/elles aussi ont des doutes, ils/elles ont évidemment aussi une vie privée, des proches qu'ils aiment, mais on ne le montre pas.
Or dans cette famille extrémiste, les enfants et les ados ont un quotidien marqué d'obligations et d'interdits : ils doivent réciter des prières plusieurs fois par jour, ne pas écouter de musique moderne, ne pas danser, ne pas avoir de tél portable, surtout on apprend aux enfants des préceptes d'un autre âge, comme le fait qu'aimer une personne du même sexe est un péché qui envoie en enfer ! et ces enfants font preuve du même prosélytisme que leur mère, qui n'hésite pas à mettre des petits crucifix sur les défunts dans l'ehpad où elle travaille... Ce prosélytisme trouve apparemment un soutien chez le réalisateur puisqu'il paraît excessif de ne pas demander de jouer des airs de musique religieuse dans un établissement scolaire et surtout puisque les personnages embrigadés semblent très contents de l'être. Par exemple Mia ou Maïa, je ne sais plus son prénom, qui souffre de la solitude, se fait happer à la mort de sa mère par la madone qui délivre ses petits messages religieux au sein de son EHPAD, et Mia est radieuse dans cette nouvelle communauté. Bref, on nous montre longuement ce que les extrémistes feraient de « bien » (selon le réalisateur) MAIS jamais ce que l'Aide sociale à l'enfance fait de bien !! Ce déséquilibre, ce parti pris grossier discrédite totalement le propos à mes yeux.
Si encore la Roumanie était un modèle en matière de protection de l'enfance ! Mais c'est bien loin d'être le cas : d'après l'UNICEF « La protection de l’enfant a un caractère urgent en Roumanie ». Alors quel est l'intérêt d'aller critiquer un autre pays ? On comprend par là que la défense des enfants n'est nullement la préoccupation du réalisateur, son projet revient à la défense de la famille « traditionnelle » et religieuse, où les rôles et l'autorité sont bien définis, par opposition à des conceptions progressistes. Ou bien alors il s'agit d'un vulgaire revanche personnelle du réalisateur roumain sur l'affaire qui avait touché une famille roumaine en Norvège, la famille Bodnariu. Cette famille, comme le montre le film, avait joui d'un soutien important de la part d'associations internationales ne connaissant évidemment pas ce qui se passait au sein de cette famille mais défendant vaille que vaille la famille traditionnelle, preuve que dans l'histoire ce n'est pas l'intérêt des enfants qui a été pris en compte mais une idéologie, des principes défendus par les adultes. D'ailleurs le film laisse peu la parole aux enfants, laisse peu de place à leur point de vue, notamment quand ils sont enlevés à leur famille, placés en famille d'accueil, et lors du procès. Le doute qui peut persister dans le film concernant l'existence ou non de mauvais traitements au sein de cette famille est révélateur aussi : c'est comme si pour le réalisateur cette question était accessoire, alors que bien évidemment elle devrait être au contraire centrale. Au lieu d'en faire sa préoccupation première, il l'instrumentalise, en fait un prétexte pour nous parler d'autre chose plus important à ses yeux : la famille traditionnelle, la « culture » religieuse et sa prétendue valeur supérieure aux familles modernes.
Alors non, je refuse de me laisser embarquer dans cette vision des choses, je pense que l'Aide sociale à l'enfance malgré ses erreurs, malgré ses limites, a le mérite d'exister et de sauver des milliers d'enfants de la maltraitance. Bravo à elle et soutien à son action, elle n'est pas là pour faire plaisir aux parents. Je pense aussi que la société norvégienne fait bien d'être vigilante sur les reculs possibles vers des idéologies réactionnaires, qui ne sont en rien bénéfiques dans leurs excès, et qu'on voit prospérer un peu partout...
Ufuk K

627 abonnés 1 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2026
"Fjord" bien noté par la critique, Palme d'or au dernier festival de Cannes est un drame psychologique avec des qualités. Le réalisateur roumain Cristian Mungiu, souvent distingué à Cannes, s'est inspiré de l'affaire Bodnariu qui a défrayé la chronique en Norvège en 2015, pour dénoncer l'intransigeance, voire la xénophobie, des services sociaux norvégiens face à une famille chrétienne roumano-norvégienne traditionnelle. Si l'interprétation de Sebastian Stan et Renate Reinsve est remarquable, le film n'est pas sans défauts et soulève des questions qui demeurent sans réponse.
Nicothrash

477 abonnés 3 361 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2026
Cristian Mungiu nous livre avec Fjord un métrage tout à fait dans l’air du temps et surtout très intéressant. Le scénario (issu d’affaires réelles mais néanmoins fictionnel) prend place en Norvège, en Scandinavie donc où l’on nous vante depuis des décennies la qualité de vie et la qualité du vivre ensemble. La réalité est visiblement toute autre et cette histoire résonne d’autant plus depuis le changement de cap récent de la politique étrangère scandinave. C’est probablement exactement où Mungiu souhaite nous emmener, et c’est fait de fort belle manière puisque jamais complètement à charge même si l’administration norvégienne ramasse un bon camouflet pour le coup. On sent bien la difficulté d’allier la laïcité extrême avec certaines pratiques religieuses également assez extrêmes. Le souci ici c’est que cette pratique reste dans le cadre privé et malgré cela l’intervention des services sociaux outrepasse allègrement ses droits, mais oui lorsque l’on s’intéresse au financement de ces derniers, cela devient plus clair …

Je suis moi même athée et il est bien difficile de ne pas entrer en empathie avec cette famille malgré tout intégrée et qui paye un lourd tribut à ses croyances religieuses. Oui c’est sans doute trop sur certains points mais ça l’est aussi du côté de l’aide à l’enfance, ce qui manque clairement dans cette histoire c’est un juste milieu …

Côté réalisation, c’est très maîtrisé et les deux heures et demie passent assez bien, l’atmosphère est souvent lourde et les décors froids ajoutent à cela. Le casting est également très bon avec un surprenant Sebastian Stan et des seconds rôles marquants.

C’est un film important, austère aussi parfois et qui peut donc rebouter quelque peu mais les messages sont forts et la réflexion intense pour le spectateur et rien que pour ça, Fjord mérite d’être vu, le regard sur une société moderne et un peu différente de ce que l’on connaît est particulièrement intéressant. Un métrage important tout simplement même s’il n’est pas forcément toujours palpitant.
Direct-actu.fr

408 abonnés 568 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2026
Avec Fjord, Cristian Mungiu poursuit son exploration des fractures contemporaines en délaissant le récit judiciaire classique au profit d'une observation minutieuse des rapports humains. Le cinéaste s'intéresse moins à l'événement déclencheur qu'à ses répercussions sur un village entier, où chaque regard, chaque silence et chaque prise de position participent à la montée des tensions.

Le film impressionne avant tout par son refus de simplifier le réel. À aucun moment il ne cherche à fabriquer des héros ou des coupables. Chacun agit selon une logique qui lui paraît légitime, qu'elle soit familiale, institutionnelle, religieuse ou sociale. Cette absence de jugement transforme progressivement le spectateur en observateur actif, obligé de confronter ses propres certitudes aux situations présentées.

Cristian Mungiu construit son récit avec une grande rigueur. La mise en scène reste volontairement sobre, presque clinique, privilégiant les visages, les échanges et les hésitations plutôt que les effets spectaculaires. Cette retenue renforce la crédibilité de l'ensemble, même si la réalisation demeure très classique dans sa forme.

Sebastian Stan livre une prestation tout en intériorité, incarnant un homme partagé entre ses convictions et un environnement devenu hostile. Face à lui, Renate Reinsve impose une présence remarquable, traduisant avec une grande finesse l'inquiétude, la dignité et l'usure psychologique d'une mère confrontée à une pression croissante. Leur complémentarité donne une véritable épaisseur émotionnelle au récit.

Au-delà de son intrigue, Fjord ouvre une réflexion particulièrement stimulante sur des notions souvent confondues. Le groupe, la communauté et la société ne poursuivent pas les mêmes objectifs et leurs logiques peuvent entrer en conflit lorsque des conceptions différentes de l'éducation, de la religion ou du vivre-ensemble se rencontrent. Sans transformer son récit en démonstration théorique, le film illustre avec justesse ces mécanismes et montre combien le droit, les normes sociales et les convictions personnelles peuvent s'entrecroiser.

Loin d'apporter des réponses définitives, Fjord préfère maintenir le doute jusqu'à son terme. Cette ambiguïté assumée constitue sa principale qualité. Elle fait de ce drame intimiste une œuvre qui dépasse largement son cadre familial pour interroger, avec intelligence, la place que nos démocraties accordent encore à la différence.
cinono1

379 abonnés 2 318 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2026
ou l'on retrouve toute l'intensité que parvient à mettre Christian Mungiu dans sa mise en scène. Armés de long plans séquences, les 2h20 passent à vive allure. Au centre, on trouve ses thèmes, la lutte de l'individu contre le groupe, le propos politique sur le vivre ensemble. Mais le manichéisme de l'histoire déçoit. On nous promettait une histoire ou tradionalistes et progressistes se rendraient coup pour coup, en fait, ces derniers s'averent confondants de betise. C 'est une bonne idée d'interroger le mouvement progressiste d'installer du doute dans un nouveau mouvement, d'en chercher les limites mais comment cautionner qu'on puisse retirer la garde de 5 enfants sur la base de simples soupcons...Le spectateur fait bloc avec la famille, les progessistes sont froids comme un glacier Norvégien, le débat repassera....l'ensemble est trop a charge, pas sur que ce film fasse avancer les choses comme le souhaite son réalisateur. Critiquer est utile et nécessaire mais il faut amener les situations.
Joce2012
Joce2012

267 abonnés 782 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 août 2026
Très bon film qui mérite largement sa palme d'or, qui met en balance des valeurs qui s'opposent et soulèvent de nombreuses questions
Les meilleurs films de tous les temps